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AstraZeneca 135M doses pour L’UE

Bruxelles 03.09.2021 La Commission européenne annonce vendredi, le 3 septembre, avoir trouvé un accord avec l’entreprise pharmaceutique AstraZeneca. Cet accord «mettra un terme au litige en cours devant le tribunal bruxellois», communique vendredi matin la Commission européenne.

Via cet accord, la société s’est engagée à livrer toutes les doses de vaccins contre le covid qui étaient prévues par l’accord d’achat anticipé conclu à l’été 2020 (300 millions de doses). La société suédo-britannique va donc livrer aux Etats membres de l’UE «135 millions de doses d’ici la fin de 2021», dont 60 millions avant la fin du 3e trimestre. 65 millions de doses supplémentaires seraient livrées d’ici fin mars 2022.

Dès le début des livraisons du produit développé par AstraZeneca avec l’université d’Oxford, un bras de fer s’était engagé entre la Commission européenne et l’entreprise. AstraZeneca avait rapidement revu à la baisse ses prévisions de livraison pour l’UE, et la Commission l’avait accusée de ne pas respecter le contrat conclu ainsi que sa clause des «meilleurs efforts».

Afghanistan: Sassoli « très decu »

Bruxelles 01.09.2021 Le président du Parlement européen, David Sassoli, s’est dit «très déçu» mercredi de la réunion ministérielle extraordinaire des Vingt-sept qui s’est tenue mardi sur l’Afghanistan, dénonçant le manque de courage des capitales pour offrir l’asile aux réfugiés de ce pays repris par les taliban.

«Nous avons vu des pays extérieurs à l’Union européenne se proposer pour accueillir des demandeurs d’asile afghans, mais nous n’avons pas vu un seul État membre faire de même», a dénoncé le socialiste italien, lors d’un discours au Forum stratégique de Bled (Slovénie, pays qui occupe actuellement la présidence semestrielle du Conseil de l’UE).

«Tous ont pensé à juste titre à ceux qui ont travaillé avec nous et à leurs familles, mais aucun n’a eu le courage d’offrir refuge à ceux dont la vie est encore aujourd’hui en danger. Nous ne pouvons pas prétendre que la question afghane ne nous concerne pas, car nous avons participé à cette mission et en avons partagé les objectifs et les buts», a ajouté M. Sassoli.

Au même évènement, le président du Conseil européen Charles Michel a estimé dans son discours que l’« influence européenne sera notre plus grand défi dans les prochaines années». Faisant référence à l’Afghanistan, il s’est demandé si l’Europe pouvait «se contenter d’une situation dans laquelle nous sommes incapables d’assurer, sans assistance, l’évacuation de nos citoyens et de ceux qui sont menacés pour nous avoir aidés».

Mardi, des ministres des 27 États membres de l’UE, en charge de l’Intérieur ou compétents en matière d’Asile, ont mis l’accent sur l’accueil des réfugiés dans les pays voisins de l’Afghanistan, et les efforts pour éviter une crise humanitaire sur place.

La commissaire européenne en charge de la Migration, Ylva Johansson, a affirmé après la réunion que plusieurs ministres avaient appelé à ce que l’UE s’engage dans des efforts intensifiés de réinstallation de populations vulnérables (migration légale). C’est le cas du Luxembourgeois Jean Asselborn, qui a tancé l’attitude réticente de l’Autriche et de la Slovénie. Il a rappelé que le Royaume-Uni, par exemple, avait déjà annoncé vouloir accueillir 20.000 réfugiés afghans. Mais ni la commissaire ni la présidence slovène du Conseil de l’UE n’ont évoqué d’engagements chiffrés côté européen. La déclaration adoptée ne mettait pas prioritairement l’accent sur cet élément, et la discussion reviendra au menu d’un «forum de haut niveau sur la réinstallation», que la commissaire a promis pour ce mois.

«C’est une approche globale, que les ministres ont présentée», a souligné mercredi un porte-parole de la Commission, Adalbert Jahnz. La réponse n’est donc pas seulement européenne, elle aura lieu «en coopération avec la communauté internationale», ce que salue la Commission, ajoute-t-il. La réinstallation «est aussi une partie de la réponse», a-t-il assuré.

