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L’OTAN dénonce une « tactique hybride »

Bruxelles 08.11.2021 « L’utilisation des migrants par le régime Loukachenko comme tactique hybride est inacceptable», a estimé dans un communiqué un responsable de l’Otan, disant s’inquiéter de cette situation.

« Nous sommes préoccupés par la récente escalade à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Nous appelons la Biélorussie à se conformer au droit international », ajoute-t-il.

Selon ce responsable, l’Otan va veiller à la sécurité de ses membres et son secrétaire général Jens Stoltenberg continuer de suivre de près la situation, «qui exerce une pression» sur trois pays alliés : Lituanie, Lettonie et Pologne.

Lundi, le 8 novembre, les autorités polonaises ont averti que des centaines de migrants se dirigeaient vers la frontière polonaise en provenance de Biélorussie.

«Les services polonais sont préparés à toutes les éventualités», a écrit pour sa part Maciej Wasik, vice-ministre de l’Intérieur, sur le même réseau social.

«Informations très inquiétantes de la frontière. Un groupe important de migrants s’est rassemblé en Biélorussie, près de la frontière avec la Pologne. Ils viennent de se diriger vers la frontière de la République de Pologne. Ils essaieront d’entrer en Pologne en masse », a tweeté un porte-parole du ministre coordinateur des services spéciaux, en postant des vidéos montrant des centaines de migrants en Biélorussie.

L’UE accuse aussi Alexandre Loukachenko, qui le dément, d’avoir orchestré une vague de migrants et de réfugiés, venus principalement du Moyen-Orient, en représailles aux sanctions imposées par Bruxelles à la suite d’une répression brutale de son régime contre l’opposition.

Pologne contre les valeurs de l’UE

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement demande à la Commission d’agir sans délai pour défendre les citoyens polonais et les fondements de l’ordre juridique de l’UE, en déclenchant le mécanisme de conditionnalité.

Lors d’un débat animé en plénière avec le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le ministre slovène des affaires étrangères, Anže Logar, la plupart des députés ont condamné la décision contestée du Tribunal constitutionnel polonais du 7 octobre. Ils ont remis en question l’indépendance même de la cour et mis en garde contre le chemin pris par le gouvernement polonais vers le totalitarisme et la régression. Les députés ont rappelé que tous les pays de l’UE avaient adhéré de façon volontaire aux règles communes lorsqu’ils ont rejoint l’Union et qu’il n’existait aucun conflit entre l’ordre juridique de l’UE et la constitution polonaise.

Au nom de la présidence slovène, le ministre Anže Logar a déclaré que la primauté de la loi européenne était un fondement de l’UE et la base de notre vivre ensemble dans une maison européenne commune. Il a souligné que le Conseil débattait de façon intensive de la question de l’État de droit et que la présidence s’engageait à faire avancer les procédures liées à l’article 7.

‘‘L’arrêt du Tribunal constitutionnel polonais remet en question les fondements de l’UE et constitue une attaque directe contre l’unité de l’ordre juridique européen’’, a déclaré la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen. C’est la première fois qu’un tribunal d’un État membre conclut que les traités de l’UE sont incompatibles avec une constitution nationale, a-t-elle poursuivi.

Elle a annoncé que la Commission agirait, citant les procédures d’infraction, le mécanisme de conditionnalité et d’autres outils financiers visant à protéger le budget de l’UE contre les violations de l’État de droit, ainsi que la procédure liée à l’article 7, déterminant une violation grave des valeurs de l’UE.

Le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a estimé que la primauté du droit européen ne s’étendait pas au système constitutionnel et que la constitution polonaise était l’acte juridique le plus élevé en Pologne, au-dessus de tout autre principe de droit. Par ailleurs, il a affirmé que des cours constitutionnelles dans d’autres États membres, notamment l’Allemagne, la France, le Danemark, l’Espagne, l’Italie et la Roumanie, avaient rendu dans le passé des décisions similaires à celle faisant actuellement l’objet d’un débat.

