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Protestation contre déplacement de la dépouille de Franco

Au moins mille personnes se sont rassemblées dimanche au mausolée de Franco, à 50 kilomètres de Madrid, pour protester contre la décision du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez d’en débarrasser la dépouille du dictateur.

Le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, porté au pouvoir début juin, répète son intention de transférer les restes du dictateur hors du mausolée.

Le transfert, d’abord annoncé pour juillet, devrait finalement avoir lieu plus tard, a déclaré dimanche au journal El Mundo le ministre de l’Equipement José Luis Abalos, très proche de Pedro Sanchez, sans donner de date.

Le mausolée abrite les corps de quelque 27.000 combattants franquistes ainsi que d’environ 10.000 opposants républicains, raison pour laquelle Franco, qui l’avait inauguré le 1er avril 1959, le présentait comme un lieu de « réconciliation« .

 

 

 

 

 

 

 

Puigdemont: la ‘honte’ des prisonniers politiques en Europe

Un tribunal du Schleswig-Holstein a autorisé la remise en liberté de Carles Puigdemont moyennant le versement d’une caution de 75.000 euros. Il a estimé que le président catalan pouvait être extradé pour détournement de fonds publics mais pas pour “rébellion”.

A sa sortie de la prison de Neumünster, dans le nord de l’Allemagne, Carles Puigdemont a été applaudi par un groupe de personnes brandissant des drapeaux catalans.

Le président catalan ‘en exil’ a aussitôt demandé la levée par l’Espagne des poursuites engagées contre tous les dirigeants séparatistes et exhorté Madrid à entamer un dialogue.

Carles Puigdemont avait été arrêté en Allemagne sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne, où il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison pour avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre dernier, illégal aux yeux de Madrid.

La consultation a débouché sur une proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre puis sur le placement de la région sous tutelle de Madrid. De nouvelles élections régionales en décembre ont redonné une courte majorité aux indépendantistes.

“J’appelle à la libération immédiate de tous mes collègues dans les prisons espagnoles”, a-t-il dit. “C’est une honte pour l’Europe d’avoir des prisonniers politiques. Le temps du dialogue est venu”, a ajouté le leader catalan.

Puigdemont dans la prison de Neumünster

En réaction de l’arrestation de Carles Puigdemont des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche  (25.03.2018) après-midi à Barcelone à l’appel des indépendantistes catalans. Brandissant des drapeaux catalan, ils se sont retrouvés sur les Ramblas et se dirigent vers la délégation de la Commission européenne en chantant: : « Liberté pour les prisonniers politiques » ou « Puigdemont, notre président ».

L’ancien président de la Catalogne a été incarcéré dans la prison de Neumünster, dans l’Etat de Schleswig-Holstein, dont la justice est désormais chargée de décider de son sort, et sera présenté ce lundi (26.03.2018) à un juge. Dans les deux mois à venir, la justice allemande décidera si oui ou non elle le livre au magistrat du Tribunal suprême de Madrid, Pablo Llarena, qui l’accuse de « rébellion » et de « malversations de fonds publics » – des charges pouvant aller jusqu’à trente ans de prison.

Carles Puigdemont, interpellé dimanche (25.03.2018) matin en Allemagne, devrait être libéré sous conditions, en attendant une décision sur le fond concernant le mandat d’arrêt décerné à son encontre, estime Paul Bekaert, l’avocat de l’ancien ministre-président catalan.

 

Puigdemont est disposé pour l’élections de la Belgique

Le président d’autoproclamé Republique Catalan en exile Carles Puigdemont, s’est rendu dans les studios de la RTBF pour une interview exclusive sur la situation politique de l’Espagne et sur sa vision de l’avenir de la Catalogne.

Alors que le mandat d’arrêt européen n’a pas encore été décerné par les autorités espagnole, Carles Puigdemont dit vouloir se livrer « à la vraie justice (de Belgique), mais pas à la justice espagnole« . »Je n’ai pas fui, mais il est impossible de bien se préparer (pour ma défense) ». Le président catalan en exile assure être venu pour éviter une vague de violence: « Jamais la violence n’a été une option pour nous« .

