Archives des étiquettes : UE

Lituanie: l’interdiction de transit russe

20.06.2022 Depuis le 18 juin, la Lituanie interdit le transit ferroviaire par son territoire et à destination de Kaliningrad des marchandises russes sous sanctions européennes, soit 50 % de l’ensemble des produits. Pour Moscou, il s’agit d’une violation du droit international et d’une tentative de blocus de l’enclave russe située entre la Pologne et la Lituanie. (Image: illustration)

Les chemins de fer lituaniens ont interrompu, depuis le 18 juin à minuit, le transit ferroviaire depuis les régions de Russie en direction de Kaliningrad d’une série de produits et matériaux sanctionnés par l’Union européenne, informe le site russe Lenta.ru. Le blocage concernerait jusqu’à 50 % de la nomenclature des chargements, notamment les matériaux de construction, le ciment, le charbon et les métaux.

La tentative de quasi-blocus de la région de Kaliningrad du côté de la Lituanie constitue une violation de la souveraineté de la Russie sur l’enclave, a écrit ce 20 juin le sénateur russe Andreï Klichas sur sa chaîne Telegram, cité par le site Lenta.ru. Cela pourrait entraîner des réponses très sévères et tout à fait légales de la part de la Russie.”

“Nous estimons qu’il s’agit d’une violation grossière des protocoles régissant l’intégration des États baltes dans l’UE et des règles du libre transit”, s’est offusqué le gouverneur de la région russe enclavée entre la Pologne et la Lituanie, au bord de la mer Baltique, Anton Alikhanov.

Congo: L’UE appelle à éviter l’escalade

26.05.2022 Les attaques menées récemment par le M23 contre la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les forces armées de la République démocratique du Congo, confirment une escalade inquiétante de la violence dans la région des Grands Lacs. En témoignent aussi les graves incidents survenus cette semaine à la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.

Les attaques ciblant délibérément des populations civiles ou des Casques bleus sont contraires au droit international. L’UE les condamne avec fermeté.

L’UE appelle toutes les parties à éviter l’escalade et à utiliser les mécanismes existants de vérification conjointe et de résolution des différends. Le processus politique récemment lancé à Nairobi doit se poursuivre. L’UE exhorte tous les groupes armés à y participer sans condition.

Europe expulse diplomates russes

Le Danemark expulse 15 diplomates russes pour espionnage, annonce le ministre danois des Affaires étrangères. (Image: Moscou, Russie)

Après l’Allemagne, la Lituanie, les Pays-Bas ou encore la France, c’est au tour du Danemark et de l’Italie d’expulser des diplomates russes de son territoire pour espionnage. «Nous avons établi que les 15 agents de renseignement expulsés ont mené des activités d’espionnage sur le sol danois», a déclaré à la presse Jeppe Kofod, le ministre danois des Affaires étrangères, disant vouloir «envoyer un signal clair à la Russie: l’espionnage sur le sol danois est inacceptable». Côté italien, ce sont 30 diplomates russes qui ont été exclus pour les mêmes raisons.

Les pays européens ont décidé l’expulsion concertée de dizaines de diplomates russes, une quarantaine pour l’Allemagne et 35 pour la France. Selon les Etats-Unis, les alliés de Kyiv travaillent sur de nouvelles sanctions contre Moscou.

UE: une vision stratégique transformatrice

Brussels 29.03.2022 Intervention du président Charles Michel lors de la conférence sur les grands enjeux européens à Sciences Po, Paris:
« …Le projet européen se situe, c’est indiscutable, dans la courbe de progrès de l’humanité. Il vise à garantir les biens les plus précieux : la paix, la démocratie et la prospérité, ces biens dont on mesure la valeur lorsqu’ils sont mis en danger. Les débris et les cendres de deux guerres mondiales consécutives ont été, paradoxalement, le terreau fertile de l’édification européenne.

