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France: le contrôle sanitaire aux frontières

11.07.2022 « Le dispositif de contrôle sanitaire aux frontières permet depuis le début de la crise de protéger notre système de santé et de retarder l’arrivée sur le territoire national de variants aux caractéristiques préoccupantes.

« Ce dispositif, qui mobilise chaque semaine près de 6 000 membres de la sécurité civile pour réaliser les tests, des garde-frontières pour vérifier les justificatifs sanitaires des voyageurs et des forces de sécurité intérieure pour contrôler les mesures d’isolement ou de quarantaine décidées par les préfets, est régulièrement adapté à l’évolution de la situation sanitaire et des règles communautaires.

« Devant la nouvelle phase de la pandémie caractérisée, dans la plupart des pays, par la prédominance du variant Omicron et un niveau élevé de vaccination, le Gouvernement décide d’alléger ce dispositif de contrôle sanitaire aux frontières, particulièrement pour les voyageurs vaccinés.

« Depuis le 12 février 2022, les règles suivantes s’appliquent aux frontières :
Pour les voyageurs vaccinés au sens de la réglementation européenne, plus aucun test n’est exigé au départ. La preuve d’un schéma vaccinal complet redevient suffisante pour arriver en France, quel que soit le pays de provenance, comme c’était le cas avant la diffusion du variant Omicron.

« Pour les voyageurs non vaccinés, l’obligation de présenter un test négatif pour se rendre en France demeure, mais les mesures à l’arrivée (test, isolement) sont levées lorsqu’ils viennent de pays de la liste « verte », caractérisée par une circulation modérée du virus.
Lorsque les voyageurs non vaccinés viennent d’un pays de la liste « orange », ils doivent continuer de présenter un motif impérieux justifiant la nécessité de leur venue en France métropolitaine et peuvent toujours être soumis à un test aléatoire à leur arrivée. Les voyageurs qui seraient testés positifs devront s’isoler, conformément aux recommandations de l’Assurance maladie.
« En cas d’urgence caractérisée par l’apparition d’un variant susceptible de présenter un risque de transmissibilité accrue ou d’échappement immunitaire, le mécanisme de « frein d’urgence » sera activé et le pays sera alors classé en liste « rouge », impliquant comme c’est le cas aujourd’hui l’obligation de présenter un motif impérieux pour voyager, l’obligation de présenter un test négatif au départ – y compris pour les voyageurs vaccinés en cas de variant présentant la caractéristique d’un échappement immunitaire-, et l’obligation de se soumettre à un test à l’arrivée conditionnant le placement en quarantaine décidé par les préfets et contrôlé par les forces de l’ordre.

« Un tel classement sera temporaire et réexaminé régulièrement pour s’assurer de la proportionnalité des mesures de restriction aux déplacements. Actuellement, aucun pays n’est classé en liste « rouge ».

« Ces règles aux frontières peuvent être adaptées au vu de l’évolution de la situation sanitaire, et en cohérence avec les travaux actuellement menés avec nos partenaires européens.

En revanche, compte tenu de la situation sanitaire des territoires d’Outre-mer, les modalités du contrôle sanitaire pour y accéder restent inchangées à ce stade.

COVID19: couvre-feu dans neuf villes

Président Macron a annoncé le 15 octobre l’instauration d’un couvre-feu entre 21h00 et 06h00 dans neuf métropoles, dont la région parisienne, à partir de samedi, le 17 octobre, et pendant au moins quatre semaines, afin de contrer la “deuxième vague” épidémique liée au nouveau coronavirus.

“Nous sommes dans une situation qui est préoccupante et qui justifie que nous ne soyons ni inactifs ni dans la panique”, a-t-il dit. “Ce qu’on appelle le couvre-feu est une mesure qui est pertinente.”

Outre l’Ile-de-France, les métropoles concernées sont Grenoble, Lille, Lyon, Aix-Marseille, Montpellier, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse.

Le président a jugé “utile” d’imposer ce couvre-feu jusqu’au 1er décembre, soit six semaines.

“Le gouvernement est en mesure de le décider pour quatre semaines. Nous irons devant le Parlement pour pouvoir essayer de le prolonger jusqu’au 1er décembre”, a-t-il expliqué. “Si pendant six semaines nous tenons ce couvre-feu (…) à ce moment-là nous pensons que nous pourrons progressivement rouvrir. Je suis très prudent car l’expérience nous enseigne qu’on ne maîtrise pas tout.”

Jean Castex, le chef du gouvernement, tiendra jeudi à 14h00 (12h00 GMT) une conférence de presse au cours de laquelle il évoquera “l’application des mesures pour lutter contre le COVID-19” avec quatre de ses ministres.

L’objectif présidentiel affiché est de faire baisser le nombre de contaminations jusqu’à 3.000 à 5000 par jour au lieu de 20.000 actuellement grâce au triptyque “tester-alerter-protéger”.

Afin de mieux tracer le virus, les tests seront améliorés et une nouvelle application, baptisée “Tous anti-Covid”, sera présentée le 22 octobre. Elle remplacera l’application “Stop Covid”, qui n’a pas donné les résultats escomptés.

Le couvre-feu vise notamment à limiter les moments de convivialité privés, considérés comme des “vecteurs d’accélération” du virus. Le président a d’ailleurs demandé aux Français de ne pas se réunir à plus de six et encouragé le télétravail, à raison de “deux ou trois jours par semaine” si possible.

En cas de non-respect du couvre-feu, les contrevenants seront punis d’une amende de 135 euros.

Il n’y aura pas de restriction dans les transports afin de permettre par exemple aux travailleurs de rentrer chez eux. Il sera possible de voyager d’une région à l’autre, a aussi précisé le président, alors que les vacances de la Toussaint débutent ce vendredi soir.

Pour faire face aux conséquences économiques de ce couvre-feu, le président a annoncé une réactivation des systèmes de prise en charge à 100% du chômage partiel et de prêts garantis par l’Etat pour différents secteurs : hôtellerie, cafés, restaurants, tourisme, événementiel, culture, sport.

“Dès vendredi, dans chacune de ces métropoles, on va relancer une concertation locale avec tous les métiers qui sont concernés et nous allons améliorer la réponse économique avec tous ces professionnels”, a dit Emmanuel Macron. “Je ne veux pas que nos indépendants, nos TPE, nos PME ferment, tombent en faillite à cause de ce couvre-feu.”

Pour les Français les plus fragiles le Président a annoncé une aide exceptionnelle de 150 euros, plus 100 euros par enfant, pour les bénéficiaires du Revenu de solidarité active (RSA) et des aides personnalisées au logement (APL).

“On sortira de cela en étant une Nation plus résiliente”, a conclu le chef de l’Etat. “Nous avons besoin les uns des autres. On s’en sortira ensemble”.