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Bexit: la crise de l’accord de retrait

Le Parlement européen n’approuvera aucun traité commercial entre l’UE et le Royaume-Uni si l’accord de divorce n’est pas pleinement mis en oeuvre, a déclaré le 11 septembre un responsable qui a eu connaissance d’un projet de déclaration allant en ce sens.

Le groupe de coordination du Parlement européen sur le Royaume-Uni s’est réuni avec le coprésident du comité mixte UE-Royaume-Uni, Maroš Šefčovič, pour évaluer l’impact de la « loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni » sur la mise en œuvre de l’accord de retrait, et avec le négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, pour évaluer les négociations en cours sur les futures relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le Parlement européen a diffusé le 11 septembre en début de soirée un communiqué: “Si les autorités britanniques enfreignaient – ou menaçaient d’enfreindre – l’accord de retrait, par le biais du projet de loi sur le marché intérieur du Royaume-Uni sous sa forme actuelle ou par tout autre moyen, le Parlement européen ne ratifierait en aucun cas un accord entre l’UE et le Royaume-Uni”, dit ce communiqué signé à la fois par les membres du groupe de coordination sur le Royaume-Uni et par les chefs de la plupart des groupes politiques représentés au sein de l’assemblée.

Pour entrer en vigueur, un accord commercial entre Londres et Bruxelles devra obtenir le feu vert des députés européens.

La Commission européenne a sommé le 10 septembre le gouvernement britannique de respecter pleinement l’accord de sortie de l’Union européenne conclu en janvier dernier et de retirer avant la fin du mois son projet de loi mettant en cause certains aspects du traité.

« Le Parlement européen invite le Royaume-Uni à travailler avec l’UE de manière constructive et à trouver des compromis qui soient dans l’intérêt de nos citoyens et de nos entreprises de part et d’autre de la Manche. Tout accord éventuel devrait non seulement préserver nos intérêts, mais aussi respecter l’intégrité de l’Union européenne et de son marché unique ».

Lunettes de Ghandi

Une paire de lunettes rondes ayant appartenu au héros de l’indépendance indienne Mahatma Gandhi qui les aurait offertes « en remerciement pour une bonne action », a été vendue 260.000 livres (environ 288.000 euros), a annoncé la maison d’enchères East Bristol Auctions.

Cette paire de lunettes de vue cerclées en plaqué or était estimée entre 10.000 et 15.000 livres (entre 11.000 et 17.000 euros).

« Regardez le moment où les lunettes de Gandhi ont été adjugées 260.000 livres. Nous les avions trouvées il y a à peine 4 semaines dans notre boîte aux lettres, laissées là par un monsieur dont l’oncle les avait reçues de Gandhi lui-même. Un résultat incroyable pour un objet incroyable! », a écrit sur instagram la maison d’enchères, en postant une vidéo de la vente réalisée let 21 aout soir.

Elle avait été placée dans une enveloppe déposée dans la boîte aux lettres de la maison d’enchères.

« Un de mes collègues l’a ramassée, a déchiré l’enveloppe et a trouvé un mot indiquant: +ces lunettes appartiennent à Gandhi, appelez moi+ », avait raconté à la chaîne de télévision Sky News un des commissaires-priseurs, Andrew Stowe.

Après un appel au vendeur, « nous avons fouillé, fait des recherches et trouvé qu’il s’agissait d’une découverte historique… J’ai rappelé le monsieur, il m’a dit: +si ça ne vaut rien, débarrassez-vous-en » avait expliqué le commissaire-priseur, ajoutant que le vendeur était presque « tombé de sa chaise » en apprenant l’estimation du commissaire priseur.

L’apôtre de la non-violence « donnait souvent ses paires anciennes ou dont il ne voulait plus à ceux qui en avaient besoin ou à ceux qui l’avaient aidé », a expliqué la maison d’enchères sur son site internet.

La paire en question a été donnée par Gandhi dans les années 1920 à l’oncle du vendeur, qui travaillait à l’époque pour British Petroleum en Afrique du Sud, selon East Bristol auctions: « On présume qu’elle a été offerte comme remerciement de la part de Gandhi pour une bonne action ».

