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Propriétaires et chiens en surpoids

L’ obésité est « un problème de santé majeur » chez les chiens, rappellent dans une étude publiée dans la revue Preventive Veterinary Medecine, des chercheurs de l’Université de Copenhague, au Danemark. Selon cette recherche, les canidés ayant des propriétaires en surpoids seraient plus enclins à être eux-mêmes obèses.

Les chiens (268) ont été inclus dans cette analyse: 20,5% d’entre eux étaient obèses. Les chercheurs ont tenté de comprendre les raisons de ce surpoids. Est-ce que l’âge, le sexe ou encore la stérilisation jouent ? Et le poids du propriétaire ? Pour ce dernier point, la conclusion est claire. « Le risque pour un chien d’être plus gros/ en surpoids est plus élevé si le propriétaire est lui-même en surpoids ou obèse« , notent les auteurs. Ainsi, la prévalence des chiens affichant des kilos en trop est plus de deux fois plus élevée chez les propriétaires en surpoids (35%) que chez les propriétaires jugés minces ou de poids normal (14%). Le maître de poids « normal » utilisera des friandises à des fins purement éducatives. Celui en surpoids en donnera à son compagnon sans raison apparente. « Par exemple, quand quelqu’un se repose sur son canapé et partage les derniers morceaux d’un sandwich ou d’un biscuit avec son chien« , explique l’auteure principale, Charlotte Bjørnvad, vétérinaire et professeur à l’Université.

 

Pouvoir addictif de sucre

Indispensable à l’organisme, le glucose provoque de graves maladies quand il est consommé en excès. Pire, la multiplication des « sucres cachés » dans les aliments transformés accentue son pouvoir addictif. Certains chercheurs le comparent même à une drogue.

On le trouve partout, accommodé à toutes les sauces et souvent à notre insu. Or son omniprésence dans notre alimentation doit nous rappeler une donnée essentielle : le sucre est associé à de nombreuses maladies allant du diabète aux cancers. Foie, pancréas, coeur, cerveau, peau…, tous nos organes sont malmenés par sa surconsommation. Et le problème est loin d’être résolu, tant l’accès à une nourriture de mauvaise qualité – mais peu chère – progresse.

L’épidémie d’obésité – l’une des premières conséquences de cette boulimie sucrée – touche la quasi-totalité de la population mondiale. De plus, il est difficile d’éviter la substance car la plupart de nos aliments, principalement ceux fabriqués industriellement, en contiennent. Ce sont les fameux « sucres cachés » que les acteurs de l’agroalimentaire s’ingénient à rajouter dans la moindre de leurs préparations, y compris salées, que ce soit une boîte de petits pois, une pizza surgelée ou de la charcuterie.

La prise de poids est le premier indice que le corps ne parvient plus à gérer convenablement l’ingestion de nourriture. Car le foie, dont le rôle est de tirer le meilleur parti des aliments, sature lui aussi et se met à stocker le surplus sous forme de lipid.

Selon les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), nous devrions limiter notre consommation de sucres «libres ou cachés» à moins de 10% de la ration énergétique journalière (ce qui représente 50 grammes de sucre, soit environ 12 cuillères à café), voire 5% si possible.

Notons que selon la définition de l’OMS, les sucres dits «libres» sont «les monosaccharides (glucose, fructose) et les disaccharides (saccharose ou sucre de table) ajoutés aux aliments et aux boissons par le fabricant, le cuisinier ou le consommateur, ainsi que les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops, les jus de fruits et les jus de fruits à base de concentré».