Utiliser tous les outils disponibles pour défendre les citoyens polonais

Une majorité de députés ont demandé à la Commission d’utiliser tous les outils à sa disposition pour défendre avant tout les citoyens polonais et de déclencher enfin le mécanisme de conditionnalité de l’État de droit. De plus, ils ont demandé que des procédures d’infraction soient lancées et que le Conseil agisse enfin conformément à l’article 7 (TUE). Les députés ont fait part de leur soutien sans faille aux citoyens polonais qui descendent dans la rue pour défendre l’État de droit, ainsi qu’aux juges et aux procureurs qui continuent à appliquer le droit européen. Ils ont appelé les autorités polonaises à les écouter et à les respecter.

D’autre part, certains députés ont critiqué les institutions de l’UE de ne s’inquiéter de l’indépendance du pouvoir judiciaire et de la séparation des pouvoirs que dans certains États membres, et de se servir de la primauté du droit européen pour attribuer à l’Union davantage de compétences que celles définies initialement dans les traités.

Sommet européen: débat sur la migration

Strasbourg 21.10.2021 Le Parlement appelle le Conseil européen à atténuer la crise des prix de l’énergie et à s’occuper des contrevenants à l’État de droit lors du sommet des 21-22 octobre.

Lors d’un débat mercredi, le 29 octobre, avec la Présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, et le ministre des affaires étrangères, Anže Logar, représentant la présidence slovène du Conseil, la plupart des députés ont insisté sur la nécessité d’une approche unie pour alléger la pression exercée par la flambée des prix de l’énergie sur les entreprises et les ménages européens. Ils ont affirmé que l’intégration des énergies renouvelables dans le mix énergétique européen était l’avenir, car cela permettra de réduire la dépendance énergétique du continent et de faire avancer l’action climatique en même temps.

Plusieurs intervenants se sont félicités que le thème de la migration puisse figurer à l’ordre du jour du sommet, et attendent des pays de l’UE qu’ils trouvent une solution responsable fondée sur les principes de solidarité et d’humanité.

Certains ont salué l’approche du Conseil consistant à considérer la protection des frontières extérieures comme la priorité absolue dans la recherche de solutions.

Faisant référence au débat de mardi avec le Premier ministre polonais, la plupart des intervenants ont demandé aux chefs d’État ou de gouvernement de prendre une orientation politique claire sur la question du respect de l’État de droit, en donnant un élan au processus de l’article 7 bloqué et en défendant l’État de droit en Pologne et ailleurs.

UE: le budget dans l’impasse

Le contentieux opposant la Hongrie et la Pologne, d’un côté, et leurs partenaires européens, de l’autre, sera résolu, a déclaré vendredi, le 20 novembre, le Premier ministre hongrois Viktor Orban, tandis que Varsovie faisait valoir son droit à un “nouveau compromis”.

Selon le chef de gouvernement hongrois, plusieurs pistes sont possibles pour sortir les Vingt-Sept de l’impasse créée par le refus de Budapest et Varsovie d’approuver le budget pluriannuel pour 2021-2027 et un accord finira par être trouvé.

L’UE sont dans une nouvelle impasse depuis que la Hongrie et la Pologne ont décidé d’approuver le déblocage des fonds du plan de relance destiné à sortir les Etats membres de la récession due à la pandémie de COVID-19 soit conditionné au respect de l’Etat de droit.

“Il pourrait y avoir plusieurs solutions (…) pour lesquelles ce sont les aspects légaux qui prévalent et non une majorité politique et qui seraient acceptables par la Hongrie et la Pologne”, a dit Viktor Orban à la radio publique hongroise sans plus de précisions.

En Pologne, on estime que les deux pays réfractaires ont “le droit à un nouveau compromis” et que Varsovie a le droit de refuser d’accepter “ce qui est mal”.

