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Macron défends multilatérlisme

Emmanuel Macron a pris le contre-pied de Donald Trump en s’en critiquant, lors d’un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies, la “loi du plus fort” et l’unilatéralisme qui conduisent selon lui directement “au repli et au conflit”.

La loi du plus fort, la tentation pour chacun de suivre sa propre loi : cette voie, celle de l’unilatéralisme, nous conduit directement au repli et au conflit, à la confrontation généralisée de tous contre tous, au détriment de chacun”, a-t-il souligné devant une centaine de chefs d’Etat et de gouvernements.

Défendre la coopération et le multilatéralisme peut ne plus être à la mode”, a-t-il poursuivi. “Alors ne soyons pas à la mode, nous le devons à ceux qui nous ont permis d’être assis là, n’oubliez jamais que les génocides étaient nourris par les discours auxquels nous nous habituons, parce qu’ils ont été nourris par les succès d’estrade que nous applaudissons”.

 

‘One planet summit’

 ‘One planet summit’, co-organisé par la Banque mondiale, l’Onu et la France réunit sur l’île Seguin des acteurs publics et non étatiques (entreprises, fonds, ONG, banque de développement, start-ups), deux ans jour pour jour après l’adoption de l’accord de Paris.

Annoncé en juillet par Emmanuel Macron, le “sommet d’étape” de ce mardi devrait déboucher en fin de journée sur une courte déclaration – sans cadre juridique – répertoriant une douzaine d‘engagements pris par différents participants.

Une soixantaine de chefs d’Etat et de gouvernement sont attendus ce mardi à l’ouest de Paris pour un sommet sur le climat conçu pour entretenir la dynamique de la COP 21 et dégager des financements supplémentaires dans la lutte contre le réchauffement de la planète.

Macron critique l’accord avec l’Iran

L’accord (2015) conclu entre Téhéran et les grandes puissances sur le programme nucléaire iranien n’est pas suffisant compte tenu de l’évolution de la situation dans la région et de l‘activité accrue de l’Iran sur le plan balistique, a estimé mercredi (20.09.2017) soir Emmanuel Macron.

“Cet accord est il suffisant? Non”, a déclaré le chef de l’Etat français à des journalistes à New York, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies. “Il ne l’est pas compte tenu de l’évolution de la situation régionale, de la pression croissante que l’Iran exerce dans la région et compte tenu de l’activité depuis l’accord accrue de l’Iran sur le plan balistique.”

Pour autant, rayer cet accord, qualifié à l’époque comme « d’historique”, serait une erreur, a ajouté Emmanuel Macron. L’Iran, les Etats-Unis et cinq grandes puissances sont parvenus à un compromis, après douze ans de négociations.

Le chef de l’Etat français a dit vouloir discuter d’éventuelles sanctions contre le programme de missiles balistiques iranien et ouvrir immédiatement des négociations pour définir l’après 2025, date de la levée de certaines restrictions contenues dans l’accord.

“Disons-nous les choses en vérité, les tensions sont croissantes. Je regarde l’activité du Hezbollah d’une part et la pression de l’Iran sur la Syrie d’autre part et sur ces sujets nous avons besoin d’avoir un cadre clair et de pouvoir rassurer les pays de la région comme les États-Unis d’Amérique.”

Macron à l’ONU

Pour son discours devant l’Assemblée générale de l’ONU, le président français a livré sa vision de la diplomatie et son approche des grands rendez-vous internationaux.

La fougue, et un enthousiasme viscéral, presque juvénile, pour refuser tout fatalisme sur l’inquiétant monde de 2017. Pour sa première intervention à la tribune des Nations unies, Emmanuel Macron se savait attendu au tournant.

Macron à défendre multilatéralisme à l’ONU

Au lendemain de leur entretien “franc et direct” marqué par un échange d’amabilités et une double poignée de mains, Emmanuel Macron et Donald Trump vont se succéder ce mardi (19.09.2017) à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies où ils devraient livrer des visions sur la réforme de l’ONU, et la vision du monde.

