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Kadyrov accuse Macron de forcer le terrorisme

Le président de Tchétchénie (Russie) Ramzan Kadirov, a accusé Emmanuel Macron d’inspirer les “terroristes” en justifiant la publication de caricatures de Mahomet par le droit à la liberté d’expression.

“Vous forcez des gens à devenir terroristes, (…) en ne leur laissant pas le choix, en créant les conditions pour faire grandir l’extrémisme dans la tête des jeunes”, a écrit Ramzan Kadirov dans un message posté sur le réseau social Instagram en s’adressant à Emmanuel Macron. “Vous pouvez carrément vous présenter comme le leader et l’inspiration du terrorisme dans votre pays.”

“Ces mots sont bien la preuve des provocations que le président de la République dénonce. Nous ne nous laissons pas intimider et mettons en garde ceux qui attisent la haine – ce qui est inacceptable dans le cas de Kadirov”, a réagi l’Elysée.

Ramzan Kadirov, ancien rebelle djihadiste pendant les guerres de Tchétchénie (1994 – date du déclenchement de l’offensive militaire russe – à 1996) des années 1990 devenu président avec l’appui du Kremlin et personnellement le président Poutine, a minimisé le fait que l’assassin de Samuel Paty, un professeur de collège tué et décapité le 16 octobre dernier près de son collège de Conflans-Sainte-Honorine en région parisienne, soit un réfugié d’origine tchétchène, déclarant qu’il avait grandi en France.

Lors d’un hommage national rendu à l’enseignant la semaine dernière à la Sorbonne, Emmanuel Macron a déclaré que la France ne renoncerait pas aux caricatures, y compris celles de Mahomet, déclenchant la colère d’une partie de la communauté musulmane.

Expulsion de 231 islamistes

Le gouvernement ordonnera l’expulsion de 231 personnes fichés S pour radicalisation, selon des informations d’Europe 1 deux jours après la mort de Samuel Paty, un enseignant décapité aux abords d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine après avoir montré en classe des caricatures du prophète Mahomet. L’assassin du professeur du collège de Conflans-Sainte-Honorine, était d’origine tchétchène. Abdoullah Anzorov était né à Moscou avant de rejoindre la France avec ses parents à l’âge de 6 ans. À sa majorité, il a reçu un permis de séjour de dix ans. L’obtention du statut de réfugié provoque automatiquement la déchéance de la nationalité russe, c’est pourquoi il n’a jamais eu de contact avec l’ambassade de Russie.

Le ministère de l’intérieur s’est entretenu dimanche, le 18 octobre, avec les préfets de France pour les en avertir.

Les personnes concernées figurent dans le fichier de signalement pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste, le FSPRT, selon les deux médias.

Sur la liste, 180 personnes se trouvent actuellement en prison. Les 51 autres, encore en liberté, vont être arrêtées, précise un syndicat de police.

Le ministère de l’Intérieur a par ailleurs demandé à ses services d’examiner plus attentivement les dossiers des demandeurs d’asile en France, précise ce même syndicat.

Le ministère de l’Intérieur Gérald Darmanin n’était pas disponible dans l’immédiat.

Emmanuel Macron réunissait ce dimanche le 18 octobre un conseil restreint de défense à l’Elysée, à l’issue duquel des initiatives pourraient être annoncées.

Samuel Paty: l’hommage national

Des élèves accompagnés de leurs parents et des habitants sont venus samedi, le 17 octobre, déposer des fleurs devant l’entrée du collège du Bois de l’Aulne, où enseignait ce professeur, Samuel Paty, et un rassemblement devant l’établissement a réuni plusieurs centaines de personnes.

Un hommage national sera rendu au professeur décapité et un travail sera fait à partir de la rentrée des vacances de la Toussaint auprès des élèves de l’ensemble du pays pour leur rappeler “la chance d’être un enfant de France”, a annoncé samedi Jean-Michel Blanquer.

Le ministre de l’Education nationale a en outre jugé que Samuel Paty était “tout à fait en droit” de montrer en classe des caricatures de Mahomet.

“Ce qui s’est passé a des racines. Ces racines, c’est la haine et c’est la haine de la République. Il y a clairement des ennemis de la République, contre la République et donc contre l’école parce que l’école c’est la colonne vertébrale de la République”, a dit le ministre de l’Education.

