Archives des étiquettes : UE

UE condamne les massacres de civils

Bruxelles 03.06.2021 « L’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté les massacres de civils commis ces derniers jours en République démocratique du Congo, en particulier dans les Provinces de l’Ituri et du Nord Kivu. L’UE réitère sa préoccupation sur les activités persistantes des groupes armés, accusés de crimes de guerre et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire dans ces provinces. Les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice par les autorités.

« L’Union européenne renouvelle son attachement au respect du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes. Elle invite les autorités congolaises et les forces de sécurité engagées à renforcer la protection des populations civiles.

« L’Union européenne réaffirme son soutien à tous ceux qui sont engagés au plus près des populations pour faire face aux conséquences de l’éruption du volcan Nyiragongo et venir en aide aux populations déplacées soit en raison de l’insécurité persistance, soit en raison des calamités naturelles. La sécurité des travailleurs humanitaires et leur libre accès aux zones sinistrées sont des conditions indispensables pour assurer la protection et le soutien aux populations affectées.

« Les efforts visant à s’attaquer aux causes de l’insécurité et de l’instabilité dans les Provinces de l’Est de la République démocratique du Congo doivent être accélérés et se traduire dans les faits ».

Otan condamne un acte de piraterie d’État

Plusieurs pays de l’UE ainsi que les États-Unis ont condamné l’arrestation d’un opposant biélorusse après le détournement de son avion. Les autorités biélorusses évoquent un e-mail de menaces du Hamas.

L’avion reliant Athènes à Vilnius, dérouté ce dimanche par la Biélorussie alors que l’opposant au régime Roman Protassevitch se trouvait à son bord, a fait réagir l’Union européenne et plusieurs gouvernements entre dimanche et lundi (23-24/05/2021) Réunis en sommet lundi et mardi à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept discuteront de «possibles sanctions» contre le pays, en plus de celles le visant déjà et qui ont conduit son président Alexandre Loukachenko à se rapprocher davantage de son homologue russe Vladimir Poutine.

Minsk a par ailleurs donné des nouvelles de l’opposant biélorusse, en détention provisoire dans une prison de la capitale Minsk, selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur. «Il n’y a pas eu de plaintes sur son état de santé venant de l’administration», a ajouté cette source sur la messagerie Telegram. Dans la soirée, la mère de Roman Protassevitch avait affirmé à des médias d’opposition biélorusses que son fils était peut-être hospitalisé à Minsk à cause de problèmes cardiaques. «Ces informations sont fausses», a réagi le ministère, qui ajoute que le militant se trouve dans la Maison d’arrêt N°1 dans le centre de la capitale.

Avion Ryanair détourné vers la Biélorussie : l’Europe prépare des sanctions, Minsk évoque une menace du Hamas
Plusieurs pays de l’UE ainsi que les États-Unis ont condamné l’arrestation d’un opposant biélorusse après le détournement de son avion. Les autorités biélorusses évoquent un e-mail de menaces du Hamas.

Des femmes brandissent des affiches sur lesquelles on peut lire «Je suis, nous sommes Roman Protasevich» dans la zone d’arrivée, alors que des passagers débarquent d’un avion Ryanair en provenance d’Athènes, en Grèce, qui a été détourné vers Minsk le même jour par les autorités biélorusses, après avoir atterri à l’aéroport de Vilnius, sa destination initiale, le 23 mai 2021.
Des femmes brandissent des affiches sur lesquelles on peut lire «Je suis, nous sommes Roman Protasevich» dans la zone d’arrivée, alors que des passagers débarquent d’un avion Ryanair en provenance d’Athènes, en Grèce, qui a été détourné vers Minsk le même jour par les autorités biélorusses, après avoir atterri à l’aéroport de Vilnius, sa destination initiale, le 23 mai 2021.

L’avion reliant Athènes à Vilnius, dérouté ce dimanche par la Biélorussie alors que l’opposant au régime Roman Protassevitch se trouvait à son bord, a fait réagir l’Union européenne et plusieurs gouvernements entre dimanche et lundi. Réunis en sommet lundi et mardi à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept discuteront de «possibles sanctions» contre le pays, en plus de celles le visant déjà et qui ont conduit son président Alexandre Loukachenko à se rapprocher davantage de son homologue russe Vladimir Poutine.