“Nous avons le droit de chercher et de demander un nouveau compromis”, a plaidé Krzysztof Szczerski, le secrétaire général de la présidence polonaise.

Confrontés depuis l’automne à une deuxième vague épidémique, les Etats membres ont été contraints d’imposer de nouvelles restrictions et l’économie de l’UE, en récession lors des six premiers mois de 2020, devrait à nouveau se contracter au cours du dernier trimestre.

Face à cette situation, les Vingt-Sept attendent avec impatience le déblocage des fonds européens pour sauver le maximum d’emplois et d’entreprises.

L’Italie, un des principaux bénéficiaires du plan de relance européen, a dit le 20 novembre par la voix de Roberto Gualtieri, son ministre de l’Economie, espérer une issue positive lors du sommet européen des 10 et 11 décembre prochains.

Le paquet financier en discussion comprend un budget de 1.100 milliards d’euros pour la période 2021-2027 et un plan de relance de 750 milliards d’euros. Ni l’un ni l’autre ne peuvent être débloqués sans l’accord unanime des Etats membres et du Parlement européen.

Si la Pologne et la Hongrie refusent de lier le plan de relance au respect de certaines valeurs démocratiques, des Etats comme les Pays-Bas, ainsi que le Parlement européen, refusent de lever cette condition.

Szczyrk ski: explosion de gaz accidentelle

Huit personnes sont mortes le quatre novembre en Pologne dans l’effondrement d’un immeuble de trois étages provoqué par une explosion de gaz, dans la station de ski de Szczyrk (sud), rapportent jeudi les autorités locales.

Les corps de quatre enfants et quatre adultes, très probablement les membres de deux familles, ont été extraits des décombres.

Quelque 200 secouristes ont participé aux efforts de recherche.

Selon une compagnie locale de gaz, l’explosion a sans doute été provoquée par le percement accidentel d’une canalisation.

Descente d’Andrzej Bargiel sur le K2

Le 22 juillet dernier, l’alpiniste polonais Andrzej Bargiel réalisait la première descente intégrale à skis du K2 (8 611m), le deuxième plus haut sommet de la planète. Découvrez les vidéos de cet exploit:

Fort de plusieurs semaines d’acclimatation dans le Karakoram (Pakistan), Andrzej Bargiel est monté le 19 juillet vers le camp II. Le 20 juillet, il a atteint le camp III (7 000 m d’altitude). Le 22 juillet, le groupe dans lequel il était est parti à 4 heures du matin et a rejoint le sommet. Dans la foulée, Andrzej Bargiel est parvenu à réaliser l’intégralité de la descente à skis, sans avoir à poser de rappel. Une première dans l’histoire de l’himalayisme.

Un suspect djihadiste emprisonné en Pologne

Un Marocain (27) Mourad T., arrêté en septembre 2016 en Pologne, est directement lié au groupe Etat islamique et aux attentats de 2015 à Paris, a fait savoir mercredi le parquet national polonais.

Le suspect a été lié au groupe djihadiste en 2015 et 2016 et était un informateur d’Abdelhamid Abaaoud, considéré comme cerveau des attentats de 2015 à Paris et Saint-Denis, qui ont fait 130 morts.

“Des dossiers photos, et des instructions sur la mise au point d’engins explosifs(…) ainsi que des photos d’objets sur lesquels les explosifs devaient être utilisés, ont été découverts sur le téléphone de Mourad T.”, a déclaré le parquet national, sans divulguer le nom de famille du suspect.

“L’enquête a permis aussi d’établir que le suspect, Mourad T., était un collaborateur d’Abdelhamid Abaaoud, recruteur au sein de l’EI”, a ajouté le parquet. Abdelhamid Abaaoud est mort le 18 novembre 2015 lors de l’assaut nocturne mené par le RAID et la BRI contre un immeuble de Saint-Denis.