« Une Europe pacifique, une Europe unie, une Europe de plus en plus forte. Une Europe où la loi et les règles protègent les droits et les intérêts de chacun. Une Europe libre, une Europe solidaire. C’est un projet politique innovant, sans précédent dans l’Histoire, fondé sur le dialogue, fondé sur le respect, fondé sur la tolérance.

« Certes, soyons lucides, l’Union européenne n’a pas effacé les différences politiques, historiques, culturelles même, ni les intérêts différents entre nos États membres. Mais le projet politique de cette Union européenne a radicalement changé la façon dont nous abordons nos différences et nos différends: nous sommes passés d’un modèle qui était fondé sur la confrontation, y compris très souvent militaire, à un modèle de coopération et de négociation.

« Comment a-t-on pratiqué? En mettant en place progressivement des règles communes qui lient des pays aux institutions différentes. Mais des règles communes qui sont ancrées dans des valeurs et dans des principes communs.

« C’est ainsi, lorsque je suis assis à la table du Conseil européen, avec les 27 chefs d’État et de gouvernement, depuis maintenant sept ans, que je ressens chaque jour encore plus fort que la veille que nous formons, avec les 27, une famille.

« Une famille avec, c’est vrai, de fortes différences et, je le dis encore, parfois des différends. Nous passons des heures, des jours, parfois même, c’est arrivé, des jours et des nuits, à discuter, à palabrer, à argumenter pour rechercher un terrain d’entente. Mais toujours, ou à peu près toujours, nous y arrivons, parce qu’à la fin, c’est l’essentiel qui prime.

« Le succès de l’Union européenne tient, bien sûr, je le crois, à la force des mots. Ce sont ceux des traités européens, ce sont les mots du droit européen. Mais le succès, davantage, ce sont les faits, avec des réalisations qui sont inédites : d’abord, l’Union européenne, c’est le plus grand espace démocratique du monde. L’Union européenne, c’est la libre circulation des personnes et des biens, c’est une puissance économique et commerciale de 450 millions de consommateurs.

« Et l’Union européenne – trop peu de gens le savent –c’est le plus important promoteur et sponsor du développement et de la paix dans le monde.

Vision stratégique transformatrice

L’Union européenne est un projet constamment imparfait et en mouvement perpétuel. Parce que l’Union européenne est, avant tout, un projet de transformation.

Dans ce monde qui est un monde instable et en mutation, confronté à des défis globaux, au premier rang desquels le changement climatique, c’est l’Union européenne, en 2019, qui a décidé de faire de la double transition – écologique et numérique – notre stratégie de transformation pour bâtir un nouveau paradigme de prospérité. C’est l’Union européenne aussi qui a décidé d’agir pour tenter de renforcer notre capacité d’action et d’influence sur le plan mondial.

Ce dernier point – vous l’avez mentionné, nous sommes nés le même jour, mais pas la même année – c’est l’orientation que le président Macron avait proposée, à la Sorbonne, en 2017. Il s’agissait de construire une souveraineté européenne, pour assurer la capacité à défendre mieux nos valeurs, à défendre mieux nos intérêts, et à protéger nos citoyens, leur sécurité, leurs libertés et leur cadre de vie.

L’autonomie stratégique

Cette autonomie stratégique, la souveraineté de l’Europe, et je le dis avec un peu de solennité et peut-être même avec un peu d’émotion, je le crois, c’est le défi de notre génération et de votre génération.

Fin 2019, c’était il y a deux ans à peine, nous avons pris une première décision stratégique lorsque nous nous sommes engagés à atteindre la neutralité climat en 2050. En faisant cela, on avait fixé l’horizon pour créer l’espace politique afin de mettre en place ce que l’on a ensuite appelé le pacte vert européen. Décarboner nos sociétés, nos économies. Abandonner progressivement les énergies fossiles et les dépendances qui en découlent, au gaz et au pétrole russe, par exemple, je vais y revenir.

