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Démission surprise de Nicolas Hulot

Le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a annoncé mardi (28/08/2018) sa démission pour ne plus avoir à cautionner une politique des “petits pas” très insuffisante à ses yeux face aux enjeux climatiques et environnementaux.

Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur (des) enjeux et donc je prends la décision de quitter le gouvernement aujourd’hui”, a-t-il déclaré d’une voix émue sur France Inter.

Emmanuel Macron, en déplacement au Danemark, a dit respecter une décision de “liberté” et souhaiter pouvoir compter encore sur l’ex-ministre dans d’autres circonstances.

 

L’environnement dans la Constitution

L’Assemblée nationale a franchi cette fin de semaine plusieurs étapes symboliques dans la réforme des institutions en supprimant le mot ‘race‘ de la Constitution, où a en revanche été inscrite la notion de la préservation de l’environnement.

Les députés ont adopté en première lecture par 65 voix contre trois un amendement de la majorité visant à introduire dans la loi fondamentale des références au climat et à la biodiversité, conformément au souhait du ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

La République “agit pour la préservation de l’environnement et de la diversité biologique et contre les changements climatiques”, peut-on lire dans la nouvelle version de l’article Ier.

Quand la réforme sera adoptée, la France sera l’un des premiers pays au monde à inscrire dans son droit fondamental deux enjeux prioritaires du 21e siècle”, s’est aussitôt félicité Nicolas Hulot sur Twitter.

Évoquant un “vote en demi-teinte”, La Fondation pour l’homme et la nature souhaite pour sa part une formulation renforcée lors du passage du texte au Sénat, préférant au mot “agir” des verbes d’obligation comme “garantir” ou “assurer”.

Vidange du barrage de Vezins

La vidange du barrage hydroélectrique de Vezins, proche du Mont-Saint-Michel, a démarré et se terminera début septembre, a-t-on appris auprès de la direction des territoires et de la mer (DDTM) de la Manche.

 

La dernière vidange intervenue sur ce barrage de la Sélune en 1993 avait provoqué une grave pollution de la baie, située à une trentaine de kilomètres et classée au patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Nous avons ouvert les vannes de fond lundi», a précisé à l’AFP Rémy Brun, chef du service environnement de la DDTM. Le barrage (26 m de haut pour 280 de long) ne produit depuis plus d’électricité.

Afin de prévenir toute pollution, l’État a cette fois déplacé ou confiné près de 400 000 m3 de sédiments, dont 30 000 m3 contenant des métaux lourds qui ont été «stabilisés», «recouverts de matériaux sains». Ces travaux, d’un coût d’environ 20 millions d’euros, ont été entamés en 2017.

Le niveau de l’eau va baisser de dix mètres d’ici deux semaines, selon la DDTM. Puis il va être stabilisé le temps de «travaux sur 150 000 m3 de sédiments» supplémentaires qui ne sont pas encore accessibles.

«Il restera encore 13 mètres d’eau qu’on va vider du 20 août à début septembre», a précisé M. Brun. La retenue d’eau du barrage forme un lac de 16 km de long, selon la DDTM.

Le barrage doit ensuite être détruit pour un coût prévisionnel de 3 à 4 millions d’euros. Les travaux doivent démarrer au printemps 2019.

La destruction de ce barrage, ainsi que celle du barrage de la Roche Qui Boit, également sur la Sélune, mais plus petit, avait été annoncée en novembre par le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot.

La fermeture de Fessenheim « irréversible »

La fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim doit être le début d’un mouvement irréversible, déclaré le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, dans une interview à paraître vendredi dans Le Figaro.

“Je souhaite qu’il y ait dans ce quinquennat une programmation des prochaines fermetures, la PPE (ndlr, programmation pluriannuelle de l’énergie) nous dira précisément quand et comment, ne préemptent pas le débat. Fessenheim doit être le début de quelque chose, d’un mouvement irréversible”, déclare-t-il au journal.

Il se refuse à donner un calendrier à l’objectif de ramener de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production d’électricité, après l’abandon de l’échéance initiale de 2025. « On va débattre du tempo, s’entendre sur un calendrier qui ne soit pas utopique mais exigeant », dit-il.

 

Les chasseurs ravissent à tuer des oiseaux en février

Entre 1.100 chasseurs selon la police et 2.000 selon les organisateurs s’étaient réunis près du siège national de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), ce qui a donné lieu à des heurts avec les forces de l’ordre.

Plus d’un millier de chasseurs ont manifesté samedi (3.02.2018) dans le centre de Rochefort (Charente-Maritime) pour protester contre l’interdiction de la chasse aux oies au mois de février.

Ils protestaient contre la décision du ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, de ne pas accorder de dérogation à la directive européenne qui interdit la chasse aux oies au-delà du 31 janvier.

Les gouvernements précédents avaient pris, depuis une dizaine d’années, l’habitude d’accorder des délais supplémentaires.

Les chasseurs étaient encadrés par 500 policiers.

‘One planet summit’

 ‘One planet summit’, co-organisé par la Banque mondiale, l’Onu et la France réunit sur l’île Seguin des acteurs publics et non étatiques (entreprises, fonds, ONG, banque de développement, start-ups), deux ans jour pour jour après l’adoption de l’accord de Paris.

Annoncé en juillet par Emmanuel Macron, le “sommet d’étape” de ce mardi devrait déboucher en fin de journée sur une courte déclaration – sans cadre juridique – répertoriant une douzaine d‘engagements pris par différents participants.

Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus ce mardi à l’ouest de Paris pour un sommet sur le climat conçu pour entretenir la dynamique de la COP 21 et dégager des financements supplémentaires dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

Hulot contre « l’hypocrisie » de subvention des énergies fossiles

Le ministre français de la Transition écologique, Nicolas Hulot, a plaidé pour la fin de toute subvention au secteur des énergies fossiles, faisant écho aux revendications des associations de défense de l’environnement.

Il faut mettre un terme à une “forme d’hypocrisie”, a-t-il déclaré lors du sommet international sur le climat – le “One planet summit” – organisé près de Paris à l’initiative d’Emmanuel Macron.

Cette “hypocrisie” consiste selon lui “d’un côté dire qu’il faut s’affranchir des énergies fossiles et de l’autre que l’ensemble de la communauté internationale – et ça vaut pour mon propre pays – continue sous des formes diverses et variées, à hauteur de plus de 300 milliards de dollars chaque année, à soutenir les énergies fossiles en forme d’exonérations, de subventions”, a-t-il poursuivi.

Or ce “modèle énergétique (…) non seulement participe au déséquilibre climatique mais (…) occasionne des externalités négatives qui se chiffrent en milliers de milliards de dollars”, a poursuivi le ministre français.

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