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UE: €210M pour Le Sahel

Bruxelles 11.05.2021 L’UE réaffirme sa solidarité avec les populations vulnérables dans les pays du Sahel et d’Afrique centrale en engageant, en 2021, un budget humanitaire de 210 millions d’euros en faveur de cette région. Les fonds seront affectés à des projets humanitaires dans les huit pays suivants: le Burkina Faso (24,3 millions d’euros), le Cameroun (17,5 millions d’euros), la République centrafricaine (21,5 millions d’euros), le Tchad (35,5 millions d’euros) le Mali (31,9 millions d’euros), la Mauritanie (10 millions d’euros), le Niger (32,3 millions d’euros) et le Nigeria (37 millions d’euros).

Le commissaire à la gestion des crises, Janez Lenarčič, a quant à lui déclaré: «L’aggravation de l’instabilité et des conflits armés, conjuguée à la pandémie de COVID-19 et aux risques naturels, a des conséquences dévastatrices au Sahel et dans les pays d’Afrique centrale. L’UE reste déterminée à contribuer à réduire les souffrances des populations de la région qui sont dans le besoin. L’aide humanitaire permet certes de fournir des secours d’urgence, mais seules la volonté politique des gouvernements nationaux et la bonne gouvernance peuvent apporter des améliorations durables.»

L’aide humanitaire de l’UE en faveur des pays du Sahel et d’Afrique centrale vise à:

fournir une aide vitale aux personnes touchées par les conflits et aux communautés accueillant les personnes qui ont été contraintes de fuir;
assurer la protection des personnes vulnérables et aider à faire respecter le droit humanitaire international et les principes humanitaires;
soutenir les mesures de lutte contre les crises alimentaires et la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de 5 ans;
améliorer la réponse immédiate en matière de services de base aux populations les plus vulnérables, particulièrement en ce qui concerne les soins de santé pour tous et l’éducation des enfants victimes de crises humanitaires;
renforcer la préparation des communautés fragiles aux crises telles que les déplacements massifs de populations et les crises alimentaires ou climatiques récurrentes.
Cette aide s’inscrit dans le cadre plus large du soutien apporté par l’UE à la région, notamment par l’intermédiaire des contributions de l’équipe d’Europe à la réponse mondiale au coronavirus, du soutien à l’effort de distribution de vaccins par l’intermédiaire du mécanisme COVAX et d’autres actions visant à soutenir à plus long terme le renforcement des systèmes de santé fragiles.

Contexte

Dans le cadre de la réponse au coronavirus apportée par l’UE au niveau mondial et de son ambition de faire des vaccins contre la COVID-19 un bien public mondial, l’équipe d’Europe a contribué à hauteur de 2,2 milliards d’euros au mécanisme COVAX. Il est prévu qu’1,3 milliard de doses de vaccins soient livrées, d’ici la fin de 2021, à 92 pays à faible revenu et à revenu intermédiaire dans le cadre du mécanisme COVAX et il a été récemment décidé, par l’intermédiaire du mécanisme COVAX également, que quelque 100 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 seraient mises à disposition pour être utilisées dans des contextes humanitaires.

La Commission européenne fournit outre une aide humanitaire de 100 millions d’euros pour soutenir le déploiement de campagnes de vaccination dans des pays d’Afrique dont des besoins humanitaires sont critiques et les systèmes de santé fragiles.

L’UE est l’un des principaux et plus anciens donateurs humanitaires en faveur du Sahel et de l’Afrique centrale, l’une des régions les plus pauvres et les plus fragiles au monde. En 2020, l’UE a contribué à des interventions humanitaires dans la région à hauteur de plus de 213 millions d’euros. Des opérations humanitaires lancées en 2020 et financées par l’UE ont aidé plus de 19 millions de personnes dans le besoin en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, parmi lesquelles quelque 6,3 millions de personnes ont bénéficié d’une aide en matière de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance, plus de 3 millions de personnes ont reçu une aide à la préparation aux catastrophes et à la réduction des risques, environ 2,8 millions de personnes ont bénéficié d’un accès aux services de santé et près d’1,8 million de personnes bénéficient d’un soutien en matière de protection.

Afin de renforcer les réalisations à plus long terme, l’UE s’efforce de créer des synergies efficaces entre les initiatives dans les domaines de l’aide humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix. La vie de nombreux habitants du Sahel et d’Afrique centrale continue d’être perturbée par les conflits, la pauvreté, les changements climatiques, les crises alimentaires récurrentes ou une combinaison de tous ces maux. On estime que plus de 35 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dans les huit pays prioritaires visés par le plan de mise en œuvre humanitaire 2021 de l’UE pour l’Afrique occidentale et centrale. Les principaux besoins humanitaires portent sur les abris, l’aide alimentaire d’urgence, l’accès aux soins de santé et à l’eau potable, le traitement des enfants souffrant de malnutrition et la protection des personnes vulnérables.