Quant à sa présence sur le sol belge, il assure ne pas vouloir « belgianiser la politique catalane » et n’avoir pas encore rencontré des responsables belges. « Ce que l’on veut obtenir de l’Espagne, c’est la reconnaissance, le respect. »

Le procès politique à Madrid contre les dirigeants catalanes

Le procureur de l’Etat espagnol a requis un mandat d’arrêt européen contre le president Carles Puigdemont et le placement en détention provisoire de huit des neuf dirigeants séparatistes entendus par une juge de l’Audience nationale, la Haute Cour de justice espagnole, à Madrid, où ils doivent répondre d’accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics.

Il a demandé une mesure de libération sous caution de 50.000 euros pour le neuvième, Santi Vila, qui a démissionné de l‘exécutif régional de Catalogne avant le vote de la déclaration unilatérale d‘indépendance et milite depuis pour une solution négociée avec le gouvernement.

Comme annoncé, Carles Puigdemont, le président destitué de l’exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, n’a pas répondu à la convocation mais a fait savoir par son avocat belge qu’il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.

Quatre autres conseillers de l‘exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge Carmen Lamela.

Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, avait estimé jeudi matin que Puigdemont fasse l‘objet d‘un mandat d‘arrêt européen s‘il refuse de se présenter devant les juges.

Le procureur de l‘Etat espagnol est également de cet avis et a demandé au juge de lancer ce mandat d‘arrêt européen contre l‘ancien président catalan.

Dans ce cas, il sera pratiquement impossible à Carles Puigdemont de se présenter aux élections régionales du 21 décembre.

La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l’assemblée catalane ont été entendus eux par le Tribunal suprême, qui a accepté leur demande de report de l’audition au 9 novembre, le temps qu‘ils puissent se préparer.

Catalogne dans le focus

Le Président de l’autoproclamé Republique Catalan, Carles Puigdemont, a appelé les citoyennes à s’opposer démocratiquement à l’administration directe de la région par le pouvoir central de Madrid au lendemain de sa déclaration d‘indépendance.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi, quelques heures après cette proclamation unilatérale d’indépendance, la destitution de l’exécutif autonome de Catalogne, la dissolution du Parlement régional et la tenue d’élections anticipées le 21 décembre dans la région.

“Nous continuons à persévérer dans la seule attitude qui peut nous faire gagner. Sans violence, sans insultes, (…) en respectant les gens et les symboles, et aussi en respectant les protestations des Catalans qui ne sont pas d’accord avec ce qu’a décidé la majorité parlementaire”, a dit Carles Puigdemont.

Carles Puigdemont a signé cette déclaration en tant que Président de la Catalogne, montrant ainsi qu’il n’acceptait pas son éviction par Madrid.

Le député finlandais demande à ses collègues de signer une motion pour la résolution de la reconnaissance de la République catalane.

Tous les drapeaux espagnols et européens sont retirés des bâtiments publics en Catalogne.

Catalogne en gestion directe par Madrid

Le président de la Catalogne Carles Puigdemont perdra tous ses pouvoirs et cessera d’être rémunéré une fois voté l’article 155 de la Constitution espagnole qui permettra d’instaurer une gestion directe de la région par le gouvernement central, a déclaré lundi la vice-Présidente du gouvernement espagnol.

Un représentant unique pourrait être temporairement nommé par Madrid pour gouverner la région une fois l‘article 155 voté par le Sénat, a ajouté Soraya Saenz de Santamaria, qui était interrogée par une station de radio.

Le Sénat doit approuver ces mesures vendredi,  le 27 octobre.

Le porte-parole de Catalogne chargé des Affaires étrangères, Raul Romeva, interrogé à Londres par la BBC, a déclaré que seul le peuple catalan avait le droit de changer les institutions régionales et que l’Union européenne perdrait sa crédibilité si elle laissait le gouvernement central gérer directement la Catalogne.

“Comment l‘Union européenne pourrait-elle vivre avec cette situation si elle se produisait ?”, a déclaré Raul Romeva qui était interrogé sur la façon dont le gouvernement régional de Catalogne comptait s‘y prendre pour empêcher le gouvernement espagnol d‘instaurer une gestion directe.

“Comment peut-elle être crédible si elle laisse ceci se produire ? Parce que, ce que je peux vous dire, c‘est que le peuple et les institutions en Catalogne ne laisseront pas ceci (….) se produire”, a-t-il ajouté.

Les institutions catalanes, y compris la police, doivent suivre les instructions des institutions catalanes démocratiquement élues, a-t-il dit.

