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« Itinérance mémorielle » de la Première Guerre mondiale

Emmanuel Macron a entamé soir  son “itinérance mémorielle”  à Strasbourg , cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, par un concert sur le thème de la paix européenne et du retour de l’Alsace-Moselle à la France au côté de son homologue allemand Frank-Walter Steinmeier.

Les deux dirigeants ont écouté “Nocturnes” de Claude Debussy et “Concerto pour violon et orchestre” de Ludwig van Beethoven interprétés pour l’occasion dans la cathédrale Notre-Dame par 80 musiciens de l’orchestre symphonique de l’Académie supérieure de Strasbourg.

Leur rencontre est la première étape du périple de sept jours d’Emmanuel Macron qui le conduira dans l’Est et le Nord, sur les sites emblématiques de la Grande Guerre, des champs de bataille de Verdun à Reims, en passant par les Éparges ou encore Morhange.

‘Syndrome de Cassandre’ d’Emmanuel Macron?

Emmanuel Macron, dont les projets européens sont contrariés par la montée des populismes qui déstabilise aussi son partenaire allemand, dramatise les enjeux en se disant frappé par la ressemblance avec la période de l’entre-deux-guerres.

Dans une interview publiée jeudi par Ouest-France, le président français, qui s’apprête à passer une semaine d’”itinérance mémorielle” dans l’est de France avant les célébrations de l’armistice de la Première Guerre mondiale, effectue un parallèle entre la situation actuelle et celle qui prévalait après la fin des hostilités en 1918.

« Je suis frappé par la ressemblance entre le moment que nous vivons et celui de l’entre-deux-guerres », dit-il. “Dans une Europe qui est divisée par les peurs, le repli nationaliste, les conséquences de la crise économique, on voit presque méthodiquement se réarticuler tout ce qui a rythmé la vie de l’Europe de l’après-Première Guerre mondiale à la crise de 1929.”

« Si nous avons gagné la guerre, nous avons perdu la paix. Parce que cette victoire s’est construite sur l’humiliation du partenaire allemand. Le traité de Versailles a préparé les frustrations à venir », estime-t-il.

Au contraire de la situation qui a prévalu après 1918, “la grande force des dirigeants de l’après-Deuxième Guerre mondiale, qui a conduit à l’Europe, ce sont les leçons de Versailles”.

Ils ont décidé, non pas de mettre à genoux celui qui a perdu, mais de mettre ensemble ce avec quoi on se faisait la guerre : le charbon et l’acier. La CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) naît de cela”, explique-t-il.