Assassinat du président haïtien

C’est par la voix de Claude Joseph, le Premier ministre, que les Haïtiens ont appris la mort de leur président à leur réveil. « Le président a été assassiné chez lui par des étrangers qui parlaient l’anglais et l’espagnol. Ils ont attaqué la résidence du président de la République », a-t-il affirmé. Le sort de son épouse, blessée dans l’attentat qui a eu lieu vers 01h00 heure locale et hospitalisée, était incertain. Certains médias ont annoncé son décès. « Elle reçoit actuellement les soins que son cas nécessite », a dit le Premier ministre. Quelques heures plus tard, l’ambassadeur haïtien aux États-Unis a annoncé que la Première dame haïtienne sera évacué à Miami pour être soignée.

« Ils ont tiré et tué le président et blessé sa femme », a déclaré le Premier ministre, assurant que cette mort « ne resterait pas impunie ». Claude Joseph a promis que « les auteurs, les assassins de Jovenel Moïse paieraient pour ce qu’ils ont fait devant la justice ».

Quelques heures après l’assassinat, de premiers éléments ont commencé à émerger sur le profil des suspects. Les auteurs du meurtre se sont présentés à la résidence du président Jovenel Moïse, disant appartenir à l’agence américaine anti-drogues (DEA), mais leur comportement ne semblait pas conforme à ce statut, selon l’ambassadeur haïtien aux États-Unis, Bocchit Edmond. « C’était une attaque bien orchestrée et ce sont des professionnels », a déclaré le diplomate. « Nous avons une vidéo, et nous pensons qu’il s’agit de mercenaires. »

La police a indiqué mercredi le 7 juillet soir avoir poursuivi les membres présumés du commando aussitôt après l’attaque et que les forces de l’ordre continuaient de mener dans la soirée une opération dans les hauteurs de la capitale Port-au-Prince. « Quatre mercenaires ont été tués, deux ont été interceptés sous notre contrôle », a fait savoir dans une allocution télévisée le directeur général de la police nationale haïtienne. « Trois policiers qui avaient été pris en otage ont été récupérés. » Aucune autre information sur l’identité ou les motivations des auteurs de l’assassinat n’a été divulguée.

Quelques heures après l’annonce de la mort de Jovenel Moïse, le Premier ministre a déclaré l’état d’urgence dans tout le pays, octroyant ainsi des pouvoirs renforcés à l’exécutif. Claude Joseph a aussi appelé la population au calme et fait savoir que la police et l’armée allaient assurer le maintien de l’ordre.

« La situation sécuritaire est sous contrôle », a-t-il assuré, alors que les rues de la capitale Port-au-Prince étaient calmes, sans présence renforcée – pour l’instant – de la police ou des forces de sécurité.

Dans ce contexte faisant redouter un basculement vers l’anarchie généralisée, le Conseil de sécurité de l’ONU, les États-Unis et l’Europe appelaient à la tenue d’élections législatives et présidentielle libres et transparentes, d’ici la fin 2021. Jovenel Moïse avait annoncé lundi la nomination d’un nouveau Premier ministre, Ariel Henry, avec justement pour mission la tenue d’élections.

Une mission complexe : gouvernant par décret depuis janvier 2020, sans Parlement, et alors que la durée de son mandat faisait l’objet de contestations, Jovenel Moïse avait mis en chantier une réforme institutionnelle. Cette dernière avait pour but d’apporter un peu de stabilité à un système chancelant : Jovenel Moïse aura nommé pas moins de sept Premiers ministres au cours de son mandat. Le dernier en date, Ariel Henry, n’aura pas pu entrer en fonction.

Dès l’annonce du drame, la République dominicaine a ordonné mercredi le 7 juillet la « fermeture immédiate » de sa frontière avec Haïti, les deux pays se partageant la même île. Le président américain Joe Biden a condamné cet « acte odieux », disant les États-Unis prêts à apporter leur aide au pays en crise.

« Les États-Unis continuent de considérer que les élections de cette année devraient être maintenues », a ajouté le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price lors d’un point-presse, jugeant qu’un scrutin libre « favoriserait le transfert pacifique du pouvoir à un président nouvellement élu ».

Le président Jovenel Moïse a été assassiné par un commando armé mercredi le 7 juillet en pleine nuit à son domicile. Un drame de plus à Haïti, qui s’enfonce dans la crise.

