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Schengen: lever les contrôles

La Commission européenne (CE) a recommandé le 11 juin aux Etats membres de l’espace Schengen de lever les contrôles à leurs frontières intérieures d’ici au 15 juin mais de prolonger au moins jusqu’au 30 juin les restrictions temporaires sur les déplacements non-essentiels à destination de l’Union européenne.

D’après la proposition de la Commission, l’autorisation d’entrer dans l’espace Schengen sera basée sur le lieu de résidence du voyageur et non sa nationalité et aucune mesure de quarantaine ne lui sera imposée à son arrivée.

L’exécutif bruxellois justifie son refus d’une levée généralisée des restrictions sur les voyages par la situation sanitaire qui reste critique dans certains pays tiers.

Les restrictions devraient être levées pour des pays sélectionnés conjointement par les Etats membres sur la base d’une série de principes et de critères objectifs”, indique la Commission dans un communiqué, citant “la situation sanitaire, la capacité à mettre en oeuvre des mesures de contrôle lors des déplacements et des considérations liées à la réciprocité”.

“Même si nous devons tous rester prudents, le moment est venu d’engager les préparatifs concrets d’une levée des restrictions avec les pays présentant une situation sanitaire similaire à celle de l’UE et d’une reprise du traitement des visa”, a-t-elle ajouté.

La commission propose egalement de lever les restrictions sur les voyageurs en provenance des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et la Serbie). Ylva Johansson n’a pas souhaité citer d’autres pays.

Cela doit être fait étape par étape. Je pense donc que cette liste s’allongera, peut-être pas au jour le jour mais au moins peut-être de semaine en semaine”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

15 juin Suisse rouvrira ses frontières à l’UE

L’Italie a quant à elle décidé unilatéralement de lever les restrictions d’entrée pour les Européens au 3 juin. Une réouverture considérée prématurée par la Suisse.

Le trafic vers ou en provenance de la péninsule a toutefois augmenté d’environ 20%. L’Administration fédérale des douanes a expliqué cette hausse par plusieurs raisons. Les Suisses possédant une maison en Italie ou les Italiens vivant en Suisse ont été nombreux à profiter de cet assouplissement. Quelques voyages touristiques ont également été enregistrés. Malgré tout, le volume de trafic est toujours nettement plus faible qu’avant la crise de la COVID-19.

Dès le 15 juin, les ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne, ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni, pourront à nouveau entrer sur le territoire suisse. Le Conseil fédéral a pris cette décision le 5 mai au vu de l’amélioration de la situation épidémiologique liée à la crise de la COVID-19.

L’annonce de 5 mai intervient alors que Suisse Tourisme a lancé une vaste campagne promotionnelle à l’échelle internationale. Les touristes suisses seront les premiers visés par cette campagne, suivis par les Allemands et les Français.

Selon l’organisation faîtière, le manque à gagner pour le tourisme helvétique atteint 8,7 milliards de francs pour la période allant de mars à juin. Le KOF estime lui que les nuitées hôtelières devraient pourraient chuter de moitié dans les villes cet été et de 20% à 30% dans les zones de montagne.

La Suisse rouvrira ses frontières avec tous les Etats membres de l’UE et le Royaume-Uni le 15 juin.

Berne avait déjà annoncé la réouverture des frontières avec l’Autriche, l’Allemagne et la France pour cette date en concertation avec les autorités de ces pays. Ce sera désormais le cas avec tous les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni. Aucune ouverture n’est en revanche annoncée pour les Etats tiers.

La décision a été prise après une vidéoconférence informelle des ministres de l’intérieur des États Schengen, a indiqué le 5 mai le Conseil fédéral. La Suisse y était représentée par le secrétaire d’État aux migrations Mario Gattiker.

Lors de cette réunion, de nombreux ministres ont exprimé le souhait d’un retour à la normalité et d’une suppression des contrôles aux frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin. Le Département fédéral de justice et police devra adapter l’ordonnance sur le Covid-19.

L’Office fédéral de la santé publique analyse actuellement si des mesures sanitaires seront nécessaires aux frontières terrestres et dans les aéroports. Lors de cet examen, il tiendra compte des mesures prises par les autres Etats. Chaque pays décidant lui-même des conditions d’entrée, les Suisses devront se renseigner avant leur voyage. Des quarantaines à l’arrivée ou des mesures, comme le port du masque, pourraient être exigées.

Ituri: Borrell dénonce les atrocités

La province de l’Ituri en République démocratique du Congo (RDC) est frappée depuis plusieurs semaines par une intensification des attaques presque quotidiennes systématiques contre la population civile. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi près de 300 personnes qui ont été tuées et plus de 200 000 personnes ont fui les atrocités.

Ces actes barbares doivent cesser. Il appartient aux autorités congolaises et à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) de mettre fin aux agissements de la milice armée CODECO et à en déférer les auteurs présumés devant la justice. Aucun sentiment d’impunité ne peut prévaloir. Il est aussi indispensable de faire primer le dialogue et de lutter contre toute instrumentalisation identitaire.