Le quotidien polonais Rzeczpospolita a fait état mercredi de l’arrestation du suspect. Le parquet a précisé qu’il avait été appréhendé à Rybnik, dans le sud-ouest de la Pologne, le 5 septembre 2016.

L’UE lance une procedure contre la Pologne

La Commission européenne a annoncé mercredi qu’elle engageait une procédure contre la Pologne face au risque de violation de l’Etat de droit, susceptible en théorie de déboucher sur une suspension des droits de vote de Varsovie au sein du Conseil européen.

“La Commission a conclu aujourd’hui qu’il existe un risque clair de violation grave de l’Etat de droit en Pologne”, dit la Commission dans un communiqué.

“Les réformes judiciaires en Pologne signifient que la justice du pays est désormais sous le contrôle politique de la majorité au pouvoir. En absence d‘indépendance judiciaire, de graves questions sont soulevées quant à l‘application effective du droit européen”, poursuit l‘exécutif européen.

Le vice-président de la Commission, Frans Timmermans, a souligné que la constitutionnalité des lois en Pologne ne pouvait plus être garantie aujourd‘hui en Pologne.

“La Commission ne conteste pas le droit de la Pologne à réformer son système judiciaire, mais elle doit le faire dans le respect de sa propre Constitution et du droit européen”, a-t-il souligné.

L’exécutif européen se tient prêt au dialogue avec Varsovie, a poursuivi l’ancien ministre néerlandais des Affaires étrangères, assurant que “l’UE ne peut pas exister sans la Pologne”.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki s’est dit prêt à dialoguer avec la Commission européenne lors d’une réunion en janvier.

 

Szydlo a fustigé ‘l’arrogance’ de Macron

La Première ministre polonaise Beata Szydlo a fustigé « l’arrogance » et « l’inexpérience » d’Emmanuel Macron en réponse à ses propos sur l’isolement de Varsovie.

“Je conseille au président de se montrer plus conciliant (…) Peut-être ses propos arrogants sont-ils dus à son manque d’expérience”, écrit Beata Szydlo dans une communiquée.

“Je conseille au président de se concentrer sur les affaires de son pays; peut-être peut-il obtenir les mêmes résultats économiques et le même degré de sécurité pour les citoyens (français) que ceux qui sont garantis en Pologne”, poursuit-t-elle.

Emmanuel Macron, ajoute la Première ministre, “ne décidera pas de l’avenir de l’Europe”.

Répondant au refus confirmé jeudi par Varsovie de réviser la directive européenne sur le travail détaché, le chef de l’Etat a estimé que les Polonais méritaient mieux qu’un gouvernement qui trahit selon lui les valeurs européennes.

La Pologne protège les travailleurs détachés

La Première ministre polonaise Beata Szydlo a affirmé jeudi, 24.08.2017, le refus de Varsovie de revenir sur la directive européenne sur le travail détaché.

« Nous défendrons jusqu’au bout notre position, parce que c’est une position qui est dans l’intérêt des travailleurs polonais », a déclaré Mme Szydlo à la presse.

Cette déclaration intervient alors que le président français Emmanuel Macron effectue une tournée dans l’est de l’Europe pour promouvoir un durcissement de la directive sur le travail détaché. Datant de 1996, la directive permet à une entreprise de l’UE d’envoyer à titre provisoire dans d’autres pays de l’Union ses salariés en continuant à payer les cotisations sociales dans le pays d’origine.

Pour M. Macron, cette directive constitue une concurrence déloyale pour le marché du travail français et est injuste pour les travailleurs français. La Pologne est le pays qui profite le plus de cette directive et est farouchement hostile à toute réforme. Environ 500.000 Polonais sont employés par des entreprises polonaises dans d’autres pays membres de l’UE. La France, qui a accueilli 286.000 salariés détachés déclarés en 2015, est le deuxième pays d’accueil derrière l’Allemagne, favorable elle aussi à des garde-fous.

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