Archives des étiquettes : Mali

Germes d’une frustration du monde arabe

Les tensions seront encore plus fortes qu’aujourd’hui avec des risques de dérapages supérieurs. À la fin de la guerre froide, certains ont cru naïvement à la «fin de l’histoire» et qu’il n’y aurait plus de conflits majeurs. Mais il y avait déjà là les germes d’une frustration interne d’une partie des pays en développement, et en particulier du monde arabo-musulman. Selon le Général Lecointre: «Nous allons vers une réorganisation de l’ordre du monde»
Pour le chef d’état-major des armées françaises, le risque de conflit va s’accroître d’ici à 2030.

Elle s’est aussi exprimée contre un monde occidental, perçu comme dominateur et hégémonique. Cette frustration a engendré une volonté de revanche. Nous en avons vu les conséquences au début des années 2000 puis avec les attentats en France. Nous les verrons longtemps encore. Ce danger est immédiatement perceptible pour nos sociétés parce qu’il s’exprime sous la forme du terrorisme. Des acteurs régionaux fondent aussi une partie de leurs revendications sur un nationalisme exacerbé.

Les « erreurs » et les « biais » du rapport de la Direction des droits de l’Homme de la Minusma, la Mission de l’ONU au Mali, « découlent pour une part d’une manipulation », a estimé le général Lecointre.

L’enquête a conclu qu’une frappe aérienne conduite par l’armée française avait visé des civils réunis pour un mariage près de Bounti (centre), et pas seulement des djihadistes comme l’affirme Paris, qui réfute toute bavure.

Les autorités françaises ont toujours assuré qu’il n’y avait pas de mariage, que le renseignement avait « formellement » établi qu’il s’agissait d’un rassemblement de djihadistes et que l’intervention d’une patrouille d’avions français lâchant trois bombes avait « neutralisé » une trentaine de djihadistes.

UE: €210M pour Le Sahel

Bruxelles 11.05.2021 L’UE réaffirme sa solidarité avec les populations vulnérables dans les pays du Sahel et d’Afrique centrale en engageant, en 2021, un budget humanitaire de 210 millions d’euros en faveur de cette région. Les fonds seront affectés à des projets humanitaires dans les huit pays suivants: le Burkina Faso (24,3 millions d’euros), le Cameroun (17,5 millions d’euros), la République centrafricaine (21,5 millions d’euros), le Tchad (35,5 millions d’euros) le Mali (31,9 millions d’euros), la Mauritanie (10 millions d’euros), le Niger (32,3 millions d’euros) et le Nigeria (37 millions d’euros).

Le commissaire à la gestion des crises, Janez Lenarčič, a quant à lui déclaré: «L’aggravation de l’instabilité et des conflits armés, conjuguée à la pandémie de COVID-19 et aux risques naturels, a des conséquences dévastatrices au Sahel et dans les pays d’Afrique centrale. L’UE reste déterminée à contribuer à réduire les souffrances des populations de la région qui sont dans le besoin. L’aide humanitaire permet certes de fournir des secours d’urgence, mais seules la volonté politique des gouvernements nationaux et la bonne gouvernance peuvent apporter des améliorations durables.»

L’aide humanitaire de l’UE en faveur des pays du Sahel et d’Afrique centrale vise à:

fournir une aide vitale aux personnes touchées par les conflits et aux communautés accueillant les personnes qui ont été contraintes de fuir;
assurer la protection des personnes vulnérables et aider à faire respecter le droit humanitaire international et les principes humanitaires;
soutenir les mesures de lutte contre les crises alimentaires et la malnutrition aiguë sévère chez les enfants de moins de 5 ans;
améliorer la réponse immédiate en matière de services de base aux populations les plus vulnérables, particulièrement en ce qui concerne les soins de santé pour tous et l’éducation des enfants victimes de crises humanitaires;
renforcer la préparation des communautés fragiles aux crises telles que les déplacements massifs de populations et les crises alimentaires ou climatiques récurrentes.
Cette aide s’inscrit dans le cadre plus large du soutien apporté par l’UE à la région, notamment par l’intermédiaire des contributions de l’équipe d’Europe à la réponse mondiale au coronavirus, du soutien à l’effort de distribution de vaccins par l’intermédiaire du mécanisme COVAX et d’autres actions visant à soutenir à plus long terme le renforcement des systèmes de santé fragiles.