Dans ce contexte, la pandémie de coronavirus pose des défis supplémentaires, tant en raison de la pression exercée sur les systèmes de santé déjà fragiles que des effets des mesures de confinement sur l’accès des personnes vulnérables aux denrées alimentaires et aux moyens de subsistance.

Dans le même temps, les acteurs humanitaires font face aux défis conjugués d’acheminer l’aide humanitaire dans un contexte marqué par une insécurité croissante, à un moment où l’accès est encore restreint en raison de la pandémie.

Discours du président Buhari « détaché »

23.10.2020 Les forces de sécurité reprenaient vendredi, le 23 octobre, peu à peu le contrôle du Lagos, où l’on pouvait entendre encore des coups de feu sporadiques, après trois jours de violences et de contestation populaire dans le sud du Nigeria contre le pouvoir en place.

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« Des officiers de police patrouillent dans les quartiers de la ville pour assurer la sécurité de ses habitants. Vous êtes priés de rester chez vous », tweetait dans la nuit la police, quelques heures après le discours du président Muhammadu Buhari, prévenant qu’il n’autoriserait personne à « mettre en péril la paix et la sécurité de l’Etat ».

Des nombreux camions de police, avec des agents portant des fusils d’assaut Kalachnikov, contrôlaient les quelques voitures dans les rues et dispersaient les badauds, qui tentaient toujours de rentrer chez eux à pieds, après deux jours de couvre-feu total, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Dans les quartiers populaires, la tension est également redescendue, après la répression menée mardi contre des milliers de manifestants pacifiques à Lagos par des militaires et la police, qui a fait au moins 12 morts selon l’ONG Amnesty International, suivie de deux jours de pillages et de violences, même si des groupes de jeunes continuaient à bloquer des voitures en échange de quelques billets, selon des témoins.

De leur côté, les quelques organisations ou célébrités qui ont porté le mouvement semblaient également appeler au calme.

Le contrôle des flux migratoires

Sur la carte migratoire de l’Afrique, plusieurs points devraient bientôt être marqués d’une croix. Notamment au Niger et au Tchad, pays de transit de la plupart des émigrés subsahariens.

Leurs présidents respectifs, Mahamadou Issoufou et Idriss Déby, étaient invités ce lundi, 28.08.2017, à l’Elysée en compagnie des chefs de gouvernement allemand, italien, espagnol et libyen, et de la Haute-représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini.

Un mini-sommet sahélo-européen dont le format hybride préfigurent le thème des discussions : «Le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires.»

A fin de bloquer la frontière sud de la Libye il faut  des investissements colossaux, chiffrés par Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, à 20 milliards de dollars sur 20 à 25 ans. À titre de comparaison, l’UE avait mis 1,8 milliard d’euros sur la table pour le développement de l’Afrique lors de son sommet sur les migrations de 2015 à La Valette (Malte).

Mais l’Europe est bien consciente du rôle stratégique de la Libye, devenue la principale voie de migration en Méditerranée depuis que la route passant par la Grèce et la Turquie s’est tarie : près de 100 000 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l’année (2 400 auraient péri) et côté français on surveille de près la hausse des francophones (Ivoiriens, Guinéens…) parmi ces migrants.

Pour fermer cette route, l’UE a formé une centaine de garde-côtes libyens cet hiver, l’Italie leur a fourni des vedettes pour patrouiller dans l’idée de renvoyer les migrants en Libye, où se pose alors la délicate question des droits de l’homme.

Un sommet sur l’immigration illégale

Un sommet sur l’immigration s’ouvre ce lundi, 28.08.2017, après-midi à l’Elysée.

 

Le président Macron recevra ses homologues tchadien, Idriss Déby, et nigérien, Mahamadou Issoufou. Invités également, la chancelière allemande Angel Merkel, la chef de la diplomatie européenne Frédérica Moghérini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy ainsi que le chef du gouvernement d’Union nationale de Libye, Fayez Al Sarraj.

Un sommet qui intervient alors que cet été, Emmanuel Macron a souhaité la création de hotspots en Afrique, des centres d’enregistrement des demandeurs d’asile pour limiter les flux migratoires illégaux, les morts en méditerranées et les détentions inhumaines de migrants en Libye.