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Demandes d’asile en hausse en France

Près de 32.000 ressortissants étrangers se sont vu accorder une protection en France l’an dernier (2017), montrent les statistiques actualisées publiées mardi par le ministère de l’Intérieur. Les chiffres confirment le dépassement l’an dernier du seuil de 100.000 demandes d’asile: sur un total de 100.755 demandes déposées en 2017, 31.964 migrants ont été protégés au titre de l’asile ou de la protection subsidiaire, contre 26.499 en 2016 sur 85.726 demandes.

Les demandeurs provenaient en majorité d’Albanie, considéré comme un pays sûr par les autorités françaises, puis d’Afghanistan, d’Haïti, du Soudan, de Guinée et de Syrie.

Sur l’ensemble des demandes confiées à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) à la fin de l’année 2017, un quart des migrants étaient sous procédure Dublin, règlement européen permettant leur renvoi dans le pays de première entrée dans l’Union.

Selon Eurostat, les Etats membres de l’UE ont accordé l’asile à 538.000 réfugiés en 2017. Plus de 60% des demandeurs ont obtenu gain de cause en Allemagne, où 325.400 demandes ont abouti.

Dans le même temps, les naturalisations ont reflué l’an dernier en France, avec 114.274 nouveaux Français, en baisse de 4,1% par rapport à 2016, tandis que la délivrance de titres de séjour a progressé de 5,3% sur un an.

La menace islamiste Tchétchéne

L’attentat à l’arme blanche qui a fait un mort et quatre blessés, samedi soir (13/05/2018) à Paris #Opéra, est la première manifestation d’une menace islamiste d’origine tchétchène en France.

Khamzat Azimov, abattu par un policier, est né en Tchétchénie en 1997. Il avait obtenu la nationalité française en 2010, de même que sa mère, précise-t-on au ministère de l’Intérieur.

Ses parents, en garde à vue depuis dimanche (14/05/2018) matin, s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 pendant la deuxième guerre de Tchétchénie entre la Russie et les séparatistes (1999-2000).

La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés.

 

L’ami d’enfance de Khamzat Azimov, placé en garde à vue dimanche, Abdel Hakim Anaïev, est aussi d’origine tchétchène.

Lors de son arrestation, il a été vu vêtu d’un T-shirt arborant le nom de la capitale de la Tchéchénie, Grozny, et un dessin de Kalachnikov.

Abdel Hakim Anaïev a épousé religieusement une jeune femme, objet par la suite de poursuites judiciaires pour avoir tenté de se rendre en Syrie. C’est leur fréquentation qui a valu à Khamza Azimov d’être interrogé en tant que témoin par la section antiterroriste de la brigade criminelle en avril 2017.

Selon un de leurs camarades strasbourgeois interrogé par France Inter, c’est plutôt Abdel Hakim Anaïev qui ne faisait pas mystère de son désir de partir en Syrie.

Fiché S en raison de sa fréquentation d’un petit groupe d’habitants de Strasbourg soupçonnés de velléités de départ en Syrie, Khamzat Azimov était plutôt décrit comme un “suiveur” et certainement pas comme appartenant au “haut du spectre” des individus considérés comme dangereux, précisent des sources proches de l’enquête.

Selon l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov les autorités françaises ont manqué de vigilance:

Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement”, a-t-il dit à Europe 1. “On voit les conséquences.”

Le Drian réclame un accès immédiat de l’OIAC à Douma

Le ministre français des Affaires étrangères a exhorté vendredi (20/04/2018) la Russie et la Syrie à accorder un accès “complet” et “immédiat” à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour la laisser mener son enquête sur le site de l’attaque chimique présumée du 7 avril à Douma.

Le travail de la mission de l’OIAC dans la ville syrienne de Douma a été reporté à cause d’un échange de tirs survenu dans cette ville, relate mercredi (18/04/2018) l’agence Reuters.

