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Djihad: retour des combattants français et familles

Le dernier bastion de l’Etat islamique (EI) est tombé. Quelle est la situation sur place, alors que de nombreux djihadistes français sont détenus dans des prisons comme dans des camps ? Gwendoline Idelon, analyste pour le Centre d’Analyse du Terrorisme (CAT), décrit ce qu’elle a vu en se rendant dans le nord de la Syrie.

Dans quel état est le nord-est de la Syrie, cette région contrôlée par les forces kurdes?  Gwendoline Idelon décrit ce qu’elle a vu en se rendant dans le nord de la Syrie, et ce qu’elle a pu apprendre en rencontrant sur place magistrats, diplomates et chefs militaires. 

« Nous avons pu rapidement nous rendre compte que l’Etat Islamique n’avait pas disparu du nord-est syrien », explique-t-elle. « Le retour au calme est loin d’être acquis. Depuis mars, on a enregistré près de 400 attaques terroristes dans le nord est syrien. A Raqqa, détruite à plus de 80%, le climat de tension est encore palpable. Les forces kurdes se tiennent en périphérie de la ville, pour éviter les heurts avec la population arabe qui y vit, pour la plupart sympathisant de l’idéologie de l’EI. »

« Il est impératif pour nous que ces djihadistes français soient rapatriés parce que l’on pense qu’il n’est pas concevable pour les victimes du terrorisme que des individus potentiellement impliqués dans des attentats en France, et il y en a plusieurs, échappent à la justice de ce pays », souligne Gwendoline Idelon.

« Ils doivent répondre de leurs actes ici, en France. Il y a un réel risque de fragmentation de la menace. Actuellement, 400 terroristes français sont détenus. C’est autant de revenants sur le territoire national. Mais il y encore 300 djihadistes français qui sont sur le territoire syrien, mais non détenus. D’autres ont réussi à gagner des zones de combat en Afghanistan et en Libye Ils sont en train de se disperser ; c’est maintenant qu’il faut agir, ou l’on va perdre totalement le contrôle sur ces individus. Et rien ne les empêchera de revenir en France pour perpétrer des attaques » Idelon a résumé.

Pape Francois plaide pour « fraternité »

Dans son traditionnel Urbi et Orbi Pape Francois a plaidé de resoudre de conflit de la planète, le souverain pontife a appelé la communauté internationale à « œuvrer résolument » pour que les réfugiés syriens « puissent retourner vivre en paix dans leurs pays ».

Que la fête de Noël «  permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d’entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit » de soixante-dix ans, a-t-il dit.

Le pape a aussi exprimé sa proximité avec les communautés chrétiennes de la « bien-aimée » Ukraine, à un moment de fortes tensions religieuses avec la Russie.

Sommet sur la Syrie

Le président français participait  au sommet Turquie-Russie-Allemagne-France sur la Syrie à Istanbul.

Emmanuel Macron a appelé la Russie à « exercer une pression très claire sur le régime syrien » pour garantir un « cessez-le-feu stable et durable à Idleb« , province rebelle dans le nord-ouest de la Syrie.

« Nous comptons sur la Russie pour exercer une pression très claire sur le régime, qui lui doit sa survie », a-t-il déclaré lors d’une déclaration conjointe sur la Syrie à Istanbul.

 

 

Trump-Poutine discuteront de la crise syrienne

Donald Trump et Vladimir Poutine vont enfin avoir leur sommet, un an et demi après l’arrivée du président américain à la Maison Blanche. Les deux dirigeants vont se retrouver en terrain neutre, à Helsinki en Finlande le 16 juillet prochain.

Jeudi 28 juin, la chaîne de télévision CNN se référant à des sources diplomatiques a annoncé que le Président américain avait l’intention d’atteindre un accord avec son homologue russe qui permettrait de retirer les troupes américaines de Syrie le plus vite possible.

Dans le même temps, la partie russe est persuadée que les deux dirigeants discuteront de la crise syrienne de manière approfondie. «Une conversation substantielle est prévue», a promis Dmitri Peskov.

 

Demandes d’asile en hausse en France

Près de 32.000 ressortissants étrangers se sont vu accorder une protection en France l’an dernier (2017), montrent les statistiques actualisées publiées mardi par le ministère de l’Intérieur. Les chiffres confirment le dépassement l’an dernier du seuil de 100.000 demandes d’asile: sur un total de 100.755 demandes déposées en 2017, 31.964 migrants ont été protégés au titre de l’asile ou de la protection subsidiaire, contre 26.499 en 2016 sur 85.726 demandes.

