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Le Drian déplore la transformation de Sainte-Sophie

Le gouvernement « déplore » les décisions des autorités turques de transformer l’ex-basilique Sainte-Sophie d’Istanbul de musée en mosquée, a déclaré 10 juillet le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

« La France déplore la décision du Conseil d’Etat turc de modifier le statut de musée de Sainte-Sophie et le décret du Président Erdogan la plaçant sous l’autorité de la direction des affaires religieuses. Ces décisions remettent en cause l’un des actes les plus symboliques de la Turquie moderne et laïque », a déclaré le ministre, selon un communiqué.

Œuvre architecturale majeure construite au VIe siècle par les Byzantins qui y couronnaient leurs empereurs, la basilique Sainte-Sophie est un site classé au patrimoine mondial par l’Unesco, et l’une des principales attractions touristiques d’Istanbul.

Convertie en mosquée après la prise de Constantinople par les Ottomans en 1453, elle a été transformée en musée en 1934 par le dirigeant de la jeune République turque, Mustafa Kemal, soucieux de «l’offrir à l’humanité».

COVID19: les musées affectés

Une partie des institutions culturelles pourraient ne pas rouvrir après la crise de la COVID-19, une perte inestimable pour la diversité du monde, craint le sous-directeur général pour la Culture de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), Ernesto Ottone Ramirez.

L’extension du numérique ravive toutefois les inégalités entre les pays où internet est bien installé, et les autres et la convalescence prendra du temps.

Le manque à gagner affecte les petits musées mais aussi des institutions anciennes comme le musée du Prado en Espagne et le château de Versailles en France, dont 75% du budget repose sur la billetterie.

Du transport des oeuvres à la programmation en passant par la situation des guides, des artistes, les réservations et les visites en ligne, le secteur doit entièrement revoir sa copie.

“Quand vous parlez aux directeurs, ils vous disent que les musées ont su se réinventer depuis 400 ans donc c’est aussi une possibilité de renouveau”, dit Ernesto Ottone Ramirez.

 

Corse-du-Sud: Scandola déclassée

La réserve naturelle de Scandola, située en Corse-du-Sud, va perdre son Diplôme européen des espaces protégés (une distinction qu’elle avait obtenue en 1985) à cause de la trop forte pression touristique sur le site et ses effets néfastes sur la flore et la faune.

Cette décision du Conseil de l’Europe, publiée dans un rapport daté du 30 mars, a été prise à l’unanimité des experts concernés lors d’une réunion les 18 et 19 mars, et ce notamment «en raison du considérable manque de progrès réalisés et des tentatives minimales de communication» de la part des gestionnaires de la réserve. Elle prendra effet en septembre.

José Filippi, directeur du Parc naturel régional de Corse, s’est déclaré «très surpris par cette décision», auprès de l’AFP : «De nombreuses choses sont faites depuis un an et demi pour protéger ce site (et) deux conseils scientifiques se sont d’ailleurs réunis durant cette période», a-t-il affirmé, précisant qu’une «réponse technique» sera communiquée dans quelques jours et que tout sera mis en œuvre pour «récupérer ce diplôme».

Sur le fond, le retrait de ce label européen à la réserve de Scandola, créée en 1975 sur 920 hectares terrestres et 1.000 hectares de zone marine, est notamment dû à «la fréquentation incontrôlée (du site) par les visiteurs de tous bords et (…) les effets dommageables sur la nature du site, ses écosystèmes (et) les espèces de flore et de faune qui lui sont propres».

Dès décembre 2018, un rapport du CNRS avait souligné par exemple que «la population de balbuzards pêcheurs, un rapace protégé et menacé en mer Méditerranée, (s’effondrait) dans la réserve naturelle nationale de Scandola» à cause du tourisme.

En mars 2019, neuf associations corses avaient écrit au ministre de la Transition écologique d’alors, François de Rugy, pour demander «des mesures d’urgence dès l’été 2019», dont une «zone d’interdiction» d’accès, pour sauver la réserve. «Située dans le Sanctuaire des Pélagos, la partie marine de la Réserve est désertée par les poissons et autres animaux marins en raison du fort dérangement et de la pollution sonore», avaient notamment fustigé les associations dans ce courrier.

Egalement inscrite au Patrimoine mondial par l’Unesco, la réserve de Scandola est titulaire de nombreux autres labels de protection, comme Aire marine protégée et zone Natura 2000 notamment.

En France métropolitaine, cinq autres sites ont obtenu ce diplôme européen des espaces protégés, la Camargue (Bouches-du-Rhône et Gard), la Vanoise, les Ecrins et le Mercantour dans les Alpes, et l’île de Port-Cros dans le Var.