Contexte

Dans le cadre de la réponse au coronavirus apportée par l’UE au niveau mondial et de son ambition de faire des vaccins contre la COVID-19 un bien public mondial, l’équipe d’Europe a contribué à hauteur de 2,2 milliards d’euros au mécanisme COVAX. Il est prévu qu’1,3 milliard de doses de vaccins soient livrées, d’ici la fin de 2021, à 92 pays à faible revenu et à revenu intermédiaire dans le cadre du mécanisme COVAX et il a été récemment décidé, par l’intermédiaire du mécanisme COVAX également, que quelque 100 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 seraient mises à disposition pour être utilisées dans des contextes humanitaires.

La Commission européenne fournit outre une aide humanitaire de 100 millions d’euros pour soutenir le déploiement de campagnes de vaccination dans des pays d’Afrique dont des besoins humanitaires sont critiques et les systèmes de santé fragiles.

L’UE est l’un des principaux et plus anciens donateurs humanitaires en faveur du Sahel et de l’Afrique centrale, l’une des régions les plus pauvres et les plus fragiles au monde. En 2020, l’UE a contribué à des interventions humanitaires dans la région à hauteur de plus de 213 millions d’euros. Des opérations humanitaires lancées en 2020 et financées par l’UE ont aidé plus de 19 millions de personnes dans le besoin en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale, parmi lesquelles quelque 6,3 millions de personnes ont bénéficié d’une aide en matière de sécurité alimentaire et de moyens de subsistance, plus de 3 millions de personnes ont reçu une aide à la préparation aux catastrophes et à la réduction des risques, environ 2,8 millions de personnes ont bénéficié d’un accès aux services de santé et près d’1,8 million de personnes bénéficient d’un soutien en matière de protection.

Afin de renforcer les réalisations à plus long terme, l’UE s’efforce de créer des synergies efficaces entre les initiatives dans les domaines de l’aide humanitaire, du développement et de la consolidation de la paix. La vie de nombreux habitants du Sahel et d’Afrique centrale continue d’être perturbée par les conflits, la pauvreté, les changements climatiques, les crises alimentaires récurrentes ou une combinaison de tous ces maux. On estime que plus de 35 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dans les huit pays prioritaires visés par le plan de mise en œuvre humanitaire 2021 de l’UE pour l’Afrique occidentale et centrale. Les principaux besoins humanitaires portent sur les abris, l’aide alimentaire d’urgence, l’accès aux soins de santé et à l’eau potable, le traitement des enfants souffrant de malnutrition et la protection des personnes vulnérables.

Dans ce contexte, la pandémie de coronavirus pose des défis supplémentaires, tant en raison de la pression exercée sur les systèmes de santé déjà fragiles que des effets des mesures de confinement sur l’accès des personnes vulnérables aux denrées alimentaires et aux moyens de subsistance.

Dans le même temps, les acteurs humanitaires font face aux défis conjugués d’acheminer l’aide humanitaire dans un contexte marqué par une insécurité croissante, à un moment où l’accès est encore restreint en raison de la pandémie.

Mali: trois soldats français tués

L’Elysée annonce que trois soldats de la force anti-djihadiste Barkhane ont perdu la vie au cours de la journée, lors d’une opération militaire menée au Mali. Florence Parly, ministre des Armées, a fait part dans un communiqué de son « émotion » et sa « profonde tristesse » à la suite des décès du brigadier-chef Tanerii Mauri, du chasseur de première classe Dorian Issakhanian, et du chasseur de première classe Quentin Pauchet du 1er régiment de chasseurs de Thierville-sur-Meuse.

« Le matin du 28 décembre, au cours d’une mission dans la région d’Hombori au sud du Mali, leur véhicule a explosé au contact d’un engin explosif improvisé », relate le communiqué du ministère, évoquant une « mission essentielle à la lutte contre le terrorisme au Sahel […] dont les progrès mettent progressivement le Mali en situation d’assumer sa propre sécurité ».

