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Nouvelle mission UE en Libye

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union européenne se sont mis d’accord pour lancer une nouvelle mission aéronavale visant à empêcher l’acheminement d’armes en Libye.

L’accord, annoncé par le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a été rendu par possible par la décision de l’Autriche de lever son veto à ce projet.

“L’Union européenne s’engage sur une mission aérienne et navale, avec une composante terrestre, pour bloquer les armes et l’acheminement d’armes en Libye, a dit le ministre italien.

Cette mission, a-t-il précisé, sera déployée sur la partie orientale de la côte libyenne, où se concentrent les trafics d’armes ver  l‘Armée nationale libyenne (LNA) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Une demi-douzaine d’avions et de bateaux devrait y participer.

Les Vingt-Sept, inquiets face à l’aggravation de la crise en Libye, étaient convenus le mois dernier de la nécessité d’une mobilisation européenne afin d’éviter une nouvelle escalade de la situation.

Mais les réticences autrichiennes freinaient toute avancée, Vienne redoutant que les bâtiments européens déployés en Méditerranée orientale ne prennent en charge des migrants tentant de rejoindre les rives européennes.

Querelle diplomatique entre Paris et Rome

La querelle diplomatique entre Paris et Rome est brusquement envenimée vec la décision de Quai d’Orsay de rappeler son ambassadeur à Rome, une initiative sans précédent depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale à laquelle l’Italie a répondu par un appel à l’apaisement.

La France dénonce de la part des deux vice-présidents du Conseil italien – Luigi Di Maio, chef de file du Mouvement 5 Etoiles  (M5S) et Matteo Salvini, leader de la Lega – des “accusations répétées”, “attaques sans fondement”, “déclarations outrancières” et “ingérences” qu’elle juge sans “précédent depuis la fin de la guerre”.

Tous ces actes créent une situation grave qui interroge sur les intentions du gouvernement italien vis-à-vis de sa relation avec la France”, souligne la porte-parole du Quai d’Orsay, Agnès Von Der Mühll, dans un communiqué.

Luigi Di Maio, vice-Premier ministre italien a annoncé avoir rencontré mardi en France des responsables des « gilets jaunes ».

« Aujourd’hui (…) nous avons fait un saut en France et nous avons rencontré le leader des gilets jaunes Christophe Chalençon et les candidats aux élections européennes de la liste RIC d’Ingrid Levasseur« , a annoncé sur Twitter le leader du Mouvement 5 étoiles (M5S), en publiant une photo de leur rencontre.

Une “provocation” de trop, pour Paris, fut durant cette semaine la rencontre entre Luigi Di Maio et des représentants des Gilets jaunes auxquels le vice-président du Conseil avait publiquement manifesté son soutien.

Image: Ingrid Levasseur, Gilets Jaunes. Figure du mouvement, elle prendra la tête d’une liste « gilets jaunes »aux élections européennes

 

Italie dans la crise politique

Le refus du président Sergio Mattarella de nommer l’eurosceptique Paolo Savona au ministère de l’Économie provoque une crise politique ouverte. Le climat politique s’était chargé de lourdes tensions. « Je suis vraiment en colère », avait twitté Matteo Salvini, approuvé par des milliers de « like ». « C’est une folie que Savona ne soit pas accepté parce qu’il serait un ennemi d’Angela Merkel. Nous avons suffisamment fait de pas en arrière. Nous n’en ferons pas un de plus. »

Le dirigeant du M5S, Luigi Di Maio, a jugé « incompréhensible » ce refus du chef de l’Etat. « Alors disons-le clairement qu’il est inutile d’aller voter, puisque les gouvernements ce sont les agences de notation, les lobbies financier et bancaire qui les font. Toujours les mêmes », a-t-il lancé dans un message vidéo, posté sur sa page Facebook.

Giuseppe Conte renonce à devenir Premier ministre et l’Italie s’enfonce dans la crise politique.

 

Italie: aucune majorité claire

Aucune majorité claire ne semble se dessiner en Italie dans le futur parlement issu des élections législatives, selon les premières projections diffusées par les télévisions sur la base de sondages sortie des urnes.

La coalition de droite formée autour de Forza Italia de Silvio Berlusconi et de la Ligue du Nord de Matteo Salvini est donnée en tête, mais avec un score cumulé estimé entre 33 et 36%, qui ne lui permettrait pas de décrocher une majorité absolue.

Au niveau des partis, c’est le M5S, Luigi Di Maio, qui arrive largement en tête, avec un score estimé entre 28,8% et 30,8% des suffrages, selon les projections de l’institut SWG pour la chaîne de télévision privée La 7 diffusées à la fermeture des bureaux de vote, à 23h00 (22h00 GMT).

Le Parti démocrate est projeté entre 21 et 23%.

Image: Luigi Di Maio

A droite, Forza Italia aurait entre 13,5 et 15,5% des voix, la Ligue du Nord étant donnée à ce stade entre 12,3 et 14,3% par SWG. Mais Sky TV donne la Ligue devant le parti de Berlusconi. La RAI les inscrit dans une même fourchette, entre 12,5 et 15,5%.