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Nantes: un Algérien en situation irrégulière

On en sait davantage ce dimanche, 6 juin 2021, sur le profil de l’homme qui a agressé plusieurs personnes avec un tournevis vendredi midi à Nantes place du Bouffay, créant la panique en plein centre-ville de Nantes à l’heure du déjeuner. Placé en garde à vue à sa sortie de l’hôpital, l’homme a été entendu par les policiers samedi. Il s’agit d’un Algérien de 27 ans en situation irrégulière et le mobile de son agression, comme nous le révélions hier dans nos colonnes, n’est pas terroriste.

Devant les policiers, il a reconnu son périple agressif. Alors qu’il semblait frapper au hasard selon plusieurs témoins, il a expliqué avoir agi ainsi parce qu’il se sentait menacé, révèle une source proche de l’enquête. Pour autant, la piste au départ évoquée d’un déséquilibré a été écartée. Cet homme a bien été reconnu responsable de ses actes pour être présenté au Parquet de Nantes qui n’a pas demandé d’expertise psychologique. Lors de son audition, le migrant a aussi détaillé son parcours difficile depuis son pays d’origine vers l’Italie, puis à travers différents pays européens, avant de se faire voler son passeport à Paris puis d’arriver à Nantes.

Le dernier bilan de l’agression fait état de quatre blessés. Une victime a été transférée au CHU de Nantes (Loire-Atlantique).

« J’espère que ça va aller pour ces personnes», soupire Salimou Guirassy. Le colosse a mis fin ce vendredi 4 juin, au cœur de Nantes, au périple violent d’un homme armé d’un tournevis. Il a semblé frapper au hasard aux alentours de 12 h, dans les environs de la place du Bouffay. Sans jamais dire un mot, selon plusieurs témoins. L’événement a mobilisé durant plusieurs heures d’importantes forces de sécurité sur place.

Nantes: un migrant rwandais a détruit l’orgue

Le bénévole du diocèse de Nantes qui a avoué avoir mis le feu à la cathédrale de Nantes le 18 juillet est “apeuré” et a été “dépassé” par l’ampleur prise par les événements, a déclaré dimanche le 26 juillet son avocat.

“Avec ces aveux, il y a une sorte de soulagement : c’est quelqu’un qui est apeuré, qui est en quelque sorte dépassé”, a dit Me Quentin Chabert lors d’une conférence de presse à la mi-journée. “Il était important pour lui, avec cette coopération, de faire preuve de sa sincérité.”

L’avocat a en revanche refusé de s’exprimer sur l’”obligation de quitter le territoire français” (OQTF) qui avait été signifiée en novembre 2019 à ce ressortissant rwandais, âgé de 39 ans.

“Sur sa situation administrative (…), on glose à l’heure actuelle sur des éléments que visiblement personne ne maîtrise réellement”, a dit l’avocat. “Il y a une certaine complexité dans cette situation. Il faut être extrêmement vigilant là-dessus : ça appelle des commentaires, sur les réseaux sociaux, qui ne sont pas adaptés du tout à la situation réelle.”

« Je ne veux pas rentrer dans le débat des questions administratives, ça alimente la fachosphère”, a ajouté Me Quentin Chabert.

Le suspect avait déjà été entendu une première fois le 18 juillet, le jour-même de l’incendie, en raison de certaines “incohérences” dans son récit, avant d’être remis en liberté.

Il a été de nouveau entendu le 25 juillet soir sur la foi des nouveaux éléments recueillis par les ingénieurs spécialisés dépêchés sur place par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris, a annoncé le procureur de Nantes.

“Les premiers résultats communiqués par le laboratoire central de la préfecture de police de Paris amènent à privilégier la piste criminelle”, a expliqué samedi Pierre Sennès.

Une enquête judiciaire a été ouverte pour dégradations, détériorations ou destruction du bien d’autrui par incendie et confiée à l’antenne nantaise de la Direction interrégionale de la police judiciaire de Rennes (DIPJ).

L’infraction visée dans la réquisitoire introductif du parquet de Nantes est théoriquement punie d’une peine de dix ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

L’incendie du 18 juillet a détruit le grand orgue, de précieuses oeuvres d’art et des vitraux de la cathédrale. La restauration de l’édifice – dont la construction avait été entamée par le dernier duc de Bretagne François II (1435-1488) – devrait prendre au total “au moins trois ans”, a évalué mercredi lors d’une conférence de presse Pascal Prunet, architecte en chef des Monuments historiques.

Nantes: Castex à la cathédrale

Un important incendie s’est déclaré le 18 juillet à la cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes (Loire-Atlantique) avant d’être circonscrit en fin de matinée et une enquête a été ouverte pour “incendie volontaire”, a annoncé le procureur de la République, Pierre Sennès.
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“On fait le constat de trois départs de feu, ce constat nous amène à ouvrir une enquête pour incendie volontaire, investigations qui sont confiées au service régional de police judiciaire”, a déclaré le magistrat tout en précisant qu’il était encore trop tôt pour tirer la moindre conclusion.

Les pompiers “ont été confrontés à un violent incendie au niveau de l’orgue situé derrière la rosace” vers 07h45, a précisé devant la presse le Général Laurent Ferlay qui dirige les opérations.

“Je vous confirme que nous ne sommes pas dans un scénario ‘Notre-Dame-de-Paris’”, a-t-il ajouté, précisant qu’une centaine de soldats du feu ont été mobilisés pour l’opération. L’incendie, qui a totalement détruit le grand orgue de la cathédrale et plusieurs vitraux centenaires, est circonscrit mais pas encore éteint, ont dit les autorités.

