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L’UE condamne les attaques au Sahel

« Plusieurs attaques ont endeuillé récemment le Niger, le Burkina Faso et le Cameroun. Elles ont ciblé tantôt des populations civiles, tantôt des travailleurs humanitaires. Ces attaques brutales nous rappellent que le terrorisme n’épargne personne. Ni les populations civiles dans des régions où les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la pandémie du coronavirus. Ni les travailleurs humanitaires qui payent de leur vie leur volonté d’aider les autres » a écrit le haut diplomate européen Josep Borrell sur son micro-blog Twitter.

« L’Union européenne ne cessera jamais de condamner ces attaques lâches et barbares. Rien ne nous fera baisser les bras dans notre volonté d’aider le Sahel à affronter les différents défis auxquels la région fait face. L’Union européenne reste déterminée à poursuivre ses efforts, aux côtés de ses partenaires sahéliens, en faveur du rétablissement de la sécurité et des services de l’Etat, de l’action humanitaire et de développement, notamment dans le cadre de la Coalition pour le Sahel. L’Union européenne rappelle enfin que le droit international humanitaire doit être respecté toujours, partout et par tous ».

Macron a salué l’accord «historique»

Le président Macron a salué le 21 juillet l’aspect “historique” de l’accord sur le budget de l’UE et le plan de relance européens conclu au bout de quatre jours de discussions à Vingt-Sept à Bruxelles, parlant d’”étape majeure” dans la construction de l’Union.

“Le plan de relance fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro. C’est la première fois que nous mettons en place cette capacité budgétaire commune, à ce niveau-là”, a dit Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse en visioconférence aux côtés de la chancelière allemande, Angela Merkel.

Sans l’Allemagne et la France ensemble, “rien n’est possible”, a expliqué le président français.

“Je suis convaincu que ce plan, ce budget sont de nature à répondre aux défis sanitaires, économiques et sociaux qui sont aujourd’hui devant nous dans chacun de nos pays, et que décider de ne pas y répondre, s’eut été décider de dépenser beaucoup dans quelques mois ou quelques années”, a poursuivi le président français.

“Je n’ai aucun esprit chagrin à propos de cet accord”, a aussi déclaré Emmanuel Macron, alors que la France a dû faire des concessions, notamment sur le montant des subventions.

“Nous sommes en train de structurer une solidarité commune, de consolider l’euro comme une vraie monnaie internationale”, a-t-il aussi considéré.

Le Maire: «un bon accord» pour «nouvelle» Europe

L’accord conclu le 21 juillet à l’aube par les dirigeants des Vingt-Sept sur un plan de relance massif de l’économie européenne constitue l’acte de naissance d’une nouvelle Europe, plus solidaire, a salué le ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, Bruno Le Maire.
Les dirigeants de l’UE se sont accordés le 21 juillet à l’aube, à l’issue d’un sommet marathon de plus de quatre jours à Bruxelles, sur un plan de relance d’une économie européenne fragilisée par les répercussions économiques de la crise sanitaire liée à la COVID-19, doté de €750 milliards, répartis entre €390 milliards de subventions et €360 milliards de prêts.

“C’est un bel accord, c’est un bon accord et c’est l’acte de naissance d’une nouvelle Europe donc c’est effectivement un jour historique parce que pour la première fois de son histoire l’Europe accepte de lever de la dette en commun (…) pour donner de l’argent aux Etats membres afin qu’ils puissent reconstruire, relancer leur économie”, a déclaré Bruno Le Maire.

“C’est l’acte de naissance de cette nouvelle Europe qui sera plus solidaire, plus verte et puis plus franco-allemande”, a-t-il ajouté en plaidant une nouvelle fois pour une accélération des processus de décision des instances de l’Union européenne.

Il faut que l’Europe puisse décider aussi fort que ce matin mais plus rapidement”, a souligné Bruno Le Maire en réitérant son appel à abandonner la règle de l’unanimité au profit de la majorité qualifiée pour les décisions sur la fiscalité.

