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Brexit sans accord est fort probable

La probabilité d’une sortie sans accord du Royaume-Uni de l’Union européenne est “significative”, a estimé un des élus nord-irlandais du Parti unioniste démocratique (DUP) dont dépend la majorité parlementaire de Boris Johnson.

A trois mois de la nouvelle date fixée pour la séparation, interrogé par la BBC, Jeffrey Donaldson a souligné qu’il ne travaillait pas à un ‘divorce dur« , mais que l’accord négocié par Theresa May avec les Européens était inacceptable en raison du “backstop” nord-irlandais, cette clause de sauvegarde qui doit empêcher en dernier recours le rétablissement d’une frontière entre la république d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord.

Von der Leyen: bilan géopolitique de la nomination

PierreEmmanuel Thomann  OPINION L’ancienne ministre de la défense de la république fédérale d‘Allemagne, Ursula Von der Leyen, a été choisie pour devenir la nouvelle présidente de la Commission européenne, avec une très courte majorité et après des tractions difficiles. Quel bilan géopolitique peut-on tirer de cet épisode ? 

La première observation est le constat que le couple franco-allemand reste l’axe de pouvoir central de l’Union européenne puisque la nomination de la présidence de la Commission et des autres postes de l‘UE, résulte avant tout d’un compromis franco-allemand. Le deuxième enseignement est que la rivalité géopolitique franco-allemande, c’est à dire la rivalité pour le pouvoir en Europe et les finalités du projet européen avec les tensions qui en résultent, reste au cœur du projet européen et l’axe de ses équilibres géopolitiques. 

Enfin, au delà de l’image d’une relation franco-allemande  équilibrée que la mise en représentation du couple franco-allemand cherche à diffuser, un déséquilibre géopolitique au profit de l’Allemagne s’est installé dans la durée depuis l’unification allemande et l’élargissement de l’UE à l’Est qui a positionné l’Allemagne comme la puissance centrale et économique de l’Union européenne.

 Les gouvernements français successifs ont cherché à rééquilibrer la relation et  le président Emmanuel Macron n’y fait pas exception, y compris lors des négociations pour la présidence de la Commission. Le système du Spitzenkandidat inspiré du fédéralisme allemand et qui donne plus de pouvoir à l’Allemagne  a été sabordé par le président français en s’opposant à la nomination de l‘Allemand Manfred Weber pour éviter sa cristallisation dans la durée. Toutefois le compromis a finalement aboutit à offrir la présidence à une allemande, Ursula Von der Leyen qui permet de donner une image de fermeté à la France, mais le déséquilibre en terme de pouvoir reste favorable à l’Allemagne. Il faut rappeler que l’Allemagne occupe la position centrale au milieu de l’UE depuis l’élargissement de l’UE à l’Est et que l‘Allemagne contribue pour la plus grosse part au budget de l’UE, et les députés européens allemands forment la délégation nationale la plus nombreuse  dans l’UE.  

Si l’on examine les déclarations de la nouvelle Présidente de la Commission européenne lors de la défense de sa candidature au Parlement européen ou à la presse quand elle était encore ministre de la défense en Allemagne, sa vision européenne est très atlantiste et reste en continuité avec la vision géopolitique de l’Allemagne qui considère que l’Union européenne est un sous-ensemble de l’espace euro-atlantique, avec une relation très étroite avec les Etats-Unis.

Si l’on se remémore les propositions de réformes européennes du président Emmanuel Macron, notamment  le discours de la Sorbonne, il n’en reste pas grand chose. Lors de sa candidature, le nouvelle présidente n’a ni mentionné l’objectif d’autonomie stratégique de l’UE, puisque l‘OTAN reste le pilier de la défense de l’Europe, ni la réforme ambitieuse de la zone euro telle que le président Français se l’imaginait. Ursula Von der Leyen s’est par contre  prononcée en faveur de la majorité qualifiée pour les questions de politique étrangère à l‘UE, mais cela restera une posture utopiste et incantatoire qui entre aussi en contradiction avec la position de la France et de nombreux Etats -membres sur cette question.

Si les questions de défense resteront l’un des axes prioritaires, la complémentarité avec l‘OTAN sera préservée, et donc l’autonomie stratégique de l’UE, qui signifie indépendance pour les Français, n’aboutira pas. La nouvelle présidente va aussi vraisemblablement avoir pour priorité d’endiguer les fractures, notamment Est-Ouest pour maintenir la cohésion de l’UE. Cette approche  contredit la vision française d’une UE renforcée autour de la zone euro pour donner plus de poids à la France face à une UE plus lâche et dont l’Allemagne reste le centre de gravité géopolitique.   

