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Barnier: «aucun progrès» de négociations

Après une nouvelle semaine de négociations, l’UE et Royaume-Uni semblent exactement au même point qu’avant la pandémie. Et c’est un négociateur européen, Michel Barnier, quelque peu déconcerté, qui l’a encore répété vendredi le 5 mai:

«Il n’y a eu quasiment aucun progrès.» Sur les conditions de concurrence équitable, sur le mode d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ou encore sur la gouvernance générale de la future relation, tout semble opposer les deux partenaires.

Or ce dernier cycle est particulièrement symbolique: c’est en juin que les deux parties doivent décider si elles se donnent plus de temps pour conclure, en allongeant la période actuelle de transition.

Le scénario d’un « no deal » prend donc de plus en plus d’épaisseur. Pour l’éviter, Londres pourrait théoriquement demander, avant le 30 juin, un prolongement des discussions d’un an voire deux ans, si nécessaire. Sauf que le Premier ministre britannique Boris Johnson a toujours rejeté cette option.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre Boris Johnson et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre BoJo et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

La reine Elizabeth II annulation de célébration

La reine Elizabeth II a demandé d’annuler les traditionnels coups de canon pour la célébration de son anniversaire, indique le 18 avril la chaîne de télévision ITV News, pour la première fois en 68 ans de règne.

ITV News ajoute que la reine n’a pas jugé approprié de maintenir cette tradition des fameux “gun salutes” en pleine crise liée à l’épidémie du nouveau coronavirus.

Ces coups de canon, tirés depuis différents lieux à travers de Londres, sont une tradition de la famille royale britannique pour célébrer des événements spéciaux comme les anniversaires.

La reine Elizabeth II fêtera ses 94 ans le 21 avril.

La palais de Buckingham n’a pas fait dans l’immédiat de commentaire.

La Grande-Bretagne a enregistré plus de 15.000 décès liés au coronavirus qui a tué près de 150.000 personnes dans le monde.

Boris Johnson est dans état stable

Boris Johnson, âgé de 55 ans, a été admis le 5 avril soir à l’hôpital St-Thomas, qui fait face au Westminster après plus de 10 jours de fièvre élevée et de toux persistantes en raison du coronavirus.

La reine Elizabeth a adressé à Boris Johnson ses voeux de “prompt et complet rétablissement” et a déclaré que ses pensées accompagnaient également sa famille et sa compagne Carrie Symonds, enceinte, a fait savoir le 7 avril le Palais Royal.

Il n’existe pas au Royaume-Uni de plan de succession formellement établi au cas où un Premier ministre se retrouve dans l’incapacité d’exercer ses fonctions. Boris Johnson a demandé à son ministre des Affaires étrangères, Dominic Raab, de le représenter partout “où cela est nécessaire”, ont explilqué ses services presse .

L’état du Premier ministre est resté stable entre hier et aujourd’hui et il reste de bonne humeur. Il reçoit un traitement à l’oxygène standard et respire sans aucune autre assistance. Il n’a pas eu besoin d’assistance respiratoire mécanique ni d’assistance respiratoire non-invasive”, a dit son porte-parole.

Son état s’est rapidement dégradé au cours des 24 heures suivantes, ce qui a entraîné le 6 avril soir son placement dans une unité de soins intensifs où sont traités les cas les plus graves.

Bien qu’il ait reçu un apport en oxygène, ses services ont affirmé que ce transfert relevait d’une mesure de prudence au cas où Boris Johnson aurait besoin d’être placé en respiration artificielle. Le Premier ministre reste conscient.

Au moment, selon les experts, le Royaume-Uni va probablement connaître sa semaine la plus meurtrière depuis le début de l’épidémie dans le pays, où elle a déjà fait plus de 5.000 morts.

Brexit: contrôles douaniers aux frontières

Le Premier ministre britannique Boris Johnson prévoit d’annoncer le rétablissement de contrôles douaniers aux frontières pour tous les biens importés au Royaume-Uni à compter de l’année prochaine, dans le but de faire pression sur l’Union européenne en vue des négociations commerciales à venir, rapporte le Daily Telegraph.

Nous prévoyons d’imposer des contrôles complets sur toutes les importations de l’UE – déclaration en douane d’exportation, déclaration de sûreté, certificat sanitaire pour les animaux et passage de tous les biens vendus en supermarché par les services d’inspection aux frontières”, a dit au journal un responsable gouvernemental.

Un tel degré de contrôle aux frontières n’avait même pas été envisagé par les gouvernements britanniques successifs lors des préparatifs en vue d’un Brexit “dur”, avant que Boris Johnson ne parvienne finalement à faire adopter par Westminster l’accord qu’il est parvenu à renégocier avec Bruxelles.

Mais les négociateurs britanniques espèrent qu’une telle menace leur permettra d’aborder en position de force la période de transition de onze mois pendant laquelle Boris Johnson espère arracher à l’UE un accord de libre-échange similaire à celui qu’elle a conclu avec le Canada, et poussera les Européens à faire des concessions, explique le Telegraph.