Les trois hommes sont « morts dans l’accomplissement de leur devoir, alors qu’ils étaient engagés dans une zone où des groupes terroristes attaquent les populations civiles et menacent la stabilité régionale, tout comme notre propre sécurité », salue aussi le ministère. Florence Parly a souhaité rendre « hommage à la force de leur engagement qui fait honneur à la pugnacité et au courage des chasseurs de Conti Cavalerie » et « présente ses sincères condoléances à leurs familles, à leurs proches, à leurs frères d’armes ».

Barkhane: opération contre des djihadistes

L’opération s’est déroulée le 6 novembre, à proximité d’In Tillit, à 80 km au sud de Gao, dans le nord du Mali. Comme le rapporte Le Parisien, l’état-major de l’armée française a annoncé une nouvelle opération de la force Barkhane contre des djihadistes liés à Al-Qaïda.

Selon les précisions du colonel Frédéric Barbry, porte-parole de l’état-major, un groupe de combattants a été repéré et frappé par un drone, avant qu’intervienne une trentaine de soldats appartenant au commando Montagne appuyés par deux hélicoptères d’attaque Tigre.

Le groupe de combattants a été repéré et frappé par un drone, avant qu’intervienne une trentaine de soldats appartenant au commando Montagne appuyés par deux hélicoptères d’attaque Tigre. L’opération s’est achevée au milieu de la nuit. L’armée française ne déplore aucun blessé et a fait deux prisonniers, sur lesquels aucun détail n’a été communiqué.

L’armée française ne déplore aucun blessé et a fait deux prisonniers, sur lesquels aucun détail n’a été communiqué.

Mali: l’Otage suisse assassiné

L’otage suisse Béatrice Stockly, enlevée il y a quatre ans dans la région malienne de Tombouctou (nord-ouest) a été tuée par ses ravisseurs il y a probablement quelques semaines. Ce sont les autorités françaises qui ont informé le 9 octobre les Suisses, selon le département fédéral des Affaires étrangères.
«C’est avec une grande tristesse que j’ai appris la mort de notre concitoyenne», a déclaré le chef du DFAE Ignazio Cassis. «Je condamne cet acte cruel et exprime mes plus sincères condoléances aux proches de la victime.»

Missionnaire résidant à Tombouctou, Béatrice Stockly avait déjà été une première fois kidnappée par les
islamistes en 2012, toujours à Tombouctou, avant d’être libérée après une médiation du Burkina Faso.

Enlevée pour la seconde fois il y a quatre ans, la missionnaire bâloise Béatrice Stockly a été exécutée par une organisation issue d’Al-Qaïda, ont indiqué les autorités françaises sur la base de renseignements fournis par Sophie Pétronin.

Les autorités françaises ont informé la Suisse vendredi après-midi que l’otage suisse détenue au Mali était décédée, écrit le DFAE. Elle aurait été tuée par les ravisseurs de l’organisation terroriste islamiste Jama’at Nasr al-Islam wal Muslim (JNIM) il y a environ un mois.

Béatrice Stockly, une missionnaire évangélique de Bâle enlevée il y a quatre ans, active depuis des années comme missionnaire à Tombouctou, avait été enlevée en 2016, pour la deuxième fois. La Bâloise avait été kidnappée une première fois en 2012 par des islamistes.

La diplomatie Suisse met tout en œuvre pour connaître les circonstances exactes de cette exécution ainsi que le lieu où se trouve le corps de la victime, écrit le DFAE. La Suisse fera tout son possible pour le rapatrier. Pour ce faire, le DFAE tentera de se rapprocher du nouveau gouvernement de transition au Mali.

Cette annonce tragique survient alors que Sophie Pétronin est arrivée vendredi en France, après sa libération jeudi au Mali. Elle avait été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao (nord), où elle vivait et dirigeait depuis des années une organisation d’aide à l’enfance.

Sophie Pétronin a été libérée en même temps que deux Italiens, dont un prêtre, et une importante figure de l’opposition malienne, Soumaïla Cissé.