 Elue avec une très courte majorité en raison de la fragmentation politique du parlement européen reflétant celle de l’évolution politique dans les Etats-membres, la présidence de la  Commission a d’emblée un problème de légitimité      

et son programme pourra difficilement aller au delà d’un consensus mou sur des  grandes orientions volontairement floues.

Si l’on examine la question des rivalités institutionnelles, le Conseil européen, et donc les Etats  reste central puisque le système du Spitzenkandidat promu par le Parlement européen a été contourné. On verra si le pouvoir de l’UE qui s’est accru jusqu’à récemment vis à vis des Etats lors de ce cycle d’intégration européenne, pourra se maintenir avec les personnalités nommées qui sont en faveur de plus d’intégration, alors que nous sommes entrés dans un nouveau cycle géopolitique de fragmentation au sein de l’UE, notamment avec le Brexit, mais aussi les fractures Est-Ouest et Nord-Sud. Si l‘Allemagne qui a obtenu la présidence de la Commission européenne et la France, la présidence de la BCE sont les principaux bénéficiaires de cette négociation des postes clés de l’UE, les pays d’Europe centrale ont joué un rôle de blocage en s’opposant au  néerlandais et Spitzenkandidat des socialistes européens Frans Timmermans. Les pays dits de Visegrad (V4) Pologne, Hongrie, République tchèque et Slovaquie, lorsqu’ils sont unis peuvent exercer un pouvoir difficilement contournable.       

On peut pourtant s’attendre à une présidence faible et un programme basé sur les mêmes recettes issues des paradigmes obsolètes de l’UE qui ont aboutit à des crise multiples. Si elles sont maintenues, les mêmes politiques  libérales et leur arsenal normatif vont produire les mêmes effets. On ne se dirige donc pas vers une réforme fondamentale de l’UE en fragmentation pour s’adapter à la nouvelle donne géopolitique européenne et mondiale. Ce sont donc les crise internes et externes qui seront l’aiguillon du changement, en l’absence d’une vision stratégique et géopolitique claire du projet européen.  

Le paquet de nominations négocié au Conseil européen, la présidente de la Commission, Ursula Von der Leyen, le président du Conseil européen, Louis Michel, le  haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Joseph Borell, et la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde souligne une grande continuité au delà des appartenances partisanes. Ces personnalités sont en effet toutes en faveur d’une  UE basée sur le concept de société ouverte et le libre-échange, des frontières relativisées, l’adhésion à la doctrine multilatéraliste, la poursuite de l’immigration malgré une communication visant à rassurer l’opinion publique des frontières, et une Europe atlantiste avec une relation étroite avec les Etats -Unis en rivalité avec la Russie et la Chine.  La vision générale est plus proche de la vison germano-américaine du projet européen que de la vision classique française base sur l’équilibre des puissances, l’Etat fort et la souveraineté, il est vrai affaiblie par les présidents français successifs qu’ils ne l’ont plus réellement défendue, mis à part au niveau déclaratoire.      

Ces nominations ont en réalité pour objectif de défendre le modèle de  démocratie libérale et multiculturaliste et non pas une Europe comme puissance géopolitique et alliance de  nations enracinées comportant des éléments partagés de civilisation. C’est donc une Union européenne qui resté coincée sur les paradigmes libéraux et intégrationnistes du siècle dernier, en contradiction avec le demande croissante des citoyens pour une Europe des nations préservant la souveraineté des Etats, plus de frontières, moins d’immigration, et moins de libéralisme économique. 

Le programme de la commission est assez peu ambitieux  et la mise en avant de la question du climat permet de rester assez vague. Même si cela paie en termes politique vis à vis de citoyens de se présenter comme un défenseur  du climat, cela aboutit aussi à des objectifs incantatoires et utopistes et favorise donc l’irresponsabilité politique  

En ce qui concerne la France, la président  Emmanuel Macron soutient comme l’Allemagne cette vision libérale et atlantiste de l’Europe, mais selon une moindre intensité. Il ne pratique cependant pas la politique  d’équilibre comme le général de Gaulle savait le faire pur rééquilibrer la situation. Cette posture entre donc en contradiction avec la vision gaullienne de l’Europe des nations qui se renforce pourtant inéluctablement au sein de l’opinion publique française face à la mondialisation ultralibérale et ses effets destructeurs. 

Les tensions au sein de l’Union européenne et au sein de l’axe franco-allemand  vont donc se poursuivre, puisque la rivalité géopolitique au sein du couple franco-allemand  aboutit à des compromis précaires et inachevés. Il ont surtout pour objectif de tenter d’endiguer et repousser dans le temps les crises qui s’empilent sans jamais être définitivement résolues. Cette rivalité géopolitique franco-allemande constitue donc un obstacle à une orientation commune et  définitive à propos des finalités européennes. Celles -ci sont un enjeu de pouvoir qui sont de moins en moins partagées entre Etats-membres.  

