Archives des étiquettes : terrorisme

Kouré: ouverture d’une enquête terroriste

Le président Macron va réunir mardi, le 11 aout matin un conseil de défense suite à l’attaque survenue dimanche, le 9 aout, au Niger qui a fait huit morts dont six Français, a annoncé l’Elysée.

Dans un communiqué diffusé dans la nuit de dimanche à lundi, la présidence française a indiqué qu’Emmanuel Macron s’était entretenu avec son homologue nigérien, Mahamadou Issoufou.

Les deux dirigeants “tiennent à rappeler que tous les moyens sont et seront mis en oeuvre pour élucider les circonstances de cet attentat meurtrier dans les prochaines heures”, écrit L’Elysée.

Un conseil de défense se tiendra mardi matin “sous l’autorité du président de la République et sur la base des informations qui seront transmises ce lundi par les autorités nigériennes et françaises”, ajoute-t-elle dans le communiqué.

Le parquet national antiterroriste (PNAT) français a annoncé l’ouverture d’une enquête au lendemain de l’attaque dans laquelle six Français et deux Nigériens sont morts près de Kouré en visit de réserve animalière, une ville située à une soixantaine de kilomètres de Niamey, la capitale du Niger.

Sept des victimes de cette attaque perpétrée par des hommes armés étaient des membres de l’organisation non-gouvernementale Acted, la huitième étant leur guide.

“Une enquête a été ouverte des chefs d’assassinats en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle”, a-t-on appris lundi auprès du PNAT.

Espansion d’«Ecosystème» islamiste

La radicalisation est de plus en plus présente dans les institutions françaises, selon les conclusions d’un rapport du Sénat, concernant l’islamisme que ce soit dans les écoles, dans le sport ou plus généralement dans la société.

Ce rapport sénatorial, présenté ce jeudi le 9 juin, propose 44 mesures économiques, éducatives, sociales et culturelles, face à un phénomène que les membres de la commission qualifient d’«écosystème islamiste».

Le rapport préconise la réactivation de la police des cultes et le rétablissement de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.

Les sénateurs souhaitent également que toute association qui souhaite bénéficier de subventions de l’Etat s’engagent à signer «une charte incluant le respect des valeurs de la République».

EI: $10M pour al-Maoula Al-Turkmani

Amir Mohammed Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi, surnommé Abou Omar al-Turkmani, a été identifié par plusieurs services de renseignements comme le successeur d’Abou Bakr al-Baghdadi à la tête d’une organisation terroriste l’État islamique (EI).

En réalité originaire d’une famille de la minorité turkmène d’Irak, Amir Mohammed Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi est l’un des rares non-Arabes dans la direction de Daesh. Il est d’ailleurs surnommé Abou Omar al-Turkmani («le Turkmène»).

Diplômé de l’université de Mossoul, Al-Turkmani aurait rencontré al-Baghdadi en 2004 dans la prison américaine de Bucca en Iraq, alors qu’il avait déjà rejoint le jihad. Lorsque ce dernier prend la tête de la branche irakienne d’Al-Qaïda, qui deviendra Daesh, Abou Omar al-Turkmani l’accompagne. En parallèle des actions terroristes, il jouera à ses côtés un rôle clé dans la persécution des Yazidis à partir de 2014, victimes de massacres, d’esclavage sexuel et d’expulsions.

Peu après la mort de Baghdadi dans une opération américaine en octobre 2019 en Syrie, l’EI avait désigné Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme nouveau «calife des musulmans». Mais ce nom, et donc son porteur, était inconnu des analystes, certains doutant même de son existence.

En le nommant al-Hashimi al Quraishi, la propagande jihadiste cherchait à en faire un leader d’origine arabe, mais surtout descendant du prophète. Cela afin de laisser entrevoir le rétablissement du «califat» (2014), que seul un Arabe peut diriger, selon le dogme islamique.

Alors qu’il cherche à réorganiser l’organisation, en s’appuyant sur plusieurs milliers de jihadistes toujours opérationnels en Irak et en Syrie, Amir Mohamad Abdel Rahmane al-Maoula al-Salbi a été placé depuis août 2019 sur la liste des «terroristes les plus recherchés» par les Etats-Unis. Ils offrent jusqu’à $10 million pour des informations permettant de le capturer.

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir occupé des responsabilités importantes dans le groupe terroriste. Selon the Guardian, qui cite des responsables de deux services de renseignement non précisés, il est même «considéré comme l’un de ses idéologues».

