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COVID19: Autriche vers l’apartheid

En Autriche, le gouvernement et les gouverneurs de province se sont réunis en ligne ce dimanche, le 14 Novembre, pour un sommet de crise. Le chancelier Alexander Schallenberg a donné le feu vert ce dimanche, lors d’une conférence de presse. C’est le premier pays au monde à imposer une telle mesure. On le sait depuis le milieu de la semaine : l’Autriche va reconfiner. Mais tout le pays n’est pas concerné par cette nouvelle fermeture : seules les personnes non-vaccinées devront en effet rester à la maison. La mesure prendra effet dès lundi, le 15 novembre.

Les Autrichiens qui ne sont pas totalement vaccinés ne seront autorisés à quitter leur appartement, comme lors des confinements précédents, que pour des raisons urgentes. Par exemple, pour les courses nécessaires, sur le chemin du travail (si le télétravail n’est pas possible) ou pour la récupération physique et psychologique.

Les personnes qui ont été vaccinées ou qui ont été touchées par la maladie au cours des 180 derniers jours ne sont pas concernées par la mesure, tout comme les enfants de moins de douze ans.

En Autriche, 11.552 nouvelles infections au coronavirus ont été détectées au cours des dernières 24 heures. C’est la valeur la plus élevée pour un dimanche depuis le début de la pandémie. Il y a actuellement 2.327 personnes hospitalisées en raison du Covid-19 dans le pays.

Selon le porte-parole de l’Institut national autrichien de santé publique, « pratiquement aucun effet notable » ne pourra être obtenu par rapport à la situation actuelle. Selon lui, il est impossible d’éviter un confinement général et à grande échelle de réduction des contacts.

Le représentant du ministère de l’Intérieur s’est également montré sceptique quant à la faisabilité de cette mesure. Le contrôle d’un confinement des personnes non vaccinées serait très difficile et ne serait possible qu’au prix d’efforts massifs, souligne-t-il.

Bill Gates lutte contre les pandémies

Bill Gates, dont la fondation vise également à lutter contre les pandémies, a déclaré mercredi le 13 octobre que les gouvernements et les industriels du monde entier «doivent augmenter de manière significative leur capacité de fabrication de vaccins» afin de pouvoir réagir plus rapidement à l’avenir.

Changer la façon dont le monde distribue les doses de vaccin pourrait y contribuer. Mais surtout, la possibilité de fabriquer rapidement de grandes quantités de vaccins à ARNm pourrait atténuer les tensions politiques s’il s’avère que les doses sont trop faibles, a écrit M. Gates sur son blog.

«Le monde, lorsqu’il découvre une pandémie potentielle, devrait être en mesure de fabriquer et de fournir suffisamment de vaccins pour tous les habitants de la planète dans les six mois », a déclaré M. Gates. « Si nous pouvions le faire, les vies humaines ne dépendraient plus de la délivrance de doses. La façon dont les vaccins sont distribués ne sera plus une question de vie ou de mort. »

«La plus grande inégalité, plus encore que de vacciner les riches avant les pauvres, est de vacciner les jeunes des pays riches avant les personnes âgées dans les pays à revenu intermédiaire où sévissent de graves épidémies, comme en Afrique du Sud et dans la plupart des pays d’Amérique du Sud.»

Les agences régionales peuvent aider la cause en établissant des règles « de référence ». De cette façon, les vaccins peuvent être approuvés plus efficacement, a déclaré M. Gates. Il a ajouté qu’il ne pense pas que l’offre soit limitée par les règles de la propriété intellectuelle.

Bill Gates pense déjà à la prochaine pandémie: «La capacité de production de vaccins doit augmenter».

Futur toujours avec le masque

La France va se déconfiner petit à petit à partir du 19 mai prochain. En plusieurs étapes, et selon des règles sanitaires encore strictes. C’est ce qu’a martelé le Premier ministre dans une interview accordée au Parisien lundi 10 mai.

Dans celle-ci, il se veut tout de même résolument optimiste et estime que «nous sommes en train de sortir durablement de cette crise sanitaire», sans doute avec l’aide des vaccins. Et si des lieux de culture notamment comme les musées ou le cinéma vont rouvrir, ce sera le cas avec le port du masque.

De même que dans plusieurs villes françaises, il est obligatoire partout, dans la rue, mais aussi au travail et dans les transports en commun. Et malgré ses espoirs notamment de le voir disparaître à la fin de l’été, le Premier ministre entrevoit déjà un futur toujours avec le masque.

«Le port du masque sera sans doute à l’avenir un moyen de protection naturel au-delà de la Covid. Evidemment, pas de façon permanente obligatoire, partout et tout le temps, comme aujourd’hui», glisse-t-il. Et d’ajouter : «Mais il pourrait entrer dans les habitudes en Occident, notamment en période de grippe hivernale.»

COVID19: Polynésie durcit des mesures sanitaires

Le gouvernement territorial de Polynésie française a annoncé des poursuites et des sanctions exemplaires contre tous ceux qui seront reconnus coupables d’avoir contrevenu aux mesures prises pour endiguer l’épidémie de COVID-19.

