Archives des étiquettes : police

Lugano: l’attaque au couteau

Une femme âgée de 28 ans a été arrêtée et placée en garde à vue le 24 novembre à Lugano, en Suisse, après avoir tenté d’étrangler une autre femme et blessé une seconde à la gorge avec un couteau à lame dentée, a annoncé le procureur général de la Confédération, qui a dit soupçonner un mobile terroriste.

“Le 24.11.2020, un #attentat à motivation présumément #terroriste a été perpétré contre plusieurs personnes dans un grand magasin de #Lugano. Le ministère public de la Confédération a ouvert une procédure pénale”, a déclaré de son côté la police fédérale sur Twitter.

Une des victimes présente des blessures sérieuses mais ses jours ne sont pas en danger, la deuxième victime n’est que légèrement blessée, a indiqué la police du canton du Tessin.

“Une personne de nationalité suisse a été interpellée et a été placée en garde à vue (…) et le ministère public de la Confédération a ouvert une information judiciaire à son encontre”, a précisé le parquet dans son communiqué.

La Suisse estime compter des centaines de résidents représentant une menace potentielle ou ayant voyagé dans des zones de guerre.

Montpellier: fusillade des bandes rivales

Le quartier populaire de la Mosson, à Montpellier (Hérault), a été ce dimanche 1er novembre le théâtre d’une impressionnante fusillade. Une vidéo relayée sur les réseaux sociaux, et dont la police a confirmé la véracité, montre plusieurs individus armés et cagoulés. Un blessé est à déplorer.

Sur les images, enregistrées vers 13h45 à proximité de la Tour d’Assas, la plus grande tour de la ville, on aperçoit plusieurs hommes au visage dissimulé courir d’un bâtiment à l’autre et tirant tous dans la même direction.

Selon les forces de l’ordre, il s’agirait d’un règlement de comptes sur fond de trafic de drogue impliquant deux bandes rivales. Des armes de poing et des douilles, utilisées notamment pour alimenter des armes automatiques, ont été retrouvées sur place.

Lyon: un prêtre orthodoxe blessé

Un prêtre orthodoxe a été blessé par balle à Lyon (Rhône) samedi, le 31 octobre, devant son église et son agresseur présumé est en fuite, a-t-on appris de source policière. Vers 19h, un suspect est arrêté dans le 3e arrondissement. L’homme aurait été reconnu par des pompiers alors qu’il se trouvait dans un kebab, rue Baraban.

Le prêtre Nikolaos Kakavelaki, était en train de fermer les portes de l’église vers 16h00 (15h00 GMT) lorsqu’il a été visé par deux coups de feu, a-t-on précisé de même source, ajoutant qu’il était soigné sur place et que son pronostic vital était engagé.

La victime, de nationalité grecque, a déclaré aux secours qu’il ne connaissait pas son agresseur, a-t-on également précisé.

Le ministère de l’Intérieur a fait état d’une intervention des forces de sécurité dans le 7ème arrondissement de Lyon, en appelant la population à éviter le secteur Jean-Macé, où un périmètre de sécurité a été installé.

Le ministère de l’Intérieur a activé une cellule de crise, a annoncé le Premier ministre, Jean Castex, en déplacement samedi, le 31 octobre, à Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine Maritime), où un prêtre catholique avait été assassiné dans son église en 2016.

Annonçant qu’il rentrait en urgence à Paris, Jean Castex a affirmé “l’entière détermination du gouvernement et de la République pour permettre à tous et à chacun de pratiquer son culte en toute sécurité et en toute liberté”.

L’attaque de Lyon intervient deux jours après qu’un Tunisien de 20 ans a tué trois personnes dans la basilique Notre-Dame de l’Assomption de Nice, et deux semaines après l’assassinat, à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par un Russe d’origine tchétchène de 18 ans d’un professeur d’histoire-géographie qui avait fait quelques jours avant un cours sur la liberté d’expression lors duquel il avait montré une caricature de Mahomet.

Le gouvernement a relevé jeudi, le 29 octobre, après l’attaque de Nice, le niveau d’alerte du dispositif Vigipirate au niveau “urgence attentat” dans toute la France et annoncé le renforcement de la protection des lieux de culte. Les effectifs du dispositif Sentinelle doivent notamment être portés de 3.000 à 7.000 hommes.

Tour Eiffel alerte bombe

La Tour Eiffel a été évacuée le 23 septembre, a-t-on appris auprès d’une source proche des services de sécurité.

Selon une source policière citée par BFM TV, le monument a été évacué à la suite d’un appel passé à la police faisant état de la présence d’une bombe. Des vérifications sont en cours.

