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Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

ONU appele à cessez-le-feu en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu urgent en Libye dans un communiqué soutenu par les Etats-Unis et qui condamne, quatre jours après, l’attaque meurtrière d’un camp de migrants près de Tripoli.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties d’urgemment procéder à une désescalade et s’engager dans un cessez-le-feu », selon le communiqué négocié pendant une réunion le 3 juillet mais dont l’adoption a été retardée par Washington sans raison apparente.

Etats-Unis vont imposer à l’Iran les sanctions douloureuses

Les Etats-Unis vont imposer à l’Iran les sanctions « les plus dures de l’Histoire« , a promis lundi le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, ce qui lui a valu une vive réaction de Téhéran.

Le chef de la diplomatie américaine a fixé 12 conditions à la levée de ces sanctions, dont le retrait intégral du champ de bataille syrien.

Selon lui, les lacunes de l’accord sur le programme nucléaire iranien conclu en 2015, que Washington a dénoncé en lui reprochant de ne pas aborder les ingérences de la République islamique dans les conflits du Moyen-Orient ni son programme balistique, mettent le monde en péril.

Les Etats-Unis ne le renégocieront pas et n’auront plus à en respecter les dispositions, a-t-il affirmé. “Les sanctions seront de plus en plus douloureuses si le régime ne sort pas de la voie inacceptable et contre-productive qu’il a choisie pour lui-même et pour le peuple d’Iran. Il s’agira des sanctions les plus dures de l’Histoire”.

Ceux qui continueront à faire des affaires avec Téhéran seront également sanctionnés, a poursuivi Pompeo, annonçant que des émissaires seraient chargés d’aller expliquer la nouvelle politique iranienne des Etats-Unis à leurs alliés.