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Sommet OTAN et l’enjeu oublié du bouclier antimissile

Dr Pierre-Emmanuel Thomann OPINION

A l’occasion du sommet de l’OTAN des  11 et 12 juillet, les médias et la classe politique européenne se focalisent presque exclusivement sur les petites phrases de Donald Trump, afin de déceler son degré de loyauté vis à vis de l’Alliance atlantique.

Pourtant, des enjeux bien plus concrets et décisifs pour la sécurité européenne devraient retenir toute  leur attention.

La menace nucléaire iranienne avait  constitué la justification principale pour le projet de bouclier antimissile de l’OTAN, dont l’installation a été poursuivie de manière continue jusqu’à aujourd’hui. Depuis le retrait des Etats-Unis, le 8 mai dernier, à l’initiative de Donald Trump,  de l’accord sur le nucléaire iranien qui avait été signé en 2015, les Européens devraient se poser la question sur le rôle futur de ce bouclier anti-missile et ses répercussions sur leur sécurité. Ce dispositif rencontre l’opposition de la Russie qui affirme qu’il est dirigé en réalité contre elle et menace l’équilibre nucléaire stratégique    

La carte insérée dans cet article montre la localisation des infrastructures existantes et pressenties du bouclier. La ceinture marron fait apparaître les bases américaines et les éléments du bouclier comme un ensemble spatial continu, ainsi que les flèches bleues qui créent un mouvement depuis une « tête » états-unienne vers ses alliés, représentent la perception d’encerclement des Russes et des Chinois (bien que l’objectif affiché du bouclier soit de se protéger contre les missiles de l’Iran et de la Corée du Nord).

La question du bouclier antimissile, si le projet est renforcé,  pourrait donc faire à nouveau du territoire européen, un terrain d’affrontement entre les Russes et les Américains avec la perspective de renforcement d’une nouvelle guerre froide. Le territoire européen redeviendrait un enjeu entre les États-Unis et la Russie par la poursuite du déploiement du bouclier antimissile sans accord négocié entre les deux pays.

Les Allemands et les Français, qui étaient initialement méfiants de ce projet, mais qui ont finalement soutenu son incorporation à l’OTAN, sous pression des Etats-Unis, gagneraient à aborder à nouveau cette question majeure dans l’intérêt de la sécurité européenne. L’enjeu  est d’abord celui de leur propre souveraineté, car il est évident que ni l’un ni l’autre n’auront le doigt sur le bouton pour décider de la mise à feu éventuelle des missiles-antimissiles. L’autre enjeu est celui de la paix en Europe, car le bouclier antimissile, en raison des désaccords entre Russes et Américains,  augmente le risque de guerre nucléaire en Europe. Au lieu de spéculer sur les petites phrase de Donald Trump, les Européens feraient mieux de lui demander de clarifier sa position sur le rôle du bouclier anti-missile dans la sécurité européenne afin d’obtenir des garanties tangibles.

Dr Pierre-Emmanuel Thomann – géopolitologue- président Eurocontinent

Image: dessin /illustration de Dr Pierre-Emmanuel Thomann

NATO map

 

 

Aix-la-Chapelle: Macron appelle à l’unité

Emmanuel Macron, qui s’exprimait à #Karlspreis Aix-la-Chapelle, est engagé dans une difficile négociation avec la chancelière Angela Merkel visant à écrire une feuille de route de réformes.

De nombreux conservateurs alliés à la chancelière s’opposent à l’un de ses principaux souhaits : la création d’une capacité budgétaire pour la zone euro, qu’il veut voir figurer dans cette feuille de route attendue pour le Conseil européen de 28-29 juin.

Je crois à une zone euro plus forte, plus intégrée avec un budget propre permettant les investissements et la convergence parce que c’est le seul moyen de permettre à tous les Etats qui souhaitent aller de l’avant d’aller dans cette direction”, a dit Emmanuel Macron.

Le président français a invité les Allemands a prendre conscience de l’ampleur des réformes économiques et sociales menées en France depuis son élection il y a un an et dit sa confiance dans la capacité de l’Allemagne d’évoluer.

“Je connais tous ceux qui en France me disent : ‘allez, allez vous confronter à l’Allemagne, la solution est dans une crise avec l’Allemagne, l’Allemagne est égoïste, elle est vieillissante, elle ne veut pas réformer l’Europe’”, a-t-il dit.

“Je sais que c’est faux, et jamais nous ne céderons à cette tentation parce que j’ai vu une Allemagne qui, ces dernières années, a pris ses risques, a fait ses choix, qui avant la crise financière a su faire des réformes profondes, que nous, nous avons pensé pouvoir faire attendre.”

