Archives des étiquettes : prison

Fillon condamné à cinq ans de prison

François Fillon a été condamné le 29 juin à cinq ans de prison, dont deux ferme, et à €375.000 d’amende dans l’affaire d’emplois fictifs au bénéfice de son épouse Penelope, un scandale qui avait fini sa campagne pour l’élection présidentielle de 2017.

Penelope Fillon a été condamnée à trois ans de prison avec sursis pour complicité et recel de détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux.

Son ancien suppléant Marc Joulaud ont aussi été reconnus coupables des charges qui pesaient contre eux et condamnés à des peines plus légères.

Le parquet national financier (PNF) avait requis deux ans de prison ferme contre l’ancien candidat Les Républicains (LR) au terme de son procès en mars dernier, la peine maximale pour détournement de fonds publics s’élevant à dix ans.

Avant de rendre son délibéré, la présidente du tribunal, Nathalie Gavarino, avait rejeté une requête des avocats de la défense demandant la réouverture des débats après la polémique suscitée par des déclarations de l’ex-procureure du PNF, Eliane Houlette, sur les pressions de sa hiérarchie qu’elle aurait subies pendant l’enquête.

François Fillon, qui avait qualifié pendant son procès le travail d’assistante parlementaire de son épouse d’”essentiel”, n’est pas parvenu à convaincre les magistrats de la 32e chambre du tribunal correctionnel de Paris de la réalité de cet emploi.

Les avocats de François et Penelope Fillon ont annoncé leur intention de faire appel du jugement.

COVID19: dix détenus contaminés

Les plaintes pour non-assistance à personne en danger visant des membres du gouvernement se multiplient lorsque la gestion de la crise liée à l’épidémie de coronavirus, qui a fait plus de 1.300 morts, fait l’objet de critiques grandissantes de la part de l’opposition.

Dernière procédure judiciaire en date, l’annonce par une avocate du barreau de Nîmes du dépôt d’une plainte pénale contre le Premier ministre Édouard Philippe et la Garde des sceaux, Nicole Belloubet au nom de 31 détenus incarcérés dans des prisons du sud de la France.

Me Khadija Aoudia, qui a annoncé avoir saisi la Cour de justice de la République, estime qu’à l’exception de la suspension des parloirs, aucune mesure n’a été mise en place pour protéger les détenus et le personnel face à ce virus qui a contaminé à ce stade dix détenus selon les autorités.

Face à cette situation, le ministère de la Justice a annoncé la gratuité de la télévision pour tous les détenus, ainsi que du crédit téléphonique pour maintenir le lien avec les proches et une aide financière pour les plus démunis.

Au-delà des tensions liées au confinement, c’est la propagation du Covid-19, dans un contexte de surpopulation carcérale, qui inquiète les autorités

Bordeaux: un gilet jaune condamné

Un Gilet jaune de 36 ans a été condamné à deux ans de prison ferme pour avoir lancé des projectiles sur les forces de l’ordre et commis des dégradations sur la voie publique le 12 février à Bordeaux, a-t-on appris aujourd’hui (février le 25) de source judiciaire. (Image: illustration).

La peine de l’homme, un sans domicile fixe hébergé par une amie, a été assortie d’une interdiction de manifester à Bordeaux durant deux ans et de détenir une arme. Il a été incarcéré à l’issue de son procès, vendredi dernier à Bordeaux.

Selon le journal Sud-Ouest c’est à l’issue d’un travail d’enquête d’une cellule d’investigation de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) dédiée aux Gilets jaunes que le condamné a pu être identifié et interpellé.

Paris et Bruxelles sont unies contre l’islam radical

La France et la Belgique vont renforcer leur coopération en matière de suivi et de prise en charge des détenus radicalisés et envisagent une harmonisation entre leurs services respectifs sur les modalités de signalement de ceux qui sortent de prison, a déclaré Edouard Philippe.

« Nos deux pays doivent anticiper dès aujourd’hui et ensemble la sortie des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l’islam radical ainsi que celles des détenus de droit commun radicalisés », a dit le Premier ministre français à l’issue d’une réunion de coopération franco-belge sur la sécurité et lutte contre le terrorisme à Paris.

“La perspective de cette fin de peine constitue un défi majeur et inédit pour nos administrations pénitentiaires, nos autorités judiciaires, et nos services de renseignement”, a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse aux côtés de son homologue belge Charles Michel.

l’Ufap-Unsa a signé d’accord

L’Ufap-Unsa Justice, organisation syndicale majoritaire pour les personnels en tenue de l’administration pénitentiaire, a annoncé vendredi (26.01.2018) qu’elle acceptait les propositions du gouvernement pour l’amélioration des conditions de travail des surveillants.

“Nous signerons le document”, a dit le secrétaire général de ce syndicat, Jean-François Forget. Il a précisé qu‘environ les deux tiers des adhérents de l’Ufap-Unsa, qui revendique 45% des votes dans le personnel en tenue aux élections professionnelles.