Interrogée à ce sujet, une porte-parole de gouvernement a déclaré que des changements étaient “inévitables”. “Nous quittons l’union douanière et le marché unique. Cela signifie qu’il va falloir se préparer à vivre en dehors”, a-t-elle répondu à Reuters.

Le rétablissement même limité de contrôles aux frontières et de droits de douane inquiète les milieux d’affaires britanniques et la Banque d’Angleterre, qui a prévenu la semaine dernière que cela aurait des conséquences pour le commerce et la croissance économique à partir de l’an prochain.

La Chambre de commerce britannique a de son côté appelé le gouvernement à privilégier la libre circulation des biens à la fin de la période de transition, en mettant notamment en garde contre le coût de mesures de contrôle supplémentaires et le risque de pénurie de certains biens.

Pêche aux eaux de Guernesey suspendu

L’accès des navires de pêche français aux eaux de l’île anglo-normande de Guernesey est temporairement suspendu en raison de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne mais ils vont pouvoir continuer à y pêcher au moins jusqu’à la fin de l’année sur la base d’autorisations individuelles, a annoncé le 1 février le ministère de l’Agriculture. (Image: illustration).

Le Brexit, acté dans la nuit de 31 janvier s’est aussi traduit par l’expiration de la Convention de Londres sur la pêche, qui régit depuis 1964 les droits de pêche dans les eaux côtières (6 à 12 milles nautiques) des Etats membres de l’UE signataires.

La pêche est un sujet sensible des négociations qui vont s’ouvrir entre Londres et Bruxelles afin de définir leurs futures relations commerciales, le gouvernement britannique souhaitant mettre fin à l’accès “automatique” des navires européens à ses eaux territoriales.

Dans un communiqué le ministère de l’Agriculture dit s’être entendu avec les autorités de Guernesey sur le fait que les pêcheurs français pourront conserver l’accès aux eaux côtières de l’île pendant la période de transition qui doit s’achever le 31 décembre 2020.

Néanmoins, sur le plan administratif, en raison de l’expiration de la Convention de Londres, les modalités de cet accès doivent être renouvelées”, indique-t-il.

La procédure pour solliciter l’autorisation individuelle désormais exigée par Guernesey sera mise en place la semaine prochaine, précise le ministère, selon lequel les autorités locales “se sont engagées à rendre le délai de délivrance le plus court possible”.

Pendant cette période, l’accès des navires français aux eaux de Guernesey est temporairement suspendu”, indique-t-il.

Selon le ministère, quelque 140 bateaux français ont pêché dans les eaux de Guernesey en 2018, avec un pic pendant l’été et seulement une trentaine de navires concernés pendant la période fin janvier-début février.

L’activité dans les 6-12 milles autour de Guernesey est une petite partie de l’activité dans l’ensemble de la zone”, a-t-il déclaré évoquant une faible dépendance à Guernesey pour les patrons-pêcheurs, avec une part de chiffres d’affaires “de moins de 5% dans la plupart des cas”.

Macron: « mensonges proférés » de Brexit

La sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne a été rendue possible par les mensonges proférés durant la campagne du référendum de juin 2016 mais aussi parce que l’Europe n’a pas assez changé, a déclaré le 31 janvier Emmanuel Macron, selon lequel ce Brexit doit constituer “un signal d’alarme historique” pour l’UE. (Image:archive)

Ce départ est un choc, c’est un signal d’alarme historique qui doit retentir dans chacun de nos pays”, a déclaré le président de la République dans une allocution télévisée diffusée moins de six heures avant la sortie effective de la Grande-Bretagne de l’UE à minuit (23h00 GMT).
Il faut à chaque instant nous souvenir de ce à quoi le mensonge peut conduire dans nos démocraties”, a-t-il poursuivi.

Ce Brexit est possible, a été possible et rentre en vigueur dans quelques heures parce que nous avons fait de l’Europe trop souvent un bouc émissaire de nos propres difficultés, parce qu’aussi nous n’avons pas assez changé notre Europe. Plus que jamais nous avons besoin d’Europe, a dit Emmanuel Macron.

Je suis conscient que l’Europe ne pourra continuer d’avancer que si nous la réformons en profondeur, pour la rendre plus souveraine, plus démocratique, plus proche de nos concitoyens et donc plus simple aussi dans son quotidien et que nous réussissions à rebâtir un projet européen plus clair pour vous toutes et tous.”

L’UE27 sur Brexit

A quelques heures du Brexit, les présidents des trois grandes institutions communautaires européennes préviennent vendredi le Royaume-Uni qu’il lui faudra respecter les règles européennes sur l’environnement ou le travail pour espérer conserver une relation commerciale étroite avec le marché commun. 

À défaut de conditions équitables dans les domaines de l’environnement, du travail, de la fiscalité et des aides d’Etat, il ne saurait y avoir de large accès au marché unique”, écrivent dans une déclaration commune Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, Charles Michel, président du Conseil européen, et David Sassoli, président du Parlement européen. 

« On ne peut pas conserver les avantages attachés au statut de membre lorsque l’on n’a plus cette qualité”, ajoutent-ils.