Münster: Macron a présenté ses condoléances à l’Allemagne

Emmanuel Macron a présenté samedi soir sur Twitter ses condoléances à l’Allemagne pour « l’attaque de  Münster » survenue dans l’après-midi.

Le conducteur du véhicule avait fait « il y a peu » une tentative de suicide, selon la chaîne de télévision publique ZDF alors que selon le quotidien Süddeutsche Zeitungles autorités ne disposent pas d’éléments pointant en direction d’un attentat.

Münster: l’acte ‘terroriste’ dans le centre ville

Un van a foncé dans la foule à Münster, (#Munster, #Muenster) dans le nord-ouest de l’Allemagne. Il semblerait qu’il y ait au moins trois morts, dont le suspect, et jusqu’à 30 blessés dont six en danger de mort selon le porte-parole de la police.

La police allemande a indiqué à l’Agence France Presse (AFP) que le conducteur se serait suicidé. La police ajoute qu’aucun autre suspect n’est recherché.

 

Muenster

Puigdemont: la ‘honte’ des prisonniers politiques en Europe

Un tribunal du Schleswig-Holstein a autorisé la remise en liberté de Carles Puigdemont moyennant le versement d’une caution de 75.000 euros. Il a estimé que le président catalan pouvait être extradé pour détournement de fonds publics mais pas pour “rébellion”.

A sa sortie de la prison de Neumünster, dans le nord de l’Allemagne, Carles Puigdemont a été applaudi par un groupe de personnes brandissant des drapeaux catalans.

Le président catalan ‘en exil’ a aussitôt demandé la levée par l’Espagne des poursuites engagées contre tous les dirigeants séparatistes et exhorté Madrid à entamer un dialogue.

Carles Puigdemont avait été arrêté en Allemagne sur la base d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne, où il est passible d’une peine pouvant aller jusqu’à 25 ans de prison pour avoir organisé le référendum d’autodétermination du 1er octobre dernier, illégal aux yeux de Madrid.

La consultation a débouché sur une proclamation unilatérale d’indépendance de la Catalogne le 27 octobre puis sur le placement de la région sous tutelle de Madrid. De nouvelles élections régionales en décembre ont redonné une courte majorité aux indépendantistes.

“J’appelle à la libération immédiate de tous mes collègues dans les prisons espagnoles”, a-t-il dit. “C’est une honte pour l’Europe d’avoir des prisonniers politiques. Le temps du dialogue est venu”, a ajouté le leader catalan.

Le procureur a requis l’extradition de Puigdemont

Le procureur général de Schleswig n’a entendu aucun argument des avocats de Carles Puigdemont. Il a requis ce mardi matin l’extradition vers l’Espagne du président destitué de Catalogne, arrêté il a dix jours en entrant Allemagne.

Le parquet a aussi repris à son compte les accusations de «rébellion» et de «détournement de fonds» dont fait l’objet l’indépendantiste. Il les a jugées «recevables» en droit allemand. En attendant la décision du tribunal, qui doit intervenir au plus tard 60 jours après l’arrestation, le parquet a demandé le «maintien en détention» de Carles Puigdemont en raison «du risque de fuite», selon Le Figaro correspondent à Berlin. 

Puigdemont dans la prison de Neumünster

En réaction de l’arrestation de Carles Puigdemont des milliers de manifestants se sont rassemblés dimanche  (25.03.2018) après-midi à Barcelone à l’appel des indépendantistes catalans. Brandissant des drapeaux catalan, ils se sont retrouvés sur les Ramblas et se dirigent vers la délégation de la Commission européenne en chantant: : « Liberté pour les prisonniers politiques » ou « Puigdemont, notre président ».

L’ancien président de la Catalogne a été incarcéré dans la prison de Neumünster, dans l’Etat de Schleswig-Holstein, dont la justice est désormais chargée de décider de son sort, et sera présenté ce lundi (26.03.2018) à un juge. Dans les deux mois à venir, la justice allemande décidera si oui ou non elle le livre au magistrat du Tribunal suprême de Madrid, Pablo Llarena, qui l’accuse de « rébellion » et de « malversations de fonds publics » – des charges pouvant aller jusqu’à trente ans de prison.

Carles Puigdemont, interpellé dimanche (25.03.2018) matin en Allemagne, devrait être libéré sous conditions, en attendant une décision sur le fond concernant le mandat d’arrêt décerné à son encontre, estime Paul Bekaert, l’avocat de l’ancien ministre-président catalan.

 

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