Aujourd’hui, à la lumière des événements, cela semble naturel, cela semble évident. Et pourtant, il y a deux ans à peine, en décembre 2019, il en a fallu de l’argumentation, des palabres, de la discussion, des heures, des jours et des nuits pour convaincre et pour prendre ensemble cette décision.

Mais l’Union européenne a montré la voie. D’autres pays dans le monde nous ont ensuite emboîté le pas avec le même objectif de neutralité climatique. Et un objectif, un impératif géostratégique est venu renforcer le motif climatique.

L’autonomie stratégique, l’agenda de souveraineté européenne repose à mes yeux sur trois piliers.

Tout d’abord, bien sûr, les valeurs européennes, les valeurs universelles : la dignité et la liberté humaines, l’État de droit, la solidarité.

Deuxième élément, la prospérité. Et cette prospérité est désormais liée à cette transformation urgente, impérieuse de notre modèle de développement, fondée sur cette double transition, numérique et verte.

Et enfin, le troisième point, on le voit beaucoup ces dernières semaines: l’importance de renforcer nos capacités d’action ensemble sur les sujets stratégiques.

L’objectif est à mes yeux d’exercer une plus grande influence, inspirée par nos valeurs, pour mieux anticiper et mieux protéger nos citoyens. Il s’agit – pour l’Union européenne – de cesser de n’être que le terrain de jeu pour les ambitions des autres et d’être un acteur qui respecte, mais qui est capable aussi de se faire respecter…
« On le voit, quand on est confrontés à l’adversité, l’Europe pose des actes. Des actes de souveraineté… »

Violences faites aux femmes

Un artiste italien a créé une campagne dénonçant les violences faites aux femmes en détournant les portraits de femmes puissantes et célèbres.

Voilà une campagne qui fait beaucoup parler d’elle en Europe. L’artiste italien AleXsandro Palombo a placardé dans les rues milanaises et espagnoles plusieurs photos pour dénoncer les violences faites aux femmes.

Sur les images, on peut apercevoir Ursula von der Leyen, Kate Middleton, Kamala Harris, Christine Lagarde et la Reine Letizia d’Espagne le visage tumifié. «Elle l’a dénoncé mais personne ne l’a crue. Elle a été abandonnée. Elle n’a pas été protégée. Il n’a pas été arrêté et elle a quand même été tuée», peut-on lire sur les affiches.

Sur les affiches, plusieurs personnalités publiques, comme la duchesse de Cambridge Kate Middleton, la vice-présidente américaine Kamala Harris, la reine Letizia d’Espagne ou encore la présidente de la Commission européenne Ursula Von der Leyen sont représentées en victimes de violences conjugales.

Sous leur visage tuméfié, on peut lire ces mots: “Elle l’a dénoncé – Mais personne ne l’a crue – Mais elle est restée seule – Mais elle n’a pas été protégée – Mais il n’a pas été arrêté – Mais elle a été tuée quand même”.

La campagne, déjà affichée dans les rues de Paris, mais également de Milan en Italie, ou encore de Los Alcazares, en Espagne, a été financée par le Ministère espagnol de l’égalité et le Secrétariat d’État à l’égalité et à la lutte contre la violence sexiste.

L’artiste explique que son objectif est “d’attirer l’attention sur les faibles réponses apportées par les politiques au problème de la violence sexiste et de mettre en évidence l’inefficacité du système de soutien et de protection des victimes”.

“Pourquoi une femme devrait-elle signaler les violences si, après le signalement, elle n’est pas protégée par les institutions et finit de toute façon par être tuée?”, a-t-il ajouté sur Instagram. “Comment une femme victime d’abus et de violences peut-elle encore avoir confiance dans les institutions?”

Pologne contre les valeurs de l’UE

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement demande à la Commission d’agir sans délai pour défendre les citoyens polonais et les fondements de l’ordre juridique de l’UE, en déclenchant le mécanisme de conditionnalité.