Face à ce constat, il a annoncé que, outre l’hommage national au professeur tué, “il y aura un cadrage national strict, puissant, fort pour le travail éducatif et pédagogique que nous devrons faire avec tous nos élèves” à partir de la rentrée, lors de laquelle une minute de silence devrait être observée en hommage à la victime.

Il s’agira de faire en sorte “que chaque enfant comprenne qu’il a de la chance d’être un enfant de France, la chance d’être à l’école de la République, la chance aussi de pouvoir vivre en démocratie et en République”.

S’adressant aux parents, Jean-Michel Blanquer a lancé un appel à “l’unité du monde adulte” pour la défense des valeurs de la République, notamment la “laïcité qui est synonyme de liberté, parce que c’est la laïcité qui est le socle de nos valeurs et qui nous permet de faire valoir l’ensemble des autres principes de liberté, d’égalité et de fraternité”.

“Aujourd’hui c’est cela qui est attaqué”, a-t-il affirmé, en refusant tout “relativisme” et toute “peur”.

Âgé de 18 ans, le meurtrier présumé (Image), lui-même abattu par la police après son acte, était un ressortissant russe né à Moscou de parents tchétchènes, a déclaré samedi le procureur de la République antiterroriste.

Bénéficiant du statut de réfugié, Abdoulakh Anzorov, avait un titre de séjour délivré en mars dernier et valable jusqu’en 2030, a ajouté Jean-François Ricard pendant une conférence de presse.

Djihad du réfugié de la Tchétchénie

Le meurtrier présumé du professeur d’histoirе Samuel Paty décapité vendredi, le 16 octobre, aux abords d’un collège de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, était un réfugié russe de 18 ans, d’origine tchétchène, dont le compte Twitter a été utilisé pour revendiquer cette attaque destinée à venger le prophète Mahomet, a déclaré samedi le procureur antiterroriste Jean-François Ricard.

«Le parquet national antiterroriste s’est saisi et a ouvert une enquête pour des chefs d »assassinat en relation avec une entreprise terroriste’ et ‘association de malfaiteurs’ », expose le procureur Jean-François Ricard.

L’enquête se poursuit pour déterminer les éventuelles complicités dont a pu bénéficier cet homme, qui habitait à Evreux, dans l’Eure, a dit Jean-François Ricard, qui a insisté sur le “très haut niveau de la menace terroriste islamiste” en France actuellement.

Le meurtrier a été lui-même abattu peu de temps après son attaque par des policiers qui l’ont vu courir dans leur direction armé.

Neuf gardes à vue sont en cours, parmi lesquelles deux concernent un parent d’élève et un autre homme s’étant plaints “avec virulence”, dans des vidéos et auprès du collège, de la présentation par le professeur de deux caricatures de Mahomet lors d’un cours sur la liberté d’expression quelques jours plus tôt, dans le cadre d’un débat sur leur publication par Charlie Hebdo, a précisé le procureur.

La demi-soeur de ce parent d’élève a rejoint l’organisation Etat islamique (EI) en 2014 en Syrie et elle est recherchée par la justice antiterroriste tandis que le deuxième homme est connu des services de renseignement, contrairement à l’auteur des faits, a souligné Jean-François Ricard.

Pour Gérard Collomb, il « n’est pas trop tard », pour y parvenir même s’il concède que « ça devient de plus en plus urgent », d’autant qu’il faut selon lui « ne pas rajouter des problèmes aux problèmes ». Il prend notamment l’exemple de « l’immigration », sur cette question « il faut de la fermeté et n’accueillir que ceux dont on est sûrs qu’on pourra intégrer, c’est-à-dire qu’il faut consacrer beaucoup d’argent à l’intégration.

Il faut jouer sur les deux tableaux, à la fois prendre des mesures pour limiter l’immigration et donner des moyens de s’intégrer à ceux qu’on accueille. Il faut allier la générosité à la fermeté. On ne peut pas avoir l’une sans l’autre », a asséné Gérard Collomb.