Les demandeurs provenaient en majorité d’Albanie, considéré comme un pays sûr par les autorités françaises, puis d’Afghanistan, d’Haïti, du Soudan, de Guinée et de Syrie.

Sur l’ensemble des demandes confiées à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) à la fin de l’année 2017, un quart des migrants étaient sous procédure Dublin, règlement européen permettant leur renvoi dans le pays de première entrée dans l’Union.

Selon Eurostat, les Etats membres de l’UE ont accordé l’asile à 538.000 réfugiés en 2017. Plus de 60% des demandeurs ont obtenu gain de cause en Allemagne, où 325.400 demandes ont abouti.

Dans le même temps, les naturalisations ont reflué l’an dernier en France, avec 114.274 nouveaux Français, en baisse de 4,1% par rapport à 2016, tandis que la délivrance de titres de séjour a progressé de 5,3% sur un an.

La menace islamiste Tchétchéne

L’attentat à l’arme blanche qui a fait un mort et quatre blessés, samedi soir (13/05/2018) à Paris #Opéra, est la première manifestation d’une menace islamiste d’origine tchétchène en France.

Khamzat Azimov, abattu par un policier, est né en Tchétchénie en 1997. Il avait obtenu la nationalité française en 2010, de même que sa mère, précise-t-on au ministère de l’Intérieur.

Ses parents, en garde à vue depuis dimanche (14/05/2018) matin, s’étaient réfugiés en France au début des années 2000 pendant la deuxième guerre de Tchétchénie entre la Russie et les séparatistes (1999-2000).

La France avait alors accueilli nombre de Tchétchènes auxquels elle avait accordé le statut de réfugiés.

 

L’ami d’enfance de Khamzat Azimov, placé en garde à vue dimanche, Abdel Hakim Anaïev, est aussi d’origine tchétchène.

Lors de son arrestation, il a été vu vêtu d’un T-shirt arborant le nom de la capitale de la Tchéchénie, Grozny, et un dessin de Kalachnikov.

Abdel Hakim Anaïev a épousé religieusement une jeune femme, objet par la suite de poursuites judiciaires pour avoir tenté de se rendre en Syrie. C’est leur fréquentation qui a valu à Khamza Azimov d’être interrogé en tant que témoin par la section antiterroriste de la brigade criminelle en avril 2017.

Selon un de leurs camarades strasbourgeois interrogé par France Inter, c’est plutôt Abdel Hakim Anaïev qui ne faisait pas mystère de son désir de partir en Syrie.

Fiché S en raison de sa fréquentation d’un petit groupe d’habitants de Strasbourg soupçonnés de velléités de départ en Syrie, Khamzat Azimov était plutôt décrit comme un “suiveur” et certainement pas comme appartenant au “haut du spectre” des individus considérés comme dangereux, précisent des sources proches de l’enquête.

Selon l’ancien ambassadeur russe en France Alexandre Orlov les autorités françaises ont manqué de vigilance:

Quand j’étais encore ambassadeur, je trouvais que les autorités françaises donnaient à ces familles l’asile trop facilement”, a-t-il dit à Europe 1. “On voit les conséquences.”

Le Drian réclame un accès immédiat de l’OIAC à Douma

Le ministre français des Affaires étrangères a exhorté vendredi (20/04/2018) la Russie et la Syrie à accorder un accès “complet” et “immédiat” à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour la laisser mener son enquête sur le site de l’attaque chimique présumée du 7 avril à Douma.

Le travail de la mission de l’OIAC dans la ville syrienne de Douma a été reporté à cause d’un échange de tirs survenu dans cette ville, relate mercredi (18/04/2018) l’agence Reuters.

“A cette heure, les enquêteurs de l’OIAC n’ont toujours pas accès au site de l’attaque chimique de Douma”, déclare Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. “Or, la mission de l’OIAC a pour mission d’établir si une attaque chimique a bien eu lieu et de dire quelle est la nature de l’agent chimique utilisé.”

“Cette obstruction nuit évidemment à la qualité de l’enquête. Il est vraisemblable que cette attitude vise à faire disparaître les preuves et les éléments matériels liés à l’attaque chimique sur le site même où elle s’est produite.”

Il réclame “un accès complet, immédiat et sans entrave” pour les enquêteurs de l’OIAC.

Le groupe extrémiste Jaysh al-Islam a accusé les forces gouvernementales syriennes d’avoir eu recours le 7 avril 2018 à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis se sont alignés sur ces accusations. Le lendemain, la diplomatie russe a qualifié d’«intox» ces informations.

 

 

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