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Protestation contre déplacement de la dépouille de Franco

Au moins mille personnes se sont rassemblées dimanche au mausolée de Franco, à 50 kilomètres de Madrid, pour protester contre la décision du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez d’en débarrasser la dépouille du dictateur.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, porté au pouvoir début juin, répète son intention de transférer les restes du dictateur hors du mausolée.

Le transfert, d’abord annoncé pour juillet, devrait finalement avoir lieu plus tard, a déclaré dimanche au journal El Mundo le ministre de l’Equipement José Luis Abalos, très proche de Pedro Sanchez, sans donner de date.

Le mausolée abrite les corps de quelque 27.000 combattants franquistes ainsi que d’environ 10.000 opposants républicains, raison pour laquelle Franco, qui l’avait inauguré le 1er avril 1959, le présentait comme un lieu de « réconciliation« .

 

 

 

 

 

 

 

L’Espagne – la destination pour les migrants

L’Espagne devient le nouveau point d’entrée principal des migrants fuyant l’Afrique à destination de l’Union européenne, au vu des chiffres portant sur les cinq premiers mois de 2018.

De janvier à mai compris, 19.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Espagne, soit presque autant que pour l’ensemble de 2017, et, pour la première fois, plus que le nombre de ceux qui arrivent en Italie.

L’afflux s’est intensifié ces dernières semaines, le nouveau gouvernement italien, qui comprend la Ligue (Lega Nord) ayant fermé les ports de la Péninsule à la majeure partie des candidats à l’asile, déclarent des responsables des opérations de secours.

Alors que l’Union européenne cherche à contenir les dissensions internes sur sa politique migratoire, certains responsables, à Bruxelles, ne cachent pas qu’ils craignent de voir l’Espagne devenir un nouveau point de tension, même si le nombre total des arrivées de migrants partant d’Afrique du Nord vers l’Europe est en net recul.

“Nous ne devons pas laisser ça éclater”, dit un diplomate européen. L’itinéraire Maroc-Espagne était maintenu sous contrôle depuis des années. “Ce n’est pas catastrophique pour le moment, mais nous y prêtons davantage attention”.

Les migrants arrivent chaque semaine à bord de canots pneumatiques, sans même, dans la plupart des cas, assez de carburant pour achever la traversée, et les gardes-côtes espagnols sont sous pression. Les autorités espagnoles ont entrepris de former davantage de sauveteurs pour faire face à l’accroissement des arrivées, déclarent des représentants syndicaux des gardes-côtes.

Gouvernement espagnol socialiste et féminin

Le nouveau gouvernement espagnol, dirigé par le socialiste Pedro Sanchez, 46 ans, après la chute du conservateur Mariano Rajoy, a prêté jeudi 7 juin devant le roi Felipe VI. Avec onze femmes et six hommes, dont un astronaute au ministère des sciences, c’est l’exécutif le plus féminin que l’Espagne ait jamais connu.

C’est aussi le plus minoritaire depuis le rétablissement de la démocratie. Le Parti socialiste ne dispose que de 84 députés sur 350 et dépendra donc de la marge de manœuvre que voudront bien lui laisser le parti de gauche radicale Podemos, les nationalistes basques et les indépendantistes catalans, qui ont soutenu la motion de censure contre M. Rajoy.

Aux Affaires étrangères arrive un europhile enthousiaste, l’ex-président du Parlement européen Josep Borrell. Il avait déjà été ministre dans les gouvernements de Felipe González (1982-1996) et s’était engagé récemment contre le processus indépendantiste de sa région d’origine, la Catalogne.

Pedro Sanchez le nouveau premier ministre espagnol

Le Parlement espagnol a voté vendredi matin une motion de censure renversant le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Le patron du Parti socialiste, Pedro Sanchez, lui succède officiellement.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez vendredi matin, avant que le Parlement n’adopte la motion de censure contre M. Rajoy et lui accorde dans le même temps sa confiance.

Mariano Rajoy avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, face à laquelle il a imposé une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Mais la condamnation de son parti, le Parti populaire (PP), pour corruption a provoqué sa chute.

S’étant rapproché de Mariano Rajoy ces derniers mois sur la question de l’indépendance de la Catalogne, Pedro Sanchez restera désormais pour le Partido Popular comme le tombeur d’un chef du gouvernement qui avait survécu à de nombreuses crises.

« Pedro Sanchez passera à l’histoire comme le Judas de la politique espagnole », a lancé récemment Fernando Martínez-Maillo, coordinateur de la formation conservatrice tandis que Mariano Rajoy l’a accusé d’être « prêt par ambition personnelle (…) à s’allier avec n’importe qui à n’importe quel prix ».