Archives des étiquettes : liberté

Marion Maréchal: une société de défiance

L’allocution d’Emmanuel Macron annonçant la mise en place d’un pass sanitaire vous a fait réagir vivement. Que craignez-vous?

Marion Maréchal: Un véritable changement de société, où la norme n’est plus la liberté mais la contrainte, où la solidarité nationale s’efface au profit d’une société de défiance et de contrôle, où la culpabilisation et la délation sont devenues la norme dans les rapports sociaux. L’émergence d’une société de la suspicion divisée entre les “bons” et les “mauvais” citoyens où l’Etat, plutôt que d’apporter des réponses sur le plan hospitalier, industriel et technologique dans le cadre de la lutte contre l’épidémie, organise la relégation sociale et le licenciement massif des récalcitrants.

Il y a encore deux ans, le secret médical était considéré comme sacré, sa violation était criminalisée. Et maintenant, on devrait justifier de son état de santé à un inconnu pour avoir le droit de prendre un café en terrasse? Il y a une dérive évidente, avec une radicalisation de ceux qui détiennent les instruments de pouvoir.

UE: sanctions contre la Turquie

La France va plaider en faveur des mesures restrictives au niveau européen contre la Turquie à l’heure où les tensions entre l’UE et Ankara montent sur de nombreux points de contentieux, a déclaré le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune selon Agénce France-Presse (#AFP).

« Le président Erdogan repousse chaque jour les frontières de l’inacceptable. Nous avons trop longtemps été naïfs. La Drapeau de la France a été le fer de lance de la prise de conscience Drapeau de l’Union européenne. La solidarité Drapeau de l’Union européenne exprimée montre un nouveau consensus vers une position de fermeté» Clément Beaune a souligné.
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Président Erdogan a appelé lundi, le 26 octobre, ses concitoyens à boycotter les produits français, quelques jours après le rappel par Paris de son ambassadeur à Ankara après que le chef de l’État turc eut mis en cause la «santé mentale» de son homologue français.

La Turquie reproche au président Emmanuel Macron d’avoir exprimé son soutien à la liberté de caricaturer le prophète Mahomet, lors d’un hommage à Samuel Paty, l’enseignant français tué par décapitation pour avoir montré des caricatures de Mahomet en classe.

Internet menacé par surveillance autoritaire

Symbole d’une globalisation sans limite, moteur d’une démocratisation accélérée, l’internet a nourri les plus grands espoirs de liberté. Or aujourd’hui, cette liberté recule. Il suffit de constater les mesures envisagées par le parlement russe –  Douma – devant permettre de débrancher le réseau internet national du monde extérieur.

Ces jours-ci, l’Inde du premier ministre Narendra Modi veut obliger les Facebook, Google, Twitter voire TikTok à installer des outils de contrôle pour bloquer des informations qu’elle juge « illégales ». Elle envisage de sommer de retirer des contenus susceptibles d’inciter à la haine, de violer la sphère privée.

« C’est extrêmement inquiétant. Nous allons attaquer ces mesures devant la justice quitte à monter à la Cour suprême. On est en train d’introduire un système de surveillance autoritaire à la chinoise. Cela peut provoquer des dommages considérables à la capacité d’innovation de l’Inde», Directeur de l’Internet Freedom Foundation à New Delhi, Apar Gupta confie au Temps.

La loi ‘fake news’ suscite l’inquéitude

Durant ses vœux à la presse, Emmanuel Macron a annoncé un futur projet de loi visant à combattre la propagation des «fake news» – les articles de désinformation – sur Internet. «J’ai décidé que nous allions faire évoluer notre dispositif juridique pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles» en «période électorale», explique le président de la République. Emmanuel Macron pointe du doigt les réseaux sociaux.

« C’est vous journalistes qui êtes les premiers menacés par cette propagande. Elle adopte votre ton […] votre vocabulaire. Parfois même, elle recrute parmi vous», a-t-il déploré ajoutant qu’elle était « parfois même financée par certaines démocraties illibérales ». Il a ensuite assuré les journalistes personnellement conviés à l’événement, auquel RT France n’était pas invité, qu’ils restaient des «tiers de confiance».

Mais une loi pour « protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles » est-elle la solution ? Emmanuel Macron a promis un texte sur le sujet dans les semaines à venir.