“A cette heure, les enquêteurs de l’OIAC n’ont toujours pas accès au site de l’attaque chimique de Douma”, déclare Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. “Or, la mission de l’OIAC a pour mission d’établir si une attaque chimique a bien eu lieu et de dire quelle est la nature de l’agent chimique utilisé.”

“Cette obstruction nuit évidemment à la qualité de l’enquête. Il est vraisemblable que cette attitude vise à faire disparaître les preuves et les éléments matériels liés à l’attaque chimique sur le site même où elle s’est produite.”

Il réclame “un accès complet, immédiat et sans entrave” pour les enquêteurs de l’OIAC.

Le groupe extrémiste Jaysh al-Islam a accusé les forces gouvernementales syriennes d’avoir eu recours le 7 avril 2018 à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis se sont alignés sur ces accusations. Le lendemain, la diplomatie russe a qualifié d’«intox» ces informations.

 

 

#Syrie: Parly est fière d’une mission « relativement complexe »

D’après la ministre des Armées Florence Parly, douze missiles ont été tirés par les forces françaises : neuf missiles Scalp, d’une portée supérieure à 250 kilomètres, et pour la première fois en mission, troi missiles de croisière navals MdCN, d’une portée de 1 000 mètres et d’une précision chirurgicale. Les Scalp ont été tirés par cinq avions Rafale, qui ont décollé de France vendredi soir, et les MdCN par une frégate multimissions (FREMM) située en Méditerranée.

« C’était une mission relativement complexe au niveau militaire, qui a nécessité beaucoup de coordination entre nos trois pays« , précise la source élyséenne.

Les tirs français se sont concentrés sur les sites de la région de Homs. Au total, les Occidentaux ont tiré 103 missiles de croisière, dont 71 ont été interceptés par la défense antiaérienne syrienne, selon le ministère russe de la Défense.

« L’agression américaine  a donné une preuve que les Etats-Unis ne sont pas intéressés par l’objectivité de l’enquête (#OPCW), cherchent à détruire la voie de la résolution pacifique en Syrie et à déstabiliser la situation dans la région. Cela n’a rien à voir avec les objectifs déclarés de lutte contre le terrorisme international » a dit Gen.S.Routskoi (#Rutskoy), du Ministère de la Défense de la Russie

#Syrie: Dupont-Aignan pour une politique « indépendante » au Moyen-Orient

« La France se grandirait en menant une politique indépendante pour proposer une autre voie au Moyen-Orient ! Si la France avait tenu son rôle en toute liberté en , nous n’aurions pas laissé seules la Russie, l’Iran et la Turquie. »

« Je pense qu’il n’y a pas d’issue en par des frappes militaires de la France. La France devrait avoir une politique indépendante et ne pas être au service des qui mènent une politique dangereuse dans cette région du monde. »

 

Poutine a condamné « un act d’agression » contre la Syrie

Le président russe Vladimir Poutine a appelé à une réunion d’urgence du Conseil de sécurité des Nations unies après les opérations menées par les Etats-Unis, la France et le Royaume-Unis dans la nuit de vendredi à samedi (14/04/2018).

Vladimir Poutine a condamné les frappes occidentales sur la Syrie, les qualifiant dans un communiqué d’«un acte d’agression contre un état souverain engagé dans la lutte contre le terrorisme», «en violation des normes et des principes du droit international».

 

Macron: les frappes contre la Syrie « possible »

La France a la preuve que le régime syrien a eu recours à l’arme chimique à Douma, dans la Ghouta orientale, et décidera d’une éventuelle action militaire, en coordination avec les Etats-Unis, une fois que toutes les informations auront été vérifiées, a déclaré jeudi Emmanuel Macron.

Le chef de l’Etat, lors d’une interview sur TF1 et LCI, s’est placé avec prudence dans une perspective militaire en soulignant que l’”objectif de guerre” de la France en Syrie restait la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et qu’elle ne laisserait “en aucun une escalade se faire”.

Mardi (10/04/2018), lors d’une conférence de presse à Paris au côté du prince héritier d’Arabie saoudite, Emmanuel Macron avait affirmé qu’une décision quant à de possibles frappes contre les “capacités chimiques” de la Syrie serait annoncée “dans les prochains jours”.