Minsk a par ailleurs donné des nouvelles de l’opposant biélorusse, en détention provisoire dans une prison de la capitale Minsk, selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur. «Il n’y a pas eu de plaintes sur son état de santé venant de l’administration», a ajouté cette source sur la messagerie Telegram. Dans la soirée, la mère de Roman Protassevitch avait affirmé à des médias d’opposition biélorusses que son fils était peut-être hospitalisé à Minsk à cause de problèmes cardiaques. «Ces informations sont fausses», a réagi le ministère, qui ajoute que le militant se trouve dans la Maison d’arrêt N°1 dans le centre de la capitale.

L’Union européenne a fustigé «une action complètement inacceptable» de Minsk. Le service diplomatique européen a convoqué l’ambassadeur de la Biélorussie auprès de l’UE pour lui faire part de la condamnation des institutions européennes et des États membres du déroutage «inadmissible» de l’avion, selon un communiqué diffusé lundi. L’action de la Biélorussie a «mis en danger la sécurité des passagers et de l’équipage», poursuit l’UE dans son communiqué, qui fustige également «une nouvelle tentative flagrante de faire taire toutes les voix d’opposition» dans cette ex-république soviétique. L’UE demande une nouvelle fois la «libération immédiate» de l’opposant arrêté, Roman Protassevitch.

De son côté, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a réclamé des investigations sur cet «incident sérieux et dangereux». Les ambassadeurs de l’Otan se réuniront ce mardi à ce sujet.

L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) va organiser une réunion d’urgence de son organe directeur jeudi, après l’interception d’un vol commercial de Ryanair par la Biélorussie, a annoncé lundi l’agence onusienne. «Le président du Conseil de l’OACI a convoqué une réunion d’urgence des 36 représentants diplomatiques du Conseil le 27 mai suite à l’incident impliquant le vol Ryanair FR4978 dans l’espace aérien de la Biélorussie», a tweeté l’agence basée à Montréal sans autres précisions.

Un nouveau paquet de sanctions préparé depuis le mois de mai sera soumis aux dirigeants européens. «Il est conséquent, mais il ne s’agit que de mesures individuelles, même s’il concerne des opérateurs économiques», a-t-on précisé de source diplomatique européenne. Mais aucun blocage politique n’a été enregistré «à ce stade», a souligné ce diplomate, même si des mesures additionnelles qui auront un impact économique sont également en discussion, a-t-on précisé.

Voyage au portugal

Les touristes Français peuvent à nouveau voyager au Portugal depuis ce lundi 17 mai. L’État lusitanien a officialisé la nouvelle ce week-end : il lève la quarantaine de 14 jours et autorise les voyages touristiques pour la plupart des pays européens où le taux d’incidence du Covid-19 est «inférieur à 500 cas pour 100.000 habitants», a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Un cas de figure qui concerne déjà la Grande-Bretagne et, depuis ce lundi la France, entre autres. La situation sanitaire s’améliore dans l’Hexagone, classé en «zone orange» depuis le 13 mai par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC): son taux d’incidence est majoritairement inférieur à 500 cas pour 100 000 personnes sur 14 jours.

Après l’Italie, qui a levé l’obligation d’isolement pour les Français le 15 mai, le Portugal rejoint les autres pays du sud de l’Europe dans une course acharnée pour accueillir à nouveau les voyageurs, Grèce, Espagne ou Croatie en tête. Tous attendent le déploiement du pass sanitaire européen, promis pour fin juin.

Après un hiver meurtrier marqué par plusieurs semaines au premier rang mondial en nombre de nouvelles contagions par rapport à sa population de 10 millions d’habitants, le Portugal a entamé le 1er mai la dernière étape d’un déconfinement graduel qui, pour l’heure, n’a pas provoqué de regain de l’épidémie de Covid-19. Cette embellie sanitaire avait amené Londres à placer le Portugal dans sa « liste verte » de 12 pays où ses ressortissants pourront se rendre à partir de lundi sans devoir rester en quarantaine à leur retour.

