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Ceuta: la crise migratoire

Il y a quelques jours, alors que des milliers de personnes ont afflué jusqu’à l’enclave espagnole de Ceuta, un migrant originaire du Sénégal a été réconforté par une aide bénévole venue apporter son soutien. Les images de leur accolade ont fait le tour de la toile en seulement 24 heures.

Sur la vidéo, Luna Reyes, qui oeuvre pour la Croix-Rouge, n’hésite pas à prendre l’homme dans ses bras et le serrer contre elle. Après un périple éprouvant au péril de sa vie, ce dernier avait réussi à rejoindre la plage de Tarajal.

Désorienté, le jeune migrant a pu être rassuré le temps de quelques minutes, grâce à l’accueil de la jeune femme, qui lui a notamment apporté de l’eau. «Il pleurait, je lui ai tendu la main et il m’a serré dans ses bras. Il s’est accroché à moi. Cette étreinte a été sa bouée de sauvetage» a-t-elle témoigné.

Une nouvelle crise migratoire au flanc méridional de l’Europe ? La montée de la tension à Ceuta a de quoi alarmer. Sous l’œil passif de la police marocaine, près de 8 000 Marocains, souvent très jeunes, ont réussi à se glisser en début de semaine à l’intérieur de l’enclave espagnole sur la côte septentrionale du royaume chérifien. Si la pression semblait s’être dissipée, jeudi 20 mai, après l’expulsion de 5 600 de ces migrants vers le Maroc, cet épisode va marquer durablement les relations entre Rabat et Madrid et, au-delà, Bruxelles.

L’attitude de Rabat constitue un fâcheux précédent. L’origine de la crise est connue : Rabat a vécu comme un geste d’inimitié inacceptable l’hospitalisation sur le sol espagnol de Brahim Ghali, le chef suprême du Front Polisario, mouvement séparatiste luttant pour l’indépendance du Sahara occidental. L’argument « humanitaire » mis en avant par Madrid a été jugé irrecevable à Rabat, qui avait promis que cette décision aurait des « conséquences » : elles sont venues sous la forme de la vague migratoire orchestrée vers Ceuta.

Melilla et Ceuta: grave crise pour l’Espagne

Dans la seule journée de lundi, plus de 5 000 migrants sont entrés dans l’enclave espagnol de Ceuta depuis le Maroc. Ce mardi, 2700 ont été renvoyés par les autorités espagnoles tandis que des dizaines de personnes sont aussi parvenues à entrer dans l’enclave de Melilla.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a promis mardi de « rétablir l’ordre » aux frontières, après l’afflux de quelque 6 000 migrants dans l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin qu’il a qualifié de « grave crise pour l’Espagne et aussi pour l’Europe ». Le chef du gouvernement va se rendre sur place ce mardi, et aussi à Melilla, l’autre enclave espagnole située dans le nord du Maroc.

La commissaire européenne Ylva Johansson a jugé, de son côté, « inquiétant » cet afflux de migrants et a appelé le Maroc à continuer d’empêcher les départs irréguliers depuis son territoire.

Lundi, le 17 mai, au moins 6 000 migrants, dont un millier de mineurs, sont parvenus à atteindre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin. Cette arrivée massive, par la mer ou par la terre, marque un nouveau « record » pour une seule journée.

Quelque 86 migrants sont parvenus à franchir mardi la haute barrière protégeant l’enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc voisin, au moment où des milliers de Marocains sont entrés illégalement depuis lundi dans l’autre enclave de Ceuta, a indiqué la préfecture de Melilla.

Au total, « plus de 300″ personnes originaires d' »Afrique subsaharienne » ont tenté de franchir la barrière mardi « vers 4h45 »: parmi elles, « 85 hommes et une femme ont réussi à entrer », a précisé la préfecture de Melilla dans un communiqué.

Les arrivées de migrants, venus des plages marocaines situées à quelques kilomètres au sud de Ceuta, se sont multipliées ces dernières heures sur le territoire espagnol. Dans la nuit de lundi à mardi, au moins 5.000 migrants, dont un millier de mineurs, sont parvenus lundi à atteindre par la mer ou par la terre l’enclave espagnole de Ceuta depuis le Maroc voisin, un « record ».

Romans-sur-Isère: l’attaque au couteau

Le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé, ce samedi 4 avril, dans un communiqué ouvrir une enquête notamment pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste» et «association de malfaiteurs terroriste criminelle», après l’attaque au couteau de Romans-sur-Isère qui a fait deux morts et quatre blessés, en plein confinement.

Les premiers éléments de l’enquête sur l’auteur présumé de l’attaque, un homme d’origine soudanaise né en 1987, «ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur», selon le PNAT.

Le PNAT ajoute que lors d’une perquisition à son domicile ont été retrouvés «des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l’auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants».

