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Le Drian réclame un accès immédiat de l’OIAC à Douma

Le ministre français des Affaires étrangères a exhorté vendredi (20/04/2018) la Russie et la Syrie à accorder un accès “complet” et “immédiat” à l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) pour la laisser mener son enquête sur le site de l’attaque chimique présumée du 7 avril à Douma.

Le travail de la mission de l’OIAC dans la ville syrienne de Douma a été reporté à cause d’un échange de tirs survenu dans cette ville, relate mercredi (18/04/2018) l’agence Reuters.

“A cette heure, les enquêteurs de l’OIAC n’ont toujours pas accès au site de l’attaque chimique de Douma”, déclare Jean-Yves Le Drian dans un communiqué. “Or, la mission de l’OIAC a pour mission d’établir si une attaque chimique a bien eu lieu et de dire quelle est la nature de l’agent chimique utilisé.”

“Cette obstruction nuit évidemment à la qualité de l’enquête. Il est vraisemblable que cette attitude vise à faire disparaître les preuves et les éléments matériels liés à l’attaque chimique sur le site même où elle s’est produite.”

Il réclame “un accès complet, immédiat et sans entrave” pour les enquêteurs de l’OIAC.

Le groupe extrémiste Jaysh al-Islam a accusé les forces gouvernementales syriennes d’avoir eu recours le 7 avril 2018 à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Les États-Unis se sont alignés sur ces accusations. Le lendemain, la diplomatie russe a qualifié d’«intox» ces informations.

 

 

Skripal: La substance BZ a été découverte

L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a trafiqué les résultats de son enquête sur l’empoisonnement de l’ex-espion russe Sergueï Skripal pour accuser la Russie, a affirmé samedi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov.

Selon Sergueï Lavrov, qui a indiqué que la Russie a reçu ces informations de manière confidentielle, le laboratoire suisse de Spiez, spécialisé dans les menaces chimiques, a envoyé à l’OIAC les résultats de son analyse à partir d’échantillons prélevés à Salisbury, où Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés.

« La substance BZ a été découverte dans tous les échantillons. Le BZ est un agent neurotoxique (…), cette substance était en service en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et dans d’autres pays de l’Otan. Elle n’a jamais été utilisée en URSS et en Russie », a-t-il ajouté.

« Le BZ n’est pas mentionné dans le rapport de l’OIAC. Nous nous demandons pourquoi cette information, qui reflète les conclusions des spécialistes du laboratoire de Spiez, a été omise dans ce document », a poursuivi le chef de la diplomatie russe.

« Et si l’OIAC réfute sa collaboration avec le laboratoire de Spiez, il sera intéressant d’écouter leurs explications », a encore déclaré M. Lavrov.