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#Lille: alerte à la bombe dans le centre ville

Un périmètre de sécurité a été établi autour d’une voiture, près du marché de Noël, contenant trois bonbonnes de gaz.

La vitre arrière de la voiture était cassée et celle-ci n’appartenait pas au personnel du restaurant, c’est la raison pour laquelle la police a décidé de mettre en place un périmètre de sécurité de 400 m autour de cette voiture et de faire évacuer l’établissement ainsi que les habitants des rez-de-chaussée aux alentours

La vitre arrière de la voiture était cassée et celle-ci n’appartenait pas au personnel du restaurant, c’est la raison pour laquelle la police a décidé de mettre en place un périmètre de sécurité de 400 m autour de cette voiture et de faire évacuer l’établissement ainsi que les habitants des rez-de-chaussée aux alentours

«Rassemblement national» au lieu de FN

Marine Le Pen, qui a clôturé le Congrès de refondation du parti ce dimanche après-midi à Lille, va désormais soumettre le nouveau nom «Rassemblement national» au vote des militants.

La marque «FN» appartient désormais au passé. Alors que le Congrès de refondation du mouvement d’extrême droite s’est tenu ce week-end à Lille,  Marine Le Pen a confirmé que parti allait changer de nom. Et elle a révélé la nouvelle appellation qu’elle va soumettre au vote des militants: «Rassemblement national», qui avait déjà été le slogan du FN aux législatives de 1986. «J’ai beaucoup réfléchi et j’ai beaucoup consulté», a-t-elle dit lors de son discours de clôture, sans jamais prononcer les mots «Front national».

« Joie de vivre », à Lille, jusqu’au 17 janvier 2016. #france #lille #culture

« La joie de vivre n’est pas une béatitude, ni la sagesse, et n’en a que faire. C’est la joie la plus simple, la plus pure, la plus anonyme… Elle ne cherche pas à durer. Elle ne cherche rien, ni ne trouve. Elle est sans pourquoi, sans raison, sans but » (André Comte-Sponville, « La Joie de vivre », 2015).

En ces temps troublés, dans le cadre de « Lille 3000 », qu’il est bon de se rendre au « Palais des Beaux-Arts » de Lille, afin de pouvoir profiter, jusqu’au 17 janvier 2016, de sa « Joie de Vivre », titre d’une exposition regroupant des oeuvres évoquant la plénitude de cette joie, de bas reliefs grecs et romains jusqu’aux peintures et photographies contemporaines, mises en valeur par une scénographie divisée en 5 sections: « Sous le Soleil », « Bonheurs: Jeux & Parties de Campagne », « Liens: dans le Cadre familial ou entre Amis », « Liesses: Bals, Carnavals, autres Fêtes & Festins », « Corps joyeux: Exaltations & Sensualités », ainsi que « Rires », … un bien joyeux programme!

Comme l’écrit Martine Aubry, Maire de Lille, « Cette édition de Lille 3000 (sous le thème de la « Renaissance ») … invite à penser et construire un monde meilleur, parce que plus juste, plus doux et plus durable, … pousse à se réjouir des bonheurs et des progrès qui défient la course des crises contemporaines et du marasme ambiant… Le « Palais des Beaux-Arts » (présente) un projet réjouissant et généreux, un projet de nature à (nous) éclairer avec allégresse… Depuis l’Antiquité jusqu’à la création contemporaine, des artistes, dans toutes les disciplines, donnent, en effet, à voir, à apprécier et à ressentir ce que peut être la joie, bonheur collectif ou individuel, … par la volupté des mouvements, et des couleurs, par l’intensité des compositions et des rythmes qui se répondent ou font écho à travers les siècles… Une exposition inédite et jubilatoire ».

