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Paris: la manifestation dégénérée

Des incidents ont éclaté dans la manifestation parisienne vers le milieu de l’après-midi lorsque des centaines de personnes cagoulées ont lancé des projectiles sur la police anti-émeute, brisé des vitrines et incendié des voitures, des motos et des barricades, entraînant une riposte des forces de l’ordre sous la forme de gaz lacrymogènes.

Selon la police, citée par BFM TV, quelque 500 “casseurs” ont infiltré le cortège.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a remercié les forces de l’ordre pour leurs intervention et annoncé l’interpellation de 22 personnes.

Le projet de loi de “sécurité globale”, qui devrait finalement être réécrit au cours du processus législatif, est vivement dénoncé par les syndicats de journalistes et les mouvements de défense des droits de l’homme, selon lesquels le texte constitue une grave atteinte à la liberté de la presse.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale demande le retrait “réel” de certains articles de la proposition de loi jugés particulièrement problématiques.

Loi de « sécurité globale »

Plusieurs manifestations ont eu lieu samedi, le 21 novembre, en France contre la proposition de loi dite de “sécurité globale” dont un de ses articles concentre de très vives critiques de la part des rédactions françaises qui y voient un risque d’entrave à la liberté d’informer.

Cet article 24 interdit de filmer des membres des forces de l’ordre dans l’intention de nuire à leur intégrité “physique ou psychique”.

A Paris, un rassemblement a débuté vers 14h30 sur la place du Trocadéro à l’appel de syndicats de journalistes, de sociétés de rédacteurs et d’associations de défense des droits de l’homme comme la Ligue des droits de l’homme et Amnesty France.

Plusieurs milliers de personnes, se sont réunies sous un franc soleil, scandant “Tout le monde veut filmer la police”. “Policiers floutés, justice aveugle”, pouvait-on lire sur une pancarte tenue par l’une d’elles tandis qu’une autre promettait: “On baissera nos téléphones portables quand vous baisserez vos armes.”

Loi « sécurité globale »: des ONG alertent sur « les conséquences dangereuses pour les libertés individuelles. »

Si l’article 24 interdisant de diffuser des images de policiers a beaucoup fait parler d’elle, d’autres aspects de la proposition de loi « sécurité globale » posent problème, comme la surveillance par des drones ou le recours massif à la sécurité privée.

Lors de la poursuite de l’examen de la proposition de loi à l’Assemblée nationale, vendredi 20 novembre, le gouvernement a tenté de rassurer sur la liberté de la presse en modifiant l’article 24 visant à interdire la diffusion d’images de policiers permettant leur identification.

Un amendement a été ajouté : il précise que « les dispositions envisagées ne feront nul obstacle à la liberté d’informer et que le délit créé par le texte visera uniquement le fait de diffuser des images dans le but qu’il soit manifestement porté atteinte à l’intégrité physique ou psychique » d’un policier, d’un militaire ou d’un gendarme. Si l’opposition n’a pas été convaincue, l’article controversé a bien été adopté par 146 voix pour et 24 voix contre.

L’organisation Reporters sans Frontières (RSF) juge que “si le risque de condamnation de journalistes sur le fondement de ce texte (de loi) est faible, les policiers pourraient procéder, sur le terrain, à l’arrestation d’un journaliste en train de filmer leurs opérations, ce qui représente une entrave au droit d’informer”.

Le Syndicat national des journalistes (SNJ) a recensé une vingtaine de rassemblements prévus.

Une première manifestation, mardi soir aux abords de l’Assemblée nationale, a donné lieu à des affrontements avec les forces de l’ordre et deux journalistes ont été interpellés et placés en garde à vue.

Tchèque Kretinsky l’actionnaire du journal Le Monde

Le président français, Emmanuel Macron, a réagi à la reprise par un groupe tchèque de 49% du groupe Le Nouveau Monde en se disant « vigilant’ quant à la non-intrusion des actionnaires dans le travail des journalistes.

Le groupe de médias Czech Media Invest (CMI) de Daniel Kretinsky vient d’annoncer le rachat d’une participation de 49% dans la société Le Nouveau Monde, premier actionnaire du quotidien français Le Monde. Le Nouveau Monde est la holding via laquelle le banquier Matthieu Pigasse est actionnaire du journal.

“Nous avons des règles, elles imposent des limites en terme de concentration et de nature des investisseurs. Lorsque ce sont des investisseurs de l’Union européenne, il n’y a pas d’interdiction ou de limite”, a déclaré à ce sujet le président français lors d’une conférence de presse commune avec le Premier ministre slovaque, Peter Pellegrini.

« Par contre il est évident que nous serons toujours extrêmement vigilants à la liberté de la presse et d’expression des journalistes« .