Lors d’un débat animé en plénière avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le ministre slovène des affaires étrangères, Anže Logar, la plupart des députés ont condamné la décision contestée du Tribunal constitutionnel polonais du 7 octobre. Ils ont remis en question l’indépendance même de la cour et mis en garde contre le chemin pris par le gouvernement polonais vers le totalitarisme et la régression. Les députés ont rappelé que tous les pays de l’UE avaient adhéré de façon volontaire aux règles communes lorsqu’ils ont rejoint l’Union et qu’il n’existait aucun conflit entre l’ordre juridique de l’UE et la constitution polonaise.

Au nom de la présidence slovène, le ministre Anže Logar a déclaré que la primauté de la loi européenne était un fondement de l’UE et la base de notre vivre ensemble dans une maison européenne commune. Il a souligné que le Conseil débattait de façon intensive de la question de l’État de droit et que la présidence s’engageait à faire avancer les procédures liées à l’article 7.

‘‘L’arrêt du Tribunal constitutionnel polonais remet en question les fondements de l’UE et constitue une attaque directe contre l’unité de l’ordre juridique européen’’, a déclaré la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. C’est la première fois qu’un tribunal d’un État membre conclut que les traités de l’UE sont incompatibles avec une constitution nationale, a-t-elle poursuivi.

Elle a annoncé que la Commission agirait, citant les procédures d’infraction, le mécanisme de conditionnalité et d’autres outils financiers visant à protéger le budget de l’UE contre les violations de l’État de droit, ainsi que la procédure liée à l’article 7, déterminant une violation grave des valeurs de l’UE.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a estimé que la primauté du droit européen ne s’étendait pas au système constitutionnel et que la constitution polonaise était l’acte juridique le plus élevé en Pologne, au-dessus de tout autre principe de droit. Par ailleurs, il a affirmé que des cours constitutionnelles dans d’autres États membres, notamment l’Allemagne, la France, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Roumanie, avaient rendu dans le passé des décisions similaires à celle faisant actuellement l’objet d’un débat.

Utiliser tous les outils disponibles pour défendre les citoyens polonais

Une majorité de députés ont demandé à la Commission d’utiliser tous les outils à sa disposition pour défendre avant tout les citoyens polonais et de déclencher enfin le mécanisme de conditionnalité de l’État de droit. De plus, ils ont demandé que des procédures d’infraction soient lancées et que le Conseil agisse enfin conformément à l’article 7 (TUE). Les députés ont fait part de leur soutien sans faille aux citoyens polonais qui descendent dans la rue pour défendre l’État de droit, ainsi qu’aux juges et aux procureurs qui continuent à appliquer le droit européen. Ils ont appelé les autorités polonaises à les écouter et à les respecter.

D’autre part, certains députés ont critiqué les institutions de l’UE de ne s’inquiéter de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la séparation des pouvoirs que dans certains États membres, et de se servir de la primauté du droit européen pour attribuer à l’Union davantage de compétences que celles définies initialement dans les traités.

Sommet européen: débat sur la migration

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement appelle le Conseil européen à atténuer la crise des prix de l’énergie et à s’occuper des contrevenants à l’État de droit lors du sommet des 21-22 octobre.

Lors d’un débat mercredi, le 29 octobre, avec la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le ministre des affaires étrangères, Anže Logar, représentant la présidence slovène du Conseil, la plupart des députés ont insisté sur la nécessité d’une approche unie pour alléger la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie sur les entreprises et les ménages européens. Ils ont affirmé que l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen était l’avenir, car cela permettra de réduire la dépendance énergétique du continent et de faire avancer l’action climatique en même temps.

Plusieurs intervenants se sont félicités que le thème de la migration puisse figurer à l’ordre du jour du sommet, et attendent des pays de l’UE qu’ils trouvent une solution responsable fondée sur les principes de solidarité et d’humanité.

