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Barkhane: 220 militaries français en renfort

Face à une menace djihadiste persistante, les dirigeants des pays du G5 Sahel et la France ont annoncé la mise en place d’un nouveau cadre opérationnel avec des priorités redéfinies et une action concentrée sur la zone dite des “trois frontières” entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

Initialement prévue le 16 décembre, ce sommet à huis clos, qui s’est tenue au château de Pau, avait été repoussée après une attaque, revendiquée par l’Etat islamique(EI), contre la base militaire d’Inates au Niger qui avait causé la mort de 71 soldats nigériens.

La coalition militaire aura un “commandement conjoint” entre la force Barkhane et la force conjointe du G5 Sahel, “en intégrant nos forces de renseignement, nos forces militaires” sur la zone des trois frontières, “avec une latitude d’engagement beaucoup plus forte”, a précisé le chef de l’Etat français. . 

“Au-delà de ça, j’ai décidé d’engager des capacités de combat supplémentaires – 220 militaires pour amorcer cette dynamique viendront gonfler les troupes d’ores et déjà présentes sur le terrain de Barkhane”, qui compte à l’heure actuelle 4.500 hommes, a ajouté Emmanuel Macron. 

https://twitter.com/afpfr/status/1216808407677702144?s=21

“La priorité c’est l’Etat islamique dans le grand Sahara (EIGS), ce qui ne nous empêche pas de combattre tous les groupes armés terroristes mais c’est l’ennemi prioritaire car le plus dangereux”, a-t-il poursuivi.

Signe de la sécurité précaire dans la région, le Niger a été une nouvelle fois le théâtre d’une attaque contre un camp militaire, jeudi dernier, à Chinagodrar, toujours dans la zone dite des “trois frontières”, où se concentre l’essentiel des attaques de ces derniers mois.

“Aujourd’hui, plus que jamais, le constat c’est que les résultats pour l’instant, malgré les efforts sont en deçà des attentes des populations”, a souligné le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, lors d’une conférence de presse conjointe.

“C’est pour cela que nous avons convenu de rediscuter du dispositif et de définir des piliers sur lesquels nous allons fonder les prochaines actions”, a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de “coordonner l’ensemble des forces sur le terrain et de concentrer ces actions”.

Concrètement, le “nouveau cadre” prendra la forme et le nom d’une ‘Coalition pour le Sahel’, rassemblant les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad), la France, les partenaires déjà engagés, et “tous les pays et organisations qui voudront y contribuer”.

Niger: 89 mort à Chinagodrar

Le bilan de l’attaque commise le 9 janvier contre un camp militaire du Niger s’est alourdi à au moins 89 morts, soit plus que la précédente attaque meurtrière à Inates (10/12/2019) revendiquée par l’Etat islamique (Daech), selon l’agence Anadolu.

Le gouvernement nigérien avait fait état jeudi de 25 soldats tués et de 63 “terroristes neutralisés” lors de cette attaque survenue à Chinagodrar, à 200 km environ au nord de la capitale Niamey.

Contacté par Reuters, le ministre de la Défense Issoufou Katambe a fait savoir qu’un nouveau bilan serait annoncé le 13 décembre à l’issue d’une réunion du conseil national de sécurité.

#Villejuif: Attaque au couteau

Un homme a été abattu par la police après avoir tenté de poignarder plusieurs personnes à Villejuif, dans le Val-de-Marne, rapporte vendredi BFM TV, qui cite des sources concordantes.

La préfecture de police de Paris a déclaré sur Twitter qu’une intervention était en cours, sans fournir plus de précisions.

Une des personnes visées est en arrêt cardio-respiratoire, ajoute la chaîne d’information.

L’attaque s’est déroulée vers 14 heures dans le parc des Hautes-Bruyères, près d’un supermarché, ajoute BFM, précisant que l’homme, porteur d’un couteau, a tenté d’attaquer trois personnes au hasard.

L’agresseur a été neutralisé par au moins trois tirs de policiers sur place, selon BFM TV.

Barkhane: l’opération anti-terroriste en cours

L’armée française a tué 33 terroristes au centre du Mali dans le cadre de Barkhane, l’opération menée depuis 2014 par la France contre les groupes armés djihadistes dans la région du Sahel, a annoncé Emmanuel Macron.

S’exprimant à l’occasion d’une conférence devant la communauté française d’Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, le président a ajouté que l’intervention avait également permis de faire un prisonnier et de libérer deux gendarmes maliens.

L’État major des Armées (EMA) a par la suite confirmé que 33 combattants de “groupes terroristes armés” avaient été tués par Barkhane, précisant que l’opération était toujours en cours.

Cette dernière n’a pas eu lieu dans la même zone du Mali où, il y a un près d’un mois, 13 militaires français avaient été tués dans la collision de leurs deux hélicoptères, alors qu’ils effectuaient, de nuit, une mission d’appui à des commandos Barkhane engagés au sol contre des djihadistes.

“Ce matin, grâce à l’engagement de nos troupes de la force Barkhane, nous avons pu neutraliser au Sahel 33 terroristes, faire un prisonnier et libérer deux gendarmes maliens retenus en otage”, a déclaré Emmanuel Macron.

L’EMA a ajouté qu’il s’agissait d’une opération “d’opportunité” dans la nuit du 20 au 21 dans la forêt de Ouagadou, près de la frontière avec la Mauritanie, à 150 kilomètres au nord-ouest de la ville de Mopti, notant que c’était la zone d’action de la Katiba Macina, groupe lié à Al Qaïda.

La cible était un regroupement de combattants dans une zone très boisée, a encore dit l’EMA, précisant à Reuters que l’opération, guidée par un drone Reaper, a impliqué des dizaines de commandos héliportés appuyés par des hélicoptères Tigre.

