Archives des étiquettes : Matteo Salvini

Droite européenne refondeé

Bruxelles 10.05.2021 En mars dernier, le Fidesz, le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orbàn, claquait la porte du Parti populaire européen (PPE). Le parti hongrois actait ainsi la rupture définitive avec la plus grande famille politique de l’Union européenne, qui réunit les formations de droite.

Le Premier ministre souverainiste hongrois souhaite désormais refonder la droite européenne autour de ses valeurs avec « les Polonais» et l’Italien Matteo Salvini. Mais Marine Le Pen pourrait également être invité à les rejoindre. « La coopération répond toujours à la volonté de diversifier les partis. Aucun de nous ne peut exiger que seuls les partis qui nous tiennent à cœur soient autorisés à participer à cette coopération. Non seulement le Fidesz de la Hongrie, mais aussi le PiS de la Pologne et M. Salvini, apporteront leurs propres alliés dans cette coopération. Nous devons accepter cela », explique Viktor Orbàn dans un entretien accordé à Slovakia News.

Querelle diplomatique entre Paris et Rome

La querelle diplomatique entre Paris et Rome est brusquement envenimée vec la décision de Quai d’Orsay de rappeler son ambassadeur à Rome, une initiative sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à laquelle l’Italie a répondu par un appel à l’apaisement.

La France dénonce de la part des deux vice-présidents du Conseil italien – Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles  (M5S) et Matteo Salvini, leader de la Lega – des “accusations répétées”, “attaques sans fondement”, “déclarations outrancières” et “ingérences” qu’elle juge sans “précédent depuis la fin de la guerre”.

Tous ces actes créent une situation grave qui interroge sur les intentions du gouvernement italien vis-à-vis de sa relation avec la France”, souligne la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Von Der Mühll, dans un communiqué.

Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien a annoncé avoir rencontré mardi en France des responsables des « gilets jaunes ».

« Aujourd’hui (…) nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des gilets jaunes Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC d’Ingrid Levasseur« , a annoncé sur Twitter le leader du Mouvement 5 étoiles (M5S), en publiant une photo de leur rencontre.

Une “provocation” de trop, pour Paris, fut durant cette semaine la rencontre entre Luigi Di Maio et des représentants des Gilets jaunes auxquels le vice-président du Conseil avait publiquement manifesté son soutien.

Image: Ingrid Levasseur, Gilets Jaunes. Figure du mouvement, elle prendra la tête d’une liste « gilets jaunes »aux élections européennes

 

L’Espagne – la destination pour les migrants

L’Espagne devient le nouveau point d’entrée principal des migrants fuyant l’Afrique à destination de l’Union européenne, au vu des chiffres portant sur les cinq premiers mois de 2018.

De janvier à mai compris, 19.000 migrants et réfugiés sont arrivés en Espagne, soit presque autant que pour l’ensemble de 2017, et, pour la première fois, plus que le nombre de ceux qui arrivent en Italie.

L’afflux s’est intensifié ces dernières semaines, le nouveau gouvernement italien, qui comprend la Ligue (Lega Nord) ayant fermé les ports de la Péninsule à la majeure partie des candidats à l’asile, déclarent des responsables des opérations de secours.

Alors que l’Union européenne cherche à contenir les dissensions internes sur sa politique migratoire, certains responsables, à Bruxelles, ne cachent pas qu’ils craignent de voir l’Espagne devenir un nouveau point de tension, même si le nombre total des arrivées de migrants partant d’Afrique du Nord vers l’Europe est en net recul.

“Nous ne devons pas laisser ça éclater”, dit un diplomate européen. L’itinéraire Maroc-Espagne était maintenu sous contrôle depuis des années. “Ce n’est pas catastrophique pour le moment, mais nous y prêtons davantage attention”.

Les migrants arrivent chaque semaine à bord de canots pneumatiques, sans même, dans la plupart des cas, assez de carburant pour achever la traversée, et les gardes-côtes espagnols sont sous pression. Les autorités espagnoles ont entrepris de former davantage de sauveteurs pour faire face à l’accroissement des arrivées, déclarent des représentants syndicaux des gardes-côtes.

L’Italie et Malte refusent Lifeline avec 234 migrants

A deux jours d’un « mini-sommet » européen sur la politique migratoire, l’Italie a déclaré que Malte avait refusé d’accueillir le Lifeline, un navire qui a recueilli 234 migrants, et elle a jugé cette décision “absurde” et “inhumaine”. (Image: Lifeline NGO)

Quelques heures plus tôt, Rome avait demandé aux autorités maltaises d’accueillir ce navire de l’ONG allemande Mission Lifeline. Parmi les 234 migrants à son bord se trouvent 14 femmes et quatre enfants en bas âge.

« Pour la sécurité de l’équipage et des personnes secourues, nous demandons à Malte, pour des raisons politiques et humanitaires, d’ouvrir l’un de ses ports (au Lifeline), puis de saisir ce navire et de s’assurer de son équipage », avait déclaré le ministre de l’Intérieur, Matteo Salvini, à Sienne.

Le ministre italien des Transports Danilo Toninelli, annonçant le refus maltais d’accueillir le Lifeline, a posté sur sa page Facebook une photo d’un courriel des forces armées maltaises déclarant à l’appui que ce navire n’avait pas émis d’appel de détresse.

« L’Europe doit intervenir pour pallier l’inhumanité de Malte« , a estimé Toninelli.

Son collègue maltais de l’Intérieur, Michael Farrugia, a répliqué par un communiqué invitant Toninelli à « s’en tenir aux faits ».

Italie dans la crise politique

Le refus du président Sergio Mattarella de nommer l’eurosceptique Paolo Savona au ministère de l’Économie provoque une crise politique ouverte. Le climat politique s’était chargé de lourdes tensions. « Je suis vraiment en colère », avait twitté Matteo Salvini, approuvé par des milliers de « like ». « C’est une folie que Savona ne soit pas accepté parce qu’il serait un ennemi d’Angela Merkel. Nous avons suffisamment fait de pas en arrière. Nous n’en ferons pas un de plus. »

Le dirigeant du M5S, Luigi Di Maio, a jugé « incompréhensible » ce refus du chef de l’Etat. « Alors disons-le clairement qu’il est inutile d’aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes », a-t-il lancé dans un message vidéo, posté sur sa page Facebook.

Giuseppe Conte renonce à devenir Premier ministre et l’Italie s’enfonce dans la crise politique.

 

Italie: aucune majorité claire

Aucune majorité claire ne semble se dessiner en Italie dans le futur parlement issu des élections législatives, selon les premières projections diffusées par les télévisions sur la base de sondages sortie des urnes.

La coalition de droite formée autour de Forza Italia de Silvio Berlusconi et de la Ligue du Nord de Matteo Salvini est donnée en tête, mais avec un score cumulé estimé entre 33 et 36%, qui ne lui permettrait pas de décrocher une majorité absolue.

Au niveau des partis, c’est le M5S, Luigi Di Maio, qui arrive largement en tête, avec un score estimé entre 28,8% et 30,8% des suffrages, selon les projections de l’institut SWG pour la chaîne de télévision privée La 7 diffusées à la fermeture des bureaux de vote, à 23h00 (22h00 GMT).

Le Parti démocrate est projeté entre 21 et 23%.

Image: Luigi Di Maio

A droite, Forza Italia aurait entre 13,5 et 15,5% des voix, la Ligue du Nord étant donnée à ce stade entre 12,3 et 14,3% par SWG. Mais Sky TV donne la Ligue devant le parti de Berlusconi. La RAI les inscrit dans une même fourchette, entre 12,5 et 15,5%.