Vendredi 16 octobre, à 17H11, les policiers de la brigade anticriminalité de Conflans-Sainte-Honorine sont appelés par les policiers municipaux d’Eragny-sur-Oise (Val d’Oise) qui ont découvert le corps d’un homme décapité sur la voie publique, a relaté le procureur du parquet national antiterroriste (PNAT), Jean-François Ricard.

Les faits ont lieu non loin du collège du Bois d’Aulne, situé à Conflans-Saint-Honorine, dans un quartier pavillonnaire sans histoires. En arrivant, les policiers tentent d’interpeller, à 200 mètres de la victime, un homme qui tire en leur direction «à cinq reprises» avec «une arme de poing», a poursuivi M. Ricard. Les policiers ripostent, l’agresseur est atteint de «9 impacts». Il a, à ses côtés, une arme de poing de type Airsoft avec cinq cartouches de gaz, un couteau de type poignard.

Qualifié par Emmanuel Macron d’”attentat terroriste islamiste caractérisé”, ce meurtre, qui réveille le souvenir de l’attentat contre Charlie Hebdo en 2015 dont le procès se déroule en ce moment à Paris, a suscité une vive émotion à travers le pays, en particulier à Conflans-Sainte-Honorine.

La menace islamiste Tchétchéne

L’attentat à l’arme blanche qui a fait un mort et quatre blessés, samedi soir (13/05/2018) à Paris #Opéra, est la première manifestation d’une menace islamiste d’origine tchétchène en France.

Khamzat Azimov, abattu par un policier, est né en Tchétchénie en 1997. Il avait obtenu la nationalité française en 2010, de même que sa mère, précise-t-on au ministère de l’Intérieur.

Ses parents, en garde à vue depuis dimanche (14/05/2018) matin, s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 pendant la deuxième guerre de Tchétchénie entre la Russie et les séparatistes (1999-2000).

La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés.

 

L’ami d’enfance de Khamzat Azimov, placé en garde à vue dimanche, Abdel Hakim Anaïev, est aussi d’origine tchétchène.

Lors de son arrestation, il a été vu vêtu d’un T-shirt arborant le nom de la capitale de la Tchéchénie, Grozny, et un dessin de Kalachnikov.

Abdel Hakim Anaïev a épousé religieusement une jeune femme, objet par la suite de poursuites judiciaires pour avoir tenté de se rendre en Syrie. C’est leur fréquentation qui a valu à Khamza Azimov d’être interrogé en tant que témoin par la section antiterroriste de la brigade criminelle en avril 2017.

Selon un de leurs camarades strasbourgeois interrogé par France Inter, c’est plutôt Abdel Hakim Anaïev qui ne faisait pas mystère de son désir de partir en Syrie.

Fiché S en raison de sa fréquentation d’un petit groupe d’habitants de Strasbourg soupçonnés de velléités de départ en Syrie, Khamzat Azimov était plutôt décrit comme un “suiveur” et certainement pas comme appartenant au “haut du spectre” des individus considérés comme dangereux, précisent des sources proches de l’enquête.

Selon l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov les autorités françaises ont manqué de vigilance:

Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement”, a-t-il dit à Europe 1. “On voit les conséquences.”

L’agresseur #Opéra était fiché S

L’agresseur de Paris #Opera était connu par les services de renseignement français et qu’il était fiché S, selon La radio Europe 1 a communiqué en se référant à des sources proches de l’enquête.

 

L’homme abattu par la police samedi (12/05/2018) soir à Paris après avoir attaqué des passants au couteau était fiché S, a appris Europe 1  d’une source proche de l’enquête.

L’agresseur serait un Français né en 1997 en Tchétchénie. Ses parents ont été placés en garde à vue.

D’après les sources, l’individu était fiché S pour radicalisation.

Les médias ont dévoilé que l’homme responsable de l’attaque s’appelait Khamzat Azimov, né en Tchétchénie le 1er novembre 1997 et naturalisé français en 2010.

Selon les informations de France 3, il avait passé son baccalauréat à Strasbourg et s’était installé en région parisienne récemment avec ses parents.

Suite à l’attaque, le Président Macron a exprimé sa solidarité aux proches des victimes et a constaté que la République avait payé «une nouvelle fois le prix du sang». De même, il a remercié les forces de police qui ont réussi à maîtriser rapidement l’agresseur.

Daech* a revendiqué l’attentat.