Le chef de la Katiba Macina, groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), soit la branche sahélienne d’Al Qaïda, est le prédicateur Amadou Koufa, cible prioritaire de Barkhane.

Sommet G5 Sahel a été reporté

Le sommet du G5 Sahel, qui devait permettre de clarifier le cadre de l’intervention française dans la bande sahélo-saharienne, a été reporté début 2020 après une attaque meurtrière au Niger, dernier “décrochage” en date dans cette région confrontée à une menace djihadiste persistante.

Menée par des assaillants lourdement armés, cette attaque contre le camp militaire d’Inates, près de la frontière malienne, a duré trois heures, coûté la vie à 71 soldats et contraint le président Mahamadou Issoufou à écourter son déplacement en Egypte.

J’ai pris la décision hier avec le président Issoufou de reporter” le sommet “en raison des nombreux morts que le Niger malheureusement a eu à subir il y a deux jours”, a déclaré Emmanuel Macron jeudi à son arrivée au Conseil européen à Bruxelles.

Annoncé à la surprise générale début décembre par le chef de l’Etat français à l’issue du sommet de l’Otan à Londres, ce sommet devait réunir les dirigeants du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) et clarifier le cadre d’intervention de la France.

C’est un besoin qui répond au constat de l’incompréhension croissante dans les opinions publiques nationales, sahéliennes et française”, explique-t-on à l’Elysée. “Il faut pouvoir ressortir de ce sommet avec une expression commune qui rappelle pourquoi la France est là en appui.”

Paix au Sahel est essentielle pour l’EU

« Le 2 décembre, mon deuxième jour dans ma fonction comme Haut Représentant/Vice-président, j’ai participé à Paris à l’hommage rendu aux treize soldats français qui ont perdu leur vie au Mali le 25 novembre dernier dans une opération contre des djihadistes. Lors de cette cérémonie digne et émouvante nous avons pu saluer la mémoire de ces treize militaires de l’opération Barkhane qui, dans la force de l’âge, sont tombés héroïquement dans ce combat contre le terrorisme, cette menace globale qui nous concerne tous » Josep Borrell Fontelles a écrit dans son blog.

https://twitter.com/josepborrellf/status/1202119155983540224?s=21

Ce bilan humain particulièrement lourd, vient douloureusement souligner le tribut que payent les forces engagées dans les terrains d’intervention les plus périlleux.

https://twitter.com/etatmajorfr/status/1201579120074936320?s=21

Je veux ici saluer encore une fois la mémoire de ces soldats disparus et exprimer mes condoléances et ma solidarité à leurs familles et proches. Ces hommes incarnent l’engagement courageux de la France et d’autres pays européens au Mali et au Sahel pour endiguer un danger terroriste multiforme et d’autres menaces sécuritaires.

https://twitter.com/defense_gouv/status/1201458079776292864?s=21

La restauration d’une paix durable au Sahel est essentielle pour la stabilité de la région et plus largement pour l’Afrique comme pour l’Europe.

L’engagement de la France apporte une contribution essentielle aux efforts de l’UE dans la région. Sur le front sécuritaire, l’Union européenne est fortement engagée pour aider à stabiliser la région. Nous déployons actuellement deux missions au Mali – une militaire (EUTM) et une civile (EUCAP Sahel Mali) – pour soutenir activement les forces armées et les autorités maliennes dans leurs actions. S’y ajoute une troisième mission, au Niger (EUCAP Sahel Niger), ainsi qu’un soutien, notamment financier, alloué au G5 Sahel (le Groupe de cinq pays du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad).

Mais nous le savons, la réponse pour retrouver la stabilité et la sécurité dans la région ne peut être uniquement sécuritaire. Cette crise revêt de multiples dimensions qui appellent à une réponse globale, comprenant le développement socio-économique, le redéploiement de l’autorité de l’Etat et le renforcement des services publics, dont celui de la justice.

L’Union européenne et ses Etats membres sont également fortement engagés dans ce contexte. Depuis 2014, l’UE a apporté un soutien global aux pays de la région qui s’élève à 3,8 milliards d’euros et, combiné à l’aide au développement fournie par les Etats membres, l’appui s’élève à 8 milliards d’euros.

L’histoire récente nous a douloureusement enseigné que le terrorisme ne connaît pas de frontière de sorte que la réponse ne n’en connaît pas non plus. En ce jour, le sacrifice des militaires français doit être honoré et nous appeler collectivement à renforcer ces efforts coordonnés pour mener une lutte inlassable contre les atteintes à la sécurité et à la stabilité ainsi qu’en faveur d’un développement socio-économique inclusif au bénéfice des populations. »

EI revendique l’accident au Mali

La branche ouest-africaine du groupe Etat islamique (EI), l’Etat islamique-Province d’Afrique de l’Ouest (ISWAP), affirme avoir provoqué l’accident qui a coûté la vie il y a trois jours à 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali. 

Cette revendication, rapportée par SITE Intel Group – un organisme américain qui suit l’activité de l’extrémisme islamiste – n’est étayée d’aucun élément de preuve.

 Le groupe ISWAP déclare que les deux hélicoptères impliqués dans la collision mortelle se sont percutés alors que l’un d’eux était pris sous le feu de ses combattants. Les 13 soldats à bord des deux appareils n’ont pas survécu. 

https://twitter.com/le_parisien/status/1199337967283658754?s=21

La France a annoncé la mort de 13 de ses soldats dans une collision “vraisemblablement accidentelle” entre un hélicoptère de combat Tigre et un hélicoptère de transport Cougar, qui étaient en appui, par nuit noire et à basse altitude, de commandos au sol traquant des combattants djihadistes armés.

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