Archives des étiquettes : Nicolas Bay

10 000 agents pour renforcer les frontières

Avant le vote sur les nouvelles mesures qui renforceront les effectifs du corps européen de garde-frontiéres et de garde-côtes, la députée démocrate chrétienne maltaise Roberta Metsola a déclaré : « Il faut être juste avec ceux qui méritent d’être protégés, dur avec ceux qui s’attaquent aux personnes vulnérables et ferme avec ceux qui cherchent à enfreindre les règles ».

Ces changements ont pour objectif de mieux gérer les migrations, de permettre à l’Union européenne de sécuriser efficacement ses frontières extérieures et d’assurer la sécurité des Européens. Ce nouveau corps pourrait, à la demande d’un pays de l’Union européenne, assurer le contrôle des frontières et la gestion des migrations ainsi que lutter contre la criminalité transfrontalière.

En cas d’urgence, les États membres pourraient faire appel à sa capacité d’intervention rapide pour obtenir une assistance.

 

 

Gilets jaunes appellent à de manifestations

L’exécutif et la majorité espèrent que les mesures d’urgence en cours d’adoption et la promesse du grand débat national permettront d’apaiser la crise des Gilets jaunes, à la veille d’un sixième samedi de mobilisation en France.

Emmanuel Macron a directement répondu à une pétition signée par plus de 1,1 million de personnes sur Internet, en donnant raison aux signataires et en les invitant au dialogue.

Vous avez subi de plein fouet la hausse des prix du carburant et avez décidé de réagir en signant cette pétition (…) vous avez raison”, Macron a écrit .

Vous dénoncez l’écart qui s’est peu à peu creusé entre le peuple et ses dirigeants (…). À nous de trouver des solutions pour faire, ensemble et dans le dialogue, de cette colère une chance”, ajoute-t-il.

Des porte-parole autoproclamés des Gilets jaunes ont pour leur part confirmé leur intention de poursuivre le mouvement et appelé à de nouvelles manifestations le 22 décembre.

Le Rassemblement nationale (RN) est prêt à « accueillir » des Gilets jaunes sur sa liste aux élections européennes de mai 2019, a indiqué vendredi l’eurodéputé Nicolas Bay.

L’évacuation des migrants à Grande-Synthe

Les forces de l’ordre sont intervenues le matin  à Grande-Synthe, près de Dunkerque, dans le Nord, pour évacuer 1.800 migrants installés dans des abris de fortune, annonce la préfecture du Nord.

Une opération de mise à l’abri de 1.800 migrants basés à Grande-Synthe est en cours depuis 08h00 ce matin (06h00 GMT)”, indique-t-elle dans un communiqué, en précisant qu’elle s’inscrit dans le cadre d’une ordonnance d’évacuation rendue par le tribunal de Dunkerque le 11 octobre à la demande de la mairie.

« … Avec Castaner comme avec tous ses prédécesseurs, ce cirque se poursuivra tant qu’on ne traitera pas les causes, » a écrit Marine Le Pen dans son microblog Twitter.

« Combien de temps avant que des centaines de nouveaux entrants s’y installent, pour ensuite être relogés en priorité par le gouvernement alors que 3,5 millions de Français sont mal-logés ou sans-abri ? » a posé la même question Nicolas Bay.

 

 

Calais: un degré de violence « jamais connu »

Une vingtaine de blessés, dont quatre entre la vie et la mort touchés par balle: de violents affrontements entre migrants afghans et africains en plusieurs endroits de Calais ont éclaté durant cette semaine, un « degré de violence jamais connu » selon le ministre de l’Intérieur.

« On a atteint une escalade de la violence devenue insupportable pour les Calaisiens et les migrants », a déclaré Gérard Collomb, qui s’est rendu en début de nuit sur les lieux de l’une des rixes le jeudi, 1/02/2018.

 

« C’est un degré de violence jamais connu, » a-t-il déclaré un peu plus tôt devant la presse au commissariat, déplorant des événements « exceptionnellement graves ».

« Je suis venu réaffirmer notre mobilisation face aux passeurs qui nourrissent quotidiennement violences et rixes », a ajouté le ministre, qui a rencontré les forces de l’ordre, les pompiers et des membres de l’Office français de l’immigration et de l’intégration.

Plusieurs rixes ont éclaté jeudi (1.02.2018) après-midi à divers endroits de Calais, entre des centaines de migrants, et 22 personnes ont été hospitalisées, selon un dernier bilan officiel. Cinq migrants ont été touchés par balle, dont quatre grièvement, et l’un d’eux a reçu une balle dans la nuque, selon une source policière.

Les ONG immigrationnistes versus Collomb

Vingt-six associations ont annoncé mercredi qu’elles allaient saisir le juge des référés du Conseil d’Etat pour réclamer la suspension d’une circulaire instaurant des contrôles de migrants au sein des centres d’hébergement d’urgence.