« Le Portugal est le seul pays de l’Union européenne à figurer dans cette liste », s’est félicité la secrétaire d’Etat au Tourisme, Rita Marques, qui a expliqué à l’AFP qu’étant donné « la proximité entre les deux pays, c’est important de chérir ce marché ».

Dès aujourd’hui, une trentaine de vols en provenance du Royaume-Uni sont attendus au Portugal, dont plus de la moitié à Faro, principale ville de la région touristique de l’Algarve (sud).

France: voyage à l’étranger

Dans notre budget pour les prochaines vacances, faut-il prévoir le coût d’un test de dépistage du Covid-19 pour pouvoir rentrer en France. Avec la réouverture progressive du pays et des frontières, la question commence à trotter dans la tête des futurs voyageurs.

Un test gratuit en France
Si les règles varient, aujourd’hui pour pouvoir se rendre dans un pays étranger il faut pouvoir présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. En France, c’est la Sécurité sociale qui prend en charge le coût d’un test de dépistage du coronavirus réalisé sur le territoire.
Si le voyageur n’a rien à débourser au départ, pour pouvoir revenir en France l’affaire est tout autre. Car pour revenir sur le sol français, un voyageur doit également montrer un test négatif de moins de 48 heures.

Problème : le test est payant quasiment partout dans le monde, même à l’échelle de l’Union Européenne (UE). Et les sommes peuvent vite monter. Il en coûtera ainsi entre 50 et 110 euros en Italie, jusqu’à 120 euros en Espagne et même 300 euros en Suède. Ce qui représente un vrai budget.

Interrogé sur cette question, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a expliqué que pour l’instant le remboursement des tests pour le retour des voyageurs français n’est pas envisagé. « Ce serait un effort pour la Sécurité sociale qui ne serait pas justifié », a-t-il indiqué lors du « Grand rendez-vous » Europe 1-CNews- Les Échos.

Pourtant une prise en charge existe, pour l’instant, pour un test réalisé dans un État membre de l’UE, de l’Espace Economique Européen (EEE) ou en Suisse. « Les tests de dépistage à caractère administratif (obligatoires pour entrer sur le territoire de certains États), et les tests à caractère médical (présence de symptômes) sont pris en charge par l’assurance maladie française lorsqu’on doit réaliser un test immédiatement nécessaire », assure l’Assurance Maladie sur son site.

L’Assurance maladie confirme que « dans l’UE, la prise en charge se fait à hauteur de ce qui est remboursable en France (forfait de 50 euros) (…) Il est considéré que le test PCR est un soin d’ordre médical ».

Pour obtenir ce remboursement, il faut présenter sa carte européenne d’assurance maladie au moment de la réalisation du test. En cas d’oubli, l’assuré pourra remplir une fois de retour en France le formulaire « soins reçus à l’étranger ». Toutefois, si le coût du test dépasse 50 euros, c’est à lui de régler la différence.

Strasbourg: Avenir de l’Europe

Emmanuel Macron et les dirigeants de l’Union européenne (UE) sont attendus, dimanche 9 mai à Strasbourg, pour donner le coup d’envoi de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Pour l’inauguration solennelle de cette vaste consultation citoyenne le jour de la Fête de l’Europe, «nous souhaitons de l’interactivité et des échanges, dès ce premier jour, avec les citoyens», a avancé l’Elysée.

«Si Bruxelles est la capitale des bureaux de l’Europe, Strasbourg est la capitale de son âme et de son cœur: là où on la pense, là où on défend ses valeurs », a déclaré M. Macron, dans une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Le chef de l’Etat, qui va également signer un contrat triennal de soutien à la dimension européenne de Strasbourg, veut désormais que l’« on retrouve le fonctionnement le plus normal possible, le plus vite possible».

Dans l’hémicycle du Parlement européen seront prononcés, à partir de 14 heures, le discours du chef de l’Etat français et celui des trois institutions européennes, représentées par le président du Parlement européen, David Sassoli, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le premier ministre portugais Antonio Costa, pour le Conseil.