"Deux Femmes courant sur la Plage"/Picasso. 1922/(c) Succession Picasso 2015

« Deux Femmes courant sur la Plage »/Picasso/ 1922/(c) Succession Picasso 2015

Dès l’arrivée dans l’atrium, nous découvrons une sculpture, en polyester, de 220 cm de haut, « Nana jaune », à la féminité exacerbée et épanouie, de Niki de Saint-Phalle, offrant, selon les termes de l’artiste « de la joie à un large public ». A proximité, un grand écran attire notre attention, nous présentant quelques minutes de bonheur, grâce à de courts extraits de quelques « feel good movies », du muet au numérique, du burlesque au mélodrame, de l’action à la comédie musicale, comme en dansant sous la pluie, avec Gene Kelly, dans « Singing in the Rain »… D’autres extraits d’Ingmar Bergman, Frank Capra, … nous montrent le bonheur simple, en famille, ou à l’écoute et à la vision de noirs américains interprétant, en dansant, eux aussi, du « negro spiritual », … le tout se terminant avec un « Charlot » souriant, embrassant sa partenaire, avec qui il reprend la route, à pied, vers d’autres aventures!

… Un étage plus bas, un compatriote, Wim Delvoye, nous accueille avec une installation (« The Preservation of flavoured Races in the Struggle for Life »/2005) de 4.000 étiquettes de fromage fondu « La Vache qui rit », présentées dans 114 cadres de 81 x 68 cm, de la naissance de ce produit, en 1921, jusqu’à nos jours, en provenance de nombreux pays, avec traductions en allemand, anglais, arabe, espagnol, grec, italien, néerlandais, …, certaines avec des effigies d’Astérix, Bernard & Bianca, Bugs Bunny, Gérard Depardieu, Gaston Lagaffe, Lucky Luke, Mickey Mouse, Pinocchio, Zinedine Zidane, …

Cette sympathique vache nous ayant, pour le moins, fait sourire, descendons encore d’un étage, où une installation lumineuse, en forme de rayons de soleil, réalisés dans la tradition du « Pop Art », due à Mark Handforth (« Rising Sun »/2.730 x 645 cm/ 2015) nous accueille, posée sur l’entièreté du mur d’entrée de l’exposition temporaire, trait d’union idéal avec la 1ère section, intitulée « Sous le Soleil ».

Un bas relief en marbre, oeuvre d’un sculpteur anonyme du 2ème siècle, nous montre des enfants jouant à la balle, alors que Pierre-Auguste Renoir nous a peint son 3ème fils, Claude, jouant avec des petits soldats de plomb (« Claude Renoir jouant »/1905), au début du 20ème siècle… A toute époque, nous retrouvons le bonheur de jouer, la « joie de vivre » à partir de petits bonheurs, simples et fugitifs, comme celle rendue par ce « Maître Peintre » (1877) du à Jan Verhas, par « Les Loisirs sur Fond rouge » (1940), de Fernand Léger, par cette « Joie de Vivre, Paysage jaune avec petit Sauteur au Milieu » (1949) de Jean Dubuffet, ou cette imposante sculpture, en bronze, de Pablo Picasso, haute de 150 cm, nous dévoilant une « Petite fille sautant à la Corde » (1950), ses pieds ne touchant pas le sol, la corde à sauter constituant la base de l’oeuvre.

Après les « Jeux », les « Parties de Campagne », du « Repas de Noces à Yport » (1886/245 x 355 cm), peint par Albert Fourié, à « Le Banquet » (2011/110 x 130 cm), photographiénpar Isabelle Arthuis, d’un repas à table sous un arbre à un autre, à la plage, assis à même le sol, en passant par des scènes de patinage sur glace, avec « L’Hiver » (1738), de  Nicolas Lancret, et « Les Pâtineurs » (1641), d’Isaac Van Oostade, de cette peinture du 17ème siècle à une photographie du 21 ème siècle.

Arrivés aux « Liens », nous découvrons, notamment, des bébés, tel que celui, réalisé dans un subtil clair obscur, vu par Jean-Honoré Fragonard, avec « Le Berceau » (1760-1765), ou tel que cet autre, réalisé par Yan Pei-Ming, avec « New born, new Life » (2007), ce dernier nous présentant le visage d’un bébé « à la mine joviale et rayonnante, comme un Bouddha, … (donnant) envie de profiter de la vie », … d’un bébé, détail d’une peinture du 18ème siècle, à un autre, dont on ne révèle que le visage, peint à l’aquarelle en hyper gros plan.