« Après 47 ans de vie commune, Le Royaume-Uni sortira formellement de l’Union européenne ce vendredi à 23h00 heure de Londres, minuit à Bruxelles. »

« S’ouvrira alors une période de transition qui doit durer jusqu’au 31 décembre prochain et durant laquelle Boris Johnson devra négocier avec l’UE les termes des relations post-Brexit, notamment commerciales. »

La libre circulation des capitaux, des marchandises et des services est indissociable de la libre circulation des personnes”, rappellent les trois présidents dans leur message. 

« Von der Leyen, Michel et Sassoli rappellent qu’ils ont toujours “profondément regretté” mais aussi “pleinement respecté” la décision du Royaume-Uni de quitter l’Union.

Nous devons nous projeter vers l’avenir et établir un nouveau partenariat entre amis de longue date. Ensemble, nos trois institutions feront tout ce qui est en leur pouvoir pour que ce partenariat soit une réussite”, ajoutent-ils.

Barrages à Calais

Les forces de l’ordre sont intervenues à trois reprises à Calais dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, pour démanteler des barrages filtrants installés par des migrants près du port. Une pratique en pleine recrudescence, alerte la préfecture.

A l’époque de la «Jungle» de Calais, où ont vécu jusqu’à 9.000 migrants entre 2015 et 2016, ce type d’action était fréquent. Une fois les véhicules stoppés, ils tentaient de grimper par effraction à bord des camions en partance pour l’Angleterre. «Après plusieurs années de relative accalmie, ce moyen d’action (…) semble se développer à nouveau ces dernières semaines», a déclaré la préfecture.

Environ 300 migrants vivaient à Calais en décembre, selon la préfecture, au moment des opérations de démantèlement de campement. Les associations constatent des retours ou arrivées régulières, jugeant inefficaces ces actions. Elles estiment entre 400 et 500 leur nombre à Calais actuellement.

Les interventions ont eu lieu à deux endroits différents de la rocade portuaire, à 19h45, 2h du matin et 4h du matin, lorsque des migrants ont tenté de bloquer le trafic. Ils avaient notamment installé des panneaux de signalisation sur la chaussée, ou disposé des branchages et des détritus. Entre une trentaine et une centaine de migrants ont participé à ces tentatives, selon la préfecture. Aucun blessé n’a été déploré. La chaussée a dû être nettoyée.

Harry et Meghan: la crise du Megxit

La reine Elizabeth II a convoqué le prince Harry à une réunion de crise le 13 janvier pour discuter de dispositions liées au choix de son petit-fils le prince Harry et de l’épouse de celui-ci, Meghan Markle, de renoncer à leur rôle au sein de la famille royale britannique, selon la source au palais de Buckingham.

Plutôt que le Brexit, c’est le « Megxit » qui dominait dans les médias au lendemain de l’annonce qui a pris tout le monde de court, jusqu’à la reine Elizabeth II, 93 ans, grand-mère de Harry, et le prince héritier Charles.

Le couple veut prendre son indépendance financière et s’installer une partie de l’année en Amérique du Nord, après s’être épanché sur ses difficultés à vivre la pression médiatique.

Le prince Charles, père de Harry, et le prince William, son frère, prendront eux aussi part à cette réunion qui se tiendra le 13 janvier au Sandringham, propriété de la reine à Norfolk.

Meghan, la Duchess de Sussex ancienne actrice qui tenait l’un des rôles principaux dans la série télévisée américaine “Suits”, tournée en partie à Toronto, prendra part à la réunion via visioconférence depuis le Canada où elle s’est rendue en début de semaine avec le fils du couple, Archie.

Harry et Meghan ont surpris en annonçant dans un communiqué leur volonté de renoncer à leur rôle au sein de la famille royale britannique et de passer davantage de temps en Amérique du Nord.

Sommet de Londres – l’OTAN 70 ans

En dépit de leurs désaccords persistants, les dirigeants des pays membres de l’Otan ont adopté lors d’un sommet à Londres, une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment leur “solidarité, unité et cohésion” et ouvrent la voie à une réflexion sur la stratégie de l’organisation, réclamée par certains de ses membres.

https://twitter.com/reuters/status/1202292735283257345?s=21

La solidarité, l’unité et la cohésion sont des principes fondamentaux de notre Alliance”, peut-on lire dans cette déclaration à l’issue du sommet de Watford, dans la banlieue de la capitale britannique, à l’occasion des 70 ans de l’Otan. 

https://twitter.com/jensstoltenberg/status/1201820085062688768?s=21

“Alors que nous oeuvrons ensemble à prévenir les conflits et à préserver la paix, l’Otan reste le fondement de notre défense collective et le forum essentiel pour les consultations et la prise de décision en matière de sécurité entre Alliés”, ajoutent les dirigeants des 29 Etats membres.

Au-delà des critiques du président américain qui l’a par le passé qualifiée d’”obsolète”, l’alliance est depuis quelques mois devenue la caisse de résonance des dissensions entre alliés, dont certains ont déploré l’absence de concertation au moment de l’offensive turque dans le Nord-Est syrien début octobre. 

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