Ce qui se passe dans l’Est de la République démocratique du Congo ne peut devenir une crise oubliée ; et les efforts visant à mettre fin à l’insécurité dans cette région doivent être accélérés. L’Union européenne se tient prête à soutenir les efforts des autorités congolaises en ce sens, en coordination avec ses partenaires.

Enfin, l’Union européenne n’exclut pas de prendre les mesures adéquates à l’égard des personnes, groupes ou organisations qui contribuent par leurs agissements à nuire à la préservation de la paix ou à des violations graves des droits de l’homme.

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Tchad: abolition de la peine de mort

Le 20 mai, le Tchad a adopté une nouvelle loi antiterrorisme qui n’inclut plus la peine de mort pour des crimes liés au terrorisme, l’emprisonnement à vie étant prévu comme peine maximale. Avec cette loi, le Tchad est devenu le 22ème état africain à abolir en droit la peine de mort pour tous les crimes.

C’est un signal fort adressé aux autres pays du monde et contribue à l’abolition progressive de la peine de mort en Afrique. 80 % des États membres de l’Union africaine sont déjà abolitionnistes de droit ou appliquent un moratoire. L’Union européenne est fermement opposée à la peine de mort en toutes circonstances.

Cette décision du Tchad constitue également une avancée vers l’harmonisation du cadre judiciaire du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Dans leur Déclaration commune du 28 avril 2020, les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel ont souligné l’importance de veiller au respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international dans la conduite de leurs actions.

Soros: la survie de l’Union européenne

La Commission européenne, qui doit présenter sa proposition de plan de relance le 27 mai, a prévenu cette semaine qu’elle ne reprendrait pas en tant que telle l’idée franco-allemande d’un fonds de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires mais qu’elle panacherait prêts et subventions.

« La survie de l’Union européenne est en jeu à moins qu’elle n’émette des obligations perpétuelles afin d’aider les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus, à l’image de l’Italie« , estime le milliardaire américain George Soros à quelques jours de la présentation par Bruxelles d’un plan de relance.

Si l’Union européenne est incapable de l’envisager à ce stade, « elle ne sera peut-être pas capable de survivre aux défis auxquels elle fait face actuellement”, déclare-t-il dans un échange par courriel avec des journalistes sous forme de questions-réponses.

“Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, cela pourrait être une réalité tragique”, ajoute l’homme d’affaires, connu pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, qui se dit également très préoccupé par la situation en Italie.

L’assouplissement des règles en matière d’aides d’État, qui sont favorables à l’Allemagne, a été particulièrement injuste pour l’Italie, qui était déjà l’homme malade de l’Europe et ensuite le pays le plus durement touché par le coronavirus”, poursuit George Soros.

Borrell réaffirme le soutien à Touadéra

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-président de la Commission, Josep Borrell, a eu un entretien téléphonique avec le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, ce mardi 28 avril 2020.

A cette occasion, le Haut Représentant a réaffirmé le soutien de l’Union européenne à la République centrafricaine, en particulier dans cette phase de lutte contre la pandémie du coronavirus. Le Haut Représentant a confirmé que l’Union européenne organisera prochainement, en collaboration avec la France, un pont aérien humanitaire pour le transport de matériel sanitaire nécessaire à la riposte à la pandémie. Le Haut Représentant a par ailleurs souligné l’importance de lutter contre la désinformation et la stigmatisation liées à la pandémie. L’Union européenne restera également vigilante face à ceux qui seraient tentés de profiter de la situation pour entraver le processus de stabilisation en République centrafricaine.

A cet égard, le Haut représentant a rappelé le soutien de l’Union européenne à l’organisation des prochains scrutins présidentiel et législatif prévus pour la fin de l’année. Ces élections constituent une étape essentielle dans le processus de démocratisation, de réconciliation et de paix du pays. Le soutien financier de l’Union européenne au processus électoral s’élève déjà à € 17,5 millions.

Le Haut Représentant Borrell a rappelé la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord politique de paix et de réconciliation malgré les circonstances actuelles. Il a appelé à la poursuite du dialogue entre tous les acteurs et au respect des engagements pris par les parties. Le Haut Représentant a réitéré l’engagement résolu de l’Union européenne en soutien à ce processus, en étroite coordination avec ses partenaires, en particulier les Nations Unies et l’Union africaine.

L’entretien a permis de réaffirmer la solidité du partenariat entre l’Union européenne et la République centrafricaine.

Eurogroupe: les discussions tendues

Les Ministres des finances de la zone euro sont convenus le 9 avril d’un plan de soutien de €500 milliards pour faire face aux conséquences économiques de la crise sanitaire du COVID-19, après des semaines des disuptes qui ont souligné les divisions au sein du bloc communautaire.

L’Allemagne, de même que la France, a critiqué l’opposition des Pays-Bas sur l’accès aux lignes de crédit du Mécanisme européen de stabilité (MES), tandis que l’Italie a reçu l’assurance que l’Union ferait preuve de solidarité.

Mais l’accord ne mentionne pas la création de “coronabonds”, des obligations mutualisées qui permettraient de financer une relance de l’activité économique par de la dette commune – une mesure à laquelle l’Italie, la France et l’Espagne étaient favorables mais pour qui il s’agit d’une ligne rouge, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche.

