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Ituri: Borrell dénonce les atrocités

La province de l’Ituri en République démocratique du Congo (RDC) est frappée depuis plusieurs semaines par une intensification des attaques presque quotidiennes systématiques contre la population civile. Depuis le début de l’année, ce sont ainsi près de 300 personnes qui ont été tuées et plus de 200 000 personnes ont fui les atrocités.

Ces actes barbares doivent cesser. Il appartient aux autorités congolaises et à la Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) de mettre fin aux agissements de la milice armée CODECO et à en déférer les auteurs présumés devant la justice. Aucun sentiment d’impunité ne peut prévaloir. Il est aussi indispensable de faire primer le dialogue et de lutter contre toute instrumentalisation identitaire.

Ce qui se passe dans l’Est de la République démocratique du Congo ne peut devenir une crise oubliée ; et les efforts visant à mettre fin à l’insécurité dans cette région doivent être accélérés. L’Union européenne se tient prête à soutenir les efforts des autorités congolaises en ce sens, en coordination avec ses partenaires.

Enfin, l’Union européenne n’exclut pas de prendre les mesures adéquates à l’égard des personnes, groupes ou organisations qui contribuent par leurs agissements à nuire à la préservation de la paix ou à des violations graves des droits de l’homme.

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Bosco Ntaganda condamné à 30 ans

La Cour pénale internationale (CPI) à la Haye a condamné l’ancien chef de guerre Bosco Ntaganda à 30 ans de prison pour les exactions que son groupe armé a commises sous son commandement dans l’est de la République démocratique du Congo au début des années 2000. Cette peine est la plus lourde jamais prononcée par la juridiction internationale. 

https://twitter.com/reuters/status/1192486874750816256?s=21

Reconnu coupable en juillet de meurtres, viols et enrôlement d’enfants soldats, Ntaganda a déjà interjeté appel. 

https://twitter.com/un/status/1192488130399465472?s=21

Dans l’est de la RDC dans les années 2002-2003 agé de 46 ans, Bosco Ntaganda a dirigé l’Union des patriotes congolais (UPC).

Le juge Robert Fremr, qui a prononcé la décision de la CPI, a relevé qu’aucune circonstance atténuante n’avait pu être trouvée et que les actes commis par Bosco Ntaganda justifiaient qu’il soit condamné à cette peine.

https://twitter.com/tictoc/status/1192622812315422720?s=21

Pour sa défense, ses avocats affirment que Bosco Ntaganda avait avant tout cherché à maintenir la discipline dans les rangs de ses troupes, notamment en punissant les hommes qui étaient allés à l’encontre des règles de la guerre.

Décès d’Ebola en Ouganda

Plus de 2.000 décès pour 3.000 cas, une nouvelle mort en Ouganda voisine: l’épidémie d’Ebola dans l’est de laLa République Démocratique du Congo ( résiste depuis plus d’un an aux « ripostes » sur le terrain, où le secrétaire général de l’ONU est attendu le 1 septembre #AFP

Ebola OugandaLa petite fille,9, arrivée de la République démocratique du Congo, avait été diagnostiquée à la frontière ougandaise, elle est décédée en Ouganda.

Au total, 2 006 personnes sont mortes d’Ebola depuis un an en RDC, et les autorités ougandaises, qui craignent que le virus ne se propage dans leur pays, ont pris de strictes mesures de prévention.

Ebola au Congo: 12 cas suspects

Douze cas suspects de virus Ebola ont été détectés pendant le weekend à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), a annoncé la présidence congolaise.

« Douze (personnes) au total venues de quelques centres périphériques suivant le protocole d’alerte donné par l’équipe de riposte, sont placées sous examen« , selon un communiqué de la présidence.

Le premier cas découvert à Goma, carrefour commercial d’environ deux millions d’habitants, avait été détecté mi-juillet.Il s’agissait d’un homme présenté comme un pasteur venu de Butembo, l’un des principaux foyers de la maladie, à environ 250 km plus au nord.

« …Six autres personnes admises dont les résultats ont été testés négatifs à deux reprises, ont été libérées vendredi« , ajoute le communiqué. Il précise par ailleurs que « la situation de deux cas avérés, admis depuis quelques jours est stable« . Il s’agit de l’épouse et de la fillette d’un orpailleur décédé jeudi à Goma, testées positives au virus Ebola le même jour.

 

Lauréats du prix Nobel de la paix contre les violences sexuelles

Le gynécologue Denis Mukwege, qui soigne les victimes de violences sexuelles en République démocratique du Congo, et l’Irakienne Nadia Mourad, militante des droits de l’homme réduite en esclavage sexuel par l’Etat islamique, ont été déclarés  lauréats du prix Nobel de la paix.

Le comité Nobel norvégien leur a décerné ce prix pour leurs actions visant à mettre fin à l’utilisation de la violence sexuelle comme arme de guerre.

« La contribution des deux lauréats a été essentielle pour attirer l’attention sur ces crimes de guerre et pour qu’ils soient combattus », a déclaré le comité Nobel.

Chacun d’eux a, “à sa manière, contribué à donner une plus grande visibilité aux violences sexuelles commises en temps de guerre, de sorte que les auteurs de ces actes puissent être tenus pour responsables de leurs actes.”

Denis Mukwege, 63 ans, dirige l’hôpital Panzi de Bukavu, dans l’est de la RDC. Ouvert en 1999, cet hôpital accueille chaque année plusieurs milliers de femmes, dont beaucoup doivent subir une intervention chirurgicale à la suite de violences sexuelles.

Congo: vers la voie pacifique

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D’accord de la République Démocratique du Congo  (RDC) « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », selon la Déclaration de la Haute représentante Federica Mogherini et du Commissaire pour la coopération internationale et le développement Neven Mimica sur la conclusion d’un accord politique à Kinshasa trouvé à 31 décembre 2016.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix. Pendant la période de transition, les institutions de l’état tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU, en vue de la tenue d’élections en 2017 ».

« L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines ».

Les acteurs Européennes ont souligné le rôle de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays.

(Source: EEAS)