Ce texte, signé par les ministres de l’Intérieur et de la Cohésion des territoires, Gérard Collomb et Jacques Mézard, revient à organiser un “tri” selon les nationalités, estiment les associations, parmi lesquelles Emmaüs, Médecins du monde et le Secours catholique, dans un communiqué.

Selon elles, le gouvernement en vient “donc à hiérarchiser, voire à mettre en concurrence les situations de pauvreté et de misère, sur le fondement de critères discriminatoires” par le biais de cette circulaire, ainsi qu’une autre datée du 4 décembre sur le même thème.

« Plus grave encore, pour mettre en oeuvre cette politique de tri entre les plus vulnérables, la circulaire du 12 décembre 2017 a prévu un ensemble de mesures intrusives et qui vont affecter la mission de protection sociale des centres d’hébergement », lit-on encore dans le communiqué.

Record de 100.000 demandes d’asile en France

Les demandes d’asile ont augmenté de 17% l’an dernier en France et franchi un seuil historique de 100.000 demandes, a annoncé  Pascal Brice, directeur général de l’office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra).

“Ça n’est pas un afflux massif, nous sommes capables dans notre pays de gérer cette situation-là”, a-t-il cependant estimé sur CNEWS, face à ce record “depuis au moins 40 ans”.

En 2016, une hausse de 6,5% des demandes avait été enregistrée. Un peu plus d’un tiers des demandeurs d’asile ont vu leur requête aboutir en 2017, avec un taux de succès en légère baisse (36% contre 38% l’année précédente).

Au total, près de 43.000 personnes ont été protégées par la France et ont obtenu le statut de réfugié, a ajouté le directeur général de l‘Ofpra, un chiffre qui comprend également des décisions prises en appel.

Le premier pays d’origine des demandeurs d’asile est l‘Albanie, considérée comme “sûr” par les autorités françaises, avec un faible taux de succès des demandes, de 6,5%, suivi par l’Afghanistan et Haïti.

“Les délais d‘instruction seront de deux mois à fin 2018, à la demande du président de la République”, a déclaré Pascal Brice, qui fait état d’un délai moyen en recul, de trois mois aujourd’hui.

Interrogé sur les accusations d’ONG comme Human Rights Watch, qui dénoncent des confiscations de tentes et d’effets personnels de migrants installés près de Calais, il a souhaité une poursuite de la prise en charge de ces derniers.

L’anniversaire de Macron à Chambord

La présidence de la République s’efforce d’éteindre un début de polémique sur le 40e anniversaire d’Emmanuel Macron, que le chef de l’Etat et son épouse fêtent ce week-end à Chambord, haut lieu de la Renaissance, avec son célèbre château de François Ier, mais aussi, jadis, des chasses présidentielles.

“Le président de la République et son épouse passent le week-end dans le Loir-et-Cher à proximité de Chambord. C’est un déplacement exclusivement privé”, a déclaré l’Elysée. Ce déplacement “ne fait l’objet d’aucune utilisation de moyens publics, à l’exception de la sécurité du président de la République”, ajoute-t-on de même source. “Le président de la République et son épouse logent dans un gite rural.”

Selon la Nouvelle République, quotidien régional qui a, le premier, révélé le déplacement d’Emmanuel Macron, il s’agit de la Maison des réfractaires. Ce gîte quatre étoiles aménagé par le Domaine national de Chambord à proximité du château, est ouvert le reste du temps à la location pour tous les publics.

L’Elysée assure aussi qu‘aucune réception n’est prévue dans le château samedi soir, contrairement à ce que rapportent des médias et les réseaux sociaux sur une fête avec la famille et des amis du couple présidentiel dans un salon de Chambord.

“La fête d’anniversaire se déroulera samedi soir dans les salons du château, après l’heure de fermeture de la visite”, précise ainsi La Nouvelle république.

Selon le journal, une visite au zoo de Beauval, à 50 km de Chambord, dans la vallée du Cher, était envisagée samedi après-midi pour voir Yuan Meng, le bébé panda récemment “baptisé” en présence de Brigitte Macron.

Ces informations ont déclenché un début de polémique sur les mêmes réseaux sociaux et dans les milieux politiques, notamment dans l’opposition de gauche où l’on s’étonne d’un tel symbole au moment où des efforts sont demandés aux Français.

“Tout ce qui touche aux symboles royalistes m’exaspère”, a ainsi déclaré le dirigeant de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

Selon La Nouvelle République, Emmanuel Macron, arrivé vendredi soir à Chambord, y a rencontré les présidents des fédérations départementales des chasseurs qui participaient à une battue de régulation de sangliers.

Le Domaine national de Chambord est placé sous la protection du chef de l’Etat et c’est traditionnellement un proche de l’Élysée qui préside le conseil d’administration de cet établissement public à caractère industriel et commercial chargé de la gestion du monument et du vaste parc de 50 km2.