Depuis plus d’un an, le Parlement européen ne s’est pas réuni à Strasbourg en raison de la pandémie. Dans une lettre ouverte adressée à Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, des représentants de la société civile (*) demandent au gouvernement français d’envisager un recours auprès de la Cour de justice de l’Union européenne pour le retour des sessions plénières du Parlement européen à Strasbourg.

Macron affiche sa « cohésion »

Soixante-seize ans après la reddition de l’Allemagne nazie, la France commémore la victoire du 8 mai 1945 et Emmanuel Macron affiche sa cohésion avec l’armée. Le président de la République a passé un long moment à discuter avec les différents chefs d’états-majors réunis en cercle autour de lui, une discussion inhabituelle pour une commémoration du 8 mai. Cet entretien intervient quelques jours après la publication d’une tribune signée par plusieurs centaines de militaires qui critiquent ouvertement l’action du chef de l’État, quelque temps avant qu’une autre tribune de militaires ne soit publiée dans Valeurs Actuelles.

«Je n’ai pas souvenir d’avoir vu une telle image», commente le général Pellistrandi, rédacteur en chef de la revue Défense nationale, sur BFMTV. «Ce moment est historique, explique Jean Garrigues, historien spécialiste de la Ve République. C’est une réponse directe à la tribune des militaires».

La cérémonie a exceptionnellement été organisée en fin de journée, en raison du déplacemen du président de la République au Portugal à l’occasion d’un sommet européen.
Pour la deuxième année consécutive, la cérémonie de commémoration du 8 mai 1945 a eu lieu sans public ce samedi, le 8 mei, en raison de la crise sanitaire. Exceptionnellement décalé à 18 heures, en raison du déplacement d’Emmanuel Macron au Portugal, le 76e anniversaire de la victoire des Alliés a démarré avec la dépose d’une gerbe de fleurs au pied de la statue du Général de Gaulle, située en bas de l’avenue des Champs-Elysées.

Après la traditionnelle Sonnerie aux morts, le président de la République a salué Hervé Gaymard, président de la Fondation Charles de Gaulle, ainsi que les membres de la famille du premier président de la Ve République.

Le chef de l’Etat a ensuite remonté en voiture les Champs-Elysées pour rejoindre l’Arc de Triomphe, place de l’Etoile, où l’attendaient les anciens présidents Nicolas Sarkozy et François Hollande, quelques élus, membres du gouvernement dont la ministre des Armées Florence Parly à qui il a souhaité « un bon anniversaire, et de l’institution militaire.

Là, Emmanuel Macron a déposé une gerbe de fleurs et s’est recueilli quelques instants devant la tombe du Soldat inconnu, dont la flamme a été ravivée. La Marseillaise a ensuite été entonnée par le choeur militaire, avant qu’Emmanuel Macron n’aille saluer les quelques responsables politiques et militaires présents.

«Le geste est bien plus efficace que tous les discours, commente Jean Garrigues. S’il s’était exprimé, il se serait mis au même niveau que les généraux. Par cette discussion, il se place au-dessus, il expose le lien naturel qui unit le pouvoir civil au pouvoir militaire et marginalise la tribune».

UE: le budget dans l’impasse

Le contentieux opposant la Hongrie et la Pologne, d’un côté, et leurs partenaires européens, de l’autre, sera résolu, a déclaré vendredi, le 20 novembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, tandis que Varsovie faisait valoir son droit à un “nouveau compromis”.

Selon le chef de gouvernement hongrois, plusieurs pistes sont possibles pour sortir les Vingt-Sept de l’impasse créée par le refus de Budapest et Varsovie d’approuver le budget pluriannuel pour 2021-2027 et un accord finira par être trouvé.

L’UE sont dans une nouvelle impasse depuis que la Hongrie et la Pologne ont décidé d’approuver le déblocage des fonds du plan de relance destiné à sortir les Etats membres de la récession due à la pandémie de COVID-19 soit conditionné au respect de l’Etat de droit.