L’Union européenne, elle, s’est inquiétée d’une « spirale de violence » par la voix de son chef de la diplomatie Josep Borrell et Paris a dénoncé un « lâche assassinat ».

UE: des pays passent à l’orange

Bruxelles 28.06.2021 En cette fin de mois de juin, nombreux sont les Belges qui partent en voyage ou qui planifient leurs vacances pour cet été. Cette année encore, la pandémie de coronavirus pourrait venir jouer les trouble-fêtes et contraindre certains vacanciers à revoir leurs plans de voyages.

En effet, si la majorité de l’Europe est actuellement en zone verte, certaines régions du vieux continent ont récemment vu leur situation épidémiologique se dégrader et sont passées en zone orange (signifiant un risque modéré d’infection) ou rouge (siginifant un haut risque d’infection) sur la carte du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

Zones oranges
Ainsi, à partir de ce lundi,le 28 juin, les pays et régions suivants passent à l’orange: Chypre (toutes régions), l’Irlande (toutes régions), la Lettonie (toutes régions), le Lichtenstein (toutes régions), Monaco, Andorre, les Pays-Bas (sauf les régions de Groningen et Friesland qui sont en vert), le Portugal (sauf la région de Madère qui est en vert), la Suède (sauf Stockholm et le Norrland moyen qui sont en vert), deux régions du Danemark (la capitale et le Jutland du Nord), deux régions de la Grèce (l’Attique et la Macédoine de l’Ouest), trois régions d’Italie (la Basilicate, la Calabre et la Sicile), onze régions espagnoles (les Asturies, le Pays Basque, la Navarre, l’Aragon, la communauté de Madrid, Castille-et-Léon, Castille-la-Manche, la Catalogne, Murcie et Melilla), six régions de France (Ile de France, Auvergne, Rhône-Alpes et la Guadeloupe), deux régions de Norvège (Adger et la Région du Sud-Est), ainsi qu’une région de Slovénie (Slovénie de l’Ouest).

Revenir d’un voyage en zone orange n’implique pas forcément une obligation de quarantaine ou de testing. En fonction des activités et des risques pris durant le voyage, à mentionner dans le Passenger Locator Form (PLF), le Centre de crise déterminera si oui non vous êtes considérés comme un contact à haut risque et à quelles mesures vous devez vous soumettre.

Biélorussie: L’Ue a imposé des sanctions

La sanction est tombée. Les Européens ont décidé, ce lundi le 21 juin lors d’une réunion à Luxembourg, de couper d’importantes sources de revenus du régime biélorusse pour sanctionner le déroutement d’un vol de la compagnie Ryanair, allant de Vilnius à Athènes, afin d’arrêter un journaliste, fin mai. La décision a été approuvée « à l’unanimité » lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept, ont indiqué à l’AFP deux participants.

« Ça n’arrive pas tous les jours, mais l’Union européenne est sur la même ligne. On avait fixé la ligne au sommet européen et aujourd’hui nous allons transformer l’essai », avait prévenu le chef de la diplomatie du Luxembourg, Jean Asselborn. La décision a été approuvée « à l’unanimité » lors d’une réunion des ministres des affaires étrangères des Vingt-Sept, ont déclaré deux participants. Une liste comportant au total soixante-dix-huit personnes et huit entités ciblées par les sanctions a été publiée au terme de la réunion.

Les ministres se sont d’abord entretenus avec l’opposante en exil Svetlana Tikhanovskaïa, arrivée dimanche soir à Luxembourg. Ils ont ensuite commencé leur réunion avec l’approbation de l’ajout de 78 noms et de 8 entités à la liste des responsables biélorusses sanctionnés pour la répression de l’opposition. Puis ils ont confirmé l’accord politique trouvé vendredi dernier entre les capitales sur les secteurs clés économiques visés.

Ces sanctions constituent une réponse au détournement de l’avion, mais aussi, plus largement, à « la répression persistante en Biélorussie » et aux violations des droits humains, a déclaré le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, dans un communiqué. « Ces sanctions coordonnées démontrent la ferme détermination transatlantique à soutenir les aspirations démocratiques du peuple biélorusse », a-t-il ajouté.