Le ministre a également précisé que la France obtiendrait €40 milliards de subventions issus de ce plan de relance européen, qui contribueront au financement du plan de relance national.

“La relance c’est maintenant, il n’y a pas un instant à perdre donc nous disposons dès maintenant de 40 milliards d’euros supplémentaires que nous allons pouvoir ajouter à l’argent du budget français (…) à l’intérieur des 100 milliards” prévus pour le plan de relance national, a-t-il souligné.

Au-delà des mesures déjà mises en place depuis le début de la crise sanitaire pour soutenir une économie française pénalisée notamment par près de deux mois de confinement, le dernier volet des mesures de relance nationales s’intègrera dans ce plan de relance de €100 milliards qui sera présenté le 24 août en conseil des ministres.

Ce texte prévoira des dépenses pour la formation des salariés, pour l’investissement des entreprises, ainsi que pour la transition écologique, à hauteur de 30%, a éxpliqué Bruno Le Maire.

La taxe GAFA est suspendu

Les Etats-Unis ont annoncé leur intention d’appliquer des taxes supplémentaires de 25% à une gamme de produits français, tels que cosmétiques et sacs à main, évaluée à 1,3 milliards de dollars (1.1 milliards d’euros) en réponse à la taxe française sur le numérique, tout en repoussant leur entrée en vigueur de 180 jours pour “laisser la place aux négociations”.

La France a instauré l’an dernier sa propre taxe sur les bénéfices des entreprises du numérique, mais sa perception a été suspendue jusqu’à la fin 2020, dans l’attente d’un accord international sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie, des Finances et de la Relance, s’est entretenu avec Steven Mnuchin et Robert Lighthizer, le représentant américain au Commerce. “Nous voulons une solution internationale et appelons les Etats-Unis à continuer la négociation à l’OCDE sur la taxation des géants du numérique, sachant qu’une très large majorité d’Etats de l’OCDE sont favorables à la proposition qui est sur la table”, rappelle par ailleurs son ministère dans un communiqué.

“En tout état de cause, s’il n’y avait pas de solution internationale qui se dégageait à la fin de l’année 2020, comme nous l’avons toujours indiqué, nous appliquerions notre taxe nationale en France (qui a été perçue en 2019 déjà) comme d’ailleurs beaucoup d’autres Etats européens”, ajoute-t-il.

Schengen: lever les contrôles

La Commission européenne (CE) a recommandé le 11 juin aux Etats membres de l’espace Schengen de lever les contrôles à leurs frontières intérieures d’ici au 15 juin mais de prolonger au moins jusqu’au 30 juin les restrictions temporaires sur les déplacements non-essentiels à destination de l’Union européenne.

D’après la proposition de la Commission, l’autorisation d’entrer dans l’espace Schengen sera basée sur le lieu de résidence du voyageur et non sa nationalité et aucune mesure de quarantaine ne lui sera imposée à son arrivée.

L’exécutif bruxellois justifie son refus d’une levée généralisée des restrictions sur les voyages par la situation sanitaire qui reste critique dans certains pays tiers.

Les restrictions devraient être levées pour des pays sélectionnés conjointement par les Etats membres sur la base d’une série de principes et de critères objectifs”, indique la Commission dans un communiqué, citant “la situation sanitaire, la capacité à mettre en oeuvre des mesures de contrôle lors des déplacements et des considérations liées à la réciprocité”.

“Même si nous devons tous rester prudents, le moment est venu d’engager les préparatifs concrets d’une levée des restrictions avec les pays présentant une situation sanitaire similaire à celle de l’UE et d’une reprise du traitement des visa”, a-t-elle ajouté.

La commission propose egalement de lever les restrictions sur les voyageurs en provenance des Balkans occidentaux (Croatie, Bosnie-Herzégovine, Albanie, Kosovo, Macédoine du Nord, Monténégro et la Serbie). Ylva Johansson n’a pas souhaité citer d’autres pays.

Cela doit être fait étape par étape. Je pense donc que cette liste s’allongera, peut-être pas au jour le jour mais au moins peut-être de semaine en semaine”, a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse.

