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Paris: la manifestation dégénérée

Des incidents ont éclaté dans la manifestation parisienne vers le milieu de l’après-midi lorsque des centaines de personnes cagoulées ont lancé des projectiles sur la police anti-émeute, brisé des vitrines et incendié des voitures, des motos et des barricades, entraînant une riposte des forces de l’ordre sous la forme de gaz lacrymogènes.

Selon la police, citée par BFM TV, quelque 500 “casseurs” ont infiltré le cortège.

Sur Twitter, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, a remercié les forces de l’ordre pour leurs intervention et annoncé l’interpellation de 22 personnes.

Le projet de loi de “sécurité globale”, qui devrait finalement être réécrit au cours du processus législatif, est vivement dénoncé par les syndicats de journalistes et les mouvements de défense des droits de l’homme, selon lesquels le texte constitue une grave atteinte à la liberté de la presse.

La coordination #StopLoiSécuritéGlobale demande le retrait “réel” de certains articles de la proposition de loi jugés particulièrement problématiques.

Loi ‘securité globale’ en feux

La police a tiré des gaz lacrymogènes samedi, le 28 novembre, lors d’une manifestation contre les violences policières et pour la défense des libertés après que des manifestants masqués ont lancé des feux d’artifice sur les forces de l’ordre, installé des barricades et jeté des pierres.

Plusieurs dizaines de milliers de personnes défilent samedi en France contre un article controversé de la proposition de loi “sécurité globale”, et plus largement contre les violences policières après deux affaires récentes où l’attitude des forces de l’ordre suscite une grande polémique.

46 000 manifestants à Paris, 7500 à Lyon, 1500 à Strasbourg, 6000 à Bordeaux… Le très controversé projet loi de sécurité globale a réussi, samedi, à fédérer contre lui des dizaines de milliers de manifestants – 133 000 selon le ministère de l’Intérieur, 550 000 d’après l’organisatrice, la coordination StopLoiSécuritéGlobale – dans un peu plus de 70 villes françaises, après avoir rassemblé environ 22 000 personnes la semaine passée.

Paris: la vente d’alcool limitée

La préfecture de police de Paris a interdit jeudi, le 5 novembre, par arrêté la vente d’alcool et les activités de livraison et de vente à emporter des bars et restaurants de la capitale de 22h00 à 06h00 du matin, dans le cadre d’un durcissement des restrictions visant à lutter contre la propagation du coronavirus.

En pratique, cet arrêté qui entrera en vigueur vendredi impose donc la fermeture totale des bars et restaurants, ainsi que des péniches pratiquant la vente à emporter, précise la préfecture dans un communiqué twitter.com/prefpolice publié sur son compte Twitter.

Cette mesure, prise en concertation avec la maire Anne Hidalgo, qui en avait annoncé les grands lignes jeudi matin sur les antennes de RMC et BFM TV, vise à éviter “des déplacements ou regroupements de personnes (livreurs, clients…) dans et aux abords de ces établissements alors que la situation sanitaire exige de limiter les interactions sociales” au strict nécessaire, explique la préfecture.

“La vente à emporter de boissons alcooliques, notamment par des épiceries de nuit, est susceptible de favoriser des regroupements nocturnes, sans respect des gestes barrières, sur la voie publique voire dans la sphère privée”, ajoute-t-elle.

Anne Hidalgo a estimé qu’il ne s’agissait pas à proprement parler d’un “couvre-feu” “parce que ça ne concerne pas toutes les activités de la ville”.

La question d’un possible rétablissement du couvre-feu à Paris et en Ile-de-France, en plus du reconfinement en vigueur depuis vendredi dernier, se pose depuis que le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, l’a annoncé mardi matin avant d’être recadré par Matignon.

S’ils soulignaient alors que rien n’était décidé à ce stade, les services de Jean Castex ajoutaient néanmoins que le retour du couvre-feu était bel et bien envisagé.

“Une journée d’agitation pour rien. La coordination avec la Mairie de Paris a duré 48 heures mais au final on adopte la mesure qui était envisagée dès mardi. C’est bien un couvre-feu pour éviter les attroupements nocturnes”, a déclaré une source de gouvernement.