UE condamne les massacres de civils

Bruxelles 03.06.2021 « L’Union européenne condamne avec la plus grande fermeté les massacres de civils commis ces derniers jours en République démocratique du Congo, en particulier dans les Provinces de l’Ituri et du Nord Kivu. L’UE réitère sa préoccupation sur les activités persistantes des groupes armés, accusés de crimes de guerre et de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire dans ces provinces. Les auteurs de ces actes doivent être traduits en justice par les autorités.

« L’Union européenne renouvelle son attachement au respect du droit international humanitaire par toutes les parties prenantes. Elle invite les autorités congolaises et les forces de sécurité engagées à renforcer la protection des populations civiles.

« L’Union européenne réaffirme son soutien à tous ceux qui sont engagés au plus près des populations pour faire face aux conséquences de l’éruption du volcan Nyiragongo et venir en aide aux populations déplacées soit en raison de l’insécurité persistance, soit en raison des calamités naturelles. La sécurité des travailleurs humanitaires et leur libre accès aux zones sinistrées sont des conditions indispensables pour assurer la protection et le soutien aux populations affectées.

« Les efforts visant à s’attaquer aux causes de l’insécurité et de l’instabilité dans les Provinces de l’Est de la République démocratique du Congo doivent être accélérés et se traduire dans les faits ».

Otan condamne un acte de piraterie d’État

Plusieurs pays de l’UE ainsi que les États-Unis ont condamné l’arrestation d’un opposant biélorusse après le détournement de son avion. Les autorités biélorusses évoquent un e-mail de menaces du Hamas.

L’avion reliant Athènes à Vilnius, dérouté ce dimanche par la Biélorussie alors que l’opposant au régime Roman Protassevitch se trouvait à son bord, a fait réagir l’Union européenne et plusieurs gouvernements entre dimanche et lundi (23-24/05/2021) Réunis en sommet lundi et mardi à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept discuteront de «possibles sanctions» contre le pays, en plus de celles le visant déjà et qui ont conduit son président Alexandre Loukachenko à se rapprocher davantage de son homologue russe Vladimir Poutine.

Minsk a par ailleurs donné des nouvelles de l’opposant biélorusse, en détention provisoire dans une prison de la capitale Minsk, selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur. «Il n’y a pas eu de plaintes sur son état de santé venant de l’administration», a ajouté cette source sur la messagerie Telegram. Dans la soirée, la mère de Roman Protassevitch avait affirmé à des médias d’opposition biélorusses que son fils était peut-être hospitalisé à Minsk à cause de problèmes cardiaques. «Ces informations sont fausses», a réagi le ministère, qui ajoute que le militant se trouve dans la Maison d’arrêt N°1 dans le centre de la capitale.

Avion Ryanair détourné vers la Biélorussie : l’Europe prépare des sanctions, Minsk évoque une menace du Hamas
Plusieurs pays de l’UE ainsi que les États-Unis ont condamné l’arrestation d’un opposant biélorusse après le détournement de son avion. Les autorités biélorusses évoquent un e-mail de menaces du Hamas.

Des femmes brandissent des affiches sur lesquelles on peut lire «Je suis, nous sommes Roman Protasevich» dans la zone d’arrivée, alors que des passagers débarquent d’un avion Ryanair en provenance d’Athènes, en Grèce, qui a été détourné vers Minsk le même jour par les autorités biélorusses, après avoir atterri à l’aéroport de Vilnius, sa destination initiale, le 23 mai 2021.
Des femmes brandissent des affiches sur lesquelles on peut lire «Je suis, nous sommes Roman Protasevich» dans la zone d’arrivée, alors que des passagers débarquent d’un avion Ryanair en provenance d’Athènes, en Grèce, qui a été détourné vers Minsk le même jour par les autorités biélorusses, après avoir atterri à l’aéroport de Vilnius, sa destination initiale, le 23 mai 2021.

L’avion reliant Athènes à Vilnius, dérouté ce dimanche par la Biélorussie alors que l’opposant au régime Roman Protassevitch se trouvait à son bord, a fait réagir l’Union européenne et plusieurs gouvernements entre dimanche et lundi. Réunis en sommet lundi et mardi à Bruxelles, les chefs d’État et de gouvernement des Vingt-Sept discuteront de «possibles sanctions» contre le pays, en plus de celles le visant déjà et qui ont conduit son président Alexandre Loukachenko à se rapprocher davantage de son homologue russe Vladimir Poutine.