Mariam ex-Sophie Pétronin reve de retour au Mali

Peu après l’annonce de la libération de Mme.Pétronin, le président français avait remercié “tout particulièrement les autorités maliennes pour cette libération” et les avait assurées “de l’entière volonté de la France de soutenir le Mali dans la lutte qu’il mène avec persévérance contre le terrorisme au Sahel”.

Sophie Pétronin est arrivée vendredi à la mi-journée en France où elle a été accueillie par le président Emmanuel Macron, au lendemain de l’officialisation de sa libération, après près de quatre ans de captivité aux mains d’extrémistes islamistes au Sahel.

Celle qui était la dernière otage française dans le monde et l’opposant malien Soumaïla Cissé avaient été transférés jeudi soir à Bamako à bord d’un avion de l’armée malienne.

Deux otages italiens, Nicola Chiacchio et le missionnaire Pier Luigi Maccalli, qui étaient également détenus dans le nord du pays, théâtre d’une insurrection djihadiste, ont eux aussi été libérés, selon la présidence malienne.

Le Point rapporte par ailleurs ce qu’a déclaré l’ex-otage à la presse après son arrivée à Bamako.

« Pour le Mali, je vais prier, implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane. Vous dites Sophie, mais c’est Mariam que vous avez devant vous », a ainsi indiqué Sophie Pétronin, convertie à l’islam.

«Appelez-les comme vous voulez, moi je dirais que ce sont des groupes d’opposition armés au régime», a-t-elle ajouté à propos des djihadistes.

Enfin, elle a annoncé son souhait de «revenir au Mali voir un peu ce qui se passe», là où se trouve son organisation d’aide aux enfants: «Il faut quand même que j’aille jeter un œil et les saluer parce que j’ai pris cet engagement. Si vous prenez un engagement, allez au bout de votre engagement, sinon vous aurez perdu votre raison d’être sur cette terre.»

Mali: les otages en route vers Bamako

Dernière otage française dans le monde, Sophie Pétronin, captive depuis décembre 2016 au Sahel, et l’opposant malien Soumaïla Cissé sont libres et en route vers Bamako, a annoncé le soir, le 8 octobre, la présidence malienne.

La présidence de la République confirme la libération de M. Soumaïla Cissé et Mme Sophie Pétronin. Les ex-otages sont en route pour Bamako”, écrit la présidence du Mali sur son compte Twitter.

Deux otages italiens, Nicola Chiacchio et le missionnaire Pier Luigi Maccalli, qui étaient également détenus dans le nord du pays, théâtre d’une insurrection djihadiste, ont eux aussi été libérés, a annoncé plus tard dans la soirée la présidence du Mali dans un communiqué lu à la télévision nationale.

A Paris, Emmanuel Macron a fait savoir dans un communiqué diffusé par l’Elysée qu’il avait appris “avec un immense soulagement” la libération de Sophie Pétronin.

“Heureux de la savoir libre, il adresse un message de sympathie à sa famille et à ses proches”, poursuit le communiqué de la présidence. “Le président de la République salue également la libération à cette même occasion de M. Soumaïla Cissé, responsable politique malien enlevé il y a six mois.”

Le chef de l’Etat “remercie tout particulièrement les autorités maliennes pour cette libération. Il les assure de l’entière volonté de la France de soutenir le Mali dans la lutte qu’il mène avec persévérance contre le terrorisme au Sahel”.

Agée de 75 ans, Sophie Pétronin, qui dirigeait une petite ONG franco-suisse venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali.

Mali: la libération de Mme.Pétronin en vue

Le fils de la travailleuse humanitaire Sophie Pétronin franco-suisse, dernière otage française au Sahel depuis son enlèvement par des hommes armés liés à Al Qaïda fin 2016, s’est envolé mardi, le 6 octobre, pour Bamako, au Mali, dans l’espoir d’une libération prochaine de sa mère.

Sébastien Chadaud-Pétronin, qui s’est rendu à plusieurs reprises au Mali pour tenter d’obtenir la libération de sa mère, a confirmé mardi matin à Reuters avoir pris place à bord d’un vol commercial à destination de Bamako.