Certains ont salué l’approche du Conseil consistant à considérer la protection des frontières extérieures comme la priorité absolue dans la recherche de solutions.

Faisant référence au débat de mardi avec le Premier ministre polonais, la plupart des intervenants ont demandé aux chefs d’État ou de gouvernement de prendre une orientation politique claire sur la question du respect de l’État de droit, en donnant un élan au processus de l’article 7 bloqué et en défendant l’État de droit en Pologne et ailleurs.

Alexeï Navalny reçoit le Prix Sakharov 2021

Strasbourg 20.12.2021 Parlement européen: Alexei Navalny is an anti-corruption activist and major political opponent of Russian President Vladimir Putin. Il est un militant anti-corruption et l’un des principaux opposants politiques au Président russe Vladimir Poutine.
Les députés ont décerné le Prix Sakharov 2021 pour la liberté de l’esprit à Alexeï Navalny, politique russe d’opposition et militant anti-corruption.

La vice-présidente du Parlement, Heidi Hautala, a annoncé le nom du lauréat 2021 dans l’hémicycle de Strasbourg, mercredi après-midi, suite à la décision de la Conférence des présidents (Président et chefs des groupes politiques).

Le Président du PE, David Sassoli, a déclaré: « Le Parlement européen a choisi Alexeï Navalny comme lauréat du Prix Sakharov cette année. Il a fait campagne de façon constante contre la corruption du régime de Vladimir Poutine. Grâce à ses comptes sur les médias sociaux et à ses campagnes politiques, il a contribué à dénoncer les abus et à mobiliser le soutien de millions de personnes en Russie. C’est pour ces raisons qu’il a été empoisonné et mis en prison.

En décernant le Prix Sakharov à Alexeï Navalny, nous reconnaissons son incroyable courage et nous rappelons le soutien sans faille du Parlement européen en faveur de sa libération immédiate. »

La vice-présidente Hautala a ajouté: « Cette année, le Prix Sakharov pour la liberté de l’esprit a été décerné à un acteur du changement. Alexeï Navalny a fait preuve de beaucoup de courage dans ses tentatives de restaurer la liberté de choix du peuple russe. Pendant de nombreuses années, il s’est battu pour les droits de l’homme et les libertés fondamentales dans son pays. Cela lui a coûté sa liberté et presque sa vie. Au nom du Parlement européen, j’appelle à sa libération immédiate et inconditionnelle.

Aujourd’hui, le Parlement a également rendu hommage aux femmes afghanes qui luttent résolument pour l’égalité et les droits humains dans leur pays et qui avaient été nommées pour le Prix. Nous choisissons de rendre hommage à leur courage car elles sont parmi les premières à être victimes de violations de leurs droits et libertés les plus basiques après la prise de pouvoir des talibans dans leur pays. »

Alexeï Navalny est un homme politique de l’opposition russe, un militant anti-corruption et un adversaire politique majeur du Président Poutine. Il s’est fait connaître sur la scène internationale en organisant des manifestations contre le Président Poutine et son gouvernement, en se présentant aux élections et en appelant à des réformes contre la corruption. Il a été empoisonné en août 2020 et a passé des mois à se rétablir à Berlin. Il a été arrêté en janvier 2021 lors de son retour à Moscou.

Il purge actuellement une peine de trois ans et demi de prison – il lui reste encore plus de deux ans à purger. Désormais incarcéré dans une colonie pénitentiaire de haute sécurité, il a entamé une longue grève de la faim en mars 2021 pour protester contre le manque de soins médicaux. En juin 2021, un tribunal russe a interdit les bureaux du réseau régional de Navalny et sa Fondation anti-corruption, tous deux classés aujourd’hui comme extrémistes et indésirables par les autorités russes.

Le Prix Sakharov sera officiellement remis lors d’une cérémonie qui se tiendra dans l’hémicycle du Parlement à Strasbourg le 15 décembre. Cliquez ici pour en savoir plus sur les autres finalistes du Prix Sakharov 2021.