Minsk a par ailleurs donné des nouvelles de l’opposant biélorusse, en détention provisoire dans une prison de la capitale Minsk, selon la porte-parole du ministère de l’Intérieur. «Il n’y a pas eu de plaintes sur son état de santé venant de l’administration», a ajouté cette source sur la messagerie Telegram. Dans la soirée, la mère de Roman Protassevitch avait affirmé à des médias d’opposition biélorusses que son fils était peut-être hospitalisé à Minsk à cause de problèmes cardiaques. «Ces informations sont fausses», a réagi le ministère, qui ajoute que le militant se trouve dans la Maison d’arrêt N°1 dans le centre de la capitale.

L’Union européenne a fustigé «une action complètement inacceptable» de Minsk. Le service diplomatique européen a convoqué l’ambassadeur de la Biélorussie auprès de l’UE pour lui faire part de la condamnation des institutions européennes et des États membres du déroutage «inadmissible» de l’avion, selon un communiqué diffusé lundi. L’action de la Biélorussie a «mis en danger la sécurité des passagers et de l’équipage», poursuit l’UE dans son communiqué, qui fustige également «une nouvelle tentative flagrante de faire taire toutes les voix d’opposition» dans cette ex-république soviétique. L’UE demande une nouvelle fois la «libération immédiate» de l’opposant arrêté, Roman Protassevitch.

De son côté, le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a réclamé des investigations sur cet «incident sérieux et dangereux». Les ambassadeurs de l’Otan se réuniront ce mardi à ce sujet.

L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI) va organiser une réunion d’urgence de son organe directeur jeudi, après l’interception d’un vol commercial de Ryanair par la Biélorussie, a annoncé lundi l’agence onusienne. «Le président du Conseil de l’OACI a convoqué une réunion d’urgence des 36 représentants diplomatiques du Conseil le 27 mai suite à l’incident impliquant le vol Ryanair FR4978 dans l’espace aérien de la Biélorussie», a tweeté l’agence basée à Montréal sans autres précisions.

Un nouveau paquet de sanctions préparé depuis le mois de mai sera soumis aux dirigeants européens. «Il est conséquent, mais il ne s’agit que de mesures individuelles, même s’il concerne des opérateurs économiques», a-t-on précisé de source diplomatique européenne. Mais aucun blocage politique n’a été enregistré «à ce stade», a souligné ce diplomate, même si des mesures additionnelles qui auront un impact économique sont également en discussion, a-t-on précisé.

Voyage au portugal

Les touristes Français peuvent à nouveau voyager au Portugal depuis ce lundi 17 mai. L’État lusitanien a officialisé la nouvelle ce week-end : il lève la quarantaine de 14 jours et autorise les voyages touristiques pour la plupart des pays européens où le taux d’incidence du Covid-19 est «inférieur à 500 cas pour 100.000 habitants», a précisé le gouvernement dans un communiqué.

Un cas de figure qui concerne déjà la Grande-Bretagne et, depuis ce lundi la France, entre autres. La situation sanitaire s’améliore dans l’Hexagone, classé en «zone orange» depuis le 13 mai par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC): son taux d’incidence est majoritairement inférieur à 500 cas pour 100 000 personnes sur 14 jours.

Après l’Italie, qui a levé l’obligation d’isolement pour les Français le 15 mai, le Portugal rejoint les autres pays du sud de l’Europe dans une course acharnée pour accueillir à nouveau les voyageurs, Grèce, Espagne ou Croatie en tête. Tous attendent le déploiement du pass sanitaire européen, promis pour fin juin.

Après un hiver meurtrier marqué par plusieurs semaines au premier rang mondial en nombre de nouvelles contagions par rapport à sa population de 10 millions d’habitants, le Portugal a entamé le 1er mai la dernière étape d’un déconfinement graduel qui, pour l’heure, n’a pas provoqué de regain de l’épidémie de Covid-19. Cette embellie sanitaire avait amené Londres à placer le Portugal dans sa « liste verte » de 12 pays où ses ressortissants pourront se rendre à partir de lundi sans devoir rester en quarantaine à leur retour.

« Le Portugal est le seul pays de l’Union européenne à figurer dans cette liste », s’est félicité la secrétaire d’Etat au Tourisme, Rita Marques, qui a expliqué à l’AFP qu’étant donné « la proximité entre les deux pays, c’est important de chérir ce marché ».

