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Marion Maréchal: une société de défiance

L’allocution d’Emmanuel Macron annonçant la mise en place d’un pass sanitaire vous a fait réagir vivement. Que craignez-vous?

Marion Maréchal: Un véritable changement de société, où la norme n’est plus la liberté mais la contrainte, où la solidarité nationale s’efface au profit d’une société de défiance et de contrôle, où la culpabilisation et la délation sont devenues la norme dans les rapports sociaux. L’émergence d’une société de la suspicion divisée entre les “bons” et les “mauvais” citoyens où l’Etat, plutôt que d’apporter des réponses sur le plan hospitalier, industriel et technologique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, organise la relégation sociale et le licenciement massif des récalcitrants.

Il y a encore deux ans, le secret médical était considéré comme sacré, sa violation était criminalisée. Et maintenant, on devrait justifier de son état de santé à un inconnu pour avoir le droit de prendre un café en terrasse? Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir.

Mélenchon: le concept de «créolisation»

Le «grand remplacement» est très souvent présenté comme une théorie complotiste d’extrême droite, et est devenu, au fil des années, un des grands tabous de la vie politique française. Sa version de gauche, moins controversée, est plus souvent évoquée – notamment par Jean-Luc Mélenchon. A plusieurs reprises ces dernières années, le fondateur de La France Insoumise a, en effet, évoqué « la créolisation » de la France, c’est-à-dire le métissage progressif et en douceur d’une certaine population.

Ce thème, Jean-Luc Mélenchon l’a encore abordé dimanche 16 mai, lors d’un meeting en extérieur organisé à Aubin, dans l’Aveyron. Au cours de son discours, diffusé en direct sur YouTube, l’ancien sénateur a affirmé qu’en « 2050, 50% de la population française sera métissée ». « Nous sommes ce peuple qui se créolise en ce moment même », poursuit le tribun.

Ce phénomène, explique Jean-Luc Mélenchon, est le « résultat de cette chose évidente, qui est que l’amour ne consulte pas les papiers pour voir de quel côté il peut se déployer». Devant une assemblée conquise, à la moyenne d’âge prononcée, le député des Bouches-du-Rhône s’est donc réjouit de ce changement progressif de la population française. Comme le rappelle Libération, Jean-Luc Mélenchon avait déjà abordé ce sujet en septembre 2020, lors de sa rentrée politique. Il avait alors expliqué que « la créolisation n’est ni un projet ni un programme : c’est un fait qui se constate. Il se produit de lui-même».

Emprunté au philosophe martiniquais Edouard Glissant, le concept de «créolisation» consiste en «un processus socio-ethnique débouchant sur une identité tierce, qui ne triomphe pas des précédentes mais s’y ajoute». Ce processus, écrivait Edouard Glissant, a pour « résultante une donnée nouvelle, totalement imprévisible ». Le philosophe opposait notamment ce concept à celui d’assimilation, qu’il jugeait contraire aux principes républicains.

Pour Jean-Luc Mélenchon, « en 2050, 50% de la population française sera métissée »
Moins d’un an avant l’élection présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon tenait un meeting extérieur à Aubin (Aveyron). L’occasion pour le leader Insoumis de rappeler à ses partisans ses positions sur l’immigration.

Marion Maréchal-Le Pen « plus capable » que sa tante

Près de sept Français sur dix – 68% – jugent Marion Maréchal-Le Pen plus capable que sa tante, Marine Le Pen, de représenter le Front national à la présidentielle de 2022, selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting.

A l’inverse, 31% des personnes interrogées voient l’actuelle présidente du FN en meilleure position, selon cette enquête réalisée pour Le Figaro et franceinfo.

La question n’est pas à l’ordre du jour puisque Marion Maréchal-Le Pen, toujours populaire auprès de la base frontiste, s’est retirée au moins temporairement de la vie politique pour s’atteler à la création d’une école de sciences politiques.

Selon cette même enquête, 54% des sondés estiment que le changement de nom du parti, voulu par Marine Le Pen, est “plutôt une bonne idée” mais 55% considèrent que les polémiques déclenchées par l’appellation retenue, “Rassemblement national”, trahissent une forme d’amateurisme.

Dévoilé dimanche, ce nom a suscité un imbroglio juridique, un homme se disant propriétaire des droits, et des comparaisons avec le Rassemblement national populaire, un parti collaborationniste fondé durant la Deuxième Guerre mondiale.

La proposition de Marine Le Pen sera soumise dans les semaines à venir à un vote par correspondance des adhérents frontistes.

L’étude d’Odoxa a été réalisée par internet, mercredi et jeudi, auprès d’un échantillon de 972 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.