Fermeture des bars à Paris

Les bars vont fermer à Paris et dans les trois départements de la petite couronne à partir du 6 octobre, ont annoncé dimanche les services du Premier ministre Jean Castex.

Cette mesure est la conséquence du basculement de la capitale française et des trois départements qui l’entourent en zone d’alerte maximale annoncé dimanche soir par Matignon.

Placée en état d’alerte maximale, la capitale va connaître bientôt de nouvelles mesures de restrictions pour faire face à la progression inquiétante de l’épidémie du Covid-19. « La fermeture des bars fait partie des mesures qu’impose l’alerte maximale. Il n’y a pas de différenciation entre Paris et Marseille », précise cette même source.

Dès dimanche soir, le 4 octobre, interrogée par l’AFP, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (Umih) s’est dite « extrêmement alarmée » de ce nouveau coup dur pour un secteur déjà durement éprouvé par la crise sanitaire.

Les élus parisiens avaient déjà indiqué qu’ils se plieraient à toute décision de fermeture, ce qui semble exclure un vent de fronde comme celui qui avait soufflé à Marseille la semaine dernière. Ces établissements restent fermés dans la cité phocéenne, ainsi qu’à Aix-en-Provence et en Guadeloupe, où les premières mesures de fermeture avaient été mises en place.

Transfert de Kabuga à Arusha

La Cour de cassation française à Paris a rejeté le 29 septembre les ultimes recours des avocats de l’homme d’affaires rwandais Félicien Kabuga contre son transfert à la justice onusienne afin qu’il soit jugé pour génocide et crimes contre l’humanité.

Félicien Kabuga, 87 ans, est accusé d’être le principal financier du génocide au Rwanda, qui a fait au moins 800.000 morts, Tutsis et Hutus modérés, entre avril et juillet 1994.

Cinq chefs d’accusation ont été retenus contre lui par le Mécanisme pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI), juridiction basée à La Haye aux Pays-Bas et dans la ville tanzanienne d’Arusha.

“Dans l’affaire examinée, (la Cour de cassation) juge que la chambre de l’instruction a pu valablement considérer qu’il n’y avait pas d’obstacle juridique ou médical à l’exécution du mandat d’arrêt portant ordre de transfèrement au centre de détention des Nations unies d’Arusha en Tanzanie délivré par un juge à La Haye sur le fondement de l’acte d’accusation délivré par le Tribunal pénal international pour le Rwanda”, commente la Cour dans un communiqué.

Tous les recours ayant été épuisés, les autorités françaises ont désormais un mois pour remettre Félicien Kabuga à la justice onusienne qui entend le juger pour génocide.

Les avocats de l’homme d’affaires ont tenté de s’opposer à son transfert, ordonné en juin par la Cour d’appel, en posant une question prioritaire de constitutionnalité (QPC) pour contester les conditions de l’examen par la justice française du mandat d’arrêt international le visant.

Ils ont aussi formulé un pourvoi dans lequel il faisaient valoir que l’état de santé de leur client ne permettait pas son transfert à Arusha.

Ces deux recours ont été rejetés par la Cour de cassation, qui a estimé qu’il incombait bien à la chambre de l’instruction de la Cour d’appel d’effectuer les contrôles nécessaires.

Le financier de la Radio Mille Collines, qui nie toutes les accusations à son encontre, a été arrêté près de Paris le 16 mai dernier après vingt-six ans de cavale.

#Charlie: crime d’honneur de Mahomet

L’auteur de l’attaque au hachoir commise le 25 septembre à Paris entendait “se révolter” contre la republication par #Charlie Hebdo des caricatures de prophète Mahomet, mais n’a prêté allégeance à aucun groupe, a déclaré le 29 septembre le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard.

L’homme est un ressortissant pakistanais du nom de Zaheer Hassan Mehmood, qui a reconnu avoir 25 ans, non 18 ans comme on le croyait initialement, a ajouté le procureur, confirmant des informations parues dans la presse. Son projet initial était d’incendier ce qu’il croyait être le siège de l’hebdomadaire satirique, a-t-il précisé.

