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Sylvie Goulard la candidate commissaire européenne

La France a proposé Sylvie Goulard, éphémère ministre des Armées au début du quinquennat d’Emmanuel Macron, comme candidate pour la Commission européenne.

Emmanuel Macron a transmis sa proposition  à la future présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a précisé l’Elysée. La France a livré le nom de sa candidate avec retard, la date limite étant fixée au 26 août.

L’Elysée souhaiterait obtenir un portefeuille reflétant une de ses priorités politiques, comme le commerce ou le climat, déclarait-on le mois dernier de source française.

Il revient désormais à la présidente de la Commission d’accepter ou réjeter les dossiers soumis par les Etats membres de l’UE puis d’attribuer aux candidats retenus un portefeuille dans l’équipe qui entrera en fonctions le 1er novembre prochain.

 

Enquête contre Eric Drouet

Le parquet de Paris a annoncé vendredi le 6 décembre l’ouverture d’une enquête contre Eric Drouet, l’un des initiateurs des Gilets jaunes, pour avoir dit qu’il était prêt à envahir l’Elysée.

Ce chauffeur routier avait déclaré sur Facebook que la manifestation de ce samedi à Paris devait être “l’aboutissement final” du mouvement des “Gilets jaunes” : “Samedi c’est l’Elysée (…). Il faudra vraiment que samedi (…) on avance en direction de l’Elysée”, ajoutait-il.

Invité d’une émission de BFMTV, il avait récidivé et assuré que “tous les gens veulent aller là-haut” parce que c’est “le symbole de ce gouvernement”.

Prié de dire ce qu’il ferait s’il parvenait au portail du palais présidentiel, où réside Emmanuel Macron, il avait ajouté : “Eh bien on rentre dedans (…). Les gens veulent y aller pour être écoutés.”

 

Hommage aux forces de l’ordre

Emmanuel Macron a demandé à Edouard Philippe de recevoir des représentants des manifestants et les chefs des partis représentés au Parlement, après les violences samedi en marge des manifestation des Gilets jaunes, a annoncé l’Elysée.

« Dans un souci constant de dialogue, le président de la République a demandé au Premier ministre de recevoir les chefs de partis représentés au Parlement ainsi que des représentants des manifestants« , a déclaré Emmanuel Macron.

Le président a rendu hommage aux forces de l’ordre et rencontré des commerçants sur l’avenue Kleber, en partie vandalisée. Parfois applaudi, Emmanuel Macron a aussi essuyé les huées d’une foule de plus en plus nombreuse. « Macron démission », ont scandé à plusieurs reprises des Gilets Jaunes.

 

 

 

France doit « mieux partager » les frais de l’Otan

Donald Trump a déclaré au cours de son entretien avec Emmanuel Macron, qu’il estimait que Paris et Washington étaient “sur la même ligne”, a rapporté une source à l’Elysée , au lendemain d’un tweet du président américain visant des propos de son homologue français.

A peine arrivé à Paris vendredi soir (9/11), Donald Trump avait fustigé les propos d’Emmanuel Macron sur la création d’une armée européenne  “Très insultant, mais peut-être l’Europe devrait-elle payer sa part (du budget) de l’Otan, que les Etats-Unis assument largement”, avait-il écrit sur Twitter.

Pendant  ses déclarations mardi Macron a appelé de ses vœux la création d’une « véritable armée européenne » pour mieux protéger le continent.

« On ne protégera pas les Européens si on ne décide pas d’avoir une vraie armée européenne », avait alors plaidé le président français. Il faut « nous protéger à l’égard de la Chine, de la Russie et même des Etats-Unis »,

Le tête-à-tête à l’Elysée entre les deux dirigeants, qui se sont rencontrés en marge des commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, a été “très constructif”, a dit une source diplomatic. “Dès le début, Donald Trump a dit qu’il lui semblait que la France et les Etats-Unis étaient plus proches dans leur vision des choses”.

« Nous devons mieux partage le fardeau au sein de l’Otan », a lancé Emmanuel Macron dès les début de l’entretien à l’Elysée, une reponse diplomatique au  locataire de la Maison Blanche qui ne cesse de réclame une hausse des dépenses militaires des pays européens jugeant la situation actuelle injuste pour le contribuable américain.

Popularité de Macron plonge

La cote de popularité d’Emmanuel Macron a perdu six points en août pour s’établir à 36% de bonnes opinions, un plus bas depuis son accession à l’Elysée, selon le baromètre mensuel Harris Interactive pour Délits d’Opinion paru vendredi, le 31 aout.

Depuis le mois de janvier, le niveau de popularité du chef de l’Etat a reculé de 16 points dans cet institut de sondages.

 

#Benalla: « souci de polémique » de l’Assemblée

La présidente LaRem de la commission des Lois de l’Assemblée a refusé les demandes de nouvelles auditions de l’Elysée présentées par son co-rapporteur Les Républicains dans l’enquête parlementaire sur l’affaire Benalla, motivé selon elle par un souci de polémique plus que de vérité.