Vidange du barrage de Vezins

La vidange du barrage hydroélectrique de Vezins, proche du Mont-Saint-Michel, a démarré et se terminera début septembre, a-t-on appris auprès de la direction des territoires et de la mer (DDTM) de la Manche.

 

La dernière vidange intervenue sur ce barrage de la Sélune en 1993 avait provoqué une grave pollution de la baie, située à une trentaine de kilomètres et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Nous avons ouvert les vannes de fond lundi», a précisé à l’AFP Rémy Brun, chef du service environnement de la DDTM. Le barrage (26 m de haut pour 280 de long) ne produit depuis plus d’électricité.

Afin de prévenir toute pollution, l’État a cette fois déplacé ou confiné près de 400 000 m3 de sédiments, dont 30 000 m3 contenant des métaux lourds qui ont été «stabilisés», «recouverts de matériaux sains». Ces travaux, d’un coût d’environ 20 millions d’euros, ont été entamés en 2017.

Le niveau de l’eau va baisser de dix mètres d’ici deux semaines, selon la DDTM. Puis il va être stabilisé le temps de «travaux sur 150 000 m3 de sédiments» supplémentaires qui ne sont pas encore accessibles.

«Il restera encore 13 mètres d’eau qu’on va vider du 20 août à début septembre», a précisé M. Brun. La retenue d’eau du barrage forme un lac de 16 km de long, selon la DDTM.

Le barrage doit ensuite être détruit pour un coût prévisionnel de 3 à 4 millions d’euros. Les travaux doivent démarrer au printemps 2019.

La destruction de ce barrage, ainsi que celle du barrage de la Roche Qui Boit, également sur la Sélune, mais plus petit, avait été annoncée en novembre par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

Audrey Azoulay à la tête de Unesco

La Française Audrey Azoulay, ancienne ministre de la culture de Francois Hollande, a été élue, vendredi 13 octobre, directrice générale de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), succédant à la Bulgare Irina Bokova. La candidate française était opposée au Qatari Hamad Al-Kawari.

Mme Azoulay a obtenu 30 voix, son adversaire 28, des 58 membres du conseil exécutif, dont le choix doit être encore validé par la conférence générale des Etats membres, le 10 novembre.

Elle était entrée au Centre national du cinéma (CNC) comme directrice financière en 2006, avant de devenir, de 2011 à 2014, la numéro deux de cet organisme en charge du système d’aide à la création cinématographique. Amie de l’actrice Julie Gayet, Audrey Azoulay a ensuite conseillé le président François Hollande sur les questions culturelles depuis août 2014, nommée en pleine crise des intermittents du spectacle.

Nommée ministre de la Culture le 14 février 2016, dans le gouvernement de Manuel Valls, puis prolongée par celui de Bernard Cazeneuve, Audrey Azoulay était appréciée dans les milieux culturels.

Fille d’André Azoulay – conseiller des rois du Maroc Hassan II et Mohamed VI –, née à Essaouira en 1972, Audrey Azoulay est énarque, issue de la promotion Averroès en 2000. Titulaire d’une maîtrise de gestion à Paris Dauphine et d’une maîtrise d’administration des affaires à l’université britannique de Lancaster, elle a été magistrate à la Cour des comptes après avoir occupé plusieurs fonctions à la direction des médias du ministère de la culture.

 

Bruxelles élue vice-présidente de l’OVPM #bruxelles #ovpm

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La ville de Bruxelles a été élue pour la seconde fois consécutive à la vice-présidence de l’Organisation des Villes du Patrimoine Mondial (OVPM), un organisme dont l’objectif est, entre autres, d’aider les villes à améliorer leur façon de gérer les sites inscrits dans la liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et de sensibiliser les populations à la protection de ces lieux. Ce second mandat devrait apporter de la visibilité à la capitale et valoriser son patrimoine.

« Nous avons tendance à trop vite oublier que Bruxelles est reconnue pour son patrimoine UNESCO. Or défendre et mettre en valeur des monuments tels que ceux de la Grand-Place, n’est pas une sinécure. La Ville a d’ailleurs l’ambition de pouvoir inscrire au Patrimoine Mondial d’autres édifices. », explique Geoffroy Coomans de Brachène, l’Echevin de l’Urbanisme et du Patrimoine qui représentera la ville lors du prochain congrès mondial de l’OVPM.

Les villes de Québec, Vienne, Valparaiso, Oaxaca, Angra do Heroismo et Sintra formeront le nouveau Conseil d’administration de l’Organisation pour les deux prochaines années. La ville de Lyon assurera quant à elle la présidence de l’OVPM.

Le quatorzième congrès de l’organisation est prévu en 2017 et se déroulera à Gyeongju, en Corée du Sud.