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Pape François contre des animaux de compagnie

Le pape François a de nouveau vanté mercredi, le 5 janvier, les mérites de la parentalité et de l’adoption lors de l’audience générale au Vatican, regrettant que les animaux de compagnie « prennent parfois la place des enfants ».

« Aujourd’hui, on constate une forme d’égoïsme. On voit que certains ne veulent pas avoir d’enfant. Parfois, ils en ont un, et c’est tout, mais ils ont des chiens et des chats qui prennent la place des enfants. Cela peut faire rire, mais c’est une réalité », a déclaré le pape lors de la première audience générale hebdomadaire de l’année.

Selon lui, « cela revient à renier la paternité et la maternité et nous diminue, nous enlève notre humanité ». Ainsi, « la civilisation vieillit sans humanité car on perd la richesse de la paternité et de la maternité, et c’est la patrie qui en souffre », a ajouté le souverain pontife devant les pèlerins réunis dans la salle Paul VI.

Le pape a également invité les couples ne pouvant pas avoir d’enfant à « penser à l’adoption ». « Avoir un enfant est toujours un risque mais il y a plus de risque à ne pas en avoir, à nier la paternité », a-t-il estimé, appelant les fidèles à « ne pas avoir peur ».

Jorge Mario Bergoglio a déjà dénoncé à plusieurs reprises « l’hiver démographique » et la baisse « dramatique » de la natalité.

A la fin de l’audience, comme c’est régulièrement le cas, le pape a assisté à un numéro de cirque réalisé avec des clowns, jongleurs, danseurs et musiciens, dans une ambiance festive et décalée tranchant avec le cadre solennel du Vatican.

Pape Francois Urbi et Orbi

Tolérance, crise sanitaire, conflits armés… Le pape François s’est exprimé, samedi 25 décembre, devant les fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre, au Vatican, lors de son traditionnel message de Noël. « En ces temps de pandémie », « notre capacité à entretenir des relations sociales est mise à rude épreuve, la tendance se renforce à se replier sur soi, à faire cavalier seul », y compris « au niveau international », a déclaré le souverain pontife, estimant que « seuls les chemins du dialogue conduisent réellement à la résolution des conflits ».

Outre la crise sanitaire, le chef de l’Eglise catholique a également abordé le conflit en Ukraine. Il a appelé au « dialogue » afin de « ne pas laisser se propager les métastases d’un conflit gangrené » en Ukraine, où les tensions avec les séparatistes pro-russes font craindre une escalade militaire.

François a également rappelé les «tragédies immenses» et «oubliées» qui se jouent en Syrie et au Yémen, en proie à des conflits qui ont fait «de nombreuses victimes et un nombre incalculable de réfugiés». «Nous entendons le cri des enfants s’élever du Yémen où une terrible tragédie, oubliée de tout le monde, se déroule en silence depuis des années, faisant des morts chaque jour».

Devant la multiplicité des drames, François a appelé les fidèle à faire preuve de solidarité, ainsi qu’à ne pas détourner le regard. « Nous voyons encore beaucoup de conflits, de crises et de contradictions qui semblent ne jamais devoir finir, et nous ne les remarquons presque plus » tant « nous y sommes habitués », avec le « risque de ne pas entendre le cri de douleur et de désespoir de tant de nos frères et sœurs », a-t-il regretté.

Alors que la Méditerranée continue d’être le théâtre de multiples naufrages, le pape a fustigé « l’indifférence » face au « drame des migrants ». Impossible également pour lui de faire abstraction de la crise sanitaire qui se poursuit à travers le monde. Les célébrations de Noël ont ainsi été pour François l’occasion de demander à ce que « les traitements nécessaires, notamment les vaccins, puissent parvenir aux populations les plus démunies ». Une position dans la lignée de ses précédentes déclarations.

Pape Francois plaide pour « fraternité »

Dans son traditionnel Urbi et Orbi Pape Francois a plaidé de resoudre de conflit de la planète, le souverain pontife a appelé la communauté internationale à « œuvrer résolument » pour que les réfugiés syriens « puissent retourner vivre en paix dans leurs pays ».

Que la fête de Noël «  permette aux Israéliens et aux Palestiniens de reprendre le dialogue et d’entreprendre un chemin de paix qui mette fin à un conflit » de soixante-dix ans, a-t-il dit.

Le pape a aussi exprimé sa proximité avec les communautés chrétiennes de la « bien-aimée » Ukraine, à un moment de fortes tensions religieuses avec la Russie.

Le pape Francois appelle à la réconciliation

Dimanche, lors de sa bénédiction Urbi et Orbi, le souverain pontife a réclamé la fin de «l’extermination» en Syrie et appelé à «la réconciliation» en Terre sainte, lorsque à Gaza, des soldats israéliens ont tué au moins 16 Palestiniens lors d’une manifestation.

S’exprimant depuis la loggia de la basilique Saint-Pierre, il a aussi demandé « les fruits de la paix pour le monde entier, à commencer par la bien-aimée et tourmentée Syrie, dont la population est épuisée par une guerre qui ne voit pas de fin ».

Le pape François a aussi appelé « à la réconciliation en Terre Sainte », où sont frappées « des personnes sans défense ».

« Invoquons des fruits de réconciliation pour la Terre Sainte, blessée encore ces jours-ci par des conflits ouverts qui n’épargnent pas les personnes sans défense », a plaidé le pape François, alors que des affrontements entre des manifestants palestiniens de Gaza et des militaires israéliens ont fait vendredi 16 morts, le bilan le plus meurtrier depuis la guerre de 2014.