Les disparitions successives des leaders de l’EI lui permettront ensuite de continuer son ascension, jusqu’à en prendre la direction à la suite d’al-Baghdadi.

Chef d’Al-Qaïda au Maghreb neutralisé

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé le 5 mai la ministre française des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué le 4 mai à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.

«Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

«Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre.

Tchad: abolition de la peine de mort

Le 20 mai, le Tchad a adopté une nouvelle loi antiterrorisme qui n’inclut plus la peine de mort pour des crimes liés au terrorisme, l’emprisonnement à vie étant prévu comme peine maximale. Avec cette loi, le Tchad est devenu le 22ème état africain à abolir en droit la peine de mort pour tous les crimes.

C’est un signal fort adressé aux autres pays du monde et contribue à l’abolition progressive de la peine de mort en Afrique. 80 % des États membres de l’Union africaine sont déjà abolitionnistes de droit ou appliquent un moratoire. L’Union européenne est fermement opposée à la peine de mort en toutes circonstances.

Cette décision du Tchad constitue également une avancée vers l’harmonisation du cadre judiciaire du G5 Sahel dans la lutte contre le terrorisme. Dans leur Déclaration commune du 28 avril 2020, les membres du Conseil européen et les États membres du G5 Sahel ont souligné l’importance de veiller au respect des droits de l’homme et du droit humanitaire international dans la conduite de leurs actions.

Barkhane: la mort du légionnaire au combat

L’Elysée et le ministère des Armées, annonce le 4 mai soir la mort au combat du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément, 21 ans, affecté au 1er Régiment étranger de cavalerie. Engagé au sein de l’opération Barkhane, il est tombé « au combat » ce lundi, lors d’un accrochage avec des terroristes dans la région de Ménaka, au Mali.

En milieu de matinée, son sous-groupement tactique désert, engagé dans une action de harcèlement zonal et de ratissage contre les groupes armés terroristes, a décelé plusieurs ennemis. Prise à partie à courte distance, l’unité de tête a riposté et a mis hors de combat deux djihadistes selon l’Etat Major des armées.

Au cours de cette action de feu, le 1ère classe Kévin Clément, embarqué à bord d’un véhicule blindé léger, a été grièvement blessé par un tir ennemi. Immédiatement pris en charge par l’équipe médicale déployée au sein de l’unité, il a été évacué par hélicoptère vers l’antenne chirurgicale de Gao, où son décès a été constaté précise le communiqué officiel.

Un drone Reaper a immédiatement été engagé pour contribuer à la sécurisation de l’unité, et a permis de constater que le sous-groupement tactique avait été engagé dans un combat de rencontre avec des éléments terroristes isolés.

Dans un communiqué, Florence Parly, ministre des armées précise que « le légionnaire Clément rejoint dans le sacrifice ultime son camarade le brigadier Dmytro Martynyouk, décédé le 1er mai. Ce lourd tribut payé par la Légion étrangère n’entame ni sa détermination ni son efficacité. Elle poursuit sa mission, à la manière de ses Anciens ». « Le ministère des Armées, et en particulier l’armée de Terre, sont aux côtés de la famille du légionnaire de 1ère classe Kévin Clément et de l’ensemble des militaires de l’opération Barkhane » ajoute encore le communiqué officiel.

#COLOMBES : une lettre d’allégeance à Daesh

L’homme qui a volontairement percuté deux policiers le 27 avril à #Colombes a déclaré qu’il «voulait mourir en tuant des policiers». Il avait écrit une lettre d’allégeance à Daesh. Le parquet national antiterroriste a été saisi.

Dans sa voiture BMW, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une «lettre expliquant son geste». Il y indique son allégeance à Daesh.

Lors de ses premières auditions, l’auteur des faits a dit qu’il «voulait mourir en tuant des policiers», selon une source proche du dossier. Au moment de son interpellation, il a dit avoir regardé des vidéos sur la Palestine avant d’agir, a expliqué le parquet de Nanterre.

La perquisition réalisée à son domicile n’a pour l’heure révélé «rien de significatif», indique une source judiciaire.

Dans l’attente des résultats d’une expertise psychiatrique, le parquet national antiterroriste (Pnat) restait en «observation», selon des sources concordantes.

Agé de 29 ans et inconnu des services de renseignement, le suspect aurait des antécédents psychiatriques datant de 2012.