“Il n’y a toujours rien d’officiel”, a-t-il déclaré peu avant le décollage de son avion. Il a toutefois évoqué des informations convergentes provenant de “sources fiables”.

Selon une source sécuritaire française au Sahel, les otages seraient en cours de transfert vers Bamako.

L’humanitaire française, à la santé fragile, devrait être libérée en même temps que l’opposant malien Soumaïla Cissé, enlevé en mars par un groupe lié à Al Qaïda, dans le cadre d’un échange de prisonniers, ont déclaré les sources sécuritaires.

Plus de 200 djihadistes ont été libérés au cours des deux derniers jours, selon des sources sécuritaires au Mali.

Sophie Pétronin, qui a 75 ans, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le Nord du Mali, où elle dirigeait une organisation d’aide à l’enfance. (Image: Strasbourg).

Coup d’état au Mali

Ibrahim Boubacar Keïta, le président du Mali, a été arrêté par des mutins, en fin de journée, mardi 18 août, et amené au camp de Kati, à une quinzaine de kilomètres au nord-ouest de Bamako, là où, huit ans plus tôt, avait démarré une autre mutinerie qui avait fait chuter le président de l’époque, son prédécesseur, Amadou Toumani Touré.

Ce dernier, surnommé « ATT », était parvenu à fuir le palais présidentiel de Koulouba, situé entre Kati et la capitale, et avait gagné clandestinement la Guinée avec l’aide de quelques fidèles.

Ibrahim Bouba Keita, dit « IBK », n’a pas eu cette chance.

Il a été arrêté, sans doute à son domicile du quartier de Sébénikoro, tout comme son premier ministre, Boubou Cissé, avant d’être conduit au camp de l’armée de terre, à Kati, alors que des scènes de joie éclataient dans les rues de Bamako, à la nouvelle de la chute de l’homme élu en 2013, quelques mois après le coup d’Etat, et réélu en 2018, mais fortement contesté depuis plusieurs mois – au point que les observateurs jugeaient, ces derniers temps, son pouvoir « extrêmement fragile».

La président français a exprimé son soutien aux efforts de médiations en cours de la communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui ont appelé au maintien de l’ordre constitutionnel et exhorté les militaires à regagner leurs casernes.

La détention du président Keita dans sa résidence au sud-ouest de Bamako fait suite à la mutinerie de soldats plus tôt dans la journée sur la base militaire de Kati, aux abords de la capitale. Plusieurs hauts responsables civils et militaires ont été rassemblés par ces soldats.

Le Premier ministre Boubou Cissé est également détenu par les militaires mutins, selon le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a condamné ses arrestations.

Boubou Cissé avait demandé dans la journée aux soldats de se retirer et a appelé au dialogue pour résoudre la situation.

Un porte-parole du président Keita n’a pas pu être contacté pour commenter ces informations.

Les ambassades de France et de Norvège à Bamako ont exhorté mardi le 19 aout leurs citoyens à rester chez eux.

La France et d’autres puissances internationales ainsi que le secrétaire général de l’Onu ont condamné cette mutinerie.

Chef d’Al-Qaïda au Maghreb neutralisé

Le leader d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), l’Algérien Abdelmalek Droukdal, a été tué par les forces françaises dans le nord du Mali, près de la frontière algérienne, a annoncé le 5 mai la ministre française des Armées Florence Parly, confirmant des informations obtenues plus tôt par l’AFP de sources concordantes.

Ce chef historique du jihad au Maghreb, mentor de plusieurs groupes jihadistes sahéliens, a été tué le 4 mai à Talhandak, au nord-ouest de la ville malienne de Tessalit.

«Plusieurs de ses proches collaborateurs» ont également été «neutralisés», a assuré la ministre, Florence Parly, sur Twitter, sans plus de détails.

«Abdelmalek Droukdal, membre du comité directeur d’Al-Qaïda, commandait l’ensemble des groupes qaïdistes d’Afrique du Nord et de la bande sahélienne, dont le JNIM, l’un des principaux groupes terroristes actifs au Sahel», dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly, selon la ministre.

« Entrées précédentes