Il est seulement dit qu’il appartient aux chefs d’Etat et de gouvernement européens de décider si des “instruments financiers novateurs” doivent être utilisés.

Le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a déclaré que l’Europe avait conclu le plus important plan économique de son histoire.

“Tout le monde avait en tête que c’était soit un accord soit le risque d’une dislocation européenne”, a-t-il dit lors d’une téléconférence avec des journalistes. “C’est un plan efficace, c’est un plan massif”, a-t-il poursuivi.

Le président du Conseil italien Giuseppe Conte avait prévenu que l’existence tout entière de l’UE serait menacée si celle-ci ne parvenait pas à s’unir pour lutter contre la pandémie.

Durant des semaines, les Etats membres du bloc communautaire ont échoué à afficher un front uni face au coronavirus, se déchirant sur des questions d’argent, d’équipements médicaux et médicaments, de restrictions aux frontières et de suspension des voyages, lors de discussions tendues qui ont mis en exergue des divisions amères.

COVID19: l’Eurogroupe cherche la solution

Les dirigeants de l’Union européenne ne sont pas parvenus jeudi, le 26 mars, à convenir de l’ampleur des mesures de soutien économiques à engager face aux effets de la pandémie de COVID-19, s’accordant deux semaines supplémentaires au l’Eurogroupe pour régler la question d’un éventuel recours à la ligne de crédit spécial.

Mettant en exergue la manière dont la pandémie de coronavirus constitue un défi pour la cohésion de l’UE, l’Allemagne et les Pays-Bas ont marqué leur opposition au recours à la ligne de crédit spécial auprès du Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds européen de gestion des crises financières et de sauvetage, prôné par l’Italie, l’Espagne et la France.

Au terme de six heures de discussions, les chefs d’Etat et de gouvernement du bloc ont fini par charger les ministres des Finances de trouver une solution lors des deux prochaines semaines.

“Certains Etats membres (…) ont suggéré ces ‘coronabonds’”, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l’issue du sommet extraordinaire organisé par visioconférence. “Nous avons répondu que cela n’était pas le point de vue de tous les Etats membres. Et c’est pour cela que le MES est l’instrument privilégié à mes yeux”, a-t-elle poursuivi.

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, allié de la chancelière allemande, a déclaré que le MES serait le “dernier recours”, qu’il faudrait le cas échéant fixer des conditions et que les Pays-Bas ne soutiendraient pas le principe d’une dette commune.

Le MES a indiqué que la ligne de crédit spécial pourrait être disponible pour une durée allant jusqu’à deux ans, et devrait être remboursée en moyenne sous cinq à dix ans.

COVID19: Italie refuse le projet de l’UE

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte n’accepte « pas le projet préparé » lors d’un sommet par tele-conférence pour trouver une réponse économique commune à la pandémie de coronavirus, selon des sources gouvernementales italiennes. 

L’Italie souhaite que l’Union européenne se dote « d’instruments financiers novateurs et réellement adaptés à une guerre », selon l’agence italienne Agi qui cite du Premier ministre. Dans cette riposte à la catastrophe économique qui menace l’UE, s’affrontent les tenants d’une plus grande solidarité financière, les pays Méditerranéens, moins vertueux en matière budgétaire, et ceux du nord.

UE: assouplissement des règles budgétaires

La Commission propose aujourd’hui d’activer la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance (PSC), dans le cadre de sa stratégie de réaction rapide, énergique et coordonnée à la pandémie de coronavirus. Une fois approuvée par le Conseil, cette activation permettra aux États membres de prendre des mesures afin de faire face de manière adéquate à la crise, tout en dérogeant aux obligations budgétaires qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen.

Cette proposition est une mesure importante que prend la Commission pour tenir son engagement: utiliser tous les instruments de politique économique dont elle dispose afin d’aider les États membres à protéger leurs citoyens et à atténuer les conséquences socio-économiques extrêmement négatives de la pandémie.

Mme Ursula von der Leyen a déclaré ce qui suit: «Aujourd’hui, nous proposons d’utiliser au maximum la flexibilité autorisée par nos règles pour permettre à nos gouvernements nationaux d’apporter un soutien à tous les niveaux — au personnel et aux systèmes de santé ainsi qu’aux personnes si gravement touchées par la crise. Je souhaite m’assurer que nous faisons face le mieux possible aux dimensions humaines et socio-économiques de la pandémie de coronavirus.»

La pandémie de coronavirus est un choc majeur pour les économies européenne et mondiale. Les États membres ont déjà adopté ou sont en train d’adopter des mesures budgétaires afin d’accroître la capacité de leurs systèmes de santé et de venir en aide aux citoyens et aux secteurs particulièrement touchés. Ces mesures, conjuguées à la baisse de l’activité économique, contribueront à accroître considérablement les déficits budgétaires.

La Commission demande au Conseil d’approuver sa proposition le plus rapidement possible.

La Commission est prête à prendre les autres mesures qui s’imposeront au vu de l’évolution de la situation.

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