Donald Trump, a déjà exprimé ses critiques à l’égard de l’ONU “trop coûteuse” et “pas suffisamment efficace” pendant la campagne présidentielle et depuis son élection, il est pertinent dans sa critique des Nations unies dans son premier discours.

Sa volonté, réitérée  lors d’une réunion consacrée à la réforme des Nations unies, de faire la réduction budgétaire onusienne, suscite l’inquiétude de ses partenaires, au premier rang desquels la France qui redoutent l’impact sur les opérations de maintien de la paix, notamment en Afrique.

Globalement, le discours de Donald Trump devrait insister sur l’importance de la “souveraineté nationale”, a précisé ce responsable, soulignant que certains accords internationaux défavorables aux Etats-Unis mettaient à mal cette souveraineté.

Emmanuel Macron devrait défendre quelques heures plus tard, à midi (18h heure de Paris), une approche multilatérale des crises mondiales dans un discours d’une quinzaine de minutes.

Comme lors de son allocution fin août devant les ambassadeurs de France réunis à Paris, le chef de l‘Etat de 39 ans devrait évoquer la notion de “biens communs” – qui vont de la paix à la justice en passant par le climat et la culture – et insister sur l‘importance de l‘Onu dans la résolution des crises.

Emmanuel Macron entend “défendre le multilatéralisme comme ambition universelle et point central de la diplomatie française et le renouveler, le réinventer, le réaffirmer pour qu’il soit le multilatéralisme aux enjeux du 21eme siècle”, souligne un de ses conseillers.

L’eau comme un instrument de paix

«Si deux pays arrivent à s’entendre sur la gestion de l’eau, ils ne se feront plus jamais la guerre.» Cette conviction exprimée par Danilo Türk symbolise l’initiative lancée jeudi à Genève pour faire de l’eau un instrument de paix, plutôt qu’un motif de conflit dans un monde qui n’en manque pas. Un panel d’experts présentait des recommandations pour faire de l’eau un instrument de paix et non un motif de guerre.

Le panel présidé par Danilo Türk prône aussi une intégration d’ingénieurs capables de réhabiliter les systèmes d’eau potable dans les opérations de maintien de la paix de l’ONU.

Des cessez-le-feu pour permettre l’approvisionnement en eau devraient être instaurés. Dans les conflits modernes, en Syrie et au Yémen, priver d’eau l’ennemi est devenu une tactique commune.

L’ancien président slovène présentait une série de recommandations, plutôt générales, pour augmenter la coopération internationale dans ce domaine vital. Le fruit d’un travail de deux ans lancé par la Suisse en compagnie de quatorze autres pays. Cette initiative est appuyée par une campagne de communication appelée «Blue Peace», la paix bleue, également à l’instigation de la Suisse.

Migration de la route Méditerranée

Les ministres des affaires étrangères de l’UE discuteront des migrations et surtout de la situation sur la route de la Méditerranée centrale (16.07.2017 à Bruxelles).

Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, et William Lacy Swing, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations, participeront tous deux à la discussion.

Congo: vers la voie pacifique

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D’accord de la République Démocratique du Congo  (RDC) « devrait ouvrir la voie à une transition consensuelle et pacifique », selon la Déclaration de la Haute représentante Federica Mogherini et du Commissaire pour la coopération internationale et le développement Neven Mimica sur la conclusion d’un accord politique à Kinshasa trouvé à 31 décembre 2016.

« Le véritable intérêt de la nation congolaise est de consolider la démocratie dans la paix. Pendant la période de transition, les institutions de l’état tireront leur légitimité à la fois de leur inclusivité et de leur capacité de mettre en œuvre l’accord dans toutes ses composantes, de bonne foi et dans le plein respect de la Constitution et de la résolution 2277 du Conseil de sécurité de l’ONU, en vue de la tenue d’élections en 2017 ».

« L’accord doit permettre rapidement le plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales: trop de victimes et d’arrestations arbitraires ont été constatées ces dernières semaines ».

Les acteurs Européennes ont souligné le rôle de la persévérance de la Conférence épiscopale du Congo d’un engagement constructif des principales forces politiques du pays.

(Source: EEAS)