Dès aujourd’hui, une trentaine de vols en provenance du Royaume-Uni sont attendus au Portugal, dont plus de la moitié à Faro, principale ville de la région touristique de l’Algarve (sud).

France: voyage à l’étranger

Dans notre budget pour les prochaines vacances, faut-il prévoir le coût d’un test de dépistage du Covid-19 pour pouvoir rentrer en France. Avec la réouverture progressive du pays et des frontières, la question commence à trotter dans la tête des futurs voyageurs.

Un test gratuit en France
Si les règles varient, aujourd’hui pour pouvoir se rendre dans un pays étranger il faut pouvoir présenter un test PCR négatif de moins de 48 heures. En France, c’est la Sécurité sociale qui prend en charge le coût d’un test de dépistage du coronavirus réalisé sur le territoire.
Si le voyageur n’a rien à débourser au départ, pour pouvoir revenir en France l’affaire est tout autre. Car pour revenir sur le sol français, un voyageur doit également montrer un test négatif de moins de 48 heures.

Problème : le test est payant quasiment partout dans le monde, même à l’échelle de l’Union Européenne (UE). Et les sommes peuvent vite monter. Il en coûtera ainsi entre 50 et 110 euros en Italie, jusqu’à 120 euros en Espagne et même 300 euros en Suède. Ce qui représente un vrai budget.

Interrogé sur cette question, le secrétaire d’État chargé des Affaires européennes, Clément Beaune, a expliqué que pour l’instant le remboursement des tests pour le retour des voyageurs français n’est pas envisagé. « Ce serait un effort pour la Sécurité sociale qui ne serait pas justifié », a-t-il indiqué lors du « Grand rendez-vous » Europe 1-CNews- Les Échos.

Pourtant une prise en charge existe, pour l’instant, pour un test réalisé dans un État membre de l’UE, de l’Espace Economique Européen (EEE) ou en Suisse. « Les tests de dépistage à caractère administratif (obligatoires pour entrer sur le territoire de certains États), et les tests à caractère médical (présence de symptômes) sont pris en charge par l’assurance maladie française lorsqu’on doit réaliser un test immédiatement nécessaire », assure l’Assurance Maladie sur son site.

L’Assurance maladie confirme que « dans l’UE, la prise en charge se fait à hauteur de ce qui est remboursable en France (forfait de 50 euros) (…) Il est considéré que le test PCR est un soin d’ordre médical ».

Pour obtenir ce remboursement, il faut présenter sa carte européenne d’assurance maladie au moment de la réalisation du test. En cas d’oubli, l’assuré pourra remplir une fois de retour en France le formulaire « soins reçus à l’étranger ». Toutefois, si le coût du test dépasse 50 euros, c’est à lui de régler la différence.

Strasbourg: Avenir de l’Europe

Emmanuel Macron et les dirigeants de l’Union européenne (UE) sont attendus, dimanche 9 mai à Strasbourg, pour donner le coup d’envoi de la Conférence sur l’avenir de l’Europe. Pour l’inauguration solennelle de cette vaste consultation citoyenne le jour de la Fête de l’Europe, «nous souhaitons de l’interactivité et des échanges, dès ce premier jour, avec les citoyens», a avancé l’Elysée.

«Si Bruxelles est la capitale des bureaux de l’Europe, Strasbourg est la capitale de son âme et de son cœur: là où on la pense, là où on défend ses valeurs », a déclaré M. Macron, dans une interview aux Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA). Le chef de l’Etat, qui va également signer un contrat triennal de soutien à la dimension européenne de Strasbourg, veut désormais que l’« on retrouve le fonctionnement le plus normal possible, le plus vite possible».

Dans l’hémicycle du Parlement européen seront prononcés, à partir de 14 heures, le discours du chef de l’Etat français et celui des trois institutions européennes, représentées par le président du Parlement européen, David Sassoli, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le premier ministre portugais Antonio Costa, pour le Conseil.

Depuis plus d’un an, le Parlement européen ne s’est pas réuni à Strasbourg en raison de la pandémie. Dans une lettre ouverte adressée à Clément Beaune, secrétaire d’État aux Affaires européennes, des représentants de la société civile (*) demandent au gouvernement français d’envisager un recours auprès de la Cour de justice de l’Union européenne pour le retour des sessions plénières du Parlement européen à Strasbourg.

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