Le 27 avril, peu après 17h30, il a foncé, au volant d’une BMW, sur deux motards de la police nationale qui étaient à l’arrêt en train de contrôler un véhicule à #Colombes (Hauts-de-Seine). L’un d’eux a été grièvement blessé, l’autre moins sérieusement.

Les deux policiers, souffrant de traumatismes aux jambes ont été transportés à l’hôpital, ainsi qu’un policier municipal, selon la même source. La Brigade criminelle est chargée de l’enquête, appuyée du Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

Aide de Pentagone à l’operation Barkhane

Américains et Britanniques prolongent pour l’instant leur soutien au Sahel à l’opération anti-islamiste française «Barkhane», en maintenant leurs moyens sur place, a affirmé le 24 avril la ministre des armées Florence Parly dans un entretien au quotidien régional Sud Ouest.

«Le Royaume-Uni a décidé de maintenir ses hélicoptères Chinook sur place. Quant aux Etats-Unis, ils ont différé leur décision de désengagement. Leurs moyens sont toujours en place », affirme-t-elle.

Washington avait ouvertement envisagé ces derniers mois de réduire drastiquement la voilure en Afrique de l’Ouest. Or Pentagone fournit aux 5 100 soldats français de l’opération «Barkhane » des capacités cruciales de renseignement et de surveillance, notamment grâce à ses drones, du ravitaillement en vol et du transport logistique pour un coût de 45 millions de dollars (41,5 millions d’euros) par an.

Fin novembre 2019, la base militaire de Pau et le 5e régiment d’hélicoptères de combat avaient déjà perdu sept des leurs, décédés dans un accident d’hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à treize militaires français, la plus importante perte de l’armée française en opération depuis 1983.

« Dans l’aérocombat et dans le domaine aérien de manière générale, le risque zéro n’existe pas », mais « nous faisons tout pour qu’il soit réduit à son minimum », assure la ministre dans les colonnes de Sud Ouest. « Je veux redire ma confiance et ma fierté à ce régiment. Au Sahel, son engagement est sans faille et ses hélicoptères un atout précieux », conclut-elle.

Romans-sur-Isère: l’attaque au couteau

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, ce samedi 4 avril, dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», après l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et quatre blessés, en plein confinement.

Les premiers éléments de l’enquête sur l’auteur présumé de l’attaque, un homme d’origine soudanaise né en 1987, «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur», selon le PNAT.

Le PNAT ajoute que lors d’une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l’auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants».

L’assaillant a tué deux personnes et en a blessé cinq autres, dans une boulangerie, un bureau de tabac et dans la rue, lors de cette attaque au couteau perpétrée vers 10H45 dans cette ville de la Drôme de 35.000 habitants, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de covid-19.

Il a été interpellé sans résistance très rapidement après les faits «alors qu’il se trouvait à genoux sur un trottoir priant en langue arabe», selon le PNAT. C’est l’une des nombreuses patrouilles de police chargées de faire respecter le confinement qui l’a interpellé

Dans le détail, l’enquête ouverte par le Parquet antiterroriste vise les chefs «d’assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.»

Samedi soir, deux personnes sont en garde à vue : l’auteur présumé des faits et «l’une de ses connaissances».

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a promis dans un tweet que «toute la lumière» serait faite «sur cet acte odieux qui vient endeuiller notre pays déjà durement éprouvé ces dernières semaines».

Harpon: « comment tuer les infidèles? »

Mickaël Harpon, qui a tué quatre de ses collègues de la Préfecture de police de Paris en octobre dernier avant d’être abattu, avait effectué une recherche sur internet pour savoir “comment tuer les infidèles” peu avant son passage à l’acte, a-t-on appris  le 26 février de source judiciaire.

L’analyse toujours en cours des données du téléphone portable personnel de l’informaticien de 45 ans, converti à l’Islam depuis une dizaine années, renforce la piste d’une “attaque terroriste”, a ajouté la source, confirmant une information du journal Le Parisien.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête peu après les faits, mais l’analyse du matériel informatique professionnel de Mickaël Harpon n’avait pas permis jusqu’à présent d’accréditer la thèse d’un attentat, selon des sources judiciaires.

L’hypothèse d’un “délire mystique” d’un homme réputé fragile sur le plan psychologique était dès lors privilégiée. L’agent d’origine martiniquaise, qui souffrait de surdité, s’était plaint à plusieurs reprises par le passé d’être discriminé en raison de son handicap.

Les données contenues dans le téléphone personnel de Mickaël Harpon, dont les experts ont eu le plus grand mal à percer les codes, pourraient changer le cours de l’enquête.

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