Archives des étiquettes : ONU

Révision de la mission au Sahel

La France étudie “toute les options stratégiques” pour son engagement militaire au Sahel, y compris “une plus grande implication des alliés”, a lancé Emmanuel Macron le 28 novembre, trois jours après la mort de 13 soldats de l’opération Barkhane au Mali.

La France, qui commencé l’opération Barkhane en août 2014, a déployé quelque 4.500 hommes dans la bande sahélo-saharienne. Elle bénéficie de l’appui de la mission de paix de l’Onu, la Minusma, qui compte quelque 13.000 hommes, et depuis 2017 d’un soutien opérationnel ponctuel des 5.000 hommes de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger, Tchad).

Les forces françaises disposent également du soutien logistique des Etats-Unis, de l’Espagne, du Royaume-Uni, de l’Allemagne, du Canada, de la Belgique et de l’Estonie.

“La mission qui est la nôtre là-bas est importante, néanmoins le contexte que nous sommes en train de vivre au Sahel me conduit aujourd’hui à regarder toutes les options stratégiques”, a annoncé Emmanuel Macron, évoquant implicitement la multiplication des foyers djihadistes et la recrudescence des violences intercommunautaires.

“Dans ce contexte-là, et en fonction des décisions que la France aura à prendre, une plus grande implication des alliés est évidemment quelque chose qui serait tout à fait bénéfique”, a-t-il jugé.

Le chef de l’Etat a précisé que la question avait été abordée lors du conseil de Défense hebdomadaire à l’Elysée. “Les prochaines semaines seront consacrées à un travail en profondeur que j’ai demandé au gouvernement et à nos armées pour regarder les modalités de notre intervention.”

“Je le dis, toute les options sont aujourd’hui ouvertes”, a souligné Emmanuel Macron, alors que le débat politique en France resurgit sur l’opportunité d’un retrait du Sahel. 

Syrie et la crise migratoire

Pierre-Emmanuel Thomann – Géopolitologue Un comité constitutionnel  pour la Syrie a été créé fin septembre 2019. Ce comité est issu  de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée fin 2015. Ce comité comprend 150 membres (50 choisis par le gouvernement, 50 par l’opposition et 50 par l’Onu parmi la société civile). L’objectif est la rédaction de la future constitution syrienne qui permettra d’organiser des élections  pour la prochaine présidentielle programmée en 2021 et préparer l’avenir de la Syrie post-conflit. Le dernier scrutin s’est déroulé en 2014 et s’était conclu par une très large victoire de Bachar Al-Assad, reconduit avec 88,7% des suffrages. 

Pour préparer la première réunion de ce comité qui a eu lieu le 30 octobre, l’envoyé spécial pour la Syrie de l’Onu avait procédé à des entretiens le  mardi 28 octobre 2019, avec les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Iran et celui de la Turquie .

La réussite de comité est indispensable afin de préparer les conditions favorables pour un règlement  de la crise et mettre définitivement fin au conflit sanglant en Syrie

https://twitter.com/frontex/status/1194266503719333889?s=21

Il est également dans l’intérêt des Etats-membres de l’Union européenne que cette démarche réussisse, pour créer les conditions d’un retour des personnes déplacées par le conflit, et réduire le nombre de réfugiés dans les Etats européens. Il est en effet nécessaire d’assécher les flux vers l’Europe, et donc réduire l’impact de la crise migratoire qui menace les fondements de l’UE.   

L’Union européenne aurait donc tout intérêt à soutenir ce comité constitutionnel  afin que Bruxelles apporte sa contribution dans le règlement de cette crise, et aussi priver par la même occasion  la Turquie de son chantage consistant à menacer de faire gonfler artificiellement les flux de réfugiés vers l’Europe  afin d’obtenir plus de financements.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Macron et Johnson s’entretiendrons à New York

Le Premier ministre britannique Boris Johnson s’entretiendra la semaine prochaine avec les dirigeants européens à New York, en marge du Sommet des Nations unies sur le climat, une nouvelle tentative visant à obtenir un accord sur le Brexit avant le 31 octobre.

https://twitter.com/conservatives/status/1174994359306948608?s=21

A New-York Johnson doit rencontrer le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, le président du Conseil européen Donald Tusk, le président français Emmanuel Macron et la chancelière allemande Angela Merkel, a déclaré un responsable britannique.

(Image: archive).

Guterres propose la réunion l’ONU Amazonie

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a évoqué l’idée d’organiser en marge de l’Assemblée générale le mois prochain une réunion consacrée à la situation en Amazonie, plus grande forêt tropicale du monde, où les incendies se multiplient.

Pour tenter d’enrayer les incendies qui se multiplient en Amazonie, Jair Bolsonaro a signé tard un décret interdisant les brûlis agricoles dans tout le Brésil pendant 60 jours. Le président brésilien fait face à une pression internationale de plus en plus accrue.

