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Wallonie: foyers privés d’eau potable

Bruxelles 21.07.2021 Il reste encore 1650 foyers privés d’eau potable en Wallonie, Belgique. L’eau est revenue sur l’ensemble du territoire des communes de Pepinster et de Dison, a indiqué mercredi, le 21 juillet, la Société Wallonne Des Eaux. Dans les réseaux concernés par des eaux sales ou troubles, l’eau du robinet ne peut pas être utilisée à des fins alimentaires même bouillie.

La SWDE préconise une utilisation limitée aux besoins des sanitaires (WC) et à l’hygiène corporelle si l’eau est légèrement trouble. Les communes concernées sont les suivantes : En province de Namur : Celles (Houyet) ; Dave -partie haute de l’entité (liste des rues) où l’eau est actuellement coupée pour des opérations de rinçage ; Ham-sur-Sambre (Jemeppe-sur-Sambre). La situation est à présent rétablie sur le village de Rivière (Profondeville), dans la zone de Lustin bas et à Floriffoux.

Là où l’eau a été déclarée potable, une odeur de chlore un peu plus forte que d’habitude pourrait apparaître au robinet. Cela ne présente aucun risque pour la santé, selon la SWDE. Certaines communes connaissent des manques partiels d’eau, mais la qualité de l’eau du robinet n’est pas altérée.

En province de Liège, la situation est revenue à la normale sur l’ensemble de Pepinster et de Dison. En province de Namur, la situation est redevenue normale sur l’ensemble de Profondeville. La SWDE prévient que dans les prochains jours, des incidents pourraient encore survenir sur son réseau de distribution dans les zones impactées par les inondations. Les conduites enterrées ont peut-être été endommagées. Ce fait, combiné à leur importante sollicitation pour les opérations de nettoyage pourrait entraîner une multiplication des fuites.

Belgique: le bilan des inondations

Le bilan des inondations meurtrières qui ont frappé la Belgique en fin de semaine dernière s’alourdit encore ce dimanche: on dénombre désormais 31 morts et 163 personnes sont toujours présumées portées disparues, selon un nouveau bilan du centre de crise. Un bilan qui risque encore de s’alourdir dans les prochaines heures.

Le centre de crise encourage par ailleurs les citoyens qui n’ont pas encore eu de contacts avec leurs proches à se signaler le plus rapidement possible aux services de secours. « Si vous êtes sans nouvelles d’un proche, nous vous invitons à prendre contact avec votre zone de police locale qui rassemble les informations sur les personnes disparues », indiquent les autorités.

À l’heure actuelle, le danger n’est plus imminent dans les zones touchées. Les opérations de sauvetage sont terminées mais des opérations de recherche sont toujours en cours dans un certain nombre de zones, ajoutent-elles en soulignant que « les importants travaux de nettoyage et l’estimation des dégâts matériels sont maintenant au centre des préoccupations ».

Le centre de crise avance par ailleurs une série de conseils pour les sinistrés qui voudraient rentrer chez eux. «N’entrez que si la lumière du jour est suffisante; portez des bottes en caoutchouc s’il y a plus de 5 cm d’eau afin d’éviter les risques d’électrocution ou de coupures et quittez les lieux si vous sentez une odeur de gaz», explique-t-il.

Les autorités rappellent enfin le numéro d’information gratuit 1771 pour les questions sur les démarches à entreprendre et assurent que le moyen le plus simple d’aider reste d’effectuer un don sur le compte de la Croix-Rouge BE70 0000 0000 2525 ou de s’inscrire sur la plateforme des volontaires de crise de la Croix-Rouge.

État islamique revendique le massacre à Liège

«L’auteur de l’attaque de la ville de Liège en Belgique est un soldat de l’Etat islamique», a affirmé le groupe dans un communiqué publié par Amaq sur l’application Telegram.

Selon l’EI, «il a mené l’attaque en réponse aux appels pour cibler les pays de la coalition» internationale dirigée par les Etats-Unis, qui lutte contre le groupe djihadiste principalement en Syrie.

Tuerie à Liège d’un récidiviste radicalisé en congé pénitentiaire

Deux policiers et le passager d’une voiture ont été tués à la suite de la fusillade à Liège. Deux autres policiers ont été blessés, indique la police. L’auteur des tirs a été abattu.

0h30, un individu porteur d’une arme blanche a pris en filature deux policiers dans le centre-ville de Liège, a indiqué mardi le procureur du Roi liégeois, Philippe Dulieu, lors d’une conférence de presse à l’hôtel de police de Liège. « Il a attaqué dans le dos les deux policiers et leur a asséné plusieurs coups de couteau. Il s’est ensuite emparé de leurs armes de service et a fait feu sur les deux agents, qui sont décédés. L’assaillant a ensuite continué à pied et s’est attaqué à une personne se trouvant dans sa voiture, un jeune homme de 22 ans, a précisé le procureur du Roi. Il a perdu la vie. »

L’homme est ensuite entré dans l’athénée Léonie de Waha où il a pris en otage une employée. Le peloton anti-banditisme (PAB) est alors intervenu. L’individu a « fait une sortie » en ouvrant le feu vers les policiers, en blessant certains aux jambes. L’homme a finalement été abattu.