La section « Liesses » nous propose, entre autres, Jan Breughel l’Ancien – dont « le bonheur était d’étudier ces moeurs rustiques, ces ripailles, ces amours champêtres qu’il excellait à traduire par son pinceau » (Carel van Mander/ »Le Livre des Peintres/1604) -, avec « La Danse de Noces » (vers 1600), François Watteau, avec « Une Fête au Colisée » (1787-1792), Alexander Van Bredael, avec sa « Fête traditionnelle à Anvers avec le Géant Druon Artigon » (1697) ou encore Guy Peellaert, avec sa photo-montage, témoignage de la « Beatlemania », « Strawberry Fields, The Beatles » (1970-1973).

Pour illustrer « Le Corps joyeux », plusieurs sculptures, en plâtre, d’Auguste Rodin, dont ses « Mains d’Amants », à la sensualité intimiste et tellement audacieuse, s’inscrivant dans sa célèbre série des « mains monuments », et quelques peintures de Pablo Picasso, dont celle retenue pour réaliser l’affiche de l’exposition, « Deux Femmes courant sur la Plage » (1922), sans oublier une photographie de Gérard Rancinan, « Girl meets Girl » (2003/166 x 125 cm), où la « lumière qui irradie l’espace inspire un sentiment de plénitude partagée », et un fameux anachronisme voulu par Hans-Peter Feldmann, en 2014, copiant une oeuvre de François Boucher, « Jeune Fille au Repos », peinte en 1751, … 263 ans plus tôt.

Illustrant les propos de 2 philosophes, l’un du 17ème sièle, Baruch Spinoza: « Le rire est une pure joie », et l’autre du  4ème siècle avant notre aire, Aristote: « Le rire est le propre de l’homme », pour terminer en beauté ce parcours thématique, découvrons la section « Rires ». Nous y attendent, parmi d’autres oeuvres, une photographie, riant à pleines dents, du « Président Barak Obama » (2008/153 x 122 cm), tel que capté par l’oeil de Peter Yang; une peinture au beau sourire, »Femme accordant un Luth » (1624), de Gerrit van Onthorst; une sculpture, en marbre, en clin d’oeil à notre « Manneken Pis » national, « Putto pissant » (1445), due à l’entourage de Michelozzo Michelozzi; ou encore, ultime oeuvre exposée, « Kumo-Kun » (2002), de Takashi Murakami, réalisée en résine et acrylique, séduisante par sa forme en bulle de « manga », se limitant à la tête d’un de ses personnages « kawaï » (« mignon » ou « adorable », en japonais).

L’art s’est, depuis toujours, nourri de ce qui inspire la joie de vivre. Qu’il s’agisse de l’épanouissement du corps ou de l’esprit, l’histoire foisonne d’artistes qui représentent le bonheur. Cette exposition d’une centaine d’oeuvres, de l’Antiquité à l’art contemporain, dressant un joyeux panorama des plaisirs de la vie, est indispensable dans le contexte actuel, pour tout qui veut bien se rappeler toutes les raisons que nous avons de nous réjouir.

Cette exposition se voulant, aussi, littéraire, dans chaque section, nous découvrons des citations, telles que: « Toute joie parfaite consiste en la joie de vivre , et en elle seul » (Clément Rosset), « Et si on ne peut en jouir qu’en vie, la vie est donc un bonheur » (Giacomo Casanova), « La danse … Un minimum d’explications, un maximum d’anecdotes et un maximum de sensations » (Maurice Béjart), « Ce n’est pas une petite peine que de donner du plaisir » (« Voltaire »), ou encore, une des « Pensées diverses » de « Montesquieu », que nous vous invitons à méditer en ce début d’année 2016: « Je m’éveille le matin avec une joie secrète de voir la lumière, je vois la lumière avec une espèce de ravissement, et tout le reste du jour je suis content ».

… Et, surtout, n’oublions surtout pas que « Partout où il y a joie, il y a création: plus riche est la création, plus profonde est la joie » (Henri Bergson/ »L’Energie spirituelle »).