“Il pourrait y avoir plusieurs solutions (…) pour lesquelles ce sont les aspects légaux qui prévalent et non une majorité politique et qui seraient acceptables par la Hongrie et la Pologne”, a dit Viktor Orban à la radio publique hongroise sans plus de précisions.

En Pologne, on estime que les deux pays réfractaires ont “le droit à un nouveau compromis” et que Varsovie a le droit de refuser d’accepter “ce qui est mal”.

“Nous avons le droit de chercher et de demander un nouveau compromis”, a plaidé Krzysztof Szczerski, le secrétaire général de la présidence polonaise.

Confrontés depuis l’automne à une deuxième vague épidémique, les Etats membres ont été contraints d’imposer de nouvelles restrictions et l’économie de l’UE, en récession lors des six premiers mois de 2020, devrait à nouveau se contracter au cours du dernier trimestre.

Face à cette situation, les Vingt-Sept attendent avec impatience le déblocage des fonds européens pour sauver le maximum d’emplois et d’entreprises.

L’Italie, un des principaux bénéficiaires du plan de relance européen, a dit le 20 novembre par la voix de Roberto Gualtieri, son ministre de l’Economie, espérer une issue positive lors du sommet européen des 10 et 11 décembre prochains.

Le paquet financier en discussion comprend un budget de 1.100 milliards d’euros pour la période 2021-2027 et un plan de relance de 750 milliards d’euros. Ni l’un ni l’autre ne peuvent être débloqués sans l’accord unanime des Etats membres et du Parlement européen.

Si la Pologne et la Hongrie refusent de lier le plan de relance au respect de certaines valeurs démocratiques, des Etats comme les Pays-Bas, ainsi que le Parlement européen, refusent de lever cette condition.

Brexit: une bonne chance d’accord

Les chefs des négociations, Michel Barnier pour l’UE et David Frost pour le Royaume-Uni, doivent se retrouver le 9 novembre à Londres.

Interrogé par la BBC, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a déclaré qu’il existait une “bonne chance d’accord” à condition que les Européens fassent preuve de “souplesse” sur ces deux dossiers.

« Les grandes lignes sont assez claires. Il ne reste plus qu’à le faire” : Boris Johnson s’est voulu optimiste, dimanche, sur les chances de parvenir à un accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, alors que les deux parties doivent reprendre leurs négociations la semaine prochaine.

“J’ai toujours été un grand adepte d’un accord commercial avec nos amis et partenaires européens”, a assuré le Premier ministre britannique devant des journalistes.

“Je pense qu’il ne reste plus qu’à le faire, les grandes lignes sont assez claires. Il nous faut juste continuer et faire tout notre possible. Je l’ai dit hier (samedi) à (la présidente de la Commission européenne) Ursula Von der Leyen. Et elle est totalement d’accord avec moi.”

A l’issue de leur entretien, Boris Johnson et Ursula Von der Leyen ont constaté que les deux parties n’avaient toujours réussi à avancer sur les principaux points de blocage des discussions : l’égalité de traitement économique et la pêche.

Les discussions visent à parvenir à un compromis pour encadrer les relations entre les deux blocs après la fin, le 31 décembre, de la période de transition qui a suivi la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, mais le temps est de plus en plus limité.

Les députés européens ont souligné qu’un accord devrait être conclu à la mi-novembre pour pouvoir être ensuite ratifié par le Parlement européen.

“Au point où nous en sommes dans les discussions, cela paraît de plus en plus improbable”, a confié un responsable du Parlement.

UE: sanctions contre la Turquie

La France va plaider en faveur des mesures restrictives au niveau européen contre la Turquie à l’heure où les tensions entre l’UE et Ankara montent sur de nombreux points de contentieux, a déclaré le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune selon Agénce France-Presse (#AFP).

« Le président Erdogan repousse chaque jour les frontières de l’inacceptable. Nous avons trop longtemps été naïfs. La Drapeau de la France a été le fer de lance de la prise de conscience Drapeau de l’Union européenne. La solidarité Drapeau de l’Union européenne exprimée montre un nouveau consensus vers une position de fermeté» Clément Beaune a souligné.
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Président Erdogan a appelé lundi, le 26 octobre, ses concitoyens à boycotter les produits français, quelques jours après le rappel par Paris de son ambassadeur à Ankara après que le chef de l’État turc eut mis en cause la «santé mentale» de son homologue français.