Chaque infraction sera sanctionnée par une amende de 89.000 francs Pacifique CFP (environ €750).

Alors que la Polynésie française vit à l’heure de la rentrée scolaire, les personnels de l’Education nationale devront porter un masque ainsi que tous les élèves à partir de la classe de 6e.

Le changement de ton en Polynésie française renvoie aux déclarations du Premier ministre, Jean Castex, qui a détaillé le 11 août de nouvelles mesures visant à empêcher une reprise de l’épidémie en France alors, a-t-il dit, que la situation évolue “dans le mauvais sens”.

Alors que la Polynésie française n’avait enregistré que 62 cas de coronavirus en cinq mois, 71 cas ont été détectés ces derniers jours dans le territoire français d’outre-mer.

Le durcissement a été annoncé le 11 août après-midi heure locale (12 août vers 01h00 GMT) par Edouard Fritch, président de la Polynésie française, et Dominique Sorain, le haut-commissaire de la République.

Ce dernier a mis en avant “les manquements importants qui viennent de se produire, et le mot est faible”.

Il a imputé l’explosion des cas à des rassemblements surtout festifs qui se sont tenus “dans des conditions totalement irresponsables, sans aucune distanciation sociale et sans gestes barrières”.

“Ceci est totalement inadmissible”, a poursuivi le haut-commissaire de la République lors d’une conférence de presse, déplorant que certains visiteurs venus de l’extérieur du territoire en cette période estivale ne respectent ni leurs engagements, ni les gestes barrières.

« Je suis consterné, scandalisé, en colère, nous avons eu 62 cas en cinq mois, et 71 en quelques jours, c’est la décadence! Et tout cela est le fait de l’irresponsabilité de quelques personnes et de leur indiscipline”, a condamné pour sa part Edouard Fritch.

“Le mot central aujourd’hui, c’est l’irresponsabilité de quelques-uns”, a-t-il poursuivi. “L’alcool est au centre de ces rassemblements qui dégénèrent en catastrophe sanitaire. Je veillerai à ce que des sanctions exemplaires soient prises contre les établissements et les lieux festifs où des débordements ont eu lieu, et je demanderai des poursuites et des sanctions sévères.”

Au titre des mesures, tout rassemblement de plus de 50 personnes sera soumis à autorisation administrative préalable et le port du masque sera obligatoire dans tous les commerces.

Discothèques et boîtes de nuit seront fermées et les restaurants et débits de boisson devront faire respecter un espace d’un mètre entre les tables, le port du masque étant obligatoire pour les personnels et les clients se déplaçant dans l’établissement.

Lagarde: le pire a «probablement passé»

La zone euro a “probablement passé” le pire de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus même si la prudence s’impose, a déclaré vendredi Christine Lagarde, la présidente de la Banque centrale européenne (BCE).

“Nous avons probablement passé le point bas, je dis cela avec une certaine appréhension car, bien sûr, une deuxième vague grave est possible”, a-t-elle déclaré lors d’un débat en ligne.

Tour Eiffel rouvert pour les visiteurs

La Tour Eiffel, fermé aux visiteurs depuis le 13 mars en raison de la pandémie liée à la COVID-19, a rouvert ce jeudi 25 juin après sa plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale.

Jusqu’à début juillet, les visiteurs ne pourront emprunter que les escaliers pour grimper dans ce monument emblématique de 324 mètres, et ils ne pourront pas monter au-delà du deuxième étage.

Les ascenseurs restent fermés pour l’instant en raison du risque de promiscuité susceptible de favoriser la propagation du nouveau coronavirus.

Les responsables de la Tour Eiffel espèrent revenir à une activité normale dans le courant de l’été.

Cette réouverture n’est que partielle et s’accompagne de strictes mesures d’hygiène avec port du masque obligatoire au-dessus de enfants de 11 ans.

Soros: la survie de l’Union européenne

La Commission européenne, qui doit présenter sa proposition de plan de relance le 27 mai, a prévenu cette semaine qu’elle ne reprendrait pas en tant que telle l’idée franco-allemande d’un fonds de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires mais qu’elle panacherait prêts et subventions.

« La survie de l’Union européenne est en jeu à moins qu’elle n’émette des obligations perpétuelles afin d’aider les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus, à l’image de l’Italie« , estime le milliardaire américain George Soros à quelques jours de la présentation par Bruxelles d’un plan de relance.

Si l’Union européenne est incapable de l’envisager à ce stade, « elle ne sera peut-être pas capable de survivre aux défis auxquels elle fait face actuellement”, déclare-t-il dans un échange par courriel avec des journalistes sous forme de questions-réponses.

“Il ne s’agit pas d’une possibilité théorique, cela pourrait être une réalité tragique”, ajoute l’homme d’affaires, connu pour son attaque spéculative contre la livre sterling en 1992, qui se dit également très préoccupé par la situation en Italie.

L’assouplissement des règles en matière d’aides d’État, qui sont favorables à l’Allemagne, a été particulièrement injuste pour l’Italie, qui était déjà l’homme malade de l’Europe et ensuite le pays le plus durement touché par le coronavirus”, poursuit George Soros.