Les abords de la Tour Eiffel ont été fermés à la circulation et bouclés par les forces de l’ordre, a rapporté un journaliste de BFM Paris présent sur place.

Castex contre l’islamisme radical

Le Premier ministre, Jean Castex, a annoncé mercredi le 15 juillet son intention de “lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes” et les “groupuscules violents” qui perturbent, notamment, les manifestations en France.

Le Premier ministre a dit aux forces de l’ordre son “profond respect et (s)a gratitude” et annoncé, sur le plan judiciaire, “des juges de proximité spécialement affectés à la répression des incivilités au quotidien”.

Dans son discours de politique générale à l’Assemblée nationale, il a annoncé pour la rentrée un “projet de loi contre les séparatismes” pour “éviter que certains groupes ne se referment autour d’appartenances ethniques ou religieuses”.

Lutter contre l’islamisme radical sous toutes ses formes est et demeure l’une de nos préoccupations majeures”, a souligné le chef du gouvernement.

Les violences conjugales, celles perpétrées en raison d’une couleur de peau ou d’une orientation sexuelle, le racisme et l’antisémitisme “seront combattus avec la dernière énergie”, a-t-il affirmé, dénonçant des “faits inacceptables qui exaspèrent à juste titre les Français” et qui “appellent une réponse de l’Etat ferme et sans complaisance”.

 

Kabuga: l’un génocidaire présumé

Arrêté le 16 mai à l’aube dans un appartement d’Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine), où il se cachait sous une fausse identité et avec un passeport “d’un pays africain”, Félicien Kabuga, 84 ans, était l’un des derniers génocidaires présumés encore en liberté.

Pendant le confinement, beaucoup de procédures ont été suspendues et on a eu le temps de creuser le dossier Kabuga”, raconte le colonel Eric Emeraux.

Une équipe d’enquêteurs internationaux et français a patiemment remonté les numériques, laissées par les enfants de l’homme d’affaires rwandais Félicien Kabuga pour mettre fin aux 25 années de cavale de celui qui est accusé par la justice internationale d’être le principal financier du génocide de 1994.

Une partie du sort judiciaire du fondateur de la radio-télévision des Mille-Collines, dont les diatribes appelèrent sans relâche les miliciens hutus Interahamwe à massacrer 800.000 Tutsis et Hutus modérés, s’est jouée pendant les longues journées de confinement dues au COVID-19, a déclaré le chef de l’Office de lutte contre les crimes contre l’Humanité (OCLCH) de la Gendarmerie nationale.

On s’est rendu compte que les traces des enfants qui protégeaient leur père convergeaient vers Asnières-sur-Seine. On a aussi découvert qu’il y avait un appartement loué par un des enfants à Asnières.”

On a mis en place une surveillance, des écoutes… et une fois qu’on a eu des bonnes raisons de penser qu’il y avait quelqu’un d’autre dans l’appartement, on a décidé d’ouvrir la porte”, poursuit le gendarme. “Mais on n’était pas sûr de ce qu’on allait trouver. Je n’en ai pas dormi la nuit précédente.”

Derrière la porte, enfoncée à l’aide d’un vérin le 16 mai à l’aube, et par laquelle se sont engouffrés 16 policiers d’élite du Peloton d’intervention de la garde républicaine, se trouvait bien l’un des hommes les plus recherchés au monde.

“Ça a été une immense surprise. Ça m’a fait l’effet d’une bombe”, témoigne Alain Gauthier, qui avec son épouse d’origine rwandaise, Dafroza, a consacré sa vie à traquer les génocidaires exilés en France, déposant des plaintes contre 25 d’entre eux, dont Agathe Habyarimana, la veuve du président rwandais tué dans un attentat en 1994.

Tout le monde semblait avoir un peu oublié Kabuga. On avait l’impression qu’on ne le recherchait plus vraiment. On l’avait dit à tellement d’endroits différents”, ajoute-t-il en évoquant un périple qui a mené au fil des ans l’homme d’affaires dans de multiples pays européens et africains.

#COLOMBES : une lettre d’allégeance à Daesh

L’homme qui a volontairement percuté deux policiers le 27 avril à #Colombes a déclaré qu’il «voulait mourir en tuant des policiers». Il avait écrit une lettre d’allégeance à Daesh. Le parquet national antiterroriste a été saisi.

Dans sa voiture BMW, les enquêteurs ont retrouvé un couteau et une «lettre expliquant son geste». Il y indique son allégeance à Daesh.

