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Sénat rejette l’obligation vaccinale

Nouveau revers pour les partisans d’une vaccination obligatoire contre le covid-19 en population générale, au même titre que les 11 vaccins imposés aux enfants nés à partir de 2018. Le Sénat n’a pas adopté la proposition de loi «instaurant la vaccination obligatoire contre le SARS-CoV-2». Le texte, déposé par les membres du groupe socialiste fin août, a été rejeté ce 13 octobre en séance publique, par 262 voix contre 64. Cette initiative parlementaire n’ira donc pas plus loin.

Seule la quasi-totalité du groupe socialiste, à l’origine du texte, a voté en faveur du texte, rejointe seulement par trois collègues du centre et de droite. Les autres groupes ont préféré le rejeter. 14 sénateurs, de diverses tendances, ont fait le choix de l’abstention. Le gouvernement, par la voix d’Adrien Taquet, a aussi manifesté son opposition. « Nous préférons convaincre que contraindre », a insisté le secrétaire d’Etat chargé de l’Enfance et des familles.

La semaine dernière, le texte n’avait déjà pas convaincu la commission des affaires sociales dans sa grande majorité. Dès le 24 juillet, les sénateurs socialistes ont tenté d’insérer cette disposition en amendant le projet de loi instaurant l’obligatoire vaccinale chez les soignants et le passe sanitaire. Il avait été rejeté par 262 voix contre 76.

Pedro Sanchez le nouveau premier ministre espagnol

Le Parlement espagnol a voté vendredi matin une motion de censure renversant le chef du gouvernement Mariano Rajoy. Le patron du Parti socialiste, Pedro Sanchez, lui succède officiellement.

« Aujourd’hui, nous écrivons une nouvelle page de l’histoire de la démocratie dans notre pays », a déclaré M. Sanchez vendredi matin, avant que le Parlement n’adopte la motion de censure contre M. Rajoy et lui accorde dans le même temps sa confiance.

Mariano Rajoy avait survécu à plusieurs crises majeures, de la récession, face à laquelle il a imposé une sévère cure d’austérité, aux mois de blocage politique en 2016 jusqu’à la tentative de sécession de la Catalogne en 2017. Mais la condamnation de son parti, le Parti populaire (PP), pour corruption a provoqué sa chute.

S’étant rapproché de Mariano Rajoy ces derniers mois sur la question de l’indépendance de la Catalogne, Pedro Sanchez restera désormais pour le Partido Popular comme le tombeur d’un chef du gouvernement qui avait survécu à de nombreuses crises.

« Pedro Sanchez passera à l’histoire comme le Judas de la politique espagnole », a lancé récemment Fernando Martínez-Maillo, coordinateur de la formation conservatrice tandis que Mariano Rajoy l’a accusé d’être « prêt par ambition personnelle (…) à s’allier avec n’importe qui à n’importe quel prix ».