La Turquie reproche au président Emmanuel Macron d’avoir exprimé son soutien à la liberté de caricaturer le prophète Mahomet, lors d’un hommage à Samuel Paty, l’enseignant français tué par décapitation pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe.

UE-Royaume-Uni vers ‘no-deal’

Le Premier ministre Boris Johnson a déclaré le 15 octobre qu’il était temps de se préparer à une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne sans accord négocié sur leur relation future à moins d’un changement radical de la position du bloc, qui continue à vouloir discuter.

(Image: archive).

Au lendemain de déclarations du président du Conseil européen du 15-16 octobre (#EUCO) Charles Michel affirmant qu’il revenait à Londres de faire des compromis pour éviter une rupture désordonnée le 1er janvier prochain, Boris Johnson a estimé que la poursuite des négociations prévues la semaine prochaine à Londres était désormais inutile.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’UE le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant une transition qui court jusqu’à la fin de l’année (le 31 décembre 2020), le temps que les deux parties s’entendent sur leur relation future et évitent le “saut dans le vide” d’un Brexit brutal.

“A moins d’un changement fondamental d’approche, nous allons vers la solution à l’australienne et nous devons le faire avec une grande confiance”, a déclaré le Premier ministre Johnson en référence aux relations entre l’Australie et l’UE, qui ne s’appuient sur aucun accord de libre-échange bilatéral étendu.

Son porte-parole a enfoncé le clou quelques heures plus tard en déclarant que les discussions entre Bruxelles et Londres en vue d’un accord commercial sur leurs futures relations étaient terminées. Il a ajouté que le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, ne devrait se rendre à Londres la semaine prochaine que si l’approche du bloc avait changé.

“Les négociations commerciales sont terminées : l’UE y a mis fin de facto en disant qu’elle ne voulait pas changer de position de négociation”, a-t-il dit.

Les différentes annonces du gouvernement britannique ont provoqué des mouvements de fluctuation à la hausse et à la baisse sur la livre.

Prié de dire s’il se tenait désormais à l’écart des discussions, Boris Johnson a déclaré: “S’il y a un changement fondamental d’approche, bien sûr, nous sommes toujours prêts à écouter, mais cela n’a pas semblé particulièrement encourageant au sommet de Bruxelles.”

“Ils (les Européens) veulent garder la capacité de continuer à contrôler notre liberté législative, nos activités de pêche, d’une manière qui est évidemment inacceptable pour un pays indépendant”, a-t-il ajouté.

Avant que le porte-parole de Boris Johnson n’indique que les discussions sur le Brexit étaient terminées, l’UE a fait savoir qu’elle entendait continuer à rechercher un accord, considérant que les propos du Premier ministre britannique participaient d’une rhétorique verbale.

“L’UE continue de travailler en vue d’un accord, mais pas à n’importe quel prix”, a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

“Comme prévu, notre équipe se rendra à Londres la semaine prochaine pour intensifier ces négociations”, a-t-elle ajouté.

A l’issue du sommet, Emmanuel Macron a fait savoir que les pays membres de l’Union européenne avaient donné leur feu vert à une poursuite des discussions sur le Brexit pendant encore deux semaines.

“Nous sommes prêts pour un accord, mais pas à n’importe quel prix”, a cependant prévenu le président français, ajoutant que la Grande-Bretagne a plus besoin d’un accord que l’UE.

“Les dirigeants souverains des Vingt-Sept n’ont pas vocation à rendre heureux le Premier ministre de Grande-Bretagne”, a averti Emmanuel Macron, qui a démenti que la pêche, dossier sur lequel la France est en première ligne, soit le seul point d’achoppement des discussions.

Outre la pêche, les négociations butent sur les règles de libre concurrence et les questions de gouvernance, notamment les mécanismes de règlement des litiges.

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