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L’UE condamne les attaques au Sahel

« Plusieurs attaques ont endeuillé récemment le Niger, le Burkina Faso et le Cameroun. Elles ont ciblé tantôt des populations civiles, tantôt des travailleurs humanitaires. Ces attaques brutales nous rappellent que le terrorisme n’épargne personne. Ni les populations civiles dans des régions où les besoins humanitaires ne cessent d’augmenter, notamment en raison de la pandémie du coronavirus. Ni les travailleurs humanitaires qui payent de leur vie leur volonté d’aider les autres » a écrit le haut diplomate européen Josep Borrell sur son micro-blog Twitter.

« L’Union européenne ne cessera jamais de condamner ces attaques lâches et barbares. Rien ne nous fera baisser les bras dans notre volonté d’aider le Sahel à affronter les différents défis auxquels la région fait face. L’Union européenne reste déterminée à poursuivre ses efforts, aux côtés de ses partenaires sahéliens, en faveur du rétablissement de la sécurité et des services de l’Etat, de l’action humanitaire et de développement, notamment dans le cadre de la Coalition pour le Sahel. L’Union européenne rappelle enfin que le droit international humanitaire doit être respecté toujours, partout et par tous ».

G5 Sahel Sommet en Mauritanie

La France demandera au Mali et au Burkina Faso lors du sommet G5 Sahel le 30 juin en Mauritanie, des garanties sur leurs engagements en faveur de la paix, afin de ne pas remettre en cause des gains militaires récemment acquis sur le terrain, a déclaré le 29 une source à l’Elysée.

“Tous les progrès enregistrés sont fragiles et peuvent être mis en cause si la dynamique politique ne suit pas”, a souligné cette source.

Le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez et le chef de l’Etat français Emmanuel Macron doivent effectuer mardi le 30 juin leur premier déplacement en Afrique depuis la crise du coronavirus à l’occasion du sommet des pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Les autres dirigeants européens, comme la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Giuseppe Conte participeront à ce sommet seulement par visioconférence. Cinq chefs d’Etat du G5 Sahel et le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres vont également prendre part à cette réunion, selon un communiqué du gouvernement espagnol publié le 29 juin.

Chef d’Al-Qaïda au Maghreb neutralisé

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé le 5 mai la ministre française des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué le 4 mai à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.

«Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

«Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre.

G5 Sahel demande d’annulation de la dette

Le Président du Conseil européen, SEM Charles Michel et le Président en exercice du G5 Sahel, SEM Mohamed Cheikh El Ghazouani, ont co-présidé aujourd’hui, 28 avril 2020, une visioconférence avec l’ensemble des Chefs d’État du G5 Sahel, la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, et le Haut Représentant de l’UE Josep Borrell, en présence de la Vice-Secrétaire Générale des Nations unies et du Président de la Commission de l’Union africaine.

Lors de cette visioconférence, les dirigeants ont adopté une Déclaration conjointe des membres du Conseil européen avec les États membres du G5 Sahel. Les dirigeants ont convenu de poursuivre les efforts conjoints afin d’élargir la Coalition pour le Sahel à d’autres partenaires internationaux.

Au vu de la gravité de la situation dans les pays du G5 Sahel ainsi que leur vulnérabilité face à la propagation du COVID-19, les co-Présidents ont souligné l’urgence d’une solidarité effective de la communauté internationale afin d’apporter une réponse efficace et durable à la pandémie du COVID-19 dans le monde, en Afrique et dans le Sahel en particulier, notamment pour limiter l’impact sanitaire et économique de cette crise.

À cet égard, les co-Présidents ont tenu à rappeler la Déclaration commune des membres du Conseil européen du 26 mars 2020 et ont souligné l’attachement de l’Union européenne à la coopération internationale et à des solutions multilatérales pour lutter contre la pandémie et ses conséquences. Le Président du Conseil européen a rappelé que l’Union européenne mettra tout en œuvre pour aider les pays et les communautés à faire face à la crise du COVID-19, notamment pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise ainsi que pour renforcer la viabilité des chaînes de valeur et d’approvisionnement intégrées mondiales afin de les adapter au besoin et pour atténuer les incidences socioéconomiques négatives de la crise.

Les co-Présidents ont salué l’appel lancé par plusieurs dirigeants africains et européens le 15 avril 2020 – « Only a victory in Africa can end the pandemic everywhere ».

Les co-Présidents ont salué la Déclaration du Sommet extraordinaire du G5 Sahel tenu le 27 avril 2020, consacré à la pandémie de COVID-19 dans l’espace du G5 Sahel. Ils ont pris note de la sollicitation par le G5 Sahel de la communauté internationale à prendre en compte les demandes du G5 Sahel pour faire face à la crise du COVID-19. Ils se sont engagés à en informer les membres du Conseil européen, ainsi que les partenaires internationaux, en vue de d’examiner les demandes des pays africains pour l’annulation pure et simple de la dette africaine, en réponse aux conséquences de cette pandémie sens précédent.