UE-Taïwan: la coopération renforcée

Strasbourg 21.10.2021 Le PE appelle à des relations plus étroites avec Taïwan, guidées par la politique ‘‘d’une seule Chine’’, tout en émettant des avertissements sur les tensions dans le détroit de Taïwan.

Les députés considèrent Taïwan comme un partenaire clé de l’UE et un allié démocratique dans la région indopacifique, qui contribue à maintenir un ordre fondé sur des règles au milieu d’une rivalité croissante entre les principaux acteurs géopolitiques de la région.

Préparer le terrain au nouvel accord bilatéral d’investissement

Pour renforcer la coopération, le texte adopté par les députés souligne la nécessité urgente de lancer ‘‘une étude d’impact, une consultation publique et une étude exploratoire’’ sur un accord bilatéral d’investissement entre l’UE et Taïwan. Les députés insistent sur l’importance des relations commerciales et économiques entre les deux parties, notamment sur des questions liées au multilatéralisme et à l’OMC, aux technologies comme la 5G, à la santé publique ainsi qu’à la coopération essentielle sur les fournitures critiques telles que les semi-conducteurs.

Vives inquiétudes relatives à la pression militaire chinoise sur Taïwan

Le rapport exprime par ailleurs la vive inquiétude des députés concernant la poursuite de la belligérance militaire, les pressions, les exercices d’assaut, les violations de l’espace aérien et les campagnes de désinformation de la Chine visant Taïwan. Il demande instamment à l’UE de faire davantage pour répondre à ces tensions et pour protéger la démocratie taïwanaise et le statut de l’île en tant que partenaire important de l’UE.

Les députés rappellent que toute modification des relations entre les deux rives du détroit de Taïwan ne doit être ni unilatérale ni contraire à la volonté des citoyens de taïwanais. Ils rappellent également le lien direct entre la prospérité européenne et la sécurité asiatique et des conséquences pour l’Europe d’un conflit qui se propagerait bien au-delà du domaine économique.

Enfin, les députés proposent de changer le nom du Bureau européen de représentation économique et commerciale à Taïwan en Bureau de l’UE à Taïwan afin de refléter le large éventail des liens entre les deux parties.

Le texte a été adopté par 580 voix pour, 26 contre et 66 abstentions. Il sera disponible ici (21.10.2021).

« Le premier rapport du Parlement sur les relations UE-Taïwan démontre que l’UE est prête à renforcer sa relation avec notre partenaire clé qu’est Taïwan.

La Commission doit maintenant intensifier les relations entre l’UE et Taïwan et poursuivre un partenariat global renforcé avec ce pays. Les travaux relatifs à l’étude d’impact, à la consultation publique et au périmètre de l’accord bilatéral d’investissement avec les autorités taïwanaises, en vue des négociations visant à renforcer nos liens économiques, doivent commencer avant la fin de cette année » le rapporteur Charlie Weimers (ECR, SE) a déclaré.

Royaume-Uni: distance de Cour européenne des droits de l’Homme

Londres souhaite prendre davantage de distance avec le continent. Le ministre britannique de la Justice, Dominic Raab, a déclaré, dimanche 17 octobre, vouloir empêcher la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) de « lui donner des ordres ». La loi britannique stipule actuellement que les juges doivent prendre en compte les décisions de la CEDH. Une situation que le gouvernement britannique entend changer.

« Je ne pense pas que ce soit le travail de la Cour européenne de Strasbourg de nous donner des ordres sur des choses comme le NHS [service public de santé], notre protection sociale ou nos forces de police », a déclaré dans une interview au Sunday Telegraph le ministre, qui avait défendu avec ardeur le Brexit. Ces services publics devraient être régis par des « parlementaires élus » plutôt que par une « législation judiciaire », selon lui.

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