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L’UE27 sur Brexit

A quelques heures du Brexit, les présidents des trois grandes institutions communautaires européennes préviennent vendredi le Royaume-Uni qu’il lui faudra respecter les règles européennes sur l’environnement ou le travail pour espérer conserver une relation commerciale étroite avec le marché commun. 

À défaut de conditions équitables dans les domaines de l’environnement, du travail, de la fiscalité et des aides d’Etat, il ne saurait y avoir de large accès au marché unique”, écrivent dans une déclaration commune Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Charles Michel, président du Conseil européen, et David Sassoli, président du Parlement européen. 

« On ne peut pas conserver les avantages attachés au statut de membre lorsque l’on n’a plus cette qualité”, ajoutent-ils.

« Après 47 ans de vie commune, Le Royaume-Uni sortira formellement de l’Union européenne ce vendredi à 23h00 heure de Londres, minuit à Bruxelles. »

« S’ouvrira alors une période de transition qui doit durer jusqu’au 31 décembre prochain et durant laquelle Boris Johnson devra négocier avec l’UE les termes des relations post-Brexit, notamment commerciales. »

La libre circulation des capitaux, des marchandises et des services est indissociable de la libre circulation des personnes”, rappellent les trois présidents dans leur message. 

« Von der Leyen, Michel et Sassoli rappellent qu’ils ont toujours “profondément regretté” mais aussi “pleinement respecté” la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.

Nous devons nous projeter vers l’avenir et établir un nouveau partenariat entre amis de longue date. Ensemble, nos trois institutions feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que ce partenariat soit une réussite”, ajoutent-ils.

Conseil de l’UE discute Brexit

Les chefs d’Etat et de gouvernement européens et Theresa May ont exclu dès leur arrivée au Conseil européen à Bruxelles tout espoir de parvenir dans les prochaines heures à un accord sur le retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Plusieurs dirigeants des Vingt-Sept ont souligné qu’ils comprenaient les contraintes politiques que subissait la Première ministre britannique, qui doit composer avec l’aile dure du Parti conservateur et les députés du Parti unioniste démocratique (DUP) d’Irlande du Nord au sein de sa majorité.

L’Union européenne et la Grande-Bretagne ne sont « pas si loin » d’un accord final sur le Brexit, mais il faut que Londres fasse « des avancées complémentaires », a déclaré Emmanuel Macron en arrivant au sommet européen de Bruxelles, en Belgique, ce mercredi soir. D’après l’Élysée, le président français a échangé brièvement avec Theresa May, le Première ministre britannique. Celle-ci doit présenter dans la soirée les derniers éléments sur la position britannique aux 27 autres dirigeants qui en discuteront ensuite sans elle lors un diner.

Macron Brext

 

 

Stratégie Brexit a provoqué les démissions

La stratégie de sortie de l’Union européenne annoncée en fin de semaine dernière par la Première ministre britannique a provoqué lundi les démissions du ministre chargé du Brexit, David Davis, et du secrétaire au Foreign Office, Boris Johnson.

Le plan mis au point vendredi dernier lors d’un séminaire gouvernemental à la villégiature de Theresa May, et qui paraîtra jeudi sous la forme d’un “livre blanc”, a suscité la colère des plus farouches partisans de la rupture avec Bruxelles.

Ceux-ci s’estiment trahis par sa volonté de maintenir des relations commerciales aussi étroites que possible avec l’Union.

Malgré les assurances de Theresa May, le consensus au sein du gouvernement n’aura même pas tenu trois jours.

S’exprimant lundi après-midi à la Chambre des communes, la Première ministre a pourtant gardé le cap et renvoyé la balle dans le camp de l’UE, affirmant que les propositions faites jusqu’ici par les Vingt-Sept étaient “inacceptables”, ce qui fait sérieusement craindre un Brexit “dur”, sans accord.

Elle a défendu sa propre stratégie tout en signalant qu’elle était prête à accélérer les préparatifs en vue d’une sortie sans accord si l’UE refuse de discuter “sérieusement” ses propositions, qui sont pour elle les meilleures envisageables.

Elle a reçu le soutien total de son ministre des Finances, Philip Hammond. Celui-ci a salué un plan “qui place l’emploi au premier plan et assure la prospérité de notre nation”.