Whisky: suppression des droit de douane

Le gouvernement britannique a assuré le vouloir redoubler d’efforts pour obtenir la suppression des droits de douane américains sur des produits comme le whisky écossais, au lendemain du maintien de ces tarifs par Washington, lié au conflit sur les aides publiques à Airbus et Boeing.

La Scotch Whisky Association, principale fédération des producteurs, a regretté le maintien des taxes américaines en soulignant que les exportations de whisky vers les Etats-Unis avaient chuté de 30% depuis leur entrée en vigueur.

“Il a fallu au gouvernement britannique six mois après le départ du Royaume-Uni de l’UE pour aborder directement la question des droits de douane avec l’administration américaine, ce qui nous semble inexplicablement lent”, a regretté sa directrice générale, Karen Betts, en appelant Londres à accroître son soutien au secteur.

En France, la Fédération des exportateurs de vins et spiritueux (FEVS) a elle aussi déploré la décision américaine qui ne manquera pas selon de pénaliser “fortement” les exportateurs français.

Barnier: «aucun progrès» de négociations

Après une nouvelle semaine de négociations, l’UE et Royaume-Uni semblent exactement au même point qu’avant la pandémie. Et c’est un négociateur européen, Michel Barnier, quelque peu déconcerté, qui l’a encore répété vendredi le 5 mai:

«Il n’y a eu quasiment aucun progrès.» Sur les conditions de concurrence équitable, sur le mode d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ou encore sur la gouvernance générale de la future relation, tout semble opposer les deux partenaires.

Or ce dernier cycle est particulièrement symbolique: c’est en juin que les deux parties doivent décider si elles se donnent plus de temps pour conclure, en allongeant la période actuelle de transition.

Le scénario d’un « no deal » prend donc de plus en plus d’épaisseur. Pour l’éviter, Londres pourrait théoriquement demander, avant le 30 juin, un prolongement des discussions d’un an voire deux ans, si nécessaire. Sauf que le Premier ministre britannique Boris Johnson a toujours rejeté cette option.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre Boris Johnson et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre BoJo et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

La reine Elizabeth II annulation de célébration

La reine Elizabeth II a demandé d’annuler les traditionnels coups de canon pour la célébration de son anniversaire, indique le 18 avril la chaîne de télévision ITV News, pour la première fois en 68 ans de règne.

ITV News ajoute que la reine n’a pas jugé approprié de maintenir cette tradition des fameux “gun salutes” en pleine crise liée à l’épidémie du nouveau coronavirus.

Ces coups de canon, tirés depuis différents lieux à travers de Londres, sont une tradition de la famille royale britannique pour célébrer des événements spéciaux comme les anniversaires.

La reine Elizabeth II fêtera ses 94 ans le 21 avril.

La palais de Buckingham n’a pas fait dans l’immédiat de commentaire.

La Grande-Bretagne a enregistré plus de 15.000 décès liés au coronavirus qui a tué près de 150.000 personnes dans le monde.

Boris Johnson est dans état stable

Boris Johnson, âgé de 55 ans, a été admis le 5 avril soir à l’hôpital St-Thomas, qui fait face au Westminster après plus de 10 jours de fièvre élevée et de toux persistantes en raison du coronavirus.

La reine Elizabeth a adressé à Boris Johnson ses voeux de “prompt et complet rétablissement” et a déclaré que ses pensées accompagnaient également sa famille et sa compagne Carrie Symonds, enceinte, a fait savoir le 7 avril le Palais Royal.

Il n’existe pas au Royaume-Uni de plan de succession formellement établi au cas où un Premier ministre se retrouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Boris Johnson a demandé à son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, de le représenter partout “où cela est nécessaire”, ont explilqué ses services presse .