“Les auditions menées jusqu’à présent démontrent clairement qu’il existe des dérives individuelles de M. Alexandre Benalla et de certaines autorités de police, des copinages malsains selon les termes-même du préfet de police”, a déclaré Yaël Braun-Pivet.

La présidente LaRem a fait ensuite voter par la commission, sous les huées de l’opposition, une liste limitée de trois nouvelles auditions, comprenant le directeur de l’ordre public et de la circulation (DOPC) Alain Gibelin, dont les déclarations sous serment devant les députés ont par deux fois été “remises en question”, le préfet de police de Paris et le chef de la compagnie CRS 15 “présente place de la Contrescarpe ce jour-là”.

Le Commandant militaire de la présidence de la République a contredit devant l’Assemblée le chef du DOPC en faisant état d’une discussion en avril entre Alexandre Benalla et Alain Gibelin en vue d’organiser sa venue aux opérations du 1er-Mai. Alain Gibelin a par ailleurs déclaré mardi s’être trompé lors de son audition quant à la participation de l’ex-collaborateur à des réunions pendant sa suspension du 4 au 19 mai.

“Les membres LaRem du bureau de la commission des Lois considèrent que ces déclarations semblent contradictoires et rendent nécessaire une nouvelle audition de M. Gibelin”, a annoncé Yaël Braun-Pivet.

Les membres des cabinets présidentiels et de l’Intérieur ont démontré leur absence de lien avec l’affaire Benalla, a-t-elle estimé, justifiant le refus de LaRem d’auditionner de nouveaux responsables de la présidence et du gouvernement comme le demandait le député d’opposition Guillaume Larrivé.

“Il est manifeste que l’opposition privilégie une approche politique et polémique qui vise à tirer profit de l’actualité loin de tout souci de la vérité”, a-t-elle dit.

“Il nous apparaît donc inutile d’auditionner d’autres membres des cabinets du président et du ministre de l’Intérieur, dont les auditions que nous avons menées jusqu’à ce jour ont montré qu’ils n’avaient aucun lieu avec cette affaire.”

L’opposition a estimé que Yaël Braun-Pivet avait par cette décision sonné le glas de sa commission.

Face à la présidente, son corapporteur (LR) Guillaume Larrivé a longuement pris la parole pour marteler la nécessité d’autres auditions, et plaider, en vain, pour un report de l’élaboration du calendrier.

“Après seulement deux jours et demi de travail, madame la rapporteure propose d’entraver les travaux de la commission d’enquête en nous proposant en réalité de clore pour l’essentiel le cycle des auditions”, a-t-il déclaré, après avoir dénoncé “une majorité aux ordres de l’Elysée”.

“A ces deux personnalités, il convient d’ajouter bien d’autres personnalités”, a-t-il dit, réclamant entre autres à entendre Alexandre Benalla lui-même, le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler (attendu jeudi matin au Sénat), le directeur de cabinet d’Emmanuel Macron Patrick Strzoda, auteur mercredi de révélations sur le modalités de suspension de salaire de l’ex-collaborateur.

Il a demandé en outre à auditionner le chef de cabinet François-Xavier Lauch, le porte-parole Bruno Roger-Petit, et encore le réserviste Vincent Crase et le délégué général de LaRem Christophe Castaner.

Guillaume Larrivé a cependant jugé contraire aux prescriptions constitutionnelles l’audition du président lui-même : “C’est une demande que je ne formulerai pas”, a-t-il dit.

#Benalla: avocats défendent « l’action vigoureuse »

Alexandre Benalla a « aidé » les forces de l’ordre à « maîtriser deux fauteurs de trouble qui agressaient les policiers” en marge des manifestations du 1er-Mai, affirme la défense de l’ex-collaborateur d’Emmanuel Macron à l’origine d’une affaire  inédite dans le quinquennat.

M.Benalla a été filmé, coiffé d’un casque de police, en train de frapper un jeune homme et de malmener une jeune femme, place de la Contrescarpe à Paris.

“Monsieur Benalla, en sa qualité de chargé de mission, adjoint au chef de cabinet du Président de la République, a été invité par la DOPC de la Préfecture de police de Paris, à observer les opérations de maintien de l’ordre à l’occasion des manifestations du 1er mai”, affirment dans un communiqué diffusé par TF1 ses avocats, Laurent-Franck Liénard et Audrey Gadot.

“Témoin des agissements de deux individus particulièrement virulents et de l’apparent dépassement des capacités opérationnelles des policiers sur place, Monsieur Benalla a pris l’initiative de prêter main forte au dispositif en aidant à la maîtrise de ces personnes”, ajoutent-ils, tout en reconnaissant qu’il n’avait pas vocation à intervenir personnellement.

“Cette action vigoureuse mais menée sans violence n’a causé aucune blessure”, écrivent-ils. “Cette initiative personnelle de Monsieur Benalla (…) sert manifestement aujourd’hui à porter atteinte à la Présidence de la République dans des conditions qui défient l’entendement”.

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