« La pire attaque » envers la constitution catalane

Président Carles Puigdemont a réagi samedi soir aux annonces de Mariano Rajoy – le Premier ministre a demandé samedi midi au Sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan.

Quelques heures après la prise de parole du Premier ministre Mariano Rajoy, qui a demandé au Sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne, le président du gouvernement catalan s’est exprimé à son tour. En catalan, puis en castillan, Carles Puigdemont a appelé le parlement de Catalogne à se réunir : « Je demanderai au parlement qu’il convoque une séance plénière » pour répliquer aux décisions du gouvernement espagnol, a-t-il expliqué sans dire clairement que son intention est de faire voter l’indépendance du Parlement catalan.

« La pire attaque envers la constitution catalane depuis Franco ». Il a toutefois affirmé que les Catalans ne pouvaient pas accepter les mesures prises par Madrid, « qui représentent une violation de notre gouvernement et de la démocratie catalane », a-t-il détaillé. « Le gouvernement espagnol a réalisé la pire attaque envers la constitution catalane depuis Franco. Il a piétiné l’expression populaire et le droit des élus ».

Les « valeurs européennes » sont « en danger ». Jeudi, Carles Puigdemont avait se préparer de convoquer le parlement régional pour proclamer l’indépendance si le gouvernement déclenchait l’article 155. Mais samedi soir il n’a pas prononcé le mot « indépendance » dans son allocution. S’adressant aux Européens en anglais, il a assuré que les « valeurs européennes » étaient « en danger ». Il a aussi prévenu les Espagnols, en castillan, qu’ils pouvaient s’attendre « à d’autres abus ».

Madrid veut prendre toutes les manettes de l’administration de la Catalogne, de la police autonome à la radio et la télévision publiques, et placer le parlement régional sous tutelle. Ces mesures devraient être approuvées d’ici le 27 octobre par le Sénat, où le parti de Mariano Rajoy est majoritaire.

La crise Catalane s’aggrave

Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, à l‘expiration jeudi matin, 19 octobre, de l’ultimatum lancé par Madrid, n’a pas apporté de clarification sur le point de savoir s’il avait ou non proclamé l‘indépendance.

Il a ajouté que le Parlement régional pourrait voter une déclaration formelle d’indépendance si aucun dialogue ne s’engage avec le gouvernement central.

A Madrid, un porte-parole du gouvernement a annoncé qu‘une déclaration officielle serait faite vers 10h30 (08h30 GMT).

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait donné jusqu’à ce jeudi matin 10h00 aux autorités catalanes pour renoncer clairement à une proclamation unilatérale d‘indépendance.

Passé ce délai, Madrid pourrait suspendre l’autonomie de la région en application de l’article 155 de la Constitution de 1978.

Les Espagnoles se mobilisent à Barcelona pour surmonter la crise politique

Des dizaines de milliers d’Espagnols se sont rassemblés samedi à Madrid et Barcelone pour réclamer l’ouverture d’un dialogue entre la Catalogne et le gouvernement central, six jours après le référendum d‘autodétermination controversé organisé par Barcelone.

Des rassemblements ont eu lieu dans une cinquante d‘autres villes d‘Espagne, qui vit une crise politique sans précédent depuis la tentative de putsch de février 1981.

 “Je suis venue parce que je me sens très espagnole et que ce qui s’est passé me rend très triste”, confesse Rosa Borras, secrétaire au chômage croisée parmi la foule rassemblée sur la plaza de Colón, dans le centre de Madrid.

Portant un autocollant “Cataluña te quiero (Catalogne, nous t’aimons)” et entourée de milliers de manifestants agitant des drapeaux espagnols, elle ajoute, les larmes aux yeux: “Je voulais être ici pour l’unité, parce que je me sens aussi très catalane. Ma famille vit en Catalogne.”

A quelques centaines de mètres de là, sur la place Cibeles et devant le conseil municipal de la capitale espagnole, des milliers de personnes vêtues de blanc ont répondu à l‘appel de la plate-forme “Parlem, Hablemos” (parlons).

A Barcelone, ils sont environ 2.000 à s’être rassemblés sur la Plaza de Sant Jaume, certains portant des tee-shirts demandant en catalan: “Si us plau, dialoguer” (s‘il vous plaît, parlez-vous).

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