Le projet européen reste un enjeu géopolitique de pouvoir entre ses Etats-membres, et en particulier la France et l’Allemagne qui oscillent entre rivalité et compromis temporaire. 

 

 

Boris Johnson à la tête du gouvernement vers Brexit

Boris Johnson a été élu mardi à la tête du Parti conservateur, devançant largement son adversaire Jeremy Hunt, ce qui fera de juillet 24 dès  le nouveau Premier ministre britannique en remplacement de Theresa May.

Quelque 160.000 adhérents du Parti conservateur étaient appelés à se prononcer sur le choix du nouveau chef des Tories et donc du gouvernement.

Boris Johnson a recueilli 92.153 voix et le secrétaire au Foreign Office Jeremy Hunt 46.656.

Sa première mission sera de mener à bien la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, qu’il veut effective dès le 31 octobre avec ou sans accord.

Boris Johnson (55), lui-même ancien ministre des Affaires étrangères qui a quitté ses fonctions l’an dernier en désaccord avec le plan de Brexit de Theresa May, était donné largement favori dans les enquêtes d’opinion qui le créditaient de 70% des voix. Il a finalement obtenu 66% des suffrages exprimés.

La Première ministre sortante Theresa May quittera Downing Street mercredi après avoir été reçue par la reine au palais de Buckingham. Le reine nommera ensuite officiellement Boris Johnson à la tête du gouvernement.

Le Brexit sera chose faite le 31 octobre et nous tirerons avantage de toutes les occasions qu’il nous apportera, avec un nouvel esprit: ‘on peut le faire’”, a déclaré Boris Johnson le nouveau chef des conservateurs.

 

Fissure géoéconomique entre États-Unis et l’UE

Pierre-Emmanuel Thomann OPINION Le retrait unilatéral des accords commerciaux multilatéraux pour maintenir la primauté géoéconomique américaine selon la nouvelle doctrine « America First » du président américain Donald Trump inquiète les adeptes du multilatéralisme. Cet abandon du  multilatéralisme  dénoncé par les Européens est toutefois à relativiser car les institutions multilatérales ont toujours masqué un rapport de forces plus favorable aux États-Unis avant l’émergence du monde multicentré. Ce tropisme s’exprime aujourd’hui de manière plus explicite et au travers de la recherche d’accords bilatéraux.  

 Ce qui est en revanche nouveau, c’est que le président américain désigne les Européens explicitement comme des adversaires dans le domaine économique.

Les États-Unis considèrent que leurs lois nationales sont au dessus des règles internationales, et pratiquent donc de plus en plus l’extraterritorialité en  sanctionnant ou menaçant de le faire les entreprises européennes  qui ont des liens commerciaux avec l’Iran, la Russie, ou la Chine. Les États-Unis pratiquent  aussi des pressions de manière explicites en liant sécurité et commerce à l’OTAN afin d’accroitre les exportations d’armements et les exportations américaines de gaz de schiste.

 Les Européens avaient rêvé pendant longtemps d’un partenariat euro-atlantique équilibré mais  avec Donald Trump et sa ligne directrice «America First», ce partenariat devient de plus en plus asymétrique et hiérarchique au détriment de l’Union européenne. L’Amérique de Trump semble favoriser une forme de multipolarité, mais sans l’Union européenne. Le maintien d’un scénario exclusif euro-atlantiste par inertie permet en réalité pour les gouvernements européens d’éviter les responsabilités. C’est la pente la plus facile, mais elle est lourde de conséquences pour l’avenir, notamment la marginalisation des Européens dans le jeu mondial et leur dérive vers le  statut de variable d’ajustement des autres puissances. Les États membres de l’Union européenne sont devenus de plus en plus dépendants des États-Unis qui restent leur arsenal militaire principal,  mais aussi vulnérables aux législations extraterritoriales, sous contrôle du cyberespace dominé par Google, Apple, Facebook et Amazon (les GAFA), tributaires des liens financiers et commerciaux transatlantiques, sous domination de la culture de masse et des idées avec les think tanks euro-atlantistes hégémoniques. Le lien fort avec les États-Unis, qui a été jusqu’à présent au cœur de la mondialisation et de ces flux géopolitiques, a progressivement affaibli l’héritage westphalien des nations européennes suite à leur adhésion à l’idéologie de la société ouverte et multiculturaliste.

 Il serait temps pour les  États membres de l’Union européenne de mieux protéger leurs intérêts géoéconomiques en tirant profit du monde multipolaire, en élargissant leurs alliances dans le monde avec des partenaires plus prévisibles, et en rapatriant aussi leurs usines sur le sol européen et en réhabilitant les frontières, instruments de souveraineté, notamment en s’inspirant des politiques de Donald Trump.    

