Archives des étiquettes : Libye

Turquie-Libye: la France demande le débat

La France estime que l’Union européenne (UE) doit ouvrir une “discussion de fond sans tabou ni naïveté” sur ses relations avec la Turquie, a déclaré le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian le 24 juin.

Les relations entre Paris et Ankara se sont dégradées ces dernières semaines, notamment sur le conflit en Libye ou les explorations turques de gisements gaziers en Méditerranée orientale.

La diplomatie francaise estime indispensable que l’Union européenne ouvre très vite une discussion de fond, sans tabou, sans naïveté sur les perspectives de la relation future de l’UE avec Ankara et que l’UE défende fermement ses propres intérêts car elle en a les moyens”, a déclaré Jean-Yves Le Drian lors de la séance des questions au gouvernement devant le Sénat.

“Il faut des clarifications sur le rôle que la Turquie entend jouer en Libye où j’estime que nous assistons à une syrianisation de la Libye puisque l’intervention militaire de la Turquie se fait par des supplétifs syriens”, a-t-il poursuivi.

Nouvelle mission UE en Libye

Les ministres des Affaires étrangères des pays de l’Union européenne se sont mis d’accord pour lancer une nouvelle mission aéronavale visant à empêcher l’acheminement d’armes en Libye.

L’accord, annoncé par le chef de la diplomatie italienne, Luigi Di Maio, a été rendu par possible par la décision de l’Autriche de lever son veto à ce projet.

“L’Union européenne s’engage sur une mission aérienne et navale, avec une composante terrestre, pour bloquer les armes et l’acheminement d’armes en Libye, a dit le ministre italien.

Cette mission, a-t-il précisé, sera déployée sur la partie orientale de la côte libyenne, où se concentrent les trafics d’armes ver  l‘Armée nationale libyenne (LNA) dirigée par le maréchal Khalifa Haftar. Une demi-douzaine d’avions et de bateaux devrait y participer.

Les Vingt-Sept, inquiets face à l’aggravation de la crise en Libye, étaient convenus le mois dernier de la nécessité d’une mobilisation européenne afin d’éviter une nouvelle escalade de la situation.

Mais les réticences autrichiennes freinaient toute avancée, Vienne redoutant que les bâtiments européens déployés en Méditerranée orientale ne prennent en charge des migrants tentant de rejoindre les rives européennes.

Sarkozy-Libye: Hortefeux est « soulagé »

L’ancien ministre de l’Intérieur, Brice Hortefeux, a conservé jeudi son statut de témoin assisté dans le dossier du financement de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, selon son avocat Me Jean-Yves Dupeux.

Les juges d’instruction en charge du dossier, qui auditionnaient Brice Hortefeux en matinée, n’ont pas considéré qu’il y avait suffisamment de preuve pour le mettre en examen, a dit l’avocat précisant que son client était “soulagé”.

“Pour un homme public, être mis en cause, pire, être mis en examen dans une affaire judiciaire importante, c’est presque, avant tout, une présomption de culpabilité et là, il n’a pas été mis en examen, et par conséquent, il est resté témoin assisté”, a dit Me Jean-Yves Dupeux aux journalistes .

Macron critique « l’enfermement » des migrants en Liby

Président Macron a exhorté la Libye à mettre fin à “l’enfermement” des migrants en transit sur son territoire et à les “mettre en sécurité” après des bombardements de camps de réfugiés dans ce pays plongé dans le chaos.

“Nous avons une priorité qui est humanitaire, qui est la situation aujourd’hui en Libye, a déclaré Emmanuel Macron à l’Elysée à l’issue d’un entretien avec Filippo Grandi, Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés, et António Manuel de Carvalho Ferreira Vitorini, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

Nous avons assisté en effet à des bombardements de camps de réfugiés, nous avons encore eu ce matin des attaques qui ont été faites à l’encontre des camps et de bâtiments du Haut commissariat aux réfugiés (HCR), une situation extrêmement préoccupante qui menace chaque jour la vie des réfugiés”, a-t-il souligné.

“C’est une demande insistante de la France à l’égard des autorités libyennes de mettre fin à l’enfermement (…) de ces populations et de permettre en lien avec le HCR, l’OIM et l’ensemble des forces en présence, que ces personnes qui sont en transit puissent être mises en sécurité”, a-t-il ajouté.

ONU appele à cessez-le-feu en Libye

Le Conseil de sécurité de l’ONU a appelé à un cessez-le-feu urgent en Libye dans un communiqué soutenu par les Etats-Unis et qui condamne, quatre jours après, l’attaque meurtrière d’un camp de migrants près de Tripoli.

« Les membres du Conseil de sécurité soulignent la nécessité pour toutes les parties d’urgemment procéder à une désescalade et s’engager dans un cessez-le-feu », selon le communiqué négocié pendant une réunion le 3 juillet mais dont l’adoption a été retardée par Washington sans raison apparente.