Il “sera présenté mardi après-midi à un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire ouverte du chef de tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste à caractère criminel”, a dit Jean-François Ricard lors d’une conférence de presse.

“Cette information judiciaire devra notamment s’attacher à établir dans quelles circonstances il a pu concevoir un tel projet et s’il a bénéficié d’un quelconque soutien”, a-t-il ajouté.

Le suspect, a encore détaillé Jean-François Ricard, a “de manière constante reconnu la matérialité des faits”.

“Il indique avoir regardé ces derniers jours des vidéos en provenance du Pakistan” sur la republication, le 1er septembre dernier, des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo à l’occasion de l’ouverture du procès de l’attentat du 7 janvier 2015, et sur “l’émoi” suscité par cette republication dans son pays, a dit Jean-François Ricard.

“En colère, selon ses propres termes, il a décidé de s’en prendre au journal Charlie Hebdo. Il a donc fait des recherches qui lui ont permis d’identifier une adresse, rue Nicolas-Appert (Paris 11e), sans qu’il soit informé que le journal avait déménagé à la suite de l’attentat.”

Il a procédé à des repérages les 18, 22 et 24 septembre derniers. Le jour des faits, il s’est rendu à Saint-Denis, en banlieue nord de Paris, pour acheter un hachoir, un marteau et trois bouteilles de white spirit, retrouvées par la suite dans les locaux visés. Il était seul pendant ses achats, ont montré les images de vidéosurveillance des commerces où il s’est rendu.

#Charle: sept suspects en garde à vue

Sept suspects sont à garde à vue dans le cadre de l’enquête sur l’attaque au hachoir à Paris, qui a eu lieu ce vendredi, le 25 septembre, devant les anciens locaux de Charlie Hebdo. Le principal suspect est né au Pakistan et est âgé de 18 ans, lorsque à l’arrivée en France sans papiers s’est inscrit comme mineur.

Un ancien colocataire du principal suspect de l’attaque au hachoir à Paris, qui a eu lieu ce vendredi devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, a été placé en garde à vue dans la nuit, a indiqué ce samedi à l’AFP une source judiciaire.

Le principal suspect, interpellé par la police place de la Bastille peu après l’attaque qui a fait deux blessés graves, est un homme né au Pakistan et âgé de 18 ans, arrivé en France quand il était encore mineur il y a trois ans.

L’auteur présumé de l’attaque #CharlieHebdo, est un homme né au Pakistan en 2002. Il a été arrêté le 25 septembre,le vendredi, quelques heures après les faits, avec du sang sur le visage et les mains, près de l’opéra Bastille, alors que les forces de l’ordre s’étaient déployées en nombre dans le quartier, les écoles déclenchant, elles, le plan d’urgence en confinant leurs élèves.

Gérald Darmanin a précisé que ce jeune homme était arrivé sur le sol national il y a trois ans, qu’il avait le statut de mineur isolé. Le suspect « n’était pas connu spécifiquement des services de police ou des renseignements pour la radicalisation, il n’était pas fiché S, ni FSPRT (fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste), il a été arrêté il y a un mois pour port d’armes, un tournevis ; un rappel à la loi lui a été donné, il était encore mineur », a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Le Parquet national antiterroriste, qui supervise les investigations, a ouvert une autre procédure du chef de « violation du secret de l’enquête », après la diffusion de plusieurs photos sur les réseaux sociaux, l’une d’elles montrant l’auteur présumé des faits. Les investigations ont été confiées à la délégation parisienne de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Deux personnes ont été blessées, vendredi 25 septembre, en fin de matinée, lors d’une attaque à l’arme blanche, devant les anciens locaux du journal satirique « Charlie Hebdo ». Cet acte, qualifié de terroriste par le ministre de l’Intérieur, intervient cinq ans après l’attentat contre « Charlie » et en plein procès des attentats de 2015.

L’auteur présumé de l’attaque, est un homme né au Pakistan en 2002. Il a été arrêté, vendredi 25 septembre, quelques heures après les faits, avec du sang sur le visage et les mains, près de l’opéra Bastille, alors que les forces de l’ordre s’étaient déployées en nombre dans le quartier, les écoles déclenchant, elles, le plan d’urgence en confinant leurs élèves.