L’état du Premier ministre est resté stable entre hier et aujourd’hui et il reste de bonne humeur. Il reçoit un traitement à l’oxygène standard et respire sans aucune autre assistance. Il n’a pas eu besoin d’assistance respiratoire mécanique ni d’assistance respiratoire non-invasive”, a dit son porte-parole.

Son état s’est rapidement dégradé au cours des 24 heures suivantes, ce qui a entraîné le 6 avril soir son placement dans une unité de soins intensifs où sont traités les cas les plus graves.

Bien qu’il ait reçu un apport en oxygène, ses services ont affirmé que ce transfert relevait d’une mesure de prudence au cas où Boris Johnson aurait besoin d’être placé en respiration artificielle. Le Premier ministre reste conscient.

Au moment, selon les experts, le Royaume-Uni va probablement connaître sa semaine la plus meurtrière depuis le début de l’épidémie dans le pays, où elle a déjà fait plus de 5.000 morts.

Brexit: contrôles douaniers aux frontières

Le Premier ministre britannique Boris Johnson prévoit d’annoncer le rétablissement de contrôles douaniers aux frontières pour tous les biens importés au Royaume-Uni à compter de l’année prochaine, dans le but de faire pression sur l’Union européenne en vue des négociations commerciales à venir, rapporte le Daily Telegraph.

Nous prévoyons d’imposer des contrôles complets sur toutes les importations de l’UE – déclaration en douane d’exportation, déclaration de sûreté, certificat sanitaire pour les animaux et passage de tous les biens vendus en supermarché par les services d’inspection aux frontières”, a dit au journal un responsable gouvernemental.

Un tel degré de contrôle aux frontières n’avait même pas été envisagé par les gouvernements britanniques successifs lors des préparatifs en vue d’un Brexit “dur”, avant que Boris Johnson ne parvienne finalement à faire adopter par Westminster l’accord qu’il est parvenu à renégocier avec Bruxelles.

Mais les négociateurs britanniques espèrent qu’une telle menace leur permettra d’aborder en position de force la période de transition de onze mois pendant laquelle Boris Johnson espère arracher à l’UE un accord de libre-échange similaire à celui qu’elle a conclu avec le Canada, et poussera les Européens à faire des concessions, explique le Telegraph.

Interrogée à ce sujet, une porte-parole de gouvernement a déclaré que des changements étaient “inévitables”. “Nous quittons l’union douanière et le marché unique. Cela signifie qu’il va falloir se préparer à vivre en dehors”, a-t-elle répondu à Reuters.

Le rétablissement même limité de contrôles aux frontières et de droits de douane inquiète les milieux d’affaires britanniques et la Banque d’Angleterre, qui a prévenu la semaine dernière que cela aurait des conséquences pour le commerce et la croissance économique à partir de l’an prochain.

La Chambre de commerce britannique a de son côté appelé le gouvernement à privilégier la libre circulation des biens à la fin de la période de transition, en mettant notamment en garde contre le coût de mesures de contrôle supplémentaires et le risque de pénurie de certains biens.

Pêche aux eaux de Guernesey suspendu

L’accès des navires de pêche français aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey est temporairement suspendu en raison de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne mais ils vont pouvoir continuer à y pêcher au moins jusqu’à la fin de l’année sur la base d’autorisations individuelles, a annoncé le 1 février le ministère de l’Agriculture. (Image: illustration).

Le Brexit, acté dans la nuit de 31 janvier s’est aussi traduit par l’expiration de la Convention de Londres sur la pêche, qui régit depuis 1964 les droits de pêche dans les eaux côtières (6 à 12 milles nautiques) des Etats membres de l’UE signataires.

La pêche est un sujet sensible des négociations qui vont s’ouvrir entre Londres et Bruxelles afin de définir leurs futures relations commerciales, le gouvernement britannique souhaitant mettre fin à l’accès “automatique” des navires européens à ses eaux territoriales.

Dans un communiqué le ministère de l’Agriculture dit s’être entendu avec les autorités de Guernesey sur le fait que les pêcheurs français pourront conserver l’accès aux eaux côtières de l’île pendant la période de transition qui doit s’achever le 31 décembre 2020.