Ouvert les lundis de 14h. à 18h., les mercredis, jeudis et vendredis de 10h. à 18h., les samedis et le dimanches de 10h à 19h.
Prix d’entrée: expo seule: 10€ / 8€/ 7€; expo + collection permanente: 11€ / 9€/ 8€, audios-guide inclus, avec réduction pour tous à partir de 16h.30. Achats en ligne via: expojoiedevivre.pba-lille.fr. Gratuité pour les moins de 12 ans, les demandeurs d’emplois et les bénéficiaires de minimas sociaux. Catalogue édité par le « Palais des Beaux- Arts » de Lille, imprimé, à Gent, chez « Deckers Snoek » (224 p./2015/35€). Site: www.pba-lille.fr.

Yves Calbert.

« Renaissance », à Lille, jusqu’au 17/01/2016. #france #lille #culture

En 2004, Lille devenait, à l’image de Mons, cette année, « Capitale européenne de la Culture », selon le souhait de Martine Aubry, Maire de Lille… Mais, comme elle l’écrit, « le voyage continue ».

Aussi, en 2006, sous la coordination de Didier Fusillier, se créait le concept « Lille 3000 », programmant « Bombaysers de Lille », qui nous emmenait à la découverte de l’Inde, son passé, son présent. En 2009, 20 ans après la chute du mur de Berlin, c’était au tour de « L’Europe XXL », avec, au programme, différents pays de l’ancienne Europe de l’Est, ainsi que la Turquie. Vint ensuite « Fantastic », en 2012, une organisation pleine de surprises, ayant pour but de ré-inventer aussi bien nos vies que Lille et ses environs… Et nous voici en 2015, avec une « Renaissance », qui, en ces années de crise, se veut – à travers 35 expositions et plus de 800 événements pluridisciplinaires, au sein de 77 villes de la métropole – porteuse de l’espoir d’un avenir meilleur pour une société plus optimiste.

Parade d'Ouverture (c) "Fr. 3-Régions"

Parade d’Ouverture
(c) « Fr. 3-Régions »

Au coeur de la programmation, cinq villes qui, confrontées à un moment de leur histoire récente à des faillites, des destructions, des traumatismes, ont dû explorer de nouveaux chemins, inventer de nouveaux comportements:

  • au « Tri postal »: Séoul, 15ème puissance mondiale, mais plus grand taux mondial de suicides.
  • à l’ « Hospice Comtesse »: Phnom Penh, qui se relève de l’extermination voulue par les Khmers Rouges.
  • à la « Gare St.-Sauveur »: Détroit, après des incendies destructeurs, la faillite, …, des fermes urbaines se mettent en place.
  • à la « Maison Folie de Wazemme »: Rio, 18 millions d’habitants, ville du carnaval, du football, des favelas, de la violence.
  • à la « Maison Folie de Moulins »: Eindhoven, qui a perdu 36.000 habitants suite au départ de « Philips ».
A l' "Hospice Comtesse" (c) "Lille Tourisme"

A l’ « Hospice Comtesse »
(c) Pha Lina

Mais, outre l’évocation de la « Renaissance » de ces cinq villes, en vidéos, photographies, peintures, sculptures, installations, …, « Lille 3000 » présente aussi:

  • au « Musée d’Histoire naturelle », jusqu’au 14 juillet, « Textifood », où designers et stylistes proposent des créations réalisée à base de fibres naturelles (provenant d’algues, ananas, bananes, betteraves, bières, café, champignons, citrons, coquillages, crustacés, lin, lotus, maïs, noix de coco, oranges, orties, riz, soja, … Tout simplement, étonnant! …
  • à Villeneuve d’Ascq, au « Lam », jusqu’au 10 janvier: « Là où commence le Jour », à la fois cheminement poétique et voyage initiatique ayant pour thème l’émancipation de l’individu par la connaissance du monde qui l’entoure proposant plus de 150 oeuvres d’une soixantaine d’artistes contemporains, confrontées à un ensemble de dessins, d’estampes, de peintures et de livres anciens instaurant un dialogue entre oeuvres du passé et représentations contemporaines.
  • à Roubaix, à la « Condition publique », jusqu’au 15 novembre: « L’Usine de Films amateurs de Michel Gondry », imaginée et dessinée par des étudiants roubaisiens, qui participent à la construction des 16 décors (magasin textiles, café, métro, cabinet médical, caravane, bicyclette de Paris-Roubaix, …), permettant aux amateurs, avec costumes, accessoires et caméras, de tourner leur court-métrage, en 3 h., selon le protocole de Michel Gondry, qui présenta un projet semblable à  Tokyo, New York, Paris, …
  • à Tourcoing, au « Fresnoy », jusqu’au 13 décembre, « Panorama 17 », à voir en parallèle à l’expo précédente, puisqu’en rapport direct avec le Cinéma, « Le Fresnoy », « Studio national des Arts contemporains », étant, avant tout, un lieu de formation destiné à des étudiants avancés, dont l’objectif 1er est de permettre à de jeunes créateurs de réaliser des œuvres avec des moyens techniques professionnels, sans cloisonnement des moyens d’expression, sous la direction d’artistes reconnus (dont, de 2005 à 2007, la cinéaste Bruxelloise Chantal Akerman, décédée le 05 octobre 2015). Pour la 17ème année, « Panorama » présente les créations, cette année, de 52 artistes de différents pays, nous emmenant en forêt amazonienne, en Autriche, en Colombie, en Iran, au Liban, où ils nous permettent d’entrer dans des mondes nouveaux.
  • à Roubaix, à « La Piscine », jusqu’au 31 janvier, « Chagall, les Sources de la Musique », intitulé donné en référence à l’un des deux grands panneaux décoratifs conçus par Chagall, en 1967, pour le « Metropolitan Opera du Lincoln Art Center », à New York. Il s’agit de la 3ème expo que le Musée roubaisien consacre à Chagall (1887-1985), après la céramique (2007) et le volume (2013). Une superbe exposition prolongeant fort bien celle que notre « Musée des Beaux-Arts » de Bruxelles présenta de février à juin 2015. A noter, dans les anciennes cabines de bain: « Les belles Feuilles », peintes par Mahjoub Ben Bella (°1946/Algérie). Des céramiques belges constituent le sujet d’une 3èm exposition, alors qu’une 4ème, à l’étage, nous présente, jusqu’au 03 janvier, 24 peintures (2008) relatant la guerre des tranchées, telle que vue par François Boucq (°1955/Lille), auteur de bandes dessinées, illustrant, avec un réalisme assez cru, des textes écrits en 1916.
  • à Tourcoing, au « MUba », jusqu’au 31 janvier, « Chagall, de la Palette au Métier », présentant une confrontation entre des tapisseries réalisées par Yvette Cauquil-Prince (1928-2005) et les lithographies de Chagall dont elle s’est inspirée.
  • au « Tri Postal », « Tu dois changer ta Vie », une expo conçue comme un parcours artistique, une expérience à vivre pour découvrir de nouvelles formes, de nouveaux sons, des propositions de modes de vies et de manières d’être, nous entraînant, parfois, à être acteurs au sein même de l’exposition, où, pour la première fois, des oeuvres sont aussi proposées au sous-sol.
  • « last but not least, au « Palais des Beaux-Arts », jusqu’au 10 janvier, « Joie de Vivre », nous prouvant que l’art joue un rôle important dans la représentation du bonheur. Hédonisme, gaieté, sensualité, plaisirs du corps ou de l’esprit, l’histoire des arts foisonne d’artistes qui ont su, à travers la peinture, le dessin, la sculpture témoigner de ce qui inspire la joie de vivre. Au total, une centaine d’oeuvres, présentées en 6 sections, nous rappelle toutes les raisons que nous avons de nous réjouir. Grâce en soit rendue aux 71 artistes exposés, de ceux, anonymes, de l’antiquité grecque jusqu’à ceux nés au 20ème siècle (de Saint Phalle, Delvoye, Dubuffet, Lichtenstein, …) en passant par J. Brueghel l’Ancien, Dufy, Fragonard, Hals, Léger, Munch, Picasso, Renoir, Rodin, van Hontorst, Véronèse, Wateau, … « Partout où il y a joie, il y a création: plus riche est la création, plus profonde est la joie » (Henri Bergson/ »L’Énergie spirituelle »).
"Femme au Luth" (C) Geerit Von Honthorst Palais des Beaux-Arts