15 juin Suisse rouvrira ses frontières à l’UE

L’Italie a quant à elle décidé unilatéralement de lever les restrictions d’entrée pour les Européens au 3 juin. Une réouverture considérée prématurée par la Suisse.

Le trafic vers ou en provenance de la péninsule a toutefois augmenté d’environ 20%. L’Administration fédérale des douanes a expliqué cette hausse par plusieurs raisons. Les Suisses possédant une maison en Italie ou les Italiens vivant en Suisse ont été nombreux à profiter de cet assouplissement. Quelques voyages touristiques ont également été enregistrés. Malgré tout, le volume de trafic est toujours nettement plus faible qu’avant la crise de la COVID-19.

Dès le 15 juin, les ressortissants d’Etats membres de l’Union européenne, ainsi que les ressortissants du Royaume-Uni, pourront à nouveau entrer sur le territoire suisse. Le Conseil fédéral a pris cette décision le 5 mai au vu de l’amélioration de la situation épidémiologique liée à la crise de la COVID-19.

L’annonce de 5 mai intervient alors que Suisse Tourisme a lancé une vaste campagne promotionnelle à l’échelle internationale. Les touristes suisses seront les premiers visés par cette campagne, suivis par les Allemands et les Français.

Selon l’organisation faîtière, le manque à gagner pour le tourisme helvétique atteint 8,7 milliards de francs pour la période allant de mars à juin. Le KOF estime lui que les nuitées hôtelières devraient pourraient chuter de moitié dans les villes cet été et de 20% à 30% dans les zones de montagne.

La Suisse rouvrira ses frontières avec tous les Etats membres de l’UE et le Royaume-Uni le 15 juin.

Berne avait déjà annoncé la réouverture des frontières avec l’Autriche, l’Allemagne et la France pour cette date en concertation avec les autorités de ces pays. Ce sera désormais le cas avec tous les pays de l’Union européenne et le Royaume-Uni. Aucune ouverture n’est en revanche annoncée pour les Etats tiers.

La décision a été prise après une vidéoconférence informelle des ministres de l’intérieur des États Schengen, a indiqué le 5 mai le Conseil fédéral. La Suisse y était représentée par le secrétaire d’État aux migrations Mario Gattiker.

Lors de cette réunion, de nombreux ministres ont exprimé le souhait d’un retour à la normalité et d’une suppression des contrôles aux frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin. Le Département fédéral de justice et police devra adapter l’ordonnance sur le Covid-19.

L’Office fédéral de la santé publique analyse actuellement si des mesures sanitaires seront nécessaires aux frontières terrestres et dans les aéroports. Lors de cet examen, il tiendra compte des mesures prises par les autres Etats. Chaque pays décidant lui-même des conditions d’entrée, les Suisses devront se renseigner avant leur voyage. Des quarantaines à l’arrivée ou des mesures, comme le port du masque, pourraient être exigées.

Ituri: Borrell dénonce les atrocités

La province de l’Ituri en République démocratique du Congo (RDC) est frappée depuis plusieurs semaines par une intensification des attaques presque quotidiennes systématiques contre la population civile. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi près de 300 personnes qui ont été tuées et plus de 200 000 personnes ont fui les atrocités.

Ces actes barbares doivent cesser. Il appartient aux autorités congolaises et à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) de mettre fin aux agissements de la milice armée CODECO et à en déférer les auteurs présumés devant la justice. Aucun sentiment d’impunité ne peut prévaloir. Il est aussi indispensable de faire primer le dialogue et de lutter contre toute instrumentalisation identitaire.

Ce qui se passe dans l’Est de la République démocratique du Congo ne peut devenir une crise oubliée ; et les efforts visant à mettre fin à l’insécurité dans cette région doivent être accélérés. L’Union européenne se tient prête à soutenir les efforts des autorités congolaises en ce sens, en coordination avec ses partenaires.

Enfin, l’Union européenne n’exclut pas de prendre les mesures adéquates à l’égard des personnes, groupes ou organisations qui contribuent par leurs agissements à nuire à la préservation de la paix ou à des violations graves des droits de l’homme.