Les co-Présidents appellent la communauté internationale à poursuivre les efforts afin soutenir les pays du G5 Sahel dans leurs efforts afin de combattre les conséquences du COVID-19.

Le Président en exercice du G5 Sahel à tenu à exprimer son appréciation pour la réponse de l’Union européenne à la dimension internationale de cette crise globale sans précédent. Il a salué la mémoire des milliers de victimes du COVID-19 de ces dernières semaines.

Les co-Présidents ont convenu qu’une rencontre de suivi, sous forme de visioconférence, sera organisée endéans les trois mois.

G5 Sahel demande soldat tchadiens

La France et les pays du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad) ont insisté sur l’envoi «dès que possible» de 500 soldats tchadiens dans la région dite des
«trois frontières », en proie à de fréquentes attaques djihadistes, entre Mali, Niger et Burkina Faso.

Le président tchadien Idriss Déby a mis la pression sur ses partenaires le 10 avril en annonçant que son armée, allié clé de la force française Barkhane au Sahel, allait cesser de participer à des opérations hors des frontières de Tchad. En janvier, Deby avait accepté d’envoyer un bataillon supplémentaire de 480 hommes dans la région des trois frontières, au sein de la Force du G5 Sahel.

Aide de Pentagone à l’operation Barkhane

Américains et Britanniques prolongent pour l’instant leur soutien au Sahel à l’opération anti-islamiste française «Barkhane», en maintenant leurs moyens sur place, a affirmé le 24 avril la ministre des armées Florence Parly dans un entretien au quotidien régional Sud Ouest.

«Le Royaume-Uni a décidé de maintenir ses hélicoptères Chinook sur place. Quant aux Etats-Unis, ils ont différé leur décision de désengagement. Leurs moyens sont toujours en place », affirme-t-elle.

Washington avait ouvertement envisagé ces derniers mois de réduire drastiquement la voilure en Afrique de l’Ouest. Or Pentagone fournit aux 5 100 soldats français de l’opération «Barkhane » des capacités cruciales de renseignement et de surveillance, notamment grâce à ses drones, du ravitaillement en vol et du transport logistique pour un coût de 45 millions de dollars (41,5 millions d’euros) par an.

Fin novembre 2019, la base militaire de Pau et le 5e régiment d’hélicoptères de combat avaient déjà perdu sept des leurs, décédés dans un accident d’hélicoptères au Mali qui avait coûté la vie à treize militaires français, la plus importante perte de l’armée française en opération depuis 1983.

« Dans l’aérocombat et dans le domaine aérien de manière générale, le risque zéro n’existe pas », mais « nous faisons tout pour qu’il soit réduit à son minimum », assure la ministre dans les colonnes de Sud Ouest. « Je veux redire ma confiance et ma fierté à ce régiment. Au Sahel, son engagement est sans faille et ses hélicoptères un atout précieux », conclut-elle.

Sahel: réduction de la mission américaine

La ministre des Armées Florence Parly à Washington va tenter de convaincre son homologue américain Mark Esper de ne pas retirer à la France un soutien crucial contre les groupes djihadistes au Sahel.

“Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent”, a confié la semaine dernière le chef d’état-major des Armées, le général François Lecointre, qui assure que ses interlocuteurs militaires “conviennent que cela n’aurait aucun sens” au regard de l’ampleur de la menace djihadiste en Libye et au Sahel, où la branche locale du groupe Etat islamique (EI), en particulier, multiplie les attaques meurtrières.

Les responsables français ne cachent pas leur inquiétude face à la volonté affichée des Etats-Unis de réduire les moyens consacrés depuis deux décennies à la “guerre contre le terrorisme” pour concentrer leurs efforts sur les menaces constituées par la Chine et la Russie.

“Il y a un risque réel de voir Daech reconstituer au Sahel le sanctuaire qu’il a perdu au Proche-Orient”, insiste-t-on dans l’entourage de Florence Parly.

Au Sahel, Pentagone apporte avec ses bases au Niger un soutien significatif aux 4.700 soldats français de l’opération Barkhane en matière de logistique, de ravitaillement et surtout de surveillance, avec des drones équipés d’un système d’interception des communications qu’ils sont à ce jour les seuls à pouvoir fournir.

Les inquiétudes concernant le retrait des États-Unis se sont accrues, et les responsables occidentaux disent que la région du Sahel, située au sud du désert du Sahara, risque de devenir un vaste refuge pour les terroristes qui planifient des attaques dans le monde entier.

Niger: 89 mort à Chinagodrar

Le bilan de l’attaque commise le 9 janvier contre un camp militaire du Niger s’est alourdi à au moins 89 morts, soit plus que la précédente attaque meurtrière à Inates (10/12/2019) revendiquée par l’Etat islamique (Daech), selon l’agence Anadolu.