L’assaillant a tué deux personnes et en a blessé cinq autres, dans une boulangerie, un bureau de tabac et dans la rue, lors de cette attaque au couteau perpétrée vers 10H45 dans cette ville de la Drôme de 35.000 habitants, en pleine période de confinement pour lutter contre l’épidémie de covid-19.

Il a été interpellé sans résistance très rapidement après les faits «alors qu’il se trouvait à genoux sur un trottoir priant en langue arabe», selon le PNAT. C’est l’une des nombreuses patrouilles de police chargées de faire respecter le confinement qui l’a interpellé

Dans le détail, l’enquête ouverte par le Parquet antiterroriste vise les chefs «d’assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.»

Samedi soir, deux personnes sont en garde à vue : l’auteur présumé des faits et «l’une de ses connaissances».

Le chef de l’État, Emmanuel Macron, a promis dans un tweet que «toute la lumière» serait faite «sur cet acte odieux qui vient endeuiller notre pays déjà durement éprouvé ces dernières semaines».

Barrages à Calais

Les forces de l’ordre sont intervenues à trois reprises à Calais dans la nuit de jeudi à vendredi dernier, pour démanteler des barrages filtrants installés par des migrants près du port. Une pratique en pleine recrudescence, alerte la préfecture.

A l’époque de la «Jungle» de Calais, où ont vécu jusqu’à 9.000 migrants entre 2015 et 2016, ce type d’action était fréquent. Une fois les véhicules stoppés, ils tentaient de grimper par effraction à bord des camions en partance pour l’Angleterre. «Après plusieurs années de relative accalmie, ce moyen d’action (…) semble se développer à nouveau ces dernières semaines», a déclaré la préfecture.

Environ 300 migrants vivaient à Calais en décembre, selon la préfecture, au moment des opérations de démantèlement de campement. Les associations constatent des retours ou arrivées régulières, jugeant inefficaces ces actions. Elles estiment entre 400 et 500 leur nombre à Calais actuellement.

Les interventions ont eu lieu à deux endroits différents de la rocade portuaire, à 19h45, 2h du matin et 4h du matin, lorsque des migrants ont tenté de bloquer le trafic. Ils avaient notamment installé des panneaux de signalisation sur la chaussée, ou disposé des branchages et des détritus. Entre une trentaine et une centaine de migrants ont participé à ces tentatives, selon la préfecture. Aucun blessé n’a été déploré. La chaussée a dû être nettoyée.

Syrie et la crise migratoire

Pierre-Emmanuel Thomann – Géopolitologue Un comité constitutionnel  pour la Syrie a été créé fin septembre 2019. Ce comité est issu  de la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies adoptée fin 2015. Ce comité comprend 150 membres (50 choisis par le gouvernement, 50 par l’opposition et 50 par l’Onu parmi la société civile). L’objectif est la rédaction de la future constitution syrienne qui permettra d’organiser des élections  pour la prochaine présidentielle programmée en 2021 et préparer l’avenir de la Syrie post-conflit. Le dernier scrutin s’est déroulé en 2014 et s’était conclu par une très large victoire de Bachar Al-Assad, reconduit avec 88,7% des suffrages. 

Pour préparer la première réunion de ce comité qui a eu lieu le 30 octobre, l’envoyé spécial pour la Syrie de l’Onu avait procédé à des entretiens le  mardi 28 octobre 2019, avec les ministres des Affaires étrangères de la Russie, de l’Iran et celui de la Turquie .

La réussite de comité est indispensable afin de préparer les conditions favorables pour un règlement  de la crise et mettre définitivement fin au conflit sanglant en Syrie

https://twitter.com/frontex/status/1194266503719333889?s=21

Il est également dans l’intérêt des Etats-membres de l’Union européenne que cette démarche réussisse, pour créer les conditions d’un retour des personnes déplacées par le conflit, et réduire le nombre de réfugiés dans les Etats européens. Il est en effet nécessaire d’assécher les flux vers l’Europe, et donc réduire l’impact de la crise migratoire qui menace les fondements de l’UE.   

L’Union européenne aurait donc tout intérêt à soutenir ce comité constitutionnel  afin que Bruxelles apporte sa contribution dans le règlement de cette crise, et aussi priver par la même occasion  la Turquie de son chantage consistant à menacer de faire gonfler artificiellement les flux de réfugiés vers l’Europe  afin d’obtenir plus de financements.    

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Grande-Synthe: expulsion ordonnée

Le juge des référés du tribunal administratif de Lille a ordonné le 4 septembre l’évacuation d’un campement d’environ un millier de migrants illégaux situé à l’intérieur et aux abords d’un gymnase de la commune de Grande-Synthe (Nord).

Le tribunal administratif a estimé que le campement présentait “des problèmes de salubrité” liés à l’insuffisance des installations sanitaires au regard de sa population et de “l’accumulation de déchets ménagers”.