Le chef de l’Etat a souligné l’importance que “toutes les règles qui prévalent en France d’indépendance des journalistes, d’indépendance de la société des rédacteurs, de capacité de ces derniers à avoir un travail libre sans aucune influence de l’actionnaire soient absolument préservées.”

« S’il y avait une quelconque intrusion de l’actionnaire en la matière, il est évident que nous serions amenés à réagir« , a poursuivi Emmanuel Macron. « Mais il ne m’appartient pas de me prononcer sur l’identité de tel ou tel investisseur si elle respecte les termes de la loi. »

Le président de la banque d’affaires Lazard Frères SAS a vendu “il y a quelques jours” au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky 49% de ses parts dans la holding.

AFP photographe Shah Marai à été tué à Kaboul

Il avait commencé au sein de l’AFP en 1996. A l’époque, il était alors chauffeur-fixeur. Puis, peu à peu, il était parvenu à se faire une place au sein de la prestigieuse agence de presse, devenant photographe puis chef du service photo à Kaboul. Shah Marai, père de six enfants, a été tué lundi (30/04/2018) lors d’un double attentat-suicide à Kaboul.

« Nous sommes dévastés par la mort de notre photographe Shah Marai, qui témoignait depuis 15 ans de la tragédie qui frappe son pays. La direction de l’AFP salue le courage, le professionnalisme et la générosité de ce journaliste qui avait couvert des dizaines d’attentats avant d’être lui-même victime de la barbarie », a témoigné Michèle Léridon, directrice de l’Information de l’AFP, dans un tweet de l’AFP.

Shah Marai, chef photographe du bureau de l’AFP à Kaboul, a été tué dans un double attentat-suicide lundi  (30/04/2018) à Kaboul.

RSF: l’hostilité revendiquée envers la presse

L’édition 2018 du Classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières (RSF) témoigne de l’accroissement des sentiments haineux à l’encontre des journalistes. L’hostilité revendiquée envers les médias, encouragée par des responsables politiques et la volonté des régimes autoritaires d’exporter leur vision du journalisme menacent les démocraties.

Le Classement mondial de la liberté de la presse, qui évalue chaque année la situation du journalisme dans 180 pays, révèle un climat de haine de plus en plus marqué. L’hostilité des dirigeants politiques envers les médias n’est plus l’apanage des seuls pays autoritaires comme la Turquie (157e, -2) ou l’Egypte (161e), qui ont sombré dans la “média-phobie” au point de généraliser les accusations de “terrorisme” contre les journalistes et d’emprisonner arbitrairement tous ceux qui ne leur prêtent pas allégeance

La loi ‘fake news’ suscite l’inquéitude

Durant ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi visant à combattre la propagation des «fake news» – les articles de désinformation – sur Internet. «J’ai décidé que nous allions faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles» en «période électorale», explique le président de la République. Emmanuel Macron pointe du doigt les réseaux sociaux.

« C’est vous journalistes qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton […] votre vocabulaire. Parfois même, elle recrute parmi vous», a-t-il déploré ajoutant qu’elle était « parfois même financée par certaines démocraties illibérales ». Il a ensuite assuré les journalistes personnellement conviés à l’événement, auquel RT France n’était pas invité, qu’ils restaient des «tiers de confiance».

Mais une loi pour « protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles » est-elle la solution ? Emmanuel Macron a promis un texte sur le sujet dans les semaines à venir.

 

 

Arrêt de la TVA réduite de la presse en ligne

Les députés français ont voté samedi dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances (PLF) 2018 un amendement qui réserve la TVA réduite pour la presse en ligne à sa vente effective par les opérateurs mobiles.

Il s’agit “de réparer une erreur qui est une erreur d’interprétation possible ou en tout cas une jouissance trop large laissée à certains opérateurs économiques d’utiliser un vide juridique”, a expliqué le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, dans l’Hémicycle.

“Il y a des opérateurs qui vendent à leurs clients de la presse en ligne (…) et ils utilisent le taux réduit de TVA qui n’est fait que pour la presse (…) et considère que la proportion d’achat de la presse permet d’élargir ce taux de TVA à d’autres sujets que ceux de la presse”, a-t-il ajouté.

SFR, puis récemment Bouygues Telecom, ont lancé ces derniers mois une offre avec accès à plusieurs journaux et ce sans surcoût, tout en intégrant une TVA de 2,1%, le taux réduit appliqué à ce secteur, à une partie significative de leur abonnement global. Par comparaison, la télévision est taxée à 10% et la téléphonie à 20%.

Selon des estimations, le manque à gagner pour les finances publiques serait d‘environ un milliard d’euros si l’ensemble des quatre opérateurs français adoptaient le même système.