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Brexit: une bonne chance d’accord

Les chefs des négociations, Michel Barnier pour l’UE et David Frost pour le Royaume-Uni, doivent se retrouver le 9 novembre à Londres.

Interrogé par la BBC, le ministre des Affaires étrangères Dominic Raab a déclaré qu’il existait une “bonne chance d’accord” à condition que les Européens fassent preuve de “souplesse” sur ces deux dossiers.

« Les grandes lignes sont assez claires. Il ne reste plus qu’à le faire” : Boris Johnson s’est voulu optimiste, dimanche, sur les chances de parvenir à un accord commercial entre l’Union européenne et le Royaume-Uni, alors que les deux parties doivent reprendre leurs négociations la semaine prochaine.

“J’ai toujours été un grand adepte d’un accord commercial avec nos amis et partenaires européens”, a assuré le Premier ministre britannique devant des journalistes.

“Je pense qu’il ne reste plus qu’à le faire, les grandes lignes sont assez claires. Il nous faut juste continuer et faire tout notre possible. Je l’ai dit hier (samedi) à (la présidente de la Commission européenne) Ursula Von der Leyen. Et elle est totalement d’accord avec moi.”

A l’issue de leur entretien, Boris Johnson et Ursula Von der Leyen ont constaté que les deux parties n’avaient toujours réussi à avancer sur les principaux points de blocage des discussions : l’égalité de traitement économique et la pêche.

Les discussions visent à parvenir à un compromis pour encadrer les relations entre les deux blocs après la fin, le 31 décembre, de la période de transition qui a suivi la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, mais le temps est de plus en plus limité.

Les députés européens ont souligné qu’un accord devrait être conclu à la mi-novembre pour pouvoir être ensuite ratifié par le Parlement européen.

“Au point où nous en sommes dans les discussions, cela paraît de plus en plus improbable”, a confié un responsable du Parlement.

Barnier: «aucun progrès» de négociations

Après une nouvelle semaine de négociations, l’UE et Royaume-Uni semblent exactement au même point qu’avant la pandémie. Et c’est un négociateur européen, Michel Barnier, quelque peu déconcerté, qui l’a encore répété vendredi le 5 mai:

«Il n’y a eu quasiment aucun progrès.» Sur les conditions de concurrence équitable, sur le mode d’accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques ou encore sur la gouvernance générale de la future relation, tout semble opposer les deux partenaires.

Or ce dernier cycle est particulièrement symbolique: c’est en juin que les deux parties doivent décider si elles se donnent plus de temps pour conclure, en allongeant la période actuelle de transition.

Le scénario d’un « no deal » prend donc de plus en plus d’épaisseur. Pour l’éviter, Londres pourrait théoriquement demander, avant le 30 juin, un prolongement des discussions d’un an voire deux ans, si nécessaire. Sauf que le Premier ministre britannique Boris Johnson a toujours rejeté cette option.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre Boris Johnson et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

Dès lors, la marge de manoeuvre pour empêcher une sortie sans accord devient extrêmement limitée. Certains experts estiment qu’une initiative politique de haut niveau est nécessaire et misent notamment sur la rencontre prévue ce mois-ci entre BoJo et la Présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen. Le Conseil européen des 18 et 19 juin pourrait aussi être un moment propice à des avancées. Reste qu’à Bruxelles comme à Londres, la crise liée au nouveau coronavirus est devenue la priorité, faisant passer le Brexit au second plan.

UE: assouplissement des règles budgétaires

La Commission propose aujourd’hui d’activer la clause dérogatoire générale du pacte de stabilité et de croissance (PSC), dans le cadre de sa stratégie de réaction rapide, énergique et coordonnée à la pandémie de coronavirus. Une fois approuvée par le Conseil, cette activation permettra aux États membres de prendre des mesures afin de faire face de manière adéquate à la crise, tout en dérogeant aux obligations budgétaires qui s’appliqueraient normalement au titre du cadre budgétaire européen.

Cette proposition est une mesure importante que prend la Commission pour tenir son engagement: utiliser tous les instruments de politique économique dont elle dispose afin d’aider les États membres à protéger leurs citoyens et à atténuer les conséquences socio-économiques extrêmement négatives de la pandémie.

Mme Ursula von der Leyen a déclaré ce qui suit: «Aujourd’hui, nous proposons d’utiliser au maximum la flexibilité autorisée par nos règles pour permettre à nos gouvernements nationaux d’apporter un soutien à tous les niveaux — au personnel et aux systèmes de santé ainsi qu’aux personnes si gravement touchées par la crise. Je souhaite m’assurer que nous faisons face le mieux possible aux dimensions humaines et socio-économiques de la pandémie de coronavirus.»

La pandémie de coronavirus est un choc majeur pour les économies européenne et mondiale. Les États membres ont déjà adopté ou sont en train d’adopter des mesures budgétaires afin d’accroître la capacité de leurs systèmes de santé et de venir en aide aux citoyens et aux secteurs particulièrement touchés. Ces mesures, conjuguées à la baisse de l’activité économique, contribueront à accroître considérablement les déficits budgétaires.

La Commission demande au Conseil d’approuver sa proposition le plus rapidement possible.

La Commission est prête à prendre les autres mesures qui s’imposeront au vu de l’évolution de la situation.