Archives des étiquettes : Philippe Martinez

1er Mai: “Répression inouïe” de la manifestation

La CGT a dénoncé une “répression inouïe” à l’occasion de sa manifestation du 1er-Mai à Paris, qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre et dont son secrétaire général, Philippe Martinez, a selon elle été victime.

En réponse à ces protestations, la préfecture de police de Paris a démenti avoir pris la CGT pour cible.

Selon des journalistes sur place, des dizaines d’individus violents se sont mêlés aux manifestants en tête du cortège de la CGT et de plusieurs autres syndicats, qui s’est déroulé entre Montparnasse et la place d’Italie.

«Les forces de l’ordre ont pour mission de faire respecter l’ordre républicain, qui permet à chacun d’exprimer ses opinions en toute sécurité. La CGT n’a jamais été la cible des policiers et gendarmes qui ont assuré leur mission avec détermination face à des casseurs violents », a déclaré la préfecture de police dans un communiqué posté sur Twitter.

« Mascarade » de Grand débat


« Porte ouverte » ou « mascarade« , opposition et syndicats étaient partagés sur les mesures annoncées par Emmanuel Macron dans l’espoir d’éteindre la contestation des Gilets jaunes, mais tous les ont jugées imprécises, voire un peu courtes, notamment sur l’écologie.

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui avait appelé à un Grenelle du pouvoir d’achat et regretté un manque de dialogue du chef de l’Etat avec les organisations intermédiaires, s’est placé dans une position constructive, à défaut d’être enthousiaste.

“Ce n’est ni l’extase, ni la dépression, il y a des portes ouvertes dans lesquelles il faut s’engouffrer et il y a des manques, sur lesquels je continuerai de dire que c’est insuffisant”, a-t-il déclaré sur RTL .

“C’est insuffisant sur l’écologie, il y a des mesures en termes de justice sociale qui ne sont pas claires”, a-t-il précisé, tout en saluant l’annonce de l’augmentation du minimum contributif des retraites, de 640 euros à 1.000 euros.

Tout ça se mesure à l’aune du passage de la parole aux actes. On va voir si les actes suivent”, a-t-il ajouté.

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a déclaré sur BFMTV qu’”aucune des questions qui sont dans les mobilisations, je pense à la question des salaires par exemple ou du smic qui est du ressort du gouvernement, à la question de l’ISF et de la justice fiscale (…) n’a été satisfaite”.

Yves Veyrier, secrétaire général de Force ouvrière, s’est inquiété de voir le président “confirmer les orientations mises en oeuvre depuis le début du quinquennat, notamment en matière de réforme des retraites et de la fonction publique, avec leur pendant en matière de santé et d’éducation”.

Le Medef a jugé que l’ensemble des annonces “pose globalement le problème du financement de ces mesures” et regretté “l’absence de volonté sérieuse de baisse des dépenses publiques et en particulier le recul annoncé sur la baisse du nombre d’emplois publics”.

Selon un sondage Harris Interactive-Agence Epoka pour RTL, Le Figaro et LCI, 63% de sondés n’ont pas été convaincus par les annonces d’Emmanuel Macron. La conférence de presse a été suivie par quelque 8,5 millions de téléspectateurs, selon Médiamétrie.