Lors de ses premières auditions, l’auteur des faits a dit qu’il «voulait mourir en tuant des policiers», selon une source proche du dossier. Au moment de son interpellation, il a dit avoir regardé des vidéos sur la Palestine avant d’agir, a expliqué le parquet de Nanterre.

La perquisition réalisée à son domicile n’a pour l’heure révélé «rien de significatif», indique une source judiciaire.

Dans l’attente des résultats d’une expertise psychiatrique, le parquet national antiterroriste (Pnat) restait en «observation», selon des sources concordantes.

Agé de 29 ans et inconnu des services de renseignement, le suspect aurait des antécédents psychiatriques datant de 2012.

Le 27 avril, peu après 17h30, il a foncé, au volant d’une BMW, sur deux motards de la police nationale qui étaient à l’arrêt en train de contrôler un véhicule à #Colombes (Hauts-de-Seine). L’un d’eux a été grièvement blessé, l’autre moins sérieusement.

Les deux policiers, souffrant de traumatismes aux jambes ont été transportés à l’hôpital, ainsi qu’un policier municipal, selon la même source. La Brigade criminelle est chargée de l’enquête, appuyée du Service départemental de la police judiciaire des Hauts-de-Seine.

COVID19: Castaner évoque des «tensions sporadiques»

Le niveau de tension observé ces dernières nuits dans certaines banlieues françaises n’est pas d’un niveau “exceptionnel” et la situation n’est pas comparable à celle qui prévalait lors des émeutes de 2005, a estimé jeudi le ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, sur BFM TV.

“Ce sont des tensions qui ne sont pas d’un niveau de gravité exceptionnel mais qui se multiplient”, a déclaré le ministre.

Selon Christophe Castaner, ces violences prennent leur source dans “la dureté du confinement pour ces jeunes gens (…) qui pensent que ça serait ludique que d’attaquer les forces de police et d’attaquer les poubelles”.

Douze interpellations (se sont produites) dans la nuit de mardi à mercredi”, a-t-il dit. Il a évoqué une quinzaine de “faits importants avec des guets-apens organisés contre (les) forces de sécurité”.

Répondant au député des Alpes-Maritimes Eric Ciotti qui a réclamé une intervention de l’armée, le ministre a rappelé que le parlementaire LR (Les Républicains) avait été confronté à de graves émeutes en 2005 lorsqu’il était au gouvernement et a considéré que la France n’était actuellement pas “dans ce schéma là”, évoquant des “tensions sporadiques”.

COVID19 : Castaner announce 1.400 malades

Près de 1.400 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur sont atteints par le COVID-19 sur un total de 300.000 personnes, a annoncé le 9 avril le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, souhaitant que en France le virus soit considéré comme une maladie professionnelle.

Près de 1.400 fonctionnaires du ministère de l’Intérieur sont à ce jour reconnus affectés par le COVID-19 de manière avérée”, a-t-il déclaré lors d’une audition en visioconférence devant la mission parlementaire portant sur l’impact, la gestion et les conséquences de l’épidémie de coronavirus qui a fait près de 11.000 morts en France.

“Il faut reporter ça évidemment à l’ensemble de la population du ministère de l’Intérieur soit 300.000 personnes, donc ça nous fait un taux inférieur à 0,50% mais c’est un taux élevé”, a-t-il souligné.

Il me paraît évident que le facteur d’exposition accru au risque, même en observant strictement les gestes barrières et en bénéficiant des matériels de protection, est un sujet qui doit être pris en compte.”

Harpon: « comment tuer les infidèles? »

Mickaël Harpon, qui a tué quatre de ses collègues de la Préfecture de police de Paris en octobre dernier avant d’être abattu, avait effectué une recherche sur internet pour savoir “comment tuer les infidèles” peu avant son passage à l’acte, a-t-on appris  le 26 février de source judiciaire.

L’analyse toujours en cours des données du téléphone portable personnel de l’informaticien de 45 ans, converti à l’Islam depuis une dizaine années, renforce la piste d’une “attaque terroriste”, a ajouté la source, confirmant une information du journal Le Parisien.

Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête peu après les faits, mais l’analyse du matériel informatique professionnel de Mickaël Harpon n’avait pas permis jusqu’à présent d’accréditer la thèse d’un attentat, selon des sources judiciaires.

L’hypothèse d’un “délire mystique” d’un homme réputé fragile sur le plan psychologique était dès lors privilégiée. L’agent d’origine martiniquaise, qui souffrait de surdité, s’était plaint à plusieurs reprises par le passé d’être discriminé en raison de son handicap.

Les données contenues dans le téléphone personnel de Mickaël Harpon, dont les experts ont eu le plus grand mal à percer les codes, pourraient changer le cours de l’enquête.

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