#CharlieHebdo: Parquet national antiterroriste en charge

Quatre personnes, dont deux sont dans un état grave, ont été blessées à l’arme blanche le 25 septembre près des anciens locaux de Charlie Hebdo, dans le XIe arrondissement de Paris, et un suspect a été interpellé.

« Un événement grave vient de se produire à Paris, l’attaque par arme blanche a été perpétrée dans le XIe arrondissement devant l’ancien siège de Charlie Hebdo, faisant quatre blessés dont, semble-t-il, deux dans un état grave”, a déclaré le Premier ministre, Jean Castex, qui a écourté un déplacement en Seine Saint-Denis pour se rendre à une cellule de crise au ministère de l’Intérieur.

Selon des sources policières, l’agression a été commise à l’aide d’une machette ou d’un hachoir.

Un suspect a été interpellé, a confirmé par la suite une source policiere. Une autre source avait auparavant évoqué un deuxième suspect.
Le suspect a été interpellé sur les marches de l’opéra Bastille, précisent plusieurs médias.

Le quartier a par ailleurs été bouclé en raison d’un colis suspect, selon les sources policières, mais aucun explosif n’a été détecté, d’après France Info qui cite la Préfecture de police de Paris.

“Ce que j’ai fait en coordination avec Anne Hidalgo, dès le déclenchement de cette crise, ça a été de demander aux écoles, aux crèches et aux résidences senior de se barricader, aux commerces aussi et aux entreprises dont on a les contacts par quartier, pour éviter qu’une personne puisse se réfugier dans des locaux”, a déclaré sur BFM TV le maire du XIe arrondissement, François Vauglin.

Ce “confinement provisoire” a été également appliqué aux établissements scolaires des quatre arrondissements centraux de la capitale, a dit le maire de Paris-Centre, Ariel Weil. “Les enfants restent à l’intérieur.”

L’attaque survient alors que se poursuit le procès des attentats de janvier 2015 qui ont fait 12 morts à Charlie Hebdo, dont la rédaction se trouvait alors rue Nicolas Appert, dans le XIe.

Le jour de l’ouverture du procès, l’hebdomadaire a de nouveau publié les caricatures de Mahomet mises en cause par les auteurs de l’attentat.

COVID19: revolt de Horeca

Le secteur français de l’hôtellerie-restauration a exigé le 24 septembre le retrait immédiat des nouvelles mesures de restriction visant les bars et restaurants annoncées par le ministre de la Santé Olivier Véran, sous peine de saisir les tribunaux.

Olivier Véran a annoncé mercredi soir (23.09.2020) la fermeture des bars et restaurants dès samedi le 26 septembre dans la métropole d’Aix-Marseille et en Guadeloupe, et la fermeture des bars à partir de 22h00 dans une dizaine de grandes villes dont Paris à partir du 28 septembre, afin de lutter contre une reprise de l’épidémie de COVID-19.

“La profession demande le retrait immédiat de ces décisions. Les organisations professionnelles défendront l’intérêt du secteur devant les tribunaux si besoin”, déclarent quatre groupements interprofessionnels (*) dans un communiqué commun.

“Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance a indiqué en réunion téléphonique que de nouvelles mesures de soutien seront annoncées dans la journée. Si elles ne sont pas à la hauteur des attentes exprimées, nous cesserons tous travaux avec le gouvernement jusqu’à nouvel ordre”, ajoutent-ils.

GNC (Groupement national des chaînes hôtelières), UMIH (Union des métiers des industries de l’hôtellerie), GNI (Groupement national des indépendants hôtellerie et restauration), SNRTC (Syndicat national de la restauration thématique et commerciale)

Tour Eiffel alerte bombe

La Tour Eiffel a été évacuée le 23 septembre, a-t-on appris auprès d’une source proche des services de sécurité.

Selon une source policière citée par BFM TV, le monument a été évacué à la suite d’un appel passé à la police faisant état de la présence d’une bombe. Des vérifications sont en cours.

Les abords de la Tour Eiffel ont été fermés à la circulation et bouclés par les forces de l’ordre, a rapporté un journaliste de BFM Paris présent sur place.

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