Noémia n’est pas la seule à souffrir de cet air toxique qui s’accumule. À Porto Velho, la capitale régionale, des dizaines de personnes patientent dans la salle d’attente des urgences pédiatriques. Elle ne désemplit pas, il y a 20 % d’admissions en plus depuis le début des feux.

Sfera Agricola: les plants hors-sol sans pesticides

Au milieu des vignes toscanes, la plus grande ferme hydroponique d’Europe du Sud veut rendre ses couleurs à la tomate italienne, empoisonnée par des scandales d’infiltrations mafieuses, de pollution, et de main-d’oeuvre exploitée.

Lancée en 2015 par Luigi Galimberti, Sfera Agricola cultive des plants hors-sol sans pesticides, dans des serres écologiques, et laisse les abeilles faire l’essentiel du travail.

La ferme se veut l’une des réponses aux appels angoissés des Nations Unies sur la nécessité de trouver des moyens pour nourrir une population toujours croissante sur une planète à bout de souffle.

M. Galimberti l’assure: sa ferme produit 1 kg de tomate ou de laitue avec seulement deux litres d’eau, contre 75 litres pour les cultures en champ. Et 90% de ces deux litres d’eau proviennent de la collecte d’eau de pluie.

Il s’appuie sur un contrôle biologique, utilisant des organismes naturels pour lutter contre les insectes et les maladies. Et les rares plants qui nécessiteraient un traitement chimique sont mis de côté et leur production détruite.

« Nous utilisons des abeilles pour féconder les fleurs, et nous libérons une série d’insectes prédateurs pour combattre les insectes que nous redoutons« , explique à l’AFP M. Galimberti, ajoutant que cela a permis la création de nouvelles ruches, qui ont à leur tour renforcé l’écosystème local.

Installés sur des plates-formes fonctionnant à l’énergie solaire, des ouvriers agricoles vont et viennent entre les plants, soulèvent délicatement les branches supérieures pour les attacher afin d’aider les tomates à mûrir.

A l’avenir, la ferme, qui prévoit de multiplier par deux son chiffre d’affaires à 10 millions d’euros cette année (après €5 million en 2018), espère élargir sa gamme de production: choux, épinards, courgettes, poivrons, aubergines…

Des investisseurs et des banques ont fourni les 20 millions d’euros nécessaires au lancement de la serre de 13 hectares, qui emploie désormais 230 personnes et produit tout au long de l’année.

La renomée des tomates italiennes, en particulier celles en boîte, a souffert ces dernières années, avec la dénonciation des conditions de travail de milliers d’étrangers dans les champs du sud du pays.

Grâce à des cubes de laine de roche, un moyen de production hydroponique qui imite le sol et soutient les racines, « le plant est protégé et nous pouvons utiliser des variétés plus anciennes et plus faibles », ajoute-t-il.

« Notre tomate a la peau plus fine, ce qui signifie qu’elle doit être consommée immédiatement », assure-t-il. Mais elle a bien meilleur goût.

M. Galimberti projette de construire 500 hectares de serres hydroponiques dans les dix prochaines années, pour devenir le premier acteur du secteur en Europe.

Mais en Italie même, il reste de solides – quoique tout petits – concurrents, reconnaît-il car « presque tout le monde a quelqu’un dans sa famille qui fait pousser ses tomates, ou alors un voisin ou le petit vieux d’à côté… »

 

 

Macron critique « l’enfermement » des migrants en Liby

Président Macron a exhorté la Libye à mettre fin à “l’enfermement” des migrants en transit sur son territoire et à les “mettre en sécurité” après des bombardements de camps de réfugiés dans ce pays plongé dans le chaos.

“Nous avons une priorité qui est humanitaire, qui est la situation aujourd’hui en Libye, a déclaré Emmanuel Macron à l’Elysée à l’issue d’un entretien avec Filippo Grandi, Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés, et António Manuel de Carvalho Ferreira Vitorini, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nous avons assisté en effet à des bombardements de camps de réfugiés, nous avons encore eu ce matin des attaques qui ont été faites à l’encontre des camps et de bâtiments du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), une situation extrêmement préoccupante qui menace chaque jour la vie des réfugiés”, a-t-il souligné.

“C’est une demande insistante de la France à l’égard des autorités libyennes de mettre fin à l’enfermement (…) de ces populations et de permettre en lien avec le HCR, l’OIM et l’ensemble des forces en présence, que ces personnes qui sont en transit puissent être mises en sécurité”, a-t-il ajouté.

ONU appele à cessez-le-feu en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu urgent en Libye dans un communiqué soutenu par les Etats-Unis et qui condamne, quatre jours après, l’attaque meurtrière d’un camp de migrants près de Tripoli.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties d’urgemment procéder à une désescalade et s’engager dans un cessez-le-feu », selon le communiqué négocié pendant une réunion le 3 juillet mais dont l’adoption a été retardée par Washington sans raison apparente.

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