« Femme au Luth » de Gerrit van Honthorst, (c) « Adagp »,
au Palais des Beaux-Arts

Mais « Renaissance », ce sont aussi les « Métamorphoses » urbaines, parmi lesquelles notons celle qui nous accueille, au sortir du train, en gare ferroviaire de « Lille-Flandres »: « Meteoros », de Lucy et Jorge Orta, nous proposant leurs nuages, sur lesquels des personnages sculptés évoluent. De cette gare à l’ « Opéra », la « Rambla brésilienne » 12 grands totems représentant autant d’écoles de « samba » du « Carnaval de Rio », éléments de chars quittant le Brésil pour la 1ère fois, après avoir défilé sur le célèbre « Sambodrome », cher à tous les « Cariocas ». Cent mètres plus loin, sur la Grand’ Place, « JR » présente « Unframed », un collage, sur le thème de l’immigration, investissant toute la façade des bureaux de nos collègues de « La Voix du Nord ».

Le saviez-vous, à Lille se trouve l’avenue du Peuple belge et, dans son parking « Vinci », nous découvrons « Traffic », une voiture d’un nouveau genre, portée par 24 jambes, en appel aux mondes étranges, due à Théo Mercier. A quelques mètres de là, la cour de l’ « Hospice Comtesse » nous dévoile « Breathing Flower », une fleur géante en plastique, oeuvre de l’artiste coréen Choi Jeong Hwa, qui expose d’autres « Gonflables », devant le Quai du Wault (« White Lotus »), à la « Vieille Bourse » (« Fruit Tree »), à « Euralille » (« Love me ») et à la Mairie (« Flower Chandelier »).

Notons encore que lors des inaugurations officielles, avant la « Parade d’Ouverture », aux accents brésiliens du « Carnaval de Rio », le 26 septembre, de nombreuses personnalités étaient présentes, dont l’Ambassadeur en France de la Corée du Sud, du Ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Rudy Demotte, de nos Ministres d’Etat, Elio Di Rupo, particulièrement applaudi, et  Stefaan De Clerck, ce dernier ayant accueilli, à Kortrijk, alors qu’il en était le Bourgmestre, une édition de « Futurotextiles », proposée par « Lille 3000 ».

Concluons avec Martine Aubry, en souhaitant que son propos puisse être entendu par Elke Sleurs, notre Secrétaire d’Etat aux « grandes Villes » et à la « Politique scientifique »: « La culture donne du bonheur aux gens. Elle nous permet de nous rassembler et de nous ouvrir au monde… Nous n’avons pas les moyens de nous priver de la culture qui favorise nos émotions et notre humanisme, en même temps qu’elle nous pousse à questionner notre monde et ses dérives. Pendant 4 mois, vivons donc intensément dans un esprit résolument politique, en partageant de belles émotions artistiques et en nous rassemblant autour de grands moments… Vivons donc intensément cette saison qui se veut porteuse de renouveau intellectuel, artistique et sociétal, comme le fut l’historique Renaissance ».

Ainsi le souffle du renouveau continue à Lille et dans sa métropole, ainsi  qu’à Mons et dans ses environs, dans le cadre de « Mons 2015 », dont le thème actuel, « Renaissance », est commun à celui de Lille, et qui, elle aussi, conformément aux souhaits de son Bourgmestre, Elio Di Rupo, entend bien présenter, tous les 2 ou 3 ans, un programme culturel de grande importance… « En 2015, Mons est lilloise, Lille est montoise. Et toi? …

Pour connaître les jours et heures d’ouvertures des expositions, les événements programmés, ainsi que les prix d’entrées, consultez: http://www.renaissance-lille.com

Yves Calbert.