Archives des étiquettes : Méditerranée

Corse: l’entrée d’un requin bleue

Deux amis partis pêcher dans le golfe d’Ajaccio ont croisé un requin peau bleue qui s’est mis à tournoyer autour de leur bateau pendant plusieurs minutes. (Image: illustration).

Shark blue

L’animal aurait tourné un «bon moment» autour de l’embarcation selon un des deux pêcheurs qui témoigne de cette rencontre dans un message Facebook, avec plusieurs photos à l’appui.

Le requin à peau bleue (appelé aussi requin bleu) n’est pas considéré comme dangereux et attaque très rarement les humains, comme le rappelle Corse Matin, à l’origine de l’information.

Une publication partagée par la page «Corsica – Groupe de Recherche sur les Requins de Méditerranée», qui s’engage pour la conservation de l’espèce.

Blue shark II

Partenariat oriental et la crise migratoire

Vers  un renforcement de la crise migratoire sur  le flanc oriental de l’UE
Dr Pierre-Emmanuel Thomann- Géopolitologue
L’attention dans les médias et dans les débats politiques se concentre presque exclusivement sur la crise migratoire en provenance du flanc sud de l’Union européenne, c’est à dire l’arc de crise qui s’étend de l’Atlantique à l’Afghanistan, en passant par la Méditerranée, mais aussi le Sahel.
Melillia, Spain

Melilla;, Spain

Pourtant, la crise migratoire a débuté avant si l’on tient compte des flux en provenance du flanc oriental de l’Union européenne. L’élargissement de l’UE en Europe centrale et  orientale et dans les Balkans fut l’occasion pour les Etats membres les plus développés du point de vue économique, d’ouvrir leurs frontières à des millions de travailleurs migrants.
Le facteur migratoire a été un élément déclencheur très important au Royaume-Uni aggravant la perte de confiance dans l’UE, et  a abouti au Brexit après le référendum. La directive des travailleurs détachés, accusée de favoriser le plus petit dénominateur commun en matière de salaires et protection sociale en raison des différentes législations entre les anciens Etats membres et les pays d’Europe centrale et orientale, a fait aussi l’objet de polémiques politiques.
Si un rapprochement toujours plus étroit se poursuit entre l’UE et les pays du partenariat oriental (Ukraine, Moldavie, Géorgie, Arménie, Azerbaïdjan)  et a fortiori, de nouvelles perspectives d’élargissement à plus long terme, on peut aisément anticiper une aggravation des flux migratoires qui déjà très importants entre ces pays et les autres Etats de l’UE, en raison du différentiel économique. Ces flux risqueraient d’aggraver la crise migratoire qui va devenir systémique face à la démographie de l’Afrique.
Eurostat migrants
Les dégât sur les sociétés peuvent être considérables. La fuite des cerveaux et de la main d’œuvre est un phénomène très important dans la difficulté des pays du partenariat oriental à moderniser leur économie, tandis que l’accroissement des flux migratoires pèsera sur  l’adhésion des citoyens  à l’UE, comme l’a montré le Brexit.

Français opposent l’accueil des migrants

Une majorité de Français (54%) est opposée à l’accueil par la France d’une partie des migrants recueillis en Méditerranée, selon un sondage Ifop pour Atlantico publié le 18 aout.

Les personnes interrogées se disent en revanche à 46% favorables “à ce que les migrants qui arrivent par dizaines de milliers sur les côtes grecques et italiennes soient répartis dans les différents pays d’Europe et à ce que la France en accueille une partie”.

C’est quatre points de plus qu’en juin et sept points de plus qu’il y a un an, signe d’une évolution de l’opinion française sur ce sujet.

En début de semaine, le gouvernement de Malte a autorisé le navire humanitaire Aquarius transportant 141 migrants recueillis au large de la Libye à accoster dans un de ses ports dans le cadre d’un accord avec cinq Etats européens, qui prévoit notamment l’accueil de 120 rescapés par la France et l’Espagne.

Le sondage Ifop a été réalisé via un questionnaire en ligne du 14 au 16 août auprès de 1004 personnes.

 

Migrants d’Aquarius acceptés en France

Le navire humanitaire Aquarius est arrivé  dans le port de La Valette, la capitale de Malte, après cinq jours d’errance en Méditerranée.

Le navire affrété par l’ONG SOS Méditerranée et Médecins sans frontières (MSF) a été autorisé à y débarquer les 141 migrants secourus en fin de semaine dernière au large de la Libye. Selon les ONG, 70 enfants se trouvaient à bord du navire.

