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Le procès politique à Madrid contre les dirigeants catalanes

Le procureur de l’Etat espagnol a requis un mandat d’arrêt européen contre le president Carles Puigdemont et le placement en détention provisoire de huit des neuf dirigeants séparatistes entendus par une juge de l’Audience nationale, la Haute Cour de justice espagnole, à Madrid, où ils doivent répondre d’accusations de rébellion, sédition et détournement de fonds publics.

Il a demandé une mesure de libération sous caution de 50.000 euros pour le neuvième, Santi Vila, qui a démissionné de l‘exécutif régional de Catalogne avant le vote de la déclaration unilatérale d‘indépendance et milite depuis pour une solution négociée avec le gouvernement.

Comme annoncé, Carles Puigdemont, le président destitué de l’exécutif régional qui a gagné Bruxelles en début de semaine, n’a pas répondu à la convocation mais a fait savoir par son avocat belge qu’il se tenait prêt à témoigner depuis la Belgique.

Quatre autres conseillers de l‘exécutif destitué de Catalogne ne se sont pas présentés non plus devant la juge Carmen Lamela.

Le président du Tribunal suprême, Carlos Lesmes, avait estimé jeudi matin que Puigdemont fasse l‘objet d‘un mandat d‘arrêt européen s‘il refuse de se présenter devant les juges.

Le procureur de l‘Etat espagnol est également de cet avis et a demandé au juge de lancer ce mandat d‘arrêt européen contre l‘ancien président catalan.

Dans ce cas, il sera pratiquement impossible à Carles Puigdemont de se présenter aux élections régionales du 21 décembre.

La présidente du parlement régional, Carme Forcadell, et cinq autres députés qui siégeaient au bureau de l’assemblée catalane ont été entendus eux par le Tribunal suprême, qui a accepté leur demande de report de l’audition au 9 novembre, le temps qu‘ils puissent se préparer.

Macron a apporté son soutien à Rajoy

Comme dans le reste de l’Europe, la déclaration d’indépendance de la Catalogne suscite l’inquiétude en France, où le président Emmanuel Macron a apporté son soutien aux autorités de Madrid.

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, a annoncé la destitution de l’exécutif autonome de Catalogne, la dissolution du Parlement régional et la tenue d’élections anticipées le 21 décembre dans la région séparatiste.

Cinq heures plus tôt, le Parlement de Catalogne avait adopté une Déclaration unilatérale d‘indépendance.

En visite en Guyane, Emmanuel Macron a apporté son “plein” soutien à Mariano Rajoy, tandis que le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, disait son “inquiétude”.

Catalogne dans le focus

Le Président de l’autoproclamé Republique Catalan, Carles Puigdemont, a appelé les citoyennes à s’opposer démocratiquement à l’administration directe de la région par le pouvoir central de Madrid au lendemain de sa déclaration d‘indépendance.

Le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi, quelques heures après cette proclamation unilatérale d’indépendance, la destitution de l’exécutif autonome de Catalogne, la dissolution du Parlement régional et la tenue d’élections anticipées le 21 décembre dans la région.

“Nous continuons à persévérer dans la seule attitude qui peut nous faire gagner. Sans violence, sans insultes, (…) en respectant les gens et les symboles, et aussi en respectant les protestations des Catalans qui ne sont pas d’accord avec ce qu’a décidé la majorité parlementaire”, a dit Carles Puigdemont.

Carles Puigdemont a signé cette déclaration en tant que Président de la Catalogne, montrant ainsi qu’il n’acceptait pas son éviction par Madrid.

Le député finlandais demande à ses collègues de signer une motion pour la résolution de la reconnaissance de la République catalane.

Tous les drapeaux espagnols et européens sont retirés des bâtiments publics en Catalogne.

Catalogne en gestion directe par Madrid

Le président de la Catalogne Carles Puigdemont perdra tous ses pouvoirs et cessera d’être rémunéré une fois voté l’article 155 de la Constitution espagnole qui permettra d’instaurer une gestion directe de la région par le gouvernement central, a déclaré lundi la vice-Présidente du gouvernement espagnol.

Un représentant unique pourrait être temporairement nommé par Madrid pour gouverner la région une fois l‘article 155 voté par le Sénat, a ajouté Soraya Saenz de Santamaria, qui était interrogée par une station de radio.

Le Sénat doit approuver ces mesures vendredi,  le 27 octobre.

Le porte-parole de Catalogne chargé des Affaires étrangères, Raul Romeva, interrogé à Londres par la BBC, a déclaré que seul le peuple catalan avait le droit de changer les institutions régionales et que l’Union européenne perdrait sa crédibilité si elle laissait le gouvernement central gérer directement la Catalogne.

“Comment l‘Union européenne pourrait-elle vivre avec cette situation si elle se produisait ?”, a déclaré Raul Romeva qui était interrogé sur la façon dont le gouvernement régional de Catalogne comptait s‘y prendre pour empêcher le gouvernement espagnol d‘instaurer une gestion directe.

“Comment peut-elle être crédible si elle laisse ceci se produire ? Parce que, ce que je peux vous dire, c‘est que le peuple et les institutions en Catalogne ne laisseront pas ceci (….) se produire”, a-t-il ajouté.

Les institutions catalanes, y compris la police, doivent suivre les instructions des institutions catalanes démocratiquement élues, a-t-il dit.

« La pire attaque » envers la constitution catalane

Président Carles Puigdemont a réagi samedi soir aux annonces de Mariano Rajoy – le Premier ministre a demandé samedi midi au Sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan.

Quelques heures après la prise de parole du Premier ministre Mariano Rajoy, qui a demandé au Sénat de suspendre de ses fonctions le gouvernement catalan afin de convoquer de nouvelles élections pour empêcher la sécession de la Catalogne, le président du gouvernement catalan s’est exprimé à son tour. En catalan, puis en castillan, Carles Puigdemont a appelé le parlement de Catalogne à se réunir : « Je demanderai au parlement qu’il convoque une séance plénière » pour répliquer aux décisions du gouvernement espagnol, a-t-il expliqué sans dire clairement que son intention est de faire voter l’indépendance du Parlement catalan.

« La pire attaque envers la constitution catalane depuis Franco ». Il a toutefois affirmé que les Catalans ne pouvaient pas accepter les mesures prises par Madrid, « qui représentent une violation de notre gouvernement et de la démocratie catalane », a-t-il détaillé. « Le gouvernement espagnol a réalisé la pire attaque envers la constitution catalane depuis Franco. Il a piétiné l’expression populaire et le droit des élus ».

Les « valeurs européennes » sont « en danger ». Jeudi, Carles Puigdemont avait se préparer de convoquer le parlement régional pour proclamer l’indépendance si le gouvernement déclenchait l’article 155. Mais samedi soir il n’a pas prononcé le mot « indépendance » dans son allocution. S’adressant aux Européens en anglais, il a assuré que les « valeurs européennes » étaient « en danger ». Il a aussi prévenu les Espagnols, en castillan, qu’ils pouvaient s’attendre « à d’autres abus ».

Madrid veut prendre toutes les manettes de l’administration de la Catalogne, de la police autonome à la radio et la télévision publiques, et placer le parlement régional sous tutelle. Ces mesures devraient être approuvées d’ici le 27 octobre par le Sénat, où le parti de Mariano Rajoy est majoritaire.

La crise Catalane s’aggrave

Le président du gouvernement autonome de Catalogne, Carles Puigdemont, à l‘expiration jeudi matin, 19 octobre, de l’ultimatum lancé par Madrid, n’a pas apporté de clarification sur le point de savoir s’il avait ou non proclamé l‘indépendance.

Il a ajouté que le Parlement régional pourrait voter une déclaration formelle d’indépendance si aucun dialogue ne s’engage avec le gouvernement central.

A Madrid, un porte-parole du gouvernement a annoncé qu‘une déclaration officielle serait faite vers 10h30 (08h30 GMT).

Le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, avait donné jusqu’à ce jeudi matin 10h00 aux autorités catalanes pour renoncer clairement à une proclamation unilatérale d‘indépendance.

Passé ce délai, Madrid pourrait suspendre l’autonomie de la région en application de l’article 155 de la Constitution de 1978.

Rajoy cherche la suspension d’autonomie Catalan

Cette décision du président du gouvernement Mariano Rajoy intervient au lendemain d’un discours du chef de l’exécutif catalan, Carles Puigdemont, qui a déclaré symboliquement l’indépendance tout en gelant son processus de mise en oeuvre afin de laisser la porte ouverte au dialogue avec Madrid.

Si le président de la Generalitat confirme d’ici lundi 16 octobre 08h00 GMT qu’il a proclamé l’indépendance, il aura trois jours supplémentaires, jusqu’au jeudi 19 octobre 08h00 GMT, pour revenir sur sa décision, a annoncé Mariano Rajoy devant le Parlement.

Dans le cas contraire, le gouvernement espagnol invoquera l’article 155 de la Constitution, qui permet à Madrid de suspendre l’autonomie d’une région, a-t-il averti.

Des élections régionales seraient probablement convoquées dans la perspective d’un tel scénario.

Catalogne va déclarer l’indépendance suite à référendum

La Catalogne appliquera la loi référendaire votée début septembre par le Parlement catalan qui prévoit une déclaration d’indépendance en cas de référendum faisant ressortir une majorité de “oui”,  devait déclarer dimanche le chef de l’exécutif catalan Carles Puigdemont lors d’une émission de télévision.

La loi votée début septembre pour préparer le référendum du 1er octobre prévoit que le Parlement de Catalogne déclare l’indépendance de la région dans les 48 heures d’un vote “oui” proclamé par le bureau électoral.

“La déclaration d’indépendance, que nous n’appelons pas une déclaration ‘unilatérale’ d’indépendance, est prévue par la loi référendaire en application des résultats. Nous appliquerons ce que dit la loi”, devait déclarer Carles Puigdemont à TV3, selon des extraits diffusés sur le site internet de la chaîne de télévision catalane.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs du référendum de dimanche dernier qui avait été interdit par le Tribunal constitutionnel. Le “oui” à l’indépendance l’a emporté avec 90,18% des voix exprimées par les quelque 2,3 millions d’électeurs qui se sont déplacés malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

La France « ne reconnaîtra » pas l’indépendance de la Catalogne

Si la Catalogne déclarait unilatéralement son indépendance mardi, la France ne la “reconnaîtrait pas”, a déclaré lundi la ministre des Affaires européennes, Nathalie Loiseau.

Le président de l’exécutif autonome catalan, Carles Puigdemont, qui doit prendre la parole mardi devant le Parlement régional, pourrait proclamer l’indépendance de la Catalogne en s’appuyant sur les résultats du référendum du 1er octobre où le “oui” l’a largement emporté malgré un faible taux de participation.

“S’il devait y avoir une déclaration d’indépendance, elle serait unilatérale, elle ne serait pas reconnue”, a déclaré Nathalie Loiseau sur CNEWS.

“On ne peut pas résumer la Catalogne à la consultation que les indépendantistes (ont) organisée”, a-t-elle ajouté.

Le gouvernement autonome de Catalogne a publié vendredi soir les résultats définitifs de cette consultation qui avait été interdite par le Tribunal constitutionnel.

Le “oui” à l’indépendance l’a emporté avec 90,18% des voix de quelque 2,3 millions d’électeurs malgré le déploiement des forces de police, soit une participation de 43% des inscrits.

Colau demande retrait de police d’Espagne

Alors que Madrid continue de menacer la Catalogne, qui envisage une déclaration unilatérale d’indépendance dans les prochains jours, des premiers gestes d’apaisement sont apparus, vendredi 6 octobre. Si le président catalan, Carles Puigdemont, maintient sa volonté de réunir le Parlement pour présenter les résultats officiels du référendum interdit organisé dimanche 1er octobre, des voix s’élèvent, y compris dans son gouvernement, pour appeler au dialogue avec Madrid.

Le gouvernement espagnol, s’il juge le dialogue nécessaire, a estimé vendredi qu »l serait bon de commencer à refermer la plaie en passant par le Parlement de Catalogne (…) par le biais d’élections régionales », réclamant ainsi la dissolution du Parlement catalan, où les indépendantistes sont majoritaires.

 

 

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