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Tchad: abolition de la peine de mort

Le 20 mai, le Tchad a adopté une nouvelle loi antiterrorisme qui n’inclut plus la peine de mort pour des crimes liés au terrorisme, l’emprisonnement à vie étant prévu comme peine maximale. Avec cette loi, le Tchad est devenu le 22ème état africain à abolir en droit la peine de mort pour tous les crimes.

C’est un signal fort adressé aux autres pays du monde et contribue à l’abolition progressive de la peine de mort en Afrique. 80 % des États membres de l’Union africaine sont déjà abolitionnistes de droit ou appliquent un moratoire. L’Union européenne est fermement opposée à la peine de mort en toutes circonstances.

Cette décision du Tchad constitue également une avancée vers l’harmonisation du cadre judiciaire du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Dans leur Déclaration commune du 28 avril 2020, les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel ont souligné l’importance de veiller au respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international dans la conduite de leurs actions.

Soros: la survie de l’Union européenne

La Commission européenne, qui doit présenter sa proposition de plan de relance le 27 mai, a prévenu cette semaine qu’elle ne reprendrait pas en tant que telle l’idée franco-allemande d’un fonds de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires mais qu’elle panacherait prêts et subventions.

« La survie de l’Union européenne est en jeu à moins qu’elle n’émette des obligations perpétuelles afin d’aider les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus, à l’image de l’Italie« , estime le milliardaire américain George Soros à quelques jours de la présentation par Bruxelles d’un plan de relance.

Si l’Union européenne est incapable de l’envisager à ce stade, « elle ne sera peut-être pas capable de survivre aux défis auxquels elle fait face actuellement”, déclare-t-il dans un échange par courriel avec des journalistes sous forme de questions-réponses.

“Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, cela pourrait être une réalité tragique”, ajoute l’homme d’affaires, connu pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, qui se dit également très préoccupé par la situation en Italie.

L’assouplissement des règles en matière d’aides d’État, qui sont favorables à l’Allemagne, a été particulièrement injuste pour l’Italie, qui était déjà l’homme malade de l’Europe et ensuite le pays le plus durement touché par le coronavirus”, poursuit George Soros.

Borrell réaffirme le soutien à Touadéra

Le Haut Représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et Vice-président de la Commission, Josep Borrell, a eu un entretien téléphonique avec le Président de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, ce mardi 28 avril 2020.

A cette occasion, le Haut Représentant a réaffirmé le soutien de l’Union européenne à la République centrafricaine, en particulier dans cette phase de lutte contre la pandémie du coronavirus. Le Haut Représentant a confirmé que l’Union européenne organisera prochainement, en collaboration avec la France, un pont aérien humanitaire pour le transport de matériel sanitaire nécessaire à la riposte à la pandémie. Le Haut Représentant a par ailleurs souligné l’importance de lutter contre la désinformation et la stigmatisation liées à la pandémie. L’Union européenne restera également vigilante face à ceux qui seraient tentés de profiter de la situation pour entraver le processus de stabilisation en République centrafricaine.

A cet égard, le Haut représentant a rappelé le soutien de l’Union européenne à l’organisation des prochains scrutins présidentiel et législatif prévus pour la fin de l’année. Ces élections constituent une étape essentielle dans le processus de démocratisation, de réconciliation et de paix du pays. Le soutien financier de l’Union européenne au processus électoral s’élève déjà à € 17,5 millions.

Le Haut Représentant Borrell a rappelé la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’Accord politique de paix et de réconciliation malgré les circonstances actuelles. Il a appelé à la poursuite du dialogue entre tous les acteurs et au respect des engagements pris par les parties. Le Haut Représentant a réitéré l’engagement résolu de l’Union européenne en soutien à ce processus, en étroite coordination avec ses partenaires, en particulier les Nations Unies et l’Union africaine.

L’entretien a permis de réaffirmer la solidité du partenariat entre l’Union européenne et la République centrafricaine.

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