Deux autres syndicats, le SNP Force ouvrière et la CGT pénitentiaire, refusent en revanche de signer cet accord, après 15 jours de mouvement des gardiens de prison.

“De l’engagement de la signature découle la levée des piquets de grève pour l’Ufap-Unsa Justice. Maintenant, moi je ne m’engage pas pour les autres organisations syndicales”, a dit Jean-François Forget.

« La prison ce n’est pas le Club Med! »

«Vous trouvez normal que quand on a violé, quand on a tué, on ait le téléphone ? Vous trouvez normal qu’en prison, cela soit comme un hôtel ? Je ne l’accepte pas. Et si on ne change pas ça, et bien il y aura encore plus d’agressions de policiers demain», a averti Nicolas Dupont-Aignan. L’ancien candidat à la présidentielle a également prévenu des conséquences d’une telle politique, dont l’objectif officiel est de lutter contre le trafic de téléphones portables dans les prisons.

L’information daté du 2 janvier (Le Monde) a scandalisé un certain nombre de responsables politiques. Selon le quotidien, le ministre de la Justice a lancé un appel d’offres pour installer des téléphones fixes dans plus de 50 000 cellules de 178 établissements pénitentiaires. «Je suis indigné», a dit le président de Debout La France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan, invité sur le plateau des France 2, le 5 janvier.

«Vous savez qu’il y a des zones rurales en France où il n’y a pas le téléphone. Et les voyous en prison vont avoir le téléphone. Mais quand j’ai su ça, je me suis demandé si j’étais dans un pays de fous et je me suis demandé si au ministère de la Justice, il y avait des fous !», ajoute Nicolas Dupont-Aignan.

«La prison ce n’est pas le Club Med ! Quelle est la prochaine étape ? L’abonnement à Canal+ pour la culture cinématographique ?!», a tweeté le député européen Les Républicains (LR) Renaud Muselier en adressant son message à la garde des Sceaux, Nicole Belloubet.

 

Projet de prison à Haren: à l’arrêt ! #prison #bruxelles #justice

BRUXELLES

prisondeharen

 

Vendredi dernier, le Collège de l’environnement a refusé le permis d’environnement octroyé à Cafasso. Ce consortium a été retenu par le gouvernement fédéral, pour construire et exploiter, à Haren (au nord de Bruxelles, à la limite de Machelen) , la plus grande prison du pays (1200 places).

Ce projet avait pour but de remplacer les vieilles prisons de Saint Gilles, Forest et Berkendaal.

Depuis de nombreux mois, les riverains et associations s’opposent au projet, introduisant des recours contre le permis d’environnement.

Le 11 décembre dernier, le Collège de l’environnement de la région Bruxelles leur a donné raison sur plusieurs points.

En effet, la loi oblige le demandeur d’étudier plusieurs sites alternatifs. Or, Cafasso s’est uniquement concentré sur le site de Haren, se cachant derrière des raisons politiques et économiques sans penser aux conséquences environnementales (d’autres projets immobiliers sont en cours dans la région tel que Décathlon, Uplace, la STIB).

Autre problème ? La mobilité. Le problème réside dans l’éloignement de Haren du Palais de Justice, oubliant aussi les problèmes d’encombrement observé à Haren et sur l’E40.

Tout cela conforte les opposants de ce projet jugé « trop grand, trop cher, trop loin, dévastateur et mal ficelé ».

 

Alexandre Lopez

Tensions à la prison de Saint-Gilles #prison #saintgilles

prisonsaintgilles

Depuis juin, les détenus de la prison de Saint-Gilles n’ont plus accès aux activités dispensées par le pénitencier: plus d’accès à la bibliothèque, aux formations, aux cours de français, aux cours de sport. Rien.

Pourquoi ?

Le contexte général est peu favorable. En effet, les coupes budgétaires de la Justice entraînent de graves conséquences sur le travail des agents pénitenciers. Ceux-ci sont en sous-effectifs. Dès lors, toutes les activités sont suspendues.

Les services externes ont tout tenté pour que les activités reprennent… en vain. Les contacts avec la direction, les différents syndicats ou encore l’administration pénitentiaire n’ont absolument rien donné.

Les ministres communautaires chargés de l’aide aux détenus ont, eux aussi, insisté auprès du ministre fédéral de la Justice, Koen Geens, pour que les activités reprennent. Sans succès.

Lundi, la Ligue des droits de l’homme a pris le relais. Elle réclame l’application de la loi Dupont (2005) qui prévoit que chaque détenu puisse jouir de ses droits fondamentaux, pendant son incarcération, afin de préparer sa sortie dans l’optique d’une réinsertion dans la société.

Les détenus ne sont pas les seuls concernés.

L’annulation des activités touche aussi les travailleurs de terrain: les assistants sociaux, les criminologues, les psychologues, les enseignants ou encore les animateurs d’ateliers.

Mais au final, les détenus concernés n’entament pas de travail de réinsertion. Selon des études, cela pourrait avoir un impact négatif sur la réintégration du détenu et augmenter les risques de récidive.