Les migrants sont majoritairement originaires d’Érythrée et de Somalie, a dit un porte-parole du gouvernement maltais, précisant qu’ils allaient passer une visite médicale avant d’être conduits dans des centres d’accueil.

A son arrivée dans le port de La Valette, des membres du Mouvement patriotique maltais (extrême droite) ont déployé une banderole sur laquelle était écrit “Stop au trafic d’êtres humains”.

Près d’eux, des membres de l’équipage d’un autre navire humanitaire, le MV Lifeline, avaient écrit sur leur propre banderole: “Tout le monde a le droit de vivre”.

 

 

Kurz propose à déployer Frontex en Afrique

Frontex, l’agence européenne pour les frontières extérieures des États membres, devrait être active dans les pays de transit de migrants et pour ce faire les gardes-frontières européens devraient être déployés en Afrique, estime le chancelier autrichien Sebastian Kurz.

« Un nouveau mandat politique devrait permettre à Frontex d’être actif dans les pays tiers avec l’accord de leurs gouvernements », a-t-il déclaré dans une interview accordée à l’hebdomadaire Welt am Sonntag et publiée ce dimanche 27 mai.

De l’avis de Sebastian Kurz, cette mesure permettrait de ‘mettre un terme au sale trafic de passeurs et d’éviter que les gens s’engagent dans un voyage périlleux à travers la Méditerranée à bord de bateaux ».

 

Les ONGs ignorent l’ordre des autorités libyennes

 

« Aucun navire étranger n’a le droit d’y  accéder, sauf demande expresse de la part des autorités libyennes », a prévenu le général Abdelhakim Bouhaliya, commandant de la base navale de Tripoli, au cours d’une conférence de presse. Un porte-parole de la marine, le général Ayoub Kacem, a précisé que cette décision visait notamment « les ONG qui prétendent vouloir sauver les migrants clandestins et mener des actions humanitaires ».

Les navires étrangers, notamment ceux appartenant à des ONG venant en aide aux migrants, ne pourront plus naviguer près des côtes libyennes. La marine libyenne a en effet annoncé jeudi 10 août, la création une zone de recherche et de sauvetage au large de son territoire.

 

Un bateau ONG avec les migrants est refusé

Un navire d’une ONG espagnole, qui effectue des opérations de sauvetage en Méditerranée, était bloqué dans les eaux internationales après le refus des autorités italiennes et maltaises d’accueillir les migrants libyens sauvés deux jours auparavant.

Le Golfo Azzurro, de l’ONG espagnole Proactiva Open Arms, a secouru les migrants libyens dimanche à 100 milles nautiques (185,2 km) des côtes libyennes, dans une opération coordonnée avec les gardes-côtes italiens.

« Nous ne sommes toujours pas autorisés à débarquer », a publié l’ONG sur son compte Twitter.

Les gardes-côtes italiens n’ont pas encore réagi.

Depuis janvier, 95.215 migrants sont entrés en Italie depuis les côtes libyennes et 2.230 personnes sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée, selon les derniers chiffres du ministère de l’Intérieur.

 

Migration de la route Méditerranée

Les ministres des affaires étrangères de l’UE discuteront des migrations et surtout de la situation sur la route de la Méditerranée centrale (16.07.2017 à Bruxelles).

Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, et William Lacy Swing, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations, participeront tous deux à la discussion.

Tajani de l’époque des marchands d’esclaves’

2,5 millions de personnes ont demandé l’asile dans l’Union européenne au cours des deux dernières années. Rien qu’en 2016, 360 000 migrants sont entrés en Europe par la Méditerranée. En date du 20 juin 2017,  1 990 personnes ont été portées disparues ou sont décédées en mer depuis le début de l’année.

« Naufrages en Méditerranée, morts dans le désert, enfants abandonnés à eux-mêmes : nous sommes revenus à l’époque des marchands d’esclaves et de la traite des femmes », a dénoncé le Président du Parlement Antonio Tajani à l’ouverture d’une conférence consacrée à la gestion des migrations.

« En l’absence de solutions, les sirènes du populisme tournent à leur avantage l’indignation et la peur. Elles créent l’illusion que nous pouvons nous enfermer dans nos murs et nos frontières en laissant les problèmes à l’extérieur », a-t-il ajouté à la veille d’un sommet européen consacré notamment à la crise migratoire. « Une réponse sérieuse requiert une stratégie européenne globale qui s’attaque à la racine des problèmes, en ne se limitant pas à la gestion de la situation d’urgence ».