Le gouvernement nigérien avait fait état jeudi de 25 soldats tués et de 63 “terroristes neutralisés” lors de cette attaque survenue à Chinagodrar, à 200 km environ au nord de la capitale Niamey.

Contacté par Reuters, le ministre de la Défense Issoufou Katambe a fait savoir qu’un nouveau bilan serait annoncé le 13 décembre à l’issue d’une réunion du conseil national de sécurité.

Sommet G5 Sahel a été reporté

Le sommet du G5 Sahel, qui devait permettre de clarifier le cadre de l’intervention française dans la bande sahélo-saharienne, a été reporté début 2020 après une attaque meurtrière au Niger, dernier “décrochage” en date dans cette région confrontée à une menace djihadiste persistante.

Menée par des assaillants lourdement armés, cette attaque contre le camp militaire d’Inates, près de la frontière malienne, a duré trois heures, coûté la vie à 71 soldats et contraint le président Mahamadou Issoufou à écourter son déplacement en Egypte.

J’ai pris la décision hier avec le président Issoufou de reporter” le sommet “en raison des nombreux morts que le Niger malheureusement a eu à subir il y a deux jours”, a déclaré Emmanuel Macron jeudi à son arrivée au Conseil européen à Bruxelles.

Annoncé à la surprise générale début décembre par le chef de l’Etat français à l’issue du sommet de l’Otan à Londres, ce sommet devait réunir les dirigeants du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad) et clarifier le cadre d’intervention de la France.

C’est un besoin qui répond au constat de l’incompréhension croissante dans les opinions publiques nationales, sahéliennes et française”, explique-t-on à l’Elysée. “Il faut pouvoir ressortir de ce sommet avec une expression commune qui rappelle pourquoi la France est là en appui.”

Paix au Sahel est essentielle pour l’EU

« Le 2 décembre, mon deuxième jour dans ma fonction comme Haut Représentant/Vice-président, j’ai participé à Paris à l’hommage rendu aux treize soldats français qui ont perdu leur vie au Mali le 25 novembre dernier dans une opération contre des djihadistes. Lors de cette cérémonie digne et émouvante nous avons pu saluer la mémoire de ces treize militaires de l’opération Barkhane qui, dans la force de l’âge, sont tombés héroïquement dans ce combat contre le terrorisme, cette menace globale qui nous concerne tous » Josep Borrell Fontelles a écrit dans son blog.

https://twitter.com/josepborrellf/status/1202119155983540224?s=21

Ce bilan humain particulièrement lourd, vient douloureusement souligner le tribut que payent les forces engagées dans les terrains d’intervention les plus périlleux.

https://twitter.com/etatmajorfr/status/1201579120074936320?s=21

Je veux ici saluer encore une fois la mémoire de ces soldats disparus et exprimer mes condoléances et ma solidarité à leurs familles et proches. Ces hommes incarnent l’engagement courageux de la France et d’autres pays européens au Mali et au Sahel pour endiguer un danger terroriste multiforme et d’autres menaces sécuritaires.

https://twitter.com/defense_gouv/status/1201458079776292864?s=21

La restauration d’une paix durable au Sahel est essentielle pour la stabilité de la région et plus largement pour l’Afrique comme pour l’Europe.

L’engagement de la France apporte une contribution essentielle aux efforts de l’UE dans la région. Sur le front sécuritaire, l’Union européenne est fortement engagée pour aider à stabiliser la région. Nous déployons actuellement deux missions au Mali – une militaire (EUTM) et une civile (EUCAP Sahel Mali) – pour soutenir activement les forces armées et les autorités maliennes dans leurs actions. S’y ajoute une troisième mission, au Niger (EUCAP Sahel Niger), ainsi qu’un soutien, notamment financier, alloué au G5 Sahel (le Groupe de cinq pays du Sahel, à savoir le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad).

Mais nous le savons, la réponse pour retrouver la stabilité et la sécurité dans la région ne peut être uniquement sécuritaire. Cette crise revêt de multiples dimensions qui appellent à une réponse globale, comprenant le développement socio-économique, le redéploiement de l’autorité de l’Etat et le renforcement des services publics, dont celui de la justice.

L’Union européenne et ses Etats membres sont également fortement engagés dans ce contexte. Depuis 2014, l’UE a apporté un soutien global aux pays de la région qui s’élève à 3,8 milliards d’euros et, combiné à l’aide au développement fournie par les Etats membres, l’appui s’élève à 8 milliards d’euros.

L’histoire récente nous a douloureusement enseigné que le terrorisme ne connaît pas de frontière de sorte que la réponse ne n’en connaît pas non plus. En ce jour, le sacrifice des militaires français doit être honoré et nous appeler collectivement à renforcer ces efforts coordonnés pour mener une lutte inlassable contre les atteintes à la sécurité et à la stabilité ainsi qu’en faveur d’un développement socio-économique inclusif au bénéfice des populations. »

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