 

L’Europe-champ de bataille de la guerre nucléaire?

Dr.Pierre-Emmanuel Thomann – géopolitologue. OPINION. Les États-Unis, sous l’impulsion du président Donald Trump, ont déclaré être ouverts à lancement des négociations pour un désarmement nucléaire avec la Russie et la Chine. Cette proposition suit leur retrait du traité INF (traité sur les missiles nucléaires intermédiaires) en février 2019, suivi de celui de la Russie. Toutefois, de manière assez prévisible, la Chine a décliné cette offre.

Les Américains et les Russes se rejettent toutefois la responsabilité de la relance de la course aux armements. L’OTAN a soutenu le retrait et l’ultimatum américain qui exige un démantèlement par la Russie de missiles qu’elle estime de son côté conformes au traité. L’OTAN n’envisage pour l’instant pas d’installer de nouveaux missiles à moyenne portée  mais la situation pourrait évoluer. La sortie unilatérale des États-Unis du traité INF, après celle du traité ABM (Traité de défense anti-missile) en 2001, est-elle préméditée afin d’installer sur le territoire européen des missiles à courte et moyenne portée sur la base des systèmes anti-missiles à double usage et susceptibles d’évoluer ? Les nouveaux missiles seraient évidemment ciblés en représailles par des missiles russes.

Les Russes ont déjà annoncé le développement d’un nouveau missile de portée supérieure à 500 km.  Cette escalade serait un prétexte pour augmenter les dépenses militaires contre la « menace russe » et  faire financer par les Européens l’installation de missiles dans le cadre de la protection de l’OTAN. On peut aussi désormais craindre une fragilisation du traité New START (traité de réduction des armes stratégiques) signé en 2012 et susceptible d’être prolongé en 2021.

L’Europe serait en première ligne pour les risques encourus de guerre nucléaire dans le cadre de la rivalité croissante entre les États-Unis et la Russie car en cas de conflit, l’Europe deviendrait le champ de bataille principal. Il existe une asymétrie des risques, puisque un missile de portée intermédiaire américain installé en Europe ou sur un navire de guerre pourrait atteindre une ville russe, mais les missiles russes de même portée n’atteindraient pas les villes américaines.  D’où la tentation de leur emploi et le risque d’escalade avec des missiles à plus longue portée.

En conclusion, il serait urgent que les dirigeants des États européens  se penchent sur cet enjeu majeur afin de ne pas se cantonner à un rôle de supplétifs. Autrement dit, éviter de laisser la sécurité de leur citoyens dépendre de manœuvres américaines et russes, sans influencer le cours de choses. La sécurité des Européens est également trop importante pour la confier uniquement aux représentants et experts des complexes militaro-industriels.

En fin de compte, il s’agit de rétablir un minimum de confiance en englobant la problématique des missiles  nucléaires dans une nouvelle architecture de sécurité européenne  basée sur de nouveaux équilibres géopolitiques plus en phase avec le monde multicentré.

427 millions d’électeurs européens

Les 427 millions d’électeurs européens inscrits dans les 28 Etats membres votent, en fonction des pays, depuis jeudi et jusqu’à dimanche pour élire pour cinq ans les 751 députés du Parlement européen.

Aucun résultat officiel n’est attendu avant dimanche soir (26 mai), quand le vote sera clos en Italie, dernier pays à voter (les bureaux de vote fermeront à 21h00 GMT). Selon les pays, des projections ou non sont disponibles.

C’est le Royaume-Uni, avec les Pays-Bas, qui a ouvert les #EUelections2019. Situation paradoxale pour un pays qui a voté à 52% il y a près de trois ans en faveur d’un retrait de l’Union européenne mais dont le divorce n’a toujours pas eu lieu et dont la Première ministre, Theresa May, a annoncé vendredi sa démission , tirant les conclusions de son impuissance à faire ratifier l’accord de retrait négocié avec les Européens.

En mai 2014, à l’occasion des précédentes élections européennes, la participation moyenne s’était fixée à 43% des inscrits.

Corbyn sur l’échec des négociations Brexit

Le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn (Labour) a pris acte de l’échec des négociations menées depuis un mois et demi par le Labour avec le gouvernement conservateur de Theresa May pour tenter de sortir de l’impasse sur le Brexit et a prévenu que son parti voterait contre l’accord négocié avec les Européens.

“Les discussions sur le Brexit sont allées aussi loin qu’il était possible”, écrit Jeremy Corbyn dans une lettre adressée à Theresa May.

Un porte-parole de Theresa May a reconnu cet échec mais a parlé de “réels progrès” sur certaines questions, tout en admettant de profondes divergences sur des dossiers comme les relations douanières et l’idée d’un second référendum.

 

 

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