Plan de relance européen de €500Mrd

La France et l’Allemagne ont proposé le 18 mai que le plan de relance européen, actuellement en préparation à Bruxelles, soit doté de 500 milliards d’euros en dépenses budgétaires pour les pays du bloc les plus touchés par l’épidémie de coronavirus qui a quasiment paralysé l’activité économique du continent.

Cette initiative commune, qui doit encore être endossée par la Commission européenne et l’ensemble des 27, constitue une “étape majeure” et un “changement de philosophie”, s’est félicité Emmanuel Macron lors d’une conférence de presse à l’issue d’une visioconférence avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Pour la première fois, ce que nous proposons ensemble, Allemagne et France, c’est de décider tous ensemble d’aller lever une dette commune sur les marchés et d’utiliser ces 500 milliards d’euros, dette qui aura vocation à être remboursée, pour apporter des financements qui seront fléchés en priorité sur les secteurs les plus touchés et pour les régions les plus impactées et donc d’accepter de vrais transferts, une vraie stratégie commune”, a-t-il souligné.

Ces 500 milliards ne seront pas remboursés par les bénéficiaires de ceux qui utiliseront cet argent, ils pourront soit être remboursés par les Etats membres par une clef de répartition qui dépend de votre poids dans le budget, par des contributions que nous aurons vocation à décider ensuite ou par d’autres mécanismes”, a-t-il précisé.

Cette proposition constitue un tournant dans la position de l’Allemagne qui était jusqu’à présent ouvertement opposée à l’idée de l’émission d’une dette commune, également connue sous le nom de “coronabonds”, défendue avec force ces dernières semaines par Paris et Rome au nom de la solidarité européenne.

Invité en début de soirée sur LCI, le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire, a indiqué que la France pourrait recourir à ce plan pour “rénover” l’hôpital.

La Commission va emprunter à un taux d’intérêt faible et ensuite payer des dépenses dans les Etats qui en auront le plus besoin. Quand nous aurons besoin par exemple de rénover notre hôpital, nous pourrons nous appuyer sur ce soutien de la Commission européenne et sur un financement de la Commission européenne”, a-t-il souligné, ajoutant que ce financement direct de la Commission européenne financé par de la dette commune pourrait aussi être mobilisé pour soutenir le tourisme, l’automobile ou le secteur de l’aéronautique.

Chômage en hausse 7,1%

En France le nombre de demandeurs d’emploi n’exerçant aucune activité a bondi de 7,1% en mars – soit près de 250.000 personnes – l’instauration du confinement généralisé pour faire face à l’épidémie de nouveau coronavirus se traduisant par une hausse sans précédent des effectifs de la catégorie A, selon les données publiées le 27 avril par le ministère du Travail et Pôle emploi.

Constatant que cette “hausse historique” résulte principalement d’une chute des sorties de Pôle Emploi et non d’une explosion des inscriptions, le ministère du Travail souligne dans un communiqué que cette évolution reflète donc un gel des embauches et non des licenciements massifs par les entreprises françaises.

Le ministère voit dans ce constat le succès du “système protecteur” mis en place en France, sans lequel “le nombre de nouveaux chômeurs se compterait par millions, comme aux Etats-Unis par exemple.”

Dans le détail, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A (sans aucune activité) en France (hors Mayotte) a connu le mois dernier une progression sans précédent depuis le début de la série en 1996, bondissant de 246.100 pour s’établir à 3.732.500, un niveau proche de celui de septembre 2017.

À titre de comparaison, la deuxième hausse mensuelle la plus importante, intervenue en mars 2009 durant la crise financière, s’établissait à 77.300 inscrits supplémentaires.

Zoo de Mulhouse ferme la porte

Le parc zoologique et botanique de Mulhouse a dû fermer ses portes le 14 février en raison des mesures de confinement décidées pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Depuis, il fonctionne en effectif réduit, comme l’explique Benoit Quintard, vétérinaire et directeur adjoint du parc : « Les soigneurs représentent aujourd’hui la majeure partie du personnel encore actif au sein du parc, et pourtant ils ne sont que 13 encore actifs, contre 30 habituellement. L’effectif est donc très restreint ».

Évidemment les animaux sont nourris tous les jours et les soigneurs doivent redoubler de vigilance, en particulier avec les singes, les plus proches parents de l’homme… « Comme on est sur un nouveau virus, il y a une part d’ombre et d’incertitude qui perdure« , raconte Alexandre Pétry, le responsable animalier.

« La majorité des animaux ne peut pas contracter ce virus : ils ne peuvent pas nous le transmettre et on ne peut pas le leur donner. Par contre, il y a tout de même une vigilance qui a été émise par l’association des vétérinaires de zoo européens sur les grands singes« , explique-t-il.

Une vigilance particulière vis-à-vis des grands singes. Par conséquent, une vigilance particulière a été mise en place vis-à-vis de ces animaux. « Ici, on n’a pas de vrais grands singes, mais on a quand même des gibbons, qui sont les plus proches parents de l’homme qu’on ait sur ce parc. On a donc établi un protocole plus strict avec eux. »