“Nous aurons des décisions à prendre en temps voulu, quand nous le jugerons le plus utile et le plus efficace”, a-t-il tempéré jeudi, entretenant l’incertitude sur la nature et le calendrier d’une riposte à l’attaque présumée chimique du 7 avril.

Le pape Francois appelle à la réconciliation

Dimanche, lors de sa bénédiction Urbi et Orbi, le souverain pontife a réclamé la fin de «l’extermination» en Syrie et appelé à «la réconciliation» en Terre sainte, lorsque à Gaza, des soldats israéliens ont tué au moins 16 Palestiniens lors d’une manifestation.

S’exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a aussi demandé « les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin ».

Le pape François a aussi appelé « à la réconciliation en Terre Sainte », où sont frappées « des personnes sans défense ».

« Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense », a plaidé le pape François, alors que des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.

Antonov-26 s’est écrasé en Syrie

Un avion de transport militaire russe s’est écrasé cet après-midi aux alentours de 15h00 lors de son atterrissage sur la base militaire de Hmeimim, dans l’ouest de la Syrie. Les 32 personnes à bord de l’appareil n’ont pas survécu.

«Le 6 mars, environ à 15h00 [heure de Moscou, 13h00 à Paris, ndlr], lors de son atterrissage sur l’aérodrome de Hmeimim, un avion de transport russe An-26 s’est écrasé. Selon les premières informations, 26 passagers et six membres d’équipe se trouvaient à bord. Ils sont tous décédés», indique le message officiel diffusé par le ministère russe de la Défense.

D’après les premières informations, la catastrophe serait due à un problème technique. L’Antonov 26 n’a reçu aucun tir et s’est écrasé à 500 mètres de la piste d’atterrissage de la base russe. Lancé en 1969, cet avion bimoteur à hélice court et moyen courrier, également appelé An-26, peut transporter jusqu’à quarante personnes à 6.000 mètres d’altitude.

À son bord lors du crash, « 26 passagers et six membres d’équipage », a indiqué le ministère de la Défense dans un communiqué, sans préciser s’il s’agissait de militaires. Aucun des 32 personnes n’a survécu au crash. Afin d’éclaircir les circonstances de l’accident, le communiqué précise que le ministère a décidé d’envoyer une commission chargée d’étudier « toutes les versions possibles de ce qui s’est passé ».

Le président russe Vladimir Poutine a exprimé ses condoléances aux familles et aux proches des victimes.

 

 

Le risque terroriste aggravé

Le “risque terroriste” s’est accru depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron au pouvoir, a déclaré Marine Le Pen, en invoquant la politique de l’exécutif en la matière et son attitude à l’égard des combattants partis en Irak ou en Syrie à l’appui de son propos.

‘Depuis l’arrivée de M. Macron, on observe que le risque terroriste s’est objectivement aggravé’, a dit la présidente du Front national lors d’une conférence de presse à l’Assemblée nationale.

Selon Marine Le Pen, “le gouvernement a abaissé le niveau de protection de l’état d’urgence” en faisant voter en octobre une nouvelle loi antiterroriste et en mettant fin, parallèlement, à la loi d‘exception instaurée dans la foulée des attentats de novembre 2015.

“En second lieu, je voudrais soulever un paradoxe affolant”, a-t-elle ajouté. “La destruction de l’Etat islamique en Irak et en Syrie revient non à diminuer la menace terroriste pour les Français chez eux mais à l’augmenter”.

Car, a argué Marine Le Pen, président Macron se révèle “pusillanime et indécis” et le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, “muet de gêne” sur la question du retour éventuel de djihadistes passés dans les rangs de l’EI.

“S’il advenait que les revenants de l’Etat islamique, protégés de MM. Macron et Collomb, commettent des actes terroristes, nous les tiendrons pour politiquement responsables et pénalement complices de ces actes”, a-t-elle poursuivi.

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