Agé de 36 ans et originaire de Rochefort, Benjamin Herman a pu obtenir une permission de sortie ce lundi de la prison de Lantin à Liège. Le détenu a pu quitter la prison pour quelques heures, dans le cadre de la préparation à sa réinsertion.

L’homme n’avait donc pas été libéré et n’était pas non plus en congé pénitentiaire. Il aurait été emprisonné pour des faits de droit commun. Il aurait commis un acte délictueux en province de Luxembourg, la nuit dernière.

Présente lors de la fusillade, une journaliste de la RTBF raconte: « En venant des Guillemins, au feu rouge à l’angle Boulevard d’Avroy – Boulevard Piercot, j’ai entendu au moins 5 coups de feu. Deux personnes ont commencé à courir, depuis un café du quartier vers le Parc d’Avroy. J’ai vu un homme avec une arme à feu qu’il pointait vers les gens qui couraient. Il portait une casquette noire, un haut noir et une sacoche à la taille ».

France d’abolir les exemptions fiscales pour les ports

La Commission européenne a demandé à la Belgique et à la France d’abolir les exemptions de l’impôt sur les sociétés accordées à leurs ports, de manière à aligner leurs régimes fiscaux sur les règles de l’UE en matière d’aides d’État. Les bénéfices des opérateurs portuaires doivent être taxés selon les lois nationales normales relatives à l’impôt sur les sociétés afin d’éviter des distorsions de la concurrence.

La Commission a également demandé des informations aux États membres et continue d’évaluer le fonctionnement et la taxation de leurs ports pour assurer des conditions de concurrence loyales dans le secteur portuaire de l’UE.

«Les ports sont des infrastructures essentielles pour la croissance économique et le développement régional. Récemment, la Commission a introduit de nouvelles règles pour épargner aux États membres du temps et des difficultés lorsqu’ils investissent dans des ports et aéroports, tout en préservant la concurrence. Dans le même temps, les décisions de la Commission concernant la Belgique et la France – comme précédemment celle concernant les Pays-Bas – montrent clairement que les exemptions injustifiées de l’impôt sur les sociétés pour les ports distordent les conditions de concurrence équitables et loyales. Ces exemptions doivent disparaître» – Mme Margrethe Vestager, commissaire chargée de la politique de concurrence, a déclaré à ce propos.

En Belgique, toute une série de ports maritimes et fluviaux (notamment les ports d’Anvers, de Bruges, de Bruxelles, de Charleroi, de Gand, de Liège, de Namur et d’Ostende, ainsi que les ports situés le long des canaux de la province du Hainaut et de Flandres) ne sont pas assujettis, selon le droit belge, au régime général d’imposition des sociétés. Ces ports sont imposés selon un autre régime, fondé sur une assiette et des taux différents. Il s’ensuit que le taux d’imposition appliqué aux ports belges est globalement inférieur à celui des autres entreprises qui exercent leurs activités en Belgique.

La plupart des ports français, notamment les 11 «grands ports maritimes» (les ports de Bordeaux, Dunkerque, La Rochelle, Le Havre, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire et Rouen, ainsi que la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique et La Réunion), le «port autonome de Paris» et les ports exploités par des chambres de commerce et d’industrie, sont totalement exonérés, selon le droit français, de l’impôt sur les sociétés.

La Commission considère que les exemptions de l’impôt sur les sociétés accordées aux ports belges et français leur procurent un avantage concurrentiel, en violation avec les règles de l’UE sur les aides d’État. En particulier, les exemptions fiscales ne poursuivent pas un objectif clair d’intérêt public, tel que la promotion de la mobilité ou le transport multimodal. Les économies fiscales générées peuvent être utilisées par les opérateurs portuaires pour financer tout type d’activité ou pour subventionner les prix facturés par les ports à leurs clients, au détriment des concurrents et de la concurrence loyale.

Les deux décisions de la Commission indiquent clairement que si les opérateurs portuaires tirent des bénéfices d’activités économiques, celles-ci doivent être taxées selon les lois fiscales nationales normales pour éviter les distorsions de concurrence.

La Belgique et la France ont à présent jusqu’à la fin de 2017 pour prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à l’exemption fiscale de manière à assurer que, à partir du 1er janvier 2018, tous les ports soient soumis aux mêmes règles d’imposition des entreprises que toutes les autres sociétés.

Étant donné que l’exemption de l’impôt sur les sociétés pour les ports existait déjà avant l’adhésion de la France et de la Belgique à l’UE, ces mesures sont considérées comme «aides existantes» et la Commission ne peut pas demander à la Belgique et à la France de récupérer les aides déjà accordées.