Le Premier ministre Jean Castex s’est rendu ce samedi le 18 juillet à Nantes en compagnie de Roselyne Bachelot, ministre de la culture, et Gérald Darmanin, son homologue au ministère de l’Intérieur.

“Je vais m’y rendre en début d’après-midi (…) parce que je veux savoir ce qui s’est passé, je veux d’abord manifester ma solidarité avec la population nantaise et me rendre compte sur place”, avait-il dit auparavant à des journalistes.

Nantes: « Où est Steve? »

Président Macron a été interpellé sur les violences policières lors d’un déplacement dans les Hautes-Pyrénées et il s’est dit “très préoccupé” par la disparition d’un homme à Nantes après l’intervention des forces de l’ordre le soir de la Fête de la musique.

Je suis très préoccupé par ce qui s’est passé à Nantes et il faut que la clarté soit faite”, a-t-il dit en réponse à des citoyens venus à sa rencontre lors d’un bain de foule à Bagnères-de-Bigorre.Je suis très préoccupé par cette situation, il faut que l’enquête soit conduite jusqu’à son terme et que la transparence soit faite.”

Une enquête a été confiée à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) concernant une opération controversée des forces de l’ordre à Nantes, où 14 personnes ont été repêchées dans la Loire alors que les policiers avaient fait usage de gaz lacrymogènes pour faire cesser une fête au bord du fleuve.

Un jeune de 24 ans, Steve Maïa Caniço, est toujours porté disparu depuis. Sa famille s’est constituée partie civile dans le cadre de l’enquête confiée à un juge d’instruction.

Gilets jaunes – Acte XXVI


Le XXVI samedi d’action des Gilets jaunes, marqué par une mobilisation qui semblait à nouveau en baisse, s’est déroulé dans le calme à Paris, mais des incidents ont été signalés en région, en particulier à Nantes et Lyon.

Selon les chiffres de la mobilisation arrêtés à 14h00 diffusés par le ministère de l’Intérieur, 2.700 personnes ont défilé en France, dont 600 à Paris, contre 3.600 la semaine dernière à la même heure dont 1.070 à Paris.

A Lyon, où se sont rassemblées quelque 3.000 personnes venues de toute la France, des échauffourées ont eu lieu entre manifestants, forces de l’ordre et black blocs, malgré le déploiement d’un important dispositif policier. La police a eu recours aux gaz lacrymogènes tandis que les manifestants jetaient des bouteilles et des pierres.

La préfecture a fait état de quatre interpellations et dix blessés parmi les forces de l’ordre.

 

Camp de migrants à Nantes évacué

La police a évacué un camp de migrants implanté depuis plus de deux mois à Nantes, dont l’extension progressive et les conditions d’hygiène inquiétaient les services de l’État.

Le petit square Jean-Baptiste Daviais, installé en pleine ville, recensait près de 400 personnes, abritées sous 280 tentes, avec pour seul point d’eau une fontaine.

Un “guichet unique d’accueil temporaire” a été mis en place dans une salle municipale pour examiner le cas de chaque migrant, a fait savoir lundi la préfecture dans un communiqué:

“Les personnes les plus vulnérables seront systématiquement mises à l’abri”, a-t-elle indiqué. “Pour les demandeurs d’asile (…), le dispositif d’accueil (…) étant actuellement saturé en Pays de la Loire, des places d’hébergement ont dû être mobilisées sur l’ensemble du territoire national.”

Les services de l’État avaient initialement mis en demeure la maire (PS) de Nantes d’en demander l’évacuation, mais sans succès. “Quand on dit ‘Liberté, Egalité, Fraternité’, c’est bien”, avait justifié Johanna Rolland le 14 juillet dernier. “Quand on le traduit dans les faits, c’est mieux.”

Quatre jours plus tard, la préfecture avait finalement obtenu l’autorisation de la justice pour s’en charger elle-même : elle avait mis en avant un “risque grave pour la salubrité publique”, avec “un risque élevé de tuberculose”.

“Cette augmentation n’est que la résultante de la carence de l’État à assurer ses obligation dans la prise en charge des demandeurs d’asile et des personnes en situation de détresse”, avait répliqué Me Stéphanie Rodrigues-Devesas, l’une des avocates des migrants, devant le juge des référés.

Violence urbaine à Nantes en baisse

Dix-huit voitures ont été incendiées dans l’agglomération de Nantes dans la nuit de samedi à dimanche (7-8 juillet), marquant, selon les autorités, une baisse des tensions après quatre nuits consécutives de violences urbaines.

Un début d’incendie a par ailleurs été maîtrisé dans les tribunes d’un complexe sportif dans le quartier de la Durantière, ne faisant que des dégâts “très légers”. Un cocktail Molotov a également été lancé dans la cour d’une école élémentaire du quartier des Dervallières “sans faire de dégâts”.

Trois personnes “qui transportaient des cagoules, des gants et des pétards”, ont été interpellées.

Les deux nuits précédentes, trente-cinq et cinquante-deux véhicules avaient été incendiés ainsi qu’une dizaine de bâtiments, dont une mairie, une bibliothèque, un lycée professionnel et une agence Pôle emploi.

Les violences sont survenues en réaction à la mort d’Aboubakar Fofana, un conducteur de 22 ans, tué mardi par un coup de feu pendant qu’il cherchait à échapper à un contrôle d’identité. Il était alors recherché pour vol en réunion, recel et association de malfaiteurs.

Le policier à l’origine du tir, qui s’était dans un premier temps abrité derrière la légitime défense, a été mis en examen vendredi (6 juillet)  après avoir reconnu un tir accidentel.