GI dénonce SOS Méditerranée

Des militants de Génération Identitaire, se sont introduits dans les locaux marseillais de l’organisation humanitaire SOS Méditerranée, dont le navire Aquarius porte secours aux migrants illégaux au large des côtes de la Libye.

De source policière, on précise qu’une vingtaine de personnes ont été interpellées et placées en garde à vue notamment pour des faits présumés de violences volontaires.

“Le siège de SOS Méditerranée a été attaqué ce vendredi par une dizaine de militants identitaires. Le personnel est sain et sauf, mais sous le choc”, a précisé l’ONG sur son Twitter.

France condamne l’escalade de violence à Tripoli

Paris, Rome, Washington et Londres ont dénoncé  “l’escalade persistante de la violence” dans la capitale libyenne Tripoli et appelé à un arrêt des combats, dans une déclaration conjointe transmise par le ministère français des Affaires étrangères par voie de communiqué.

Tripoli est depuis plusieurs jours le théâtre d’affrontements meurtriers entre milices rivales.

Les gouvernements de la France, des Etats-Unis, de l’Italie et du Royaume-Uni condamnent fermement l’escalade persistante de la violence à Tripoli et dans ses alentours qui a fait de nombreuses victimes”, peut-on lire dans ce communiqué.

 

Raffarin: notre justice ne semble pas sereine

L’ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a dénoncé une mise en scène “spectaculaire” de la garde à vue de Nicolas Sarkozy, regrettant avec d’autres responsables de droite que la justice ne soit pas “sereine” dans les dossiers politiques.

L’audition de l’ancien chef de l’Etat a repris mercredi matin à 08h00 (07h00 GMT) dans le cadre de l’enquête sur le présumé financement libyen de sa campagne électorale de 2007, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

“Dans les affaires politiques, notre justice ne semble pas sereine”, a réagi sur franceinfo Jean-Pierre Raffarin, qui s’est retiré en 2017 de la vie politique française.

“Pourquoi tout ce spectacle?”, s’est-il interrogé, précisant qu’il avait “décidé de ne pas avoir de doutes sur l’innocence” de Nicolas Sarkozy.

“Nicolas Sarkozy a toujours affiché sa totale disponibilité auprès de la justice française, et a toujours démenti point par point tout ce qui lui a été reproché. On parle des comptes de la campagne de 2007. Ils ont été validés par la commission des comptes de campagne”, a-t-il fait valoir.

Le contrôle des flux migratoires

Sur la carte migratoire de l’Afrique, plusieurs points devraient bientôt être marqués d’une croix. Notamment au Niger et au Tchad, pays de transit de la plupart des émigrés subsahariens.

Leurs présidents respectifs, Mahamadou Issoufou et Idriss Déby, étaient invités ce lundi, 28.08.2017, à l’Elysée en compagnie des chefs de gouvernement allemand, italien, espagnol et libyen, et de la Haute-représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini.

Un mini-sommet sahélo-européen dont le format hybride préfigurent le thème des discussions : «Le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires.»

A fin de bloquer la frontière sud de la Libye il faut  des investissements colossaux, chiffrés par Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, à 20 milliards de dollars sur 20 à 25 ans. À titre de comparaison, l’UE avait mis 1,8 milliard d’euros sur la table pour le développement de l’Afrique lors de son sommet sur les migrations de 2015 à La Valette (Malte).

Mais l’Europe est bien consciente du rôle stratégique de la Libye, devenue la principale voie de migration en Méditerranée depuis que la route passant par la Grèce et la Turquie s’est tarie : près de 100 000 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l’année (2 400 auraient péri) et côté français on surveille de près la hausse des francophones (Ivoiriens, Guinéens…) parmi ces migrants.

Pour fermer cette route, l’UE a formé une centaine de garde-côtes libyens cet hiver, l’Italie leur a fourni des vedettes pour patrouiller dans l’idée de renvoyer les migrants en Libye, où se pose alors la délicate question des droits de l’homme.

Un sommet sur l’immigration illégale

Un sommet sur l’immigration s’ouvre ce lundi, 28.08.2017, après-midi à l’Elysée.

 

Le président Macron recevra ses homologues tchadien, Idriss Déby, et nigérien, Mahamadou Issoufou. Invités également, la chancelière allemande Angel Merkel, la chef de la diplomatie européenne Frédérica Moghérini, le président du conseil italien Paolo Gentiloni, le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy ainsi que le chef du gouvernement d’Union nationale de Libye, Fayez Al Sarraj.

Un sommet qui intervient alors que cet été, Emmanuel Macron a souhaité la création de hotspots en Afrique, des centres d’enregistrement des demandeurs d’asile pour limiter les flux migratoires illégaux, les morts en méditerranées et les détentions inhumaines de migrants en Libye.

 

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