Dans son ordonnance, le tribunal explique également que ce campement “est à l’origine de graves problèmes de sécurité publique, eu égard aux rixes et aux violences constatées”, “à la présence active de ‘passeurs’ qui agissent dans le cadre de réseaux criminels de traite humaine” ainsi qu’aux risques d’incendie liés aux feux fréquemment allumés.

La ville de Grande-Synthe avait permis l’installation des migrants, en majorité d’Iraq, dans ce gymnase en plein coeur de l’hive.

Au printemps, de nouveaux venus se sont installés dans des tentes autour du bâtiment. Ils sont dorénavant près d’un millier. Des points d’eau et des sanitaires avaient été installés par les autorités.

La ville a saisi en référé le tribunal et demandé en urgence l’évacuation en raison de l’insalubrité des lieux. La préfecture du Nord devrait organiser prochainement une opération de “mise à l’abri” dans des centres d’accueil.

Ocean Viking: l’accueil de 150 migrants en France

La France s’apprête à accueillir 150 migrants sur les 356 transportés par le navire humanitaire Ocean Viking. Après plus de deux semanies d’attente en mer, tous ont pu débarquer le 23 août sur l’île de Malte (Hay Wharf base navale). Ils vont ensuite être répartis entre la France, l’Allemagne, l’Irlande, LuxembourgPortugal et la Roumanie.

A bord du navire, une majorité de personnes viennent du Soudan, pays dont les ressortissants sont généralement susceptibles de bénéficier d’une protection internationale.

Les 150 migrants qui seront transférés en France seront hébergés dans des centres pour demandeurs d’asile, en attendant la décision finale de l’Ofpra.

Macron critique « l’enfermement » des migrants en Liby

Président Macron a exhorté la Libye à mettre fin à “l’enfermement” des migrants en transit sur son territoire et à les “mettre en sécurité” après des bombardements de camps de réfugiés dans ce pays plongé dans le chaos.

“Nous avons une priorité qui est humanitaire, qui est la situation aujourd’hui en Libye, a déclaré Emmanuel Macron à l’Elysée à l’issue d’un entretien avec Filippo Grandi, Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés, et António Manuel de Carvalho Ferreira Vitorini, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nous avons assisté en effet à des bombardements de camps de réfugiés, nous avons encore eu ce matin des attaques qui ont été faites à l’encontre des camps et de bâtiments du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), une situation extrêmement préoccupante qui menace chaque jour la vie des réfugiés”, a-t-il souligné.

“C’est une demande insistante de la France à l’égard des autorités libyennes de mettre fin à l’enfermement (…) de ces populations et de permettre en lien avec le HCR, l’OIM et l’ensemble des forces en présence, que ces personnes qui sont en transit puissent être mises en sécurité”, a-t-il ajouté.

10 000 agents pour renforcer les frontières

Avant le vote sur les nouvelles mesures qui renforceront les effectifs du corps européen de garde-frontiéres et de garde-côtes, la députée démocrate chrétienne maltaise Roberta Metsola a déclaré : « Il faut être juste avec ceux qui méritent d’être protégés, dur avec ceux qui s’attaquent aux personnes vulnérables et ferme avec ceux qui cherchent à enfreindre les règles ».

Ces changements ont pour objectif de mieux gérer les migrations, de permettre à l’Union européenne de sécuriser efficacement ses frontières extérieures et d’assurer la sécurité des Européens. Ce nouveau corps pourrait, à la demande d’un pays de l’Union européenne, assurer le contrôle des frontières et la gestion des migrations ainsi que lutter contre la criminalité transfrontalière.

En cas d’urgence, les États membres pourraient faire appel à sa capacité d’intervention rapide pour obtenir une assistance.

 

 

Migrants traversent la Manche

Une vingtaine de migrants ont été secourus lors de deux opérations au large des côtes du Pas-de-Calais alors qu’ils tentaient de traverser la Manche sur deux petites embarcations de type zodiac, a annoncé la préfecture maritime. (Image: GENDARMERIE MARITIME).

La première opération a eu lieu à l’aube pour un premier groupe d’une dizaine de migrants qui dérivaient à environ 12 kilomètres des côtes. En panne de moteur, ils avaient demandé de l’assistance et ont été ramenés à Calais, où ils ont été pris en charge par la Police aux frontières.

La seconde est intervenue vers sept heures pour secourir un groupe d’une douzaine de migrants parmi lesquels se trouvaient des enfants en bas âge. Ils dérivaient au large de Boulogne-sur-mer, port vers lequel ils ont été raccompagnés avant d’être pris en charge par les pompiers.

Les autorités ont déployé des secours importants, un hélicoptère de la Marine nationale, des patrouilleurs ainsi que des sauveteurs en mer.

 

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