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UE: la Hongrie « régime hybride »

Strasbourg 16.09.2022 Vu le délitement de la situation démocratique en Hongrie ces dernières années, ce pays est devenu un « régime hybride d’autocratie électorale », dénonce le Parlement européen dans un rapport adopté jeudi, qui pointe aussi l’inaction du Conseil, l’institution représentant les 27 États membres.

Cinq des sept groupes du Parlement européen (conservateurs du PPE, socialistes du S&D, libéraux de RE, Verts/ALE et gauche radicale GUE/NGL) se sont mis d’accord sur cette définition d’experts consultés par la commission des libertés civiles.

« Il est donc clair que parmi les 27 États membres, l’un n’est plus une démocratie véritable », a résumé la rapporteure, l’eurodéputée française Gwendoline Delbos-Corfield (Verts/ALE).

En conséquence, « le Conseil devra se saisir de cette question » pour évaluer la légitimité et la sécurité juridique de ses propres décisions, « car ce qui est voté dans cet organe devrait l’être par 27 membres pleinement démocratiques », a-t-elle ajouté.

Le rapport, adopté par 433 votes pour, 123 contre et 28 abstentions, constate une dégradation de la situation depuis un précédent rapport en 2017, alors que le Premier ministre, l’ultra-conservateur nationaliste Viktor Orban, a assuré sa réélection au printemps dernier.

Le Parlement avait certes lancé en 2018 la procédure exceptionnelle dite de l’article 7, visant à protéger l’État de droit dans l’UE, et qui peut théoriquement aboutir en dernier recours à la suspension du droit de vote au Conseil, mais ce dernier n’a depuis lors pas réellement avancé dans cette procédure, dénonce le Parlement européen.

Quant à la Commission, les députés lui demandent d’avancer sur le mécanisme de conditionnalité budgétaire liée au respect de l’État de droit, ce qu’elle fait depuis quelques mois. Cette procédure nouvelle a été déclenchée pour la première fois début avril, deux jours après la réélection de Victor Orban. Elle pourrait, selon une proposition déposée en juillet par le commissaire au Budget Johannes Hahn, déboucher sur la suspension de 70% des fonds engagés pour la Hongrie sur la programmation 2021-2027. La Commission devrait se prononcer le 22 septembre sur l’état d’avancement des discussions.

Droite européenne refondeé

Bruxelles 10.05.2021 En mars dernier, le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbàn, claquait la porte du Parti populaire européen (PPE). Le parti hongrois actait ainsi la rupture définitive avec la plus grande famille politique de l’Union européenne, qui réunit les formations de droite.

Le Premier ministre souverainiste hongrois souhaite désormais refonder la droite européenne autour de ses valeurs avec « les Polonais» et l’Italien Matteo Salvini. Mais Marine Le Pen pourrait également être invité à les rejoindre. « La coopération répond toujours à la volonté de diversifier les partis. Aucun de nous ne peut exiger que seuls les partis qui nous tiennent à cœur soient autorisés à participer à cette coopération. Non seulement le Fidesz de la Hongrie, mais aussi le PiS de la Pologne et M. Salvini, apporteront leurs propres alliés dans cette coopération. Nous devons accepter cela », explique Viktor Orbàn dans un entretien accordé à Slovakia News.

UE: le budget dans l’impasse

Le contentieux opposant la Hongrie et la Pologne, d’un côté, et leurs partenaires européens, de l’autre, sera résolu, a déclaré vendredi, le 20 novembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, tandis que Varsovie faisait valoir son droit à un “nouveau compromis”.

Selon le chef de gouvernement hongrois, plusieurs pistes sont possibles pour sortir les Vingt-Sept de l’impasse créée par le refus de Budapest et Varsovie d’approuver le budget pluriannuel pour 2021-2027 et un accord finira par être trouvé.

L’UE sont dans une nouvelle impasse depuis que la Hongrie et la Pologne ont décidé d’approuver le déblocage des fonds du plan de relance destiné à sortir les Etats membres de la récession due à la pandémie de COVID-19 soit conditionné au respect de l’Etat de droit.

“Il pourrait y avoir plusieurs solutions (…) pour lesquelles ce sont les aspects légaux qui prévalent et non une majorité politique et qui seraient acceptables par la Hongrie et la Pologne”, a dit Viktor Orban à la radio publique hongroise sans plus de précisions.

En Pologne, on estime que les deux pays réfractaires ont “le droit à un nouveau compromis” et que Varsovie a le droit de refuser d’accepter “ce qui est mal”.

“Nous avons le droit de chercher et de demander un nouveau compromis”, a plaidé Krzysztof Szczerski, le secrétaire général de la présidence polonaise.

Confrontés depuis l’automne à une deuxième vague épidémique, les Etats membres ont été contraints d’imposer de nouvelles restrictions et l’économie de l’UE, en récession lors des six premiers mois de 2020, devrait à nouveau se contracter au cours du dernier trimestre.

Face à cette situation, les Vingt-Sept attendent avec impatience le déblocage des fonds européens pour sauver le maximum d’emplois et d’entreprises.

L’Italie, un des principaux bénéficiaires du plan de relance européen, a dit le 20 novembre par la voix de Roberto Gualtieri, son ministre de l’Economie, espérer une issue positive lors du sommet européen des 10 et 11 décembre prochains.

Le paquet financier en discussion comprend un budget de 1.100 milliards d’euros pour la période 2021-2027 et un plan de relance de 750 milliards d’euros. Ni l’un ni l’autre ne peuvent être débloqués sans l’accord unanime des Etats membres et du Parlement européen.

Si la Pologne et la Hongrie refusent de lier le plan de relance au respect de certaines valeurs démocratiques, des Etats comme les Pays-Bas, ainsi que le Parlement européen, refusent de lever cette condition.

Viktor Orban – la victoire écrasante

Aux législatives dimanche, 8 avril,  le parti  Fidesz-Union civique hongroise, a remporté 48,9% des suffrages et 113 sièges sur 199 à l’Assemblée nationale. Le Premier ministre Viktor Orban va enchaîner un troisième mandat.

Viktor Orban s’est affirmé comme le leader d’une révolution national conservatrice est-européenne, qui place, au cœur de sa politique, la bataille contre l’immigration et la défense des prérogatives de l’Etat nation contre le diktat de Bruxelles, selon Le Figaro.

Viktor Orban (54) a aborde donc en position de force son troisième mandat consécutif – le quatrième à la tête de la Hongrie – à l’issue d’une campagne essentiellement menée sur le thème du spectre du « grand remplacement » de la population européenne par l’immigration.