Néanmoins, sur le plan administratif, en raison de l’expiration de la Convention de Londres, les modalités de cet accès doivent être renouvelées”, indique-t-il.

La procédure pour solliciter l’autorisation individuelle désormais exigée par Guernesey sera mise en place la semaine prochaine, précise le ministère, selon lequel les autorités locales “se sont engagées à rendre le délai de délivrance le plus court possible”.

Pendant cette période, l’accès des navires français aux eaux de Guernesey est temporairement suspendu”, indique-t-il.

Selon le ministère, quelque 140 bateaux français ont pêché dans les eaux de Guernesey en 2018, avec un pic pendant l’été et seulement une trentaine de navires concernés pendant la période fin janvier-début février.

L’activité dans les 6-12 milles autour de Guernesey est une petite partie de l’activité dans l’ensemble de la zone”, a-t-il déclaré évoquant une faible dépendance à Guernesey pour les patrons-pêcheurs, avec une part de chiffres d’affaires “de moins de 5% dans la plupart des cas”.

Macron: « mensonges proférés » de Brexit

La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne a été rendue possible par les mensonges proférés durant la campagne du référendum de juin 2016 mais aussi parce que l’Europe n’a pas assez changé, a déclaré le 31 janvier Emmanuel Macron, selon lequel ce Brexit doit constituer “un signal d’alarme historique” pour l’UE. (Image:archive)

Ce départ est un choc, c’est un signal d’alarme historique qui doit retentir dans chacun de nos pays”, a déclaré le président de la République dans une allocution télévisée diffusée moins de six heures avant la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’UE à minuit (23h00 GMT).
Il faut à chaque instant nous souvenir de ce à quoi le mensonge peut conduire dans nos démocraties”, a-t-il poursuivi.

Ce Brexit est possible, a été possible et rentre en vigueur dans quelques heures parce que nous avons fait de l’Europe trop souvent un bouc émissaire de nos propres difficultés, parce qu’aussi nous n’avons pas assez changé notre Europe. Plus que jamais nous avons besoin d’Europe, a dit Emmanuel Macron.

Je suis conscient que l’Europe ne pourra continuer d’avancer que si nous la réformons en profondeur, pour la rendre plus souveraine, plus démocratique, plus proche de nos concitoyens et donc plus simple aussi dans son quotidien et que nous réussissions à rebâtir un projet européen plus clair pour vous toutes et tous.”

L’UE27 sur Brexit

A quelques heures du Brexit, les présidents des trois grandes institutions communautaires européennes préviennent vendredi le Royaume-Uni qu’il lui faudra respecter les règles européennes sur l’environnement ou le travail pour espérer conserver une relation commerciale étroite avec le marché commun. 

À défaut de conditions équitables dans les domaines de l’environnement, du travail, de la fiscalité et des aides d’Etat, il ne saurait y avoir de large accès au marché unique”, écrivent dans une déclaration commune Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Charles Michel, président du Conseil européen, et David Sassoli, président du Parlement européen. 

« On ne peut pas conserver les avantages attachés au statut de membre lorsque l’on n’a plus cette qualité”, ajoutent-ils.

« Après 47 ans de vie commune, Le Royaume-Uni sortira formellement de l’Union européenne ce vendredi à 23h00 heure de Londres, minuit à Bruxelles. »

« S’ouvrira alors une période de transition qui doit durer jusqu’au 31 décembre prochain et durant laquelle Boris Johnson devra négocier avec l’UE les termes des relations post-Brexit, notamment commerciales. »

La libre circulation des capitaux, des marchandises et des services est indissociable de la libre circulation des personnes”, rappellent les trois présidents dans leur message. 

« Von der Leyen, Michel et Sassoli rappellent qu’ils ont toujours “profondément regretté” mais aussi “pleinement respecté” la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.

Nous devons nous projeter vers l’avenir et établir un nouveau partenariat entre amis de longue date. Ensemble, nos trois institutions feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que ce partenariat soit une réussite”, ajoutent-ils.

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