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Haftar va « lutter contre le terrorisme »

L’Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Khalifa Haftar va poursuivre son offensive à Tripoli. C’est ce qu’a promis, samedi 13 avril, le président du parlement basé dans l’est libyen (Tobrouk 2014-Benghazi 2019).

« Nous devons nous débarrasser des milices et des groupes terroristes« , estime Aguila Saleh, président de la Chambre des représentants à Benghazi, qui soutient le maréchal Haftar. Celui-ci a également assuré les habitants de Tripoli que « la campagne pour libérer la ville sera limitée et ne violera aucune liberté, mais permettra de rétablir la sécurité et de lutter contre le terrorisme ».

Initialement basé à Tobrouk, le Parlement s’est installé samedi 13 avril à Benghazi, autre ville orientale du pays, où il a tenu une session.

 

Le contrôle des flux migratoires

Sur la carte migratoire de l’Afrique, plusieurs points devraient bientôt être marqués d’une croix. Notamment au Niger et au Tchad, pays de transit de la plupart des émigrés subsahariens.

Leurs présidents respectifs, Mahamadou Issoufou et Idriss Déby, étaient invités ce lundi, 28.08.2017, à l’Elysée en compagnie des chefs de gouvernement allemand, italien, espagnol et libyen, et de la Haute-représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini.

Un mini-sommet sahélo-européen dont le format hybride préfigurent le thème des discussions : «Le contrôle et la gestion maîtrisée des flux migratoires.»

A fin de bloquer la frontière sud de la Libye il faut  des investissements colossaux, chiffrés par Khalifa Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, à 20 milliards de dollars sur 20 à 25 ans. À titre de comparaison, l’UE avait mis 1,8 milliard d’euros sur la table pour le développement de l’Afrique lors de son sommet sur les migrations de 2015 à La Valette (Malte).

Mais l’Europe est bien consciente du rôle stratégique de la Libye, devenue la principale voie de migration en Méditerranée depuis que la route passant par la Grèce et la Turquie s’est tarie : près de 100 000 personnes sont arrivées en Italie depuis le début de l’année (2 400 auraient péri) et côté français on surveille de près la hausse des francophones (Ivoiriens, Guinéens…) parmi ces migrants.

Pour fermer cette route, l’UE a formé une centaine de garde-côtes libyens cet hiver, l’Italie leur a fourni des vedettes pour patrouiller dans l’idée